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Says of Dowell 'utinam magis clarus foret!' [Would that he were more famous!].  +
'Mandez moӱ, je vous en prie, en quelle estat elles [Spanheim’s Dissertationes] sont, et, si nous aurons bientost ce thresor d’erudition, et ce cabinet des medailles les plus curieuses, dont cet excellent personage sçait tirer tant des belles remarques, et en illustrer les passages des autheurs anciennes le plus obscurs.' (The Hague, Koninklijke Bibliotheek, Ms. 72 H 21, f.64; Burnett 2020b, p. 955 n. 157)  +
Cuper agrees to write to Bary on Cunningham's behalf.  +
'Voila, Mr., ce que Mr Galland me mande, et vous en voiez bien, qu’il n’y a rien a faire en France, et qu’il est impossible, que vous puissez venir a votre but, par quelq’un qu ce soit.' (The Hague, Koninklijke Bibliotheek, Ms. 72 H 21, ff.77-82 at ff.77v-78v; Burnett 2020b, p. 838) The letter also communicates Bary's reply to Cuper that he has already spent a lot of money on having his coins engraved with the intention of publishing them, and that he did not want to prejudice his sales.  +
-Lettre du 24 juil. 1702 (de Deventer) :« Illustris Leibnitz recte curavit omne, quod ipsius fidei commiseras, et multum, imo plurimum debeo Serenissimo Principi, quod meam judicium exquirid, et tibi, quod tot eruditas et haud obvias quaestiones mihi ponis. Et quanquam par non sim illis solvendis, tamen spero conjectura et aug( ?)ationes meas lateras occasionem ad inquirondum in illos nummos diligentius : sed antiquam eas ( ?) communicam, fuere non possum, quin significem, me summo… » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 124-143 [en ligne sur Gallica]).  +
-Lettre du 2 février 1704 (de Deventer) : « A Mr Le Chevalier de la Fountaine, C’est Mr de Cunningham, qui m’a donné les premieres nouvelles de votre santé, et il m’a mandé, outré cela, que vous avez dessein de publier les medailles des Rois Saxons, qui ont gouverné autrefois l’Angleterre. Je vous pu asseurer, que j’aye entendu ces deux choses avec beaucoup de contentement et de joye, et que j’espere, que vous serez tousjours dans une si bonne disposition, que vous pourriez achever votre ce louable dessein. Je m’amuse tousjours, quand j’ay du loisir, avec mes medailles Grecques et Romaines, et avec mes petites reflexions que j’ay faites sur quelques unes dans l’Histoire de trois Gordiens, que dans mes Exercitations de l’Elephant. J’ay trouvé, quant au dernier livre, après votre depart des passages qui servent beaucoup a embellir cette matiere, mais le principal est, que celuy qui a esté Consul de la part de Mess. les Estats Generaux a Seville. Il a fait un cabinet de trois mille medailles frappes dans les Colonies, Municipes et villes d’Espagne et de Portugal, et qu’il m’a envoye deux desseins des medailles anecdotes, ou ce grande beste est representé; je m’en cray, s’il plait a Dieu, bien tost a Amsterdam, pour voir ce thresor, dont on qui seul peut donner d’eclaircissement a la geographie ancienne de ces Royaumes. Mais, Mr., j’ay eu des curieux icy, qui ne peuvent pas croire, que les medailles trouvées en Sicile devant quelques années soient veritables; je les ay asseuré, que Mr Galland \qui s’y connoit si bien/ m’en a envoyé des copies, et que j’ay vu les originaux icy entre vos mains: mais ils disoient, point des nouvelles, ces medailles sont contrefaites, a cause que personne ny aucun Antiquaire ni meme Paruta en ait parlé auparavant. Il n’y a point un autre moyen a les convainqre, que la medaille mesme; et puisque vous en aviez deux, si je ne me trompe, j’ose bien prendre la hardiesse, a vous \en/ demander une a condition que je vous en feray tenir une autre, si j’ay des doubles, que vous desirez d’avoir. Pardonnez, Mr., a cette liberté, que je n’aurois pas prise, si je n’etois pas asseure de votres bienveillance, et de votre inclination a aider avec ceux, qui s’appliquent a cette belle etude. J’ay change depuis votre depart une centaine des medailles d’argent, que j’avois doubles pour d’autres. J’ay attrape quelques Grecques des Roys d’Egyptes \a qui ne se trouvent pas dans le livre de Mr Vaillant,/ et des villes, qui ne sont pas encore publiées; je suis a cette heure occupé a faire un catalogue registre de mes antiquailles, et je suis bien asseuré que je trouveray encore bien de doubles; mais cet registre affaire va fort lentement, et mes affaires