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-Lettre du 17 septembre 1683 (de Fontainebleau) : « J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 14e de ce mois. Je ne vois pas S.M. disposée à ôter ses médailles de la Bibliothèque. Ainsi il n’y a pas d’apparence que ce que vous proposez à cet égard se puisse faire. » (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1696, f° 356 ; Sarmant & Masson 2007, lettre n° 77, p. 13 ; Sarmant 2003, p. 84, note 32). On ignore ce que le duc D’Aumont proposait à Louvois à propos des médailles.  +
-Lettre du 27 mars 1684 (de Versailles) : « L’on m’a dit que vous aviez une médaille d’Alexandre Bala, roi de Sirie, sur le revers de laquelle est Jupiter assis tenant une petite figure de la Victoire, que je vous prie de m’envoyer et de me mander ce qu’elle vous a cousté. » (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1711, f° 476 ; Sarmant & Masson 2007, lettre n° 337, p. 115).  +
-Lettre du 3 mars 1684 (de Versailles) : « Le sieur Guillaume Haiskens [?] remettra à M. Daubeil un médaillon de Pescennius en consignant 40 pistolles d’or. Je vous supplie de faire que ledit sieur abbé Daubeil reçoive ce médaillon et consigne cet argent entre les mains de quelqu’un à la satisfaction de celui qui a le médaillon et de la votre, en sorte que l’on soit assuré que, si ledit médaillon ne plaît pas, que l’on soit assuré que ledit sieur Daubeil puisse retirer l’argent en rendant ledit médaillon au bout d’un mois. Je vous supplie de m’adresser ensuite ledit médaillon et, s’il se trouve assez beau pour entrer dans le cabinet du roi, je ferai payer à Paris à celui que vous me manderez les quarantes pistoles d’or. Sinon, je vous le renverrai et vous en serez quitte pour le port. » (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1711, f° 31 ; Sarmant & Masson 2007, lettre n° 307, p. 108).  +
-Lettre du 17 avril 1684 (de Versailles) : « J’ai reçu la lettre que vous avez pris la peine de m’écrire le 6e de ce mois. Le médaillon de l’empereur Pescennius Niger ayant été trouvé bon, j’ai donné ordre au trésorier des Bastimens d’aller porter à Madame de Barillon les quarante louis d’or qui ont été payé pour ledit médaillon. Si celui qui vous l’a fourni avait quelques médailles curieuses, vous me feriez plaisir de m’en envoyer un mémoire et du prix qu’il en demanderait... » (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1712, f° 353 ; Sarmant & Masson 2007, lettre n° 370, p. 130).  +
-Lettre du 1er juillet 1684 (de Versailles) : « J’ai reçu votre lettre du 26e du mois passé avec la médaille et les deux livres qui y étaient joints. Je vous prie de continuer à me mander ce qui se passera et de m’en envoyer tout ce qu’il y aura de nouveau. Vous aurez soin de m’adresser tous les mois un état de ce que cela aura coûté. Si vous pouvez découvrir qui a fait ladite médaille, vous me ferez plaisir de me le mander. Je vous prie de vous informer si un nommé Meybuch, graveur suédois n’est point à Amsterdam et en ce cas qu’il y soit quelles raisons il a pour ne point venir à Paris ainsi qu’il l’avait promis. » (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1, 715, f° 6 ; voir Th. Sarmant et R. Masson 2007, lettre n° 404, p. 142).  +
-Lettre du 11 août 1684 (de Versailles) : « J’ai reçu avec vos lettres des 31 du mois passé et du 3e courant les deux médailles qui l’acompagnoient [sic]. Je vous prie de me mander ce que vous avez despensé pour cela, désirant absolument que vous me marquiez ce que coustent les choses que vous m’envoyerez si vous ne voulez que je m’adresse à un autre qu’à vous pour les avoir. » (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1, 716, f° 53 ; voir Th. Sarmant et R. Masson 2007, lettre n° 418, p. 147).  +
