Louis-François-Marie Le Tellier de Barbezieux - Louis II Phélypeaux de Pontchartrain - 1691-8-19
Louis-François-Marie Le Tellier de Barbezieux, Versailles
Louis-François-Marie Le Tellier de Barbezieux - Louis II Phélypeaux de Pontchartrain - 1691-8-19
| FINA IDUnique ID of the page ᵖ | 11729 |
| InstitutionName of Institution. | Paris, Archives nationales |
| InventoryInventory number. | |
| AuthorAuthor of the document. | Louis-François-Marie Le Tellier de Barbezieux |
| RecipientRecipient of the correspondence. | Louis II Phélypeaux de Pontchartrain |
| Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . | August 19, 1691 |
| PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. | Versailles 48° 48' 12.74" N, 2° 7' 36.08" E |
| Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. | Andreas Morell, Pierre Rainssant, François-Michel Le Tellier de Louvois, Louis XIV of France |
| LiteratureReference to literature. | Ravaisson 1877, p. 142.Ravaisson 1877 |
| KeywordNumismatic Keywords ᵖ | Prison , Bastille , Paris , Book Production , Drawing |
| LanguageLanguage of the correspondence | French |
| External LinkLink to external information, e.g. Wikpedia ᵖ |
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".
-Lettre du 19 août 1691 (de Versailles) : « J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire avec le mémoire de Morell, qui a été employé à dessiner les médailles du cabinet du Roi, à quoi il réussissait de manière que l’on en était content ; mais comme on remarqua qu’il n’avançait pas autant qu’il l’avait promis, et qu’il l’avait fait dans le commencement, l’on découvrit que cela provenait de ce qu’il faisait le même travail pour lui qu’il faisait pour le Roi ; il me paraît, par la manière dont feu M. de Louvois en parla, que cela était contraire aux volontés de S. M. ; il lui fut expliqué par feu Rainssant, qui, en ce temps-là, avait le soin des médailles, que l’on désirait qu’il travaillait uniquement pour le Roi, et qu’il ne devait point faire copier son ouvrage pour lui, parce que S. M. ne voulait point que personne en eût. Sur cela, cet homme menaça de ne plus travailler, et comme il était le seul qui fut propre à cet ouvrage, on le mit à la Bastille pour être sûr qu’il ne se retirerait point, et on le menaça de ne l’en point laisser sortir qu’il n’eût fini son ouvrage ; mais, nonobstant les défenses qu’on lui en avait faites, il en fit un pareil pour lui en ce lieu-là ; et autant que je me puis souvenir, il n’est retenu à la Bastille, que parce qu’il n’a point voulu dire ce qu’il avait fait des dessins qu’il se conservait pour lui » (Paris, Archives de guerre ; Ravaisson 1877, p. 142).