occupations me donnent de l’empechement a tous les momens presq’; je viendray pourtant, a ce que f’espere, a bout; et après je mettray incontinent en ordre toutes celles, que j’acquireray. Un Gordien en grande bronze est tombé entre les mains; et j’ay attrappe acheté un Domitien, et un Othon d’argent, dont cette medaille la celuy est fort rare, et l’autre anecdote. au moins je ne le trouve pas dans mes livres des medailles. Je vous en feray la description, afin que vous en puissez juger. Caput Othonis, IMP M OTHO CAE… Figura stolata stans d. ramum oleae, f. caduceum: PAX ORBIS TERRARVM; Mr Vaillant estime fort cette medaille. Caput Domitiani absq’ laurea: DOMITIANVS CAESAR AVF F, Caput muliebre cinctum corona laurea \vel oleaginea/, ni fallor PACI ORB TERR AVG laquelle legend si lit trouvée sur les medailles de Vespasien, mais la Paix y est mise dans en posture d’une femme entiere; je ne puis pas avec cela pourtant bien voir l’F. et peutestre que Domitien luy meme y fait est appellé Augustus quoiqu’il ne soit pas courrone de laurier. Voila, Mr. ce que vous avois a dire, et j’espere que vous en verrez, que je me souviens tousjours de vous et de votre agreeable conversation, quand j’avois l’honneur il y a un an et demy de vous donner un mechant souper. J’ay envoye vos considerations sur une cinquantaine de medailles, qui m’etoient envoyees, a Venise, et je ne scay pas encoure, qu’elle resolution ces Mess. la ayent prise; car pour les acheter et cela a grand prix, ce n’est pas mon affaire, a cause que les plus rares sont en diverses manieres contrefaites. J’ay fait une perte de trois cents medailles, qui m’en envoyees de las mesme ville, le bastiment et le bastiment, a qui ells etoient confiees, a echoué il y a un ans presque dans le au Texel; je n’en ay pas meme le catalogue registre, , et cest pour cela que je ne sçache pas, ni ne sçaurois peut-etre jamais, ce que j’y aye perdu: je demeure, Monssieur, Votre tresh. et tres ob. Serv. A Dev. le 2 Jan. Fevr. 1704 » (Nationale Bibliotheek, Hague, 72 H 21, ff.85–8 ; Burnett 2020b, p. 1605-1606).  
-Lettre du 10 janvier 1705 (de Deventer) : « A Mr de la Fountaine, Mr Comm J’ay un grand commerce des lettres avec Mr Galand, et nous nous sommes quelquefois entretenu sur les legends bizarres des medailles de Tetricus et d’autres Empereurs ou Tyrans de ce temps, dont le pere Hardouin nous dit tant de paradoxes, dans deux petits livrets, et depuis peu dans un autre dedié a Mr Foulcaut, dont le titre est Dissertatio super nummis antiquis duobus Tetricorum et Diocletiani Agustorum, que je n’ay pas pourtant encore vu. J’ay mande a cette occasion a Mr Galand que vous m’aviez dit de posseder deux medailles assez singulaires, dont sur l’une est\oit/ ecrit INOCHRIS, et sur l’autre D N PACVVIVS AVG. Ce sçavant home desire passionement d’en avoir des copies, et je vous prie de me les vouloir envoyer. Vous obligerez ainsi beaucoup luy, moy, et le public; car vous sçavez sans doute, qu’il est d’un sentiment contraire au pere Hardouin et qu’il a refute les songes dans une dissertation Françoise, qui est tres bien couchée. Le Jesuite y a repondu, mais je ne crois pas mon amy y veuille repliquer, puisque ce pere est incurable, et \ne/ nous debite rien, que des everses, et imaginations mal fondées, et seulement faites, et ce, que je crois, a plaisir. Voila, Mr, la raison pourquoy je vous vien d’incommoder et j’espere que vous ne me refuserez pas ma demande. Et pour dire le vray parler franchement vous y estez en quelque façon oblige, a cause de l’esp asseurance que vous m’avez donnée icy, quand j’avois l’honneur de vous voir chez moy, de vouloir aider tous ceux qui s’appliquent a l’etude des medailles. Est c’est pour cela que je vous prie de nouveau de me vouloir faire part d’un petit registre de vos plus rares medailles, pour en connoistre le prix de votre cabinet, et pour m’en server, si l’occasion presente. Je ne diray rien de ma premiere lettre, et je me serviray dans mon Elephant de la copie, que Mr Galand m’a envoiée, et qu’ il croit et nous represe l’on croit que pyrrhe y est representé, mais j’en doute fort; et il y a d’autres, qui croient que c’est Seleucus, vous qui aviez la medaille meme en pourriez juger le mieux, et je demeure Monssieur A Dev, le 10 Janv. 1705 Votre tres h. Servt, Cuper » (Nationale Bibliotheek, Hague, 72 H 21, ff.89–90 ; Burnett 2020b, p. 1607).  
