Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - Jean-François Séguier - 1771-1-17
Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent, Aix-en-Provence
Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - Jean-François Séguier - 1771-1-17
| FINA IDUnique ID of the page ᵖ | 5006 |
| InstitutionName of Institution. | Nîmes, Bibliothèque Carré d'Art |
| InventoryInventory number. | Ms. 149, f° 145-146 |
| AuthorAuthor of the document. | Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent |
| RecipientRecipient of the correspondence. | Jean-François Séguier |
| Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . | January 17, 1771 |
| PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. | Aix-en-Provence 43° 31' 47.42" N, 5° 26' 50.89" E |
| Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. | |
| LiteratureReference to literature. | |
| KeywordNumismatic Keywords ᵖ | Medieval , Book , Engraving , Engraver , Greek , Numismatics , Drawing |
| LanguageLanguage of the correspondence | French |
| External LinkLink to external information, e.g. Wikpedia ᵖ | https://www.seguier.org/correspondance/edition.aspx?id=1014 |
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".
-Lettre du 17 janvier 1771 (d’Aix) : « J’ai ramassé depuis quelques années un grand nombre de monnaies de nos comtes de Provence et des seigneurs spirituels et temporels qui avaient droit d’y battre monnaies dans nos provinces méridionales. Comme les collections ne sont jamais en sûreté dans les mains des particuliers et qu’elles sont dissipées tôt ou tard, j’ai voulu fixer celle-là en la faisant graver. J’ai été mal secondé par l’artiste qui est un homme de 15 ans qui n’avait jamais touché le burin. Ses gravures n’ont de mérite que la plus grande exactitude. J’ai tout fait faire sous mes yeux et il y a des planches que j’ai fait refaire en entier plusieurs [fol. 145v°] fois. J’y ai joint une table du poids, du titre et de la valeur des espèces que j’ai dressé sur une infinité de pièces justificatives que j’ai ramassé sur cette matière. J’avais dressé un mémoire historique sur nos monnaies qui joint à ces pièces justificatives, aurait fait un petit in quarto. Mais toute réflexion faite, j’ai cru que ce n’était pas la peine de multiplier les livres sur des objets qui tentent aussi peu la curiosité du public. La découverte d’une médaille grecque ou romaine qui n’a jamais paru était inconnue, fait un événement dans la littérature. Mais on se moquerait de moi si je m’avisais de dire que j’ai dans mon cabinet plus de trois cents monnaies qui intéressent notre histoire et qui n’ont jamais été publiées. Je sais qu’il m’a échappé un grand nombre de monnaies de votre province. Je vous serais bien obligé si vous pouviez me procurer le moyen de les acquérir à [fol.146] tout prix ou tout au moins si vous pouviez m’en faire avoir des dessins. Je n’épargne ni argent ni peine pour augmenter ma collection. Pardonnez-moi je vous prie l’aveu de mes misères. » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 149, f° 145-146).