This is only a TEST WIKI! The live FINA Website and Wiki can be found here: https://fina.oeaw.ac.at

Grand document

From Fina Wiki

Name der Seite. (de)

Showing 20 pages using this property.
G
-Lettre du 10 avr. 1702 (de Deventer) : « Votre dernière lettre