-Lettre sans lieu ni date : « La médaille de l’empereur Honorius confirme mon explication d’une autre médaille de Valentinien, publiée par Mr. du Cange, et je ne doute nullement qu’Eugenius ne soit le nom de l’athlète, Achilles, Desiderius, Speciosus, Dignus, ceux des quatre chevaux victorieux, et qu’EVTIMI VINCAS ne soit mis sur l’autre pour un bon augure que cet Euthimius serait victorieux ; mais on ne comprend rien au monogramme qui est devant l’empereur Honorius. Les médailles de Constantius sont admirablement gravées, et je vois avec plaisir que vous suivrez une bonne méthode dans la publication de ces beaux restes de l’Antiquité. Il n’y a rien en effet à déchiffrer sur ces médailles, si ce n’est quelques lettres, qui se trouvent tant à l’exergue qu’ailleurs, et principalement le nombre XXI. L’illustre Mr. du Cange et le père Hardouin en ont parlé ; mais je ne sais s’ils ont levé toutes les difficultés qu’on y trouve de temps en temps, principalement quand on découvre d’autres médailles« ; « Je vous envoie aujourd’hui la copie de la médaille, où l’on voit l’empereur Théophanès ; le visage est gâté, mais le reste est, comme vous voyez, très bien conservé. J’espère que vous expliquerez cette énigme et que cet Auguste trouvera sa place dans votre beau livre. Je ne sais ce que signifie le mot qui suit le nom de , et je vous laisse le soin de l’expliquer, puisque vous êtes d’une communion, où l’on traite ces matières avec empressement. L’illustre Mr. de Leibniz me mande ce qui suit sur votre sujet, et sur la médaille dont je viens de parler (reproduction de la lettre en latin de Leibniz). Jean Albert Fabricius, si célèbre par sa bibliothèque grecque, en parle aussi dans une lettre, qu’il m’a écrite depuis peu, et voici les paroles (reproduction de la lettre en latin de Fabricius). C’est à vous, mon Révérend Père, à juger de ce que ces deux savants me marquent, et la médaille vous apprendra si c’est un empereur ou une impératrice. C’est dommage que le visage soit gâté, et la couronne mangée par la rouille. Si c’est une femme, je renonce à l’empereur Théophanès, et je me donne tout entier à l’impératrice Théophanon, en suivant le sentiment de l’illustre Mr. Leibniz (développement sur le port du sceptre par les impératrices). Mais c’en est trop pour une personne de votre savoiret devotre mérite ; vous êtes en état d’en juger mieux que qui ce soit, et de m’apprendre si ma médaille nous représente un Théophanès ou une Théophanon, et le dernier me paraîtrait vraisemblable après les lumières qui me sont venues de Mr. Leibniz, si vous pouvez adopter le même sentiment. C’est ainsi que nous serons dispensés de chercher un monarque, dont personne n’a parlé, et le père Hardouin n’en pourra pas prendre occasion de soupçonner de supposition ceux qui ont écrit l’histoire de Constantinople » (Cuper 1743, I, p. 474-477).  