-Lettre du 3 octobre 1684 (de Chambord) : [lettre de Louvois qui accuse réception du «commencement» d’un mémoire sur «touttes les médailles modernes qui ont été frappées en Hollande depuis l’établissement de la République», avec des remarques de Louvois]. (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1, 718, f° 60 ; voir Th. Sarmant et R. Masson 2007, lettre n° 502, p. ?).  +
-Lettre du 8 février 1684 (de Versailles ) : « J’ai reçu votre lettre du 7e de ce mois. Il n’est point nécessaire d’establir deux bureaux ainsy que vous le proposés pour faire le catalogue des médailles, parce que, n’y ayant rien de pressé, il vaut mieux continuer à y travailler comme on a fait jusques à présent. On lèvera au premier jour le scellé d’un cabinet de médailles que le sieur Carcavy vouloit emporter de la Bibliothèque du roy. Vous examinerés avec l’abé Galois, auquel vous monstrerés ce billet, ce qu’il y a dans ledit cabinet qui ne soit pas dans celui du roi et ferés un mémoire des médailles qui sont dans ledit cabinet ou dans celui du roy, afin que je puisse pourvoir à ce qu’elles soient vendues au proffit de S. M.» (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1 710, f° 40 ; Sarmant & Masson 2007, lettre n° 288, p. 101 ; Sarmant 1994, p. 59, note 128).  +
-Lettre du 16 février 1684 (de Versailles) : première lettre sur le déménagement à Versailles du Cabinet des médailles « J’ai reçu votre lettre d’hyer. Je vous en adresse une à cachet volant pour l’abbé Galois, que vous aurez soin de lui remettre. Vous prendrez de lui ce que vous pourez aranger de médailles en une ou deux semaines et les ferez transporter ici samedy ou dimanche de manière qu’elles ne puissent se mesler et qu’en cas que les cabinets vinsent à s’ouvrir, il ne s’en perde pas. » (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1 710, f° 312 ; Sarmant & Masson 2007, lettre n° 297, p. 104).  +
-Lettre du 17 février 1684 (de Versailles) : « Votre lettre d’hyer m’a esté rendue. M. le coadjuteur de Rouen n’a aucun titre pour prétendre que l’on donne un reçu en son nom à M. l’abé Galois des médailles qu’il vous remettra, mais s’il en désiroit un au nom de Mons. l’abé Colbert, son frère, en qualité de garde de la Bibliotecque, vous ne ferez point difficulté de lui donner. J’aprouve la manière dont vous proposez de faire aporter lesdites médailles et vous pouvez louer un ou deux bons carosses pour les mettre et ne les point quitter de veue, et me donnant un mémoire des frais que vous aurés faits pour cela, je vous ferai rembourser. Souvenez-vous de me parler la première fois que je vous verray des médailles que vous avez reconnu par l’inventaire de l’abbé Carcavy [sic pour Gallois ?] qui ont esté destournées avant que Mons. de La Reynie ayt aposé le scellé chez lui. » (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1 710, f° 330 ; Sarmant & Masson 2007, lettre n° 300, p. 105).  +
-Lettre du 29 avril 1684 (de Valenciennes) : « Je vous envoye une médaille d’argent pour mettre dans le Cabinet du roy, dont vous aurés soin de charger votre inventaire. Je vous envoye encore deux autres d’or que l’on m’a donné ici. Vous verrés si elles sont dans le Cabinet de S.M. En cas qu’elles n’y soient pas, mandés-moy ce que vous les estimés et les gardés pour les y mettre, et si elles y estoient, vous me les renvoyés. » (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1 712 [ou 711 ?], f° 542 ; Sarmant & Masson 2007, lettre n° 374, p. 131-132 ; Sarmant 1994, p. 48, note 85, p. 57, note 121).  +
-Lettre du 11 août 1684 (de Versailles) : « J’ai reçu la lettre que vous avez pris la peine de m’écrire le dernier du mois passé avec les huit médailles que j’ai retenues pour le Cabinet du roi qui vous avaient été renvoyées par mégarde. Vous trouverez ci-joint le mémoire desdites médailles qui, avec l’ordonnance que j’ai expédiée, est nécessaire pour toucher les vingt écus de ladite ordonnance. » (Paris, Service Historique de l’Armée de Terre, A1 716, f° 67 ; Sarmant & Masson 2007,lettre n° 420, p. 147-148).  +
