Jean-François Séguier - Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - 1769-3-15
Jean-François Séguier, Nîmes
Jean-François Séguier - Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - 1769-3-15
| FINA IDUnique ID of the page ᵖ | 13942 |
| InstitutionName of Institution. | Paris, Bibliothèque nationale de France |
| InventoryInventory number. | Nouv. Acq. Fran. 1893, f° 93-94 |
| AuthorAuthor of the document. | Jean-François Séguier |
| RecipientRecipient of the correspondence. | Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent |
| Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . | March 15, 1769 |
| PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. | Nîmes 43° 50' 14.71" N, 4° 21' 36.25" E |
| Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. | Francesco Mezzabarba Birago, Ezechiel Spanheim, Joseph Pellerin, Jacopo Muselli, Francesco Bianchini, Cardin Le Bret |
| LiteratureReference to literature. | Mezzabarba Birago 1683Mezzabarba Birago 1683, Muselli 1751 vol. 1Muselli 1751 vol. 1, Muselli 1751 vol. 2Muselli 1751 vol. 2, Muselli 1751 vol. 3Muselli 1751 vol. 3 |
| KeywordNumismatic Keywords ᵖ | Coin Reading , Constantinus Ii , Coin Cabinet, Agrippina , Caligula , Roman , Parthian , Medallions |
| LanguageLanguage of the correspondence | French |
| External LinkLink to external information, e.g. Wikpedia ᵖ |
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".
Lettre du 15 mars 1769 (de Nîmes) : « La médaille de petit bronze que vous m’avez envoyé, et que je vous renvoie, est de l’empereur Constantin le jeune, fils de Constantin le Grand. La légende du côté de la tête est ainsi conçue, VIC. CONSTANINVS. AVG. et au revers il y a deux figures militaires debout avec le Labarum, et la légende GLORIA EXERCITVS. Pour mieux entendre le sigle VIC. qui se trouve au commencement et devant le nom de Constantin, il faut observer que son père avait pris sur ses médailles le surnom de Victorieux. On en a où il y a : VICT. CONSTANTINVS AVG dans une médaille du cabinet de Carpegna que rapporte Mezzabarba, et dans une autre VICTOR CONSTANINVSAVG, que Du Cange avait donné dans la planche 5e de sa Constantinop. Christ. L’une et l’autre de ces médailles portent au revers pour légende DEBELLATORI GENTIVUM BARBARARVM., titre qu’on lui avait donné à cause de ses victoires. Constantin le jeune son fils, qui sur une médaille rapportée par Spanheim se qualifie de VICTOR OMNIVM GENTIVM, fut appelé aussi le Victorieux comme son père, et l’on lit sur votre médaille, comme dans celle rapportée par Mezzabarba VIC. CONSTANTINVS AVG ou dans celle du cabinet de Fesch à Bâle, VIC. CONS. qui doivent s’expliquer VICTOR Constantinus, comme dans celles de son père. Vous avez très bien remarqué que le sigle VIC. devait se rendre par Victor, mais que ce n’était pas un prénom : pour peu que vous eussiez poussé vos conjectures, vous [fol. 93v°] auriez facilement découvert que ce n’était qu’un titre dont se parait cet empereur à cause de ses victoires. Je souhaite, Monsieur, que les observations que je viens de faire, vous donnent tous les éclaircissements que vous désirez sur votre médaille, et je souhaite de même qu’il se présente souvent des occasions, où je puisse m’entretenir avec vous d’une science que vous cultivez. La suite que j’en ai s’augmente peu-à-peu. On m’a apporté il n’y a pas longtemps plus de 200 médailles d’argent consulaires ou impériales. Parmi ce nombre, j’en ai choisi une vingtaine que je n’avais point, et une de celles-là est celle d’Agrippine au revers de Caligula avec la date de la TR. P. IIII. COS IIII. J’affectionne beaucoup plus ma suite de médailles de villes, mais celle-ci va fort lentement. Mr Pellerin m’a communiqué quelques médailles des rois parthes qu’il avait acquises, qui sont fort rares et fort curieuses. Je ne sais s’il se déterminera à les publier, après la promesse qu’il avait fait de ne pas augmenter les volumes de celles de son cabinet qu’il a publiés. Le public y perdrait, et je l’ai fort exhorté à les faire graver. Son grand âge, le retardement des pensions dont il jouit, et quelques disputes littéraires dans lesquelles il s’est engagé l’arrêtent et retardent l’avantage que le public peut retirer de ses observations.[fol. 94] On me marque d’Italie que les héritiers de Mr Muselli de Vérone qui a publié 4 volumes in folio des médailles de tout genre qu’il possédait cherchent à s’en défaire. J’en ai vu chez lui un grand nombre de rares et curieuses. Le fond de son cabinet venait de Mr Bianchini, mais il l’avait augmenté de plus du double. Je vis ici Mr de La Tour, le Premier président de votre parlement, a joint à tant de connaissances qu’il a, celle des médailles. Je lui [fis] voir quelques beaux médaillons d’argent des villes grecques. [Il m’a] dit qu’il en avait plusieurs semblables. Je ne doute point que vous ne les ayez vus, et que vous ne vous en entreteniez avec lui. [Je] souhaite qu’il pousse aussi loin sa suite que l’avait fait Mr le Bret. Permettez-moi de lui offrir ici les assurances de mon profond respect ; j’ose vous prier de le lui témoigner. Ayez la bonté de m’apprendre que votre médaille vous est parvenue ; je la renvoie dans cette lettre et de la même manière que vous l’aviez agencée dans la vôtre. » (Paris, BnF, Nouv. Acq. Fran. 1893, f° 93-94).