-Lettre sans date ni lieu : lettre en latin sur les néocories à Ephèse avec citation de Rubens, Spanheim, Graevius (Cuper 1743, I, p. 478-483).  +
-Lettre sans date ni lieu : longue lettre à propos des néocories sur les monnaies d’Asie Mineure : cités d’Ephèse, Laodicée, Nicomédie, Pergame, Perge, Smyrne, Tarse, avec citation de Nicola Bon, Erizzo, Faber, Foy-Vaillant, Hardouin, Holstenius, Morell, Occo, Patin, Spanheim, Spon, Tristan (Cuper 1743, II, p. 484-98).  +
-Lettre de juil. 1699 (de Deventer) : toujours sur les néocories : Foy-Vaillant, Goltzius, Hardouin, Thesaurus Maurocenus, Morell, Patin, Spanheim, Tristan, de Wilde (Cuper 1743, III, p. 499-508).  +
-Lettre du 10 juin 1701 (de Deventer) : sur les panégyries (Cuper 1743, V, p. 517-520).  +
-Lettre du 31 déc. 1704 (de Deventer) : sur une monnaie rarissime de Néron avec renvoi à Spanheim (Cuper 1743, IX, p. 544).  +
-Lettre du 12 juil. 1705 : sur la viste de Edmund Chishull (1671-1733) « Anglus, cui nomen Chishull me etiam invisit, lustravit numismata mea & libraria supellectilem, et miror imo plusquam miror, eum de nullis veteribus inscriptionibus egisse mecum » ; sur la mention de Prytanes sur les monnaies chez Spanheim et Vaillant : « neque modo Athenis ; sed etiam in Asiae urbibus Prytanes fuerunt ; ut Smyrnae, quemadmodul patet ex nummo, quem illustravit excellentis vir dignitatis Ezech. Spanheimius, cui inscriptum est , qui docet eosdem etiam Rhodiis & Cumaeis fuisse. Quibus adde Milesios ex nummo Sept. Severi apud Vaillantium. Illud autem gratis ideo notandum, quia & in aliis multis inscriptionibus viri illustres dicuntur gratis & absque ulla urbium impensa, munia publica obivisse » (Cuper 1743, XI, p. 554 et p. 558).  +
-Lettre du 12 août 1705 (de Deventer) : « Nosti in variis nummis occurrere, eumque, ut hoc obiter dicam, repraesentari plerumque capite virili, nonnunquam faemineo » (Cuper 1743, XII, p. 561).  +
-Lettre du 6 févr. 1701 (de Deventer) : « Il y a trois semaines que j’ai reçu la lettre que vous m’avez écrite le 22 du nov. Passé, votre défense des trois Gordiens, et la nouvelle réplique à M. Dubos, toutes les deux traduites en latin. Je vous suis, Mr, fort obligé de l’honneur que vous me faites, et je m’estime heureux de ma pouvoir par là entretenir quelquefois avec vous de médailles, à qui vous entendez si bien. Car vous avez eu le bonheur de voir beaucoup des cabinets et l’illustre M. Foucault vous a confié le sien, qui est rempli des médailles les plus rares et les plus curieuses, et c’est assurément l’unique moyen à pouvoir approfondir cette matière. Ce trésor donc ne pouvait pas être entre de meilleures mains, et je prends la liberté de féliciter cet illustre intendant, de ce qu’il vous ait choisi pour ranger et éclaircir ses médailles. J’emploie mes heures oisives qui sont fort peu, à ce divertissement ; mais je ne puis me servir que des médailles pubilées, et les anecdotes nous donnent toujours des nouvelles lumières, et sont fort souvent des interprètes des autres. Nous vivons dans un pays où les Romains ont laissé fort peu de monuments de leur grandeur et de leurs richesses, et les médailles qui s’y trouvent quelquefois sont fort communes. J’en attrape pourtant quelques-unes par le moyen des Juifs qui viennent d’Allemagne, et j’en reçois d’autres du Levant, qui sont assez rares et singulières (description de quelques médailles nouvellement acquises par Cuper). Mais pour revenir à votre lettre, je n’ai pas reçu vos dissertations françaises, et je ferai imprimer, aussitôt que je pourrai, tout ce qu’on a écrit pour et contre les trois et les quatre Gordiens. Les continuelles occupations, et les petits voyages que je suis obligé de faire fort souvent, m’ont empêché de mettre au net les augmentations de mon Histoire et la réponse que je dois à M. l’Abbé Des Bos. Je m’y mettrai pourtant de bonne foi à cette heure, si je ne devais pas partir pour Swol et Campen… Outre cela, l’Eléphant m’a occupé, et m’a dérobé tout le temps qui me restait : quoi, direz-vous sans doute, un éléphant dans votre pays ? Oui, Monsieur, et même dans ma maison : c’est une dissertation sur les médailles qui sont marquées de cet animal. Elle est fort grande, et je l’ai embellie de beaucoup de médailles, tant publiées qu’anecdotes, dont quelques-unes me sont envoyées par M. le baron de Spanheim, tirées du cabinet du roi par l’obligeant et savant Mr Oudinet. Vous me ferez un singulier plaisir, si vous voudrez prendre la peine de voir s’il n’y a pas aussi des médailles anecdotes, où l’on trouve cet animal, dans le cabinet