Jean-François Séguier - Esprit-Claude-François Calvet - 1777-3-23
Jean-François Séguier, Nîmes
Jean-François Séguier - Esprit-Claude-François Calvet - 1777-3-23
| FINA IDUnique ID of the page ᵖ | 13927 |
| InstitutionName of Institution. | Avignon, Bibliothèque municipale |
| InventoryInventory number. | ms. 2364, f° 280 |
| AuthorAuthor of the document. | Jean-François Séguier |
| RecipientRecipient of the correspondence. | Esprit-Claude-François Calvet |
| Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . | March 23, 1777 |
| PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. | Nîmes 43° 50' 14.71" N, 4° 21' 36.25" E |
| Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. | Francesco Mezzabarba Birago, Louis Jobert, Louis Savot, Francesco Antonio Zaccaria |
| LiteratureReference to literature. | Savot 1627Savot 1627, Mezzabarba Birago 1683Mezzabarba Birago 1683, Jobert 1692Jobert 1692, Zaccaria 1772Zaccaria 1772 |
| KeywordNumismatic Keywords ᵖ | Coin Reading , Lucilla , Plated Coins , False Coin |
| LanguageLanguage of the correspondence | French |
| External LinkLink to external information, e.g. Wikpedia ᵖ |
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".
Lettre du 23 mars 1777 (de Nîmes) : « Il n’y a aucun doute, monsieur et cher ami, que la médaille de Lucille que vous m’avez envoyé, n’ait l’âme de fer, recouverte d’une feuille de bronze par-dessus, de la même qualité que celle des autres médailles légitimes de cette impératrice. La légende qui est au revers ne se trouve point dans Mezzabarba et je ne sache pas si elle se trouve ailleurs. Le faussaire qui l’a faite ne devait pas beaucoup gagner à cette tromperie qui ne lui occasionnait qu’un fort petit gain. Il fallait que la façon d’enduire ces médailles de fer fut fort aisée, puisque ces gens-là entreprenaient d’en faire de cette espèce, qu’on pouvait facilement connaître par leur légèreté, puisque la vôtre pèse trois deniers moins que les légitimes. Je l’ai présentée à l’aiment qui l’attire fortement, non seulement dans les endroits où le fer est à découvert, mais encore dans ceux qui sont recouverts de la feuille de l’autre métal, à ce qui se voit de la légende du revers, le mot GENETRCI pour GENETRICI devait encore faire soupçonner la fausseté, mais apparemment comme ce n’était qu’une monnaie de bronze on n’y regardait pas de si près. Quoiqu’il en soit votre médaille est curieuse et elle mérite qu’on la garde avec soin. Je la remets à M. Niels qui vous la reportera avec ma lettre. Je vous remercie de la bonté que vous avez eue de la faire passer sous mes yeux. Ce sont apparemment ces sortes de médailles que les antiquaires avaient en vue lorsqu’ils ont dit qu’il y avait de médailles de fer: mais à considérer ce que la science des médailles par le père Jobert, et Savot disent, il parait assez clairement que ce n’était que des petites médailles fourrées d’argent dont ils voulaient parler, et non les médailles de grand bronze comme la vôtre dont l’âme est de fer. Il y a toute apparence qu’ils n’en ont vu aucune de cette espèce; non plus que le père Zaccaria dans son Instituzione antiquario numismatica Roma 1772 in-8° qui ne parle comme nos Français que des médailles fourrées d’argent. » (Avignon, Bibliothèque municipale, ms. 2364, f° 280).