Pierre Maloët - Bernard de Montfaucon - 1728-4-14
Pierre Maloët, Rome
Pierre Maloët - Bernard de Montfaucon - 1728-4-14
| FINA IDUnique ID of the page ᵖ | 8086 |
| InstitutionName of Institution. | Paris, Bibliothèque nationale de France |
| InventoryInventory number. | Fonds français 17710, f° 53-54 |
| AuthorAuthor of the document. | Pierre Maloët |
| RecipientRecipient of the correspondence. | Bernard de Montfaucon |
| Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . | April 14, 1728 |
| PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. | Rome 41° 53' 35.95" N, 12° 28' 58.55" E |
| Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. | Alessandro Albani, Jacques-Philippe d'Orville, Melchior de Polignac |
| LiteratureReference to literature. | |
| KeywordNumismatic Keywords ᵖ | Medals , Roman Market , Popes , Coin Price , Collection Numbers , Illustrium Imagines , Local Finds |
| LanguageLanguage of the correspondence | French |
| External LinkLink to external information, e.g. Wikpedia ᵖ |
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".
-Lettre du 14 avr. 1728 (de Rome) : « J’ai communiqué, M. R.P., le mémoire de cet illustre abbé à un de mes bons amis fort entendu sur les médailles et qui pour ce sujet est en grande relation avec des personnes très distinguées à Paris. Voici ce que cet honnête homme m’a répondu : 1° On peut trouver à acheter à Rome des suites nombreuses des médailles des papes. Celles depuis Martin V jusqu’à Jules II ne sont presque toutes / que restituées. Ce ne fut que sous Jules II qu’on commençât à consacrer aux souverains pontifes des médailles avec leurs effigies. 2° Les propriétaires de ces suites même imparfaites de médailles ne veulent ordinairement s’en désaisir qu’en total. Si quelqu’un permet un démembrement, il nous le vendra beaucoup plus chèrement. 3° Pour donc satisfaire à moindre frais à la demande de M. l’Abbé, il faut chercher les médailles qu’il désire par petites parties chez des particuliers. Cette recherche demande un peu de temps. 4° Les trois quarts du grand nombre des médailles que demande M. l’Abbé, qui seront du plus beau coin et bien conservées prennent offre à environ quatre Jules l’une. Le Jules vaut à présent (en) monnaies de France 12 sols. Comme l’autre quart qui renferme les médailles qui sont plus rares, est de différents prix, quelques-unes mais en petit nombre iront jusqu’à quatre écus ; d’autres à trois, à deux, à un seul et même quelques-unes un peu en-dessous d’un écu. 5° Celles qui excèdent la valeur d’un écu pourront être achetées sous la condition qu’on aura la faculté / de les renvoyer. Si l’acheteur n’en est pas content, le vendeur sera obligé de les reprendre pour le même prix qu’il les avait vendues. 6° Les médailles au dessous de la valeur d’un écu ne méritent pas cette attention. Elle sera même impossible parce qu’on les prendra au hasard chez des particuliers souvent inconnus et qui pour 4 ou 5 Jules ne voudraient pas se soumettre à cette condition. Avec de l’argent compté donné sur le champ, on acquiert ce qu’on désire à un prix plus bas au moins de la moitié. 7° Il y a un cabinet de cinq à six cent médailles des papes à vendre, mais outre une suite des médailles des derniers papes depuis Martin V, il renferme les médailles jetées des premiers papes depuis St Pierre. Le possesseur ne veut point séparer les unes des autres. Il y a apparence qu’il nous le céderait à deux jules pièces l’une partant l’autre. Dans ce nombre, il y en a de rares. On sait l’idée qu’on doit avoir des médailles supérieures à celles de Martin V. Si on se résout à cet achat, ce n’est que pour avoir tout d’un coup la suite de celles qui sont au-dessous de Martin V. Les autres quoique de rebut ne laissent pas quelquefois / de plaire à certaines personnes qui ne s’attardent pas à la critique, et qui aiment autant d’avoir un bronze des premiers papes, comme de ses rois en images sur du papier. Je n’ai rien voulu conclure sans les ordres de M. l’Abbé. Aies la bonté, M. R. P., de lui communiquer ce petit mémoire, et sur sa réponse je le servirai de la manière qu’il désirera. Il aura aussi la bonté d’indiquer précisément la voie par laquelle il faudra faire les envois, et de la manière dont on doit faire les paquets plus ou moins grands. Je supplie cet illustre Abbé d’agréer mes plus humbles respects. Le cardinal Alexandre Albani s’enrichit tous les jours en statues antiques, et en médailles. M. d’Orville qui est parti de Rome depuis Pâques en a été enchanté.M. le Cardinal de Polignac amasse aussi de son côté. Il fait actuellement creuser auprès de l’hypogée de la famille de l’impératrice Livia. Il a trouvé dans cet endroit quelques têtes fort belles, et un crâne d’une épaisseur étonnante. Malheureusement on avait anciennement fouillé dans le même endroit et lorsqu’on était dans les siècles bas de mauvais goût et qu’on ne cherchait que l’or et l’argent, on y trouve des statues de marbre brisé à coups de marteau. On n’en peut pas douter puisqu’on a trouvé un marteau dans l’endroit même. » (Paris, BnF, Fonds français 17710, f° 53-54).