de l’illustre M. Foucault, et de m’en envoyer des copies. Mon dessein est de mettre en ordre l’histoire de cet animal, depuis Alexandre le Grand, ce qu’on en ont fait les rois ses successeurs, les Carthaginois et les Romains ; enquérir sur les raisons pourquoi on l’ait mis sur les médailles tant consulaires que des empereurs, de ceux d’Athènes, de Naples, des rois de Syrie, et d’autres ; enfin, je tâche d’illustrer beaucoup des passages des auteurs, qui me semblent n’être pas encore bien clairs ; et j’y joindrai des épigrammes anecdotes, qui me sont heureusement tombés entre les mains. Je ne vous dirai rien de votre Défense des trois Gordiens, car je ne l’ai pas lue, et je ne la lirai pas, qu’après que la mienne sera absolue, pour pouvoir assurer en honnête homme que je ne m’en suis pas servi, si nous venons d’employer des mêmes arguments pour combattre l’opinion paradoxe du savant Mr. Du Bos, ce qui arrivera sans aucun doute » (Abdel Halim, p. 349, n° CXLVII).  
-Lettre du 9 juin 1701 (de Deventer) : « J’ai enfin reçu votre Lettre touchant l’Histoire des quatre Gordiens prouvée par les médailles, et il y a longtemps que je l’avais ; mais je ne l’ai pas reçue qu’après que mon Histoire fut publiée ; et je vous puis assurer, en honnête homme, que je n’y aurais pas songé si je l’avais vue auparavant. Mais puisque j’ai passé le Rubicon, et que ma dissertation des Elephants est achevée, je pousserai avec votre permission plus outre, et je me mettrai de bonne foi à revoir mon Histoire, et à finir ma défense. Je suis fort obligé à Mr Foucault de vous avoir permis de m’envoyer les dessins des deux, dont j’ai aussi celle d’Alexandre, roi de Syrie ; je vous prie de bien vouloir assurer cet illustre intendant de mes très h. services, et que son nom servira à embellir mon Eléphant ; et vous pouvez bien croire que le vôtre n’y sera pas oublié non plus. Je suis bien aise que vous travaillez avec tant de succès au Selecta des médailles impériales ; et cet ouvrage ne peut être que très bon, puisque vous vous entendez admirablement à cette littérature. Au reste, Mr, je vous suis très obligé des expressions d’amour et d’estime dont vous m’honorez ; mais vous me permettrez bien que je les attribue à votre bienveillance envers moi, et à votre singulière civilité ; car je ne trouve pas en moi une érudition qui mérite ces louanges » (Abdel Halim, p. 399-400, n° CLXV).  +
-Lettre du 7 nov. 1701 (de Deventer) : « Je suis fort réjoui que nous soyons d’un même sentiment, et que vous êtes aussi prêt à vous défaire de votre sentiment, quand un autre est plus heureux à développer les énigmes qui se rencontrent sur les médailles. C’est une vraie marque d’un honnête homme assurément, et d’un véritable savant ; et je ne manquerai jamais de me corriger et de m’appliquer ce passage de Térence ‘homo sum’, si je suis convaincu qu’un autre ait mieux réussi à illustrer les médailles ou les auteurs anciens. Les savants qui suivent un chemin contraire sont incurables, et ne me plaisent nullement » [remarques sur les médailles portant Augustorum Augustus, critique des ‘paradoxes’ du Père Hardouin] « L’Académie royale des inscriptions et médailles sera une institution digne d’un grand roi, et je ne doute point que ceux qui seront de ce nombre ne nous donassent de temps en temps de belles découvertes ; et cela d’autant plus parce que l’illustre M. Foucault en est, et que vous êtes mis au nombre des élèves, dont je félicite de tout mon cœur et l’excellent intendant et vous. Mais, Mr, vous avez trop bonne opinion de moi, et il y a tant de savants à Paris et en France, que les illustres directeurs de cette compagnie feraient en quelque manière tort à eux, s’ils commençaient à songer aux étrangers. Et de plus, je suis si occupé des affaires publiques, que je ne pourrais pas répondre à l’expectation qu’on aurait de moi ; pour ne pas dire que les mouvements qu’on fait par toute l’Europe y pourraient apporter de grands obstacles. Je suis fort ravi que Mr Foucault ait augmenté son cabinet ; j’attends aussi quelques médailles de Constantinople ; et j’espère qu’elles seront plus heureuses que les autres, entre lesquelles étaient quelques-unes à moi, qui ont été prises avec des mss grecs dans la dernière guerre par des capitaines français, et menées à Toulon d’où je ne les ai pu jamais recouvrer, quoique j’y ai employé de mes amis français qui étaient de ce quartier. Je n’ai pas encore commencé de faire le registre de mes médailles ; mais je le ferai dès cet hiver, avec l’aide de Dieu » (Abdel Halim, p. 416-417, n° CLXXIII).  
-Lettre du (de Deventer) : [sur la médaille présumée de Pyrrhus] « Vos dissertations ne me sont pas encore rendues, et je crois qu’elles seront éclipsées, ou que les armateurs auront pris le bâtiment. Je suis fort fâché d’être frustré si longtemps de vos savantes remarques ; et cependant il n’y a rien à faire que d’avoir patience. Je vous envoie ce qu’on dit contre vous dans les Mémoires de Trévoux, de l’impression d’Amsterdam ; et tout ce qui n’est pas dans l’édition de France, quant aux mois de janvier et février. L’auteur se trompe fort, quand il dit que vous avez eu soin de m’envoyer des exemplaires de l’écrit du R. de Ballonfeaux. Vous savez vous-même que cela est une grande bévue, et je vous assure qu’un ami d’Utrecht m’en a fait présent » [critique de l’ouvrage de Ballonfeaux, observations sur divers articles des Mémoires de Trévoux relatifs à la numismatique, en particulier les explications de médailles rares par le Père Hardouin que Cuper critique avec violence] post-scriptum » Je n’ai pas envoyé cette lettre en son temps, parce que je suis averti que le roi de Prusse passera par ici et que Sa Majesté me fera l’honneur de loger chez moi, et il faut bien tout disposer à recevoir un si grand monarque » (Abdel Halim, p. 429-430, n° CLXXXI).  +
-Lettre du 4 janvier 1702 (de Zwol) : « J’ai remarqué, en lisant une seconde fois votre lettre du 18 sept. Que vous y parliez de deux remarquables médailles de Constantin » ; « Je ferai tout ce que je pourrai à faire tenir un exemplaire de vos Observations à Mr le baron de Spanheim qui est en Angleterre, et une autre à Mr Morel, aussitôt que je les aurai reçus ; et je suis tout-à-fait assuré que ces ouvrages dont vous me faites présent m’apprendront beaucoup des belles découvertes en matière de littérature et des médailles. La République des lettres a fait une grande perte par la mort de Mr Nicaise, et j’y prends assurément beaucoup de part. Il était savant et obligeant. Sa mémoire me restera toujours, et je conserverai un souvenir perpétuel de son érudition, de ses manières douces, et de l’amitié qu’il m’a portée, quoique ses parents l’aient fait révoquer ce qu’il avait donné par son testament à ses amis, et que j’ai peut-être été de ce nombre » ; « J’ai vu dans le Journal des Savans de l’an 1697 que vous avez publié une Lettre touchant IV médailles antiques nouvellement publiées par le R.P. Chamillard ; et dans le Journal de l’an 1698, l’on parle d’une Lettre touchant la nouvelle explication d’une médaille d’or du cabinet du roi, toutes deux imprimées à Caen. Je vous prie de me vouloir apprendre si ce sont les mêmes lettres qu’on a imprimées depuis à Paris chez Jean Anisson, dans l’an 1699 avec ce titre : Nouvelle explication etc., que j’ai comme aussi les Lettres écrites à Mr B… et Réponse à M. G…, publiées à Paris dans l’an 1697 et 1698. Mais il me manque encore la Lettre à Mr de Vallemont sur la nouvelle explication qu’il a donnée d’une médaille d’or de l’emp. Gallien, à Paris en 1698. Je vous prie de me vouloir mander ce qu’il en est, et de m’ôter les doutes que j’ai sur ces petits ouvrages » [Remarques sur une médaille portant la légende Gallienae Augustae, explication de la légende Votis Tribus sur les médailles de Trébonien] (Abdel Halim, p. 420-422, n° CLXXVI).