Lettre du 20 mai 1720 (de Montpellier) : énumération de savants antiquaires : Foucault, Bignon, Abbé Fraguier, Gros de Boze, Baudelot, l’abbé Anselme, Mr Mahudel (Paris, BnF, Fonds français 17703, f° 54, recto). NB : la liste de ces personnes revient souvent en post scriptum des lettres de Bon de Saint-Hilaire.  +
Lettre du 16 novembre 1721 (de Montpellier) : « Que vous êtes heureux, mon très Révérend Père, de jouir du plaisir d’être souvent dans le magnifique cabinet du Maréchal d’Estrées, ce que vous m’en dites passe toute imagination surtout en médailles grecques. Je croyais que le médaillier de Mr de Boze était unique pour l’abondance des médailles des villes et des rois puisqu’il y en avait près de deux mille, mais quatre mille maintenant, sans qu’il y en ait aucune de doubles. Il est certain que la facilité du commerce du Levant, et l’envie que l’on a de faire plaisir au Maréchal d’Estrées enrichira ce cabinet / d’une manière si surprenante, que nous aurons de la peine à croire ce que nous verrons » ; (post scriptum) : « Je vous prie de faire mes compliments aux amis Mr l’abbé Anselme, Fraguier, de Boze, Baudelot, Lancelot, Mahudel, sans oublier notre illustre Président Mr l’abbé Bignon que je vous prie de saluer de mes respects » (Paris, BnF, Fonds français 17703, f° 75v et 76r; Pinault 2022, p. 169, note 59).  +
Lettre du 28 avril 1732 (de Montpellier) : (Paris, BnF, Manuscrits, Français 15185, f° 126 et 127r).  +
Lettre du 23 juillet 1732 (de Montpellier) : à propos du décès du président de Maisons « Cette mort m’a frappée et m’a dégoûté des médailles, puisque je vois qu’on vend en détail, et bien moins cher que cela n’a coûté à cet illustre président, ses médailles. Les hommes vivent si peu qu’ils ne doivent songer qu’à Dieu, tout le reste est périssable et périra. Après de pareilles réflections, je ne cherche qu’à me défaire de mes médalles, bien loin d’acquérir, et si vous saviez quelqu’un qui voulût acheter mon cabinet, je le vendrais » ; dit de Sterbini qu’il est « sujet à donner des pasticci » (Paris, BnF, Manuscrits, Français 15185, f° 124 et 125r ; Sarmant 1994, p. 656, note 34 et 2003, p. 160, note 34, p. 290, note 92; Rambach 2023, p. 25, note 24).  +
Lettre du 12 mai 1752 (de Montpellier) : « J’ai vu, Monsieur, dans une lettre que vous écriviez à M. de Grasset le cadet, la bonté que vous avez eu de vous resouvenir de moi. J’ai l’honneur de vous remercier et en même temps de vous prier de m’envoyer, s’il est possible, la dissertation que j’ai faite sur une médaille frappée à Rhodes à l’honneur du chevalier De Fontis, puisque vous avez eu cette dissertation imprimée à Rome dans le 3e volume des Symbolae litterariae de M. de Gori. Je voudrais bien voir de quelle manière l’on a imprimé cette bagatelle, parce que je fis cette dissertation pour plaire au Grand maître de Malte qui me demanda d’expliquer cette médaille, dont il ne m’envoya que le dessin. On fut si content [/fol. 30 v°] à Malte de mon explication qu’elle excita un savant de ce pays-là d’en faire une autre pour critiquer la mienne et dès que j’eus reçû cette critique, j’y répondis si bien, que mon adversaire avoua que j’avais raison et qu’il ne pouvait plus me répliquer, ainsi Monsieur, je voudrai savoir si on a imprimé dans ce troisième volume des Symbolæ letterariæ, non seulement ma première dissertation, mais encore la seconde que je fis pour répliquer à mon adversaire et j’ose dire que ma réponse est encore mieux prouvée et plus savante que ma première dissertation. Je vous serai donc très obligé, Monsieur, de m’informer de ce qui en est, parce que ma réponse mérite d’être jointe à ma première dissertation et si elle ne l’est pas /[fol. 31 r°], je tacherai de vous l’envoyer par la voie de Mme de Grasset. » (Nîmes, Biblliothèque municipale, Ms. 135, f° 30-31).  +
-Lettre du 22 septembre 1774 (de Jabalquinto [?]): Sur des monnaies arabes (Paris, BnF, Ms. Esp. 525, f° 56r-v ; Morel-Fatio 1896, p. 73)  +
Lettre du 14 sept. 1740 (de Leyde) : « Je vous remercie de votre lettre du 1er et il me fait bien du plaisir que graver les pièces qui méritent l’attention des savants et qui ne sont pas publiées encore, et si vous voulez, je vous les enverrai à son temps. Les quatre estampes qui me manquent dans vos Antiquités expliquées, je vous prie de les envoyer à un de vos correspondants à Bruxelles, et de lui dire de les adresser à moi ici par la poste des lettres, à Bruxelles. Ces estampes iront par le cocher qui part chaque semaine de Paris, et je vous en aurai beaucoup de l’obligation, le cas est tel. Je ne me puis pas passer de ces 15 vol., ainsi je les prends avec moi dans tous mes voyages ; l’année passée, ils m’ont accompagné par toute l’Italie ; le malheur a voulu que la chaise de poste des valets, où étaient ces livres, a renversé dans l’eau ; des premiers volumes, entre autres, ces 4 estampes ont été déchiré, ou perdu par le relieur qui a séché et raccommodé le livre, mais des cinq / volumes du Supplément, trois ont été tellement endommagé qu’il me faut acheter ce Supplément de nouveau ; ayez la bonté de me dire pour combien vous me le pourriez procurer, relié ou pas relié, bien ou mal conditionné m’est tout un : alors je vous ferai payer l’argent et retirer le livre. Vous ne me dites rien du ''Nummophylacis Reginae Christinae'' de Suède, gravé par le fameux Pierre Santi Bartolo [qui uniquement a su pousser l’imitation de l’antique à sa perfection, et qui surpasse Morelli, comme Raphaël surpasse Le Brun], lesquelles planches ont été cachées si longtemps, et dont je fais présentement présent au public. Je vous en ai envoyé le titre, et je vous enverrai tout le livre avec les 63 belles estampes aussitôt qu’il sera fait « (Paris, BnF, Fonds français 17712, f° 264r-265v).  +
Lettre du 17 avr. 1741 (d’Amsterdam) : « Monsieur, Rien au monde ne peut être plus agréable que l’avis que vous me donnez par votre lettre du 5ème que vous jouissez d’une bonne santé quoique âgé de quatre-vingt sept ans. Je souhaite ardemment de vous retrouver un jour dans votre chambre manger le plat anglais, beef stakes, comme je vous ai trouvé l’année 1736. J’ai dessein d’acheter la Plotine du cabinet d’Uilenbroek, alors je vous ferai présent de la mienne, si vous vous pouvez contenter d’une pas trop bien conservée, où on voit toute la ressemblance et les lettres. Mr Duveau, qui a une très belle collection de médailles d’or, et qui en marchante vous donnera un Vitellius d’or à bon marché, mais à moi il comptera le double. La tête que vous prenez pour posthume / ne l’est apparemment pas ; c’est le plus parfait ouvrage grec en jacinthe ( ?) qu’on puisse voir ; je le crois un héros ou général grec, peut-être M. de Boze rencontrera-t-il mieux. Je suis charmé que mon ange(ronne ?) vous plaise. J’ai acheté l’original de l’Apollon en bronze avec l’inscription ethnique dont vous donnez une estampe très imparfaite dans vos Antiquités expliquées. Quand on réimprimera votre Supplément, je vous en ferai tirer autant d’exemplaires que vous voulez, car je l’ai fait graver ici très exactement par un élève de Picard. Votre ami d’Orville vous rend la salutation. Il a hérité depuis peu 40.000 livres. Il le mérite, car il encourage les arts et les sciences, rara avis in terra » (Paris, BnF, Fonds français 17712, f° 266r-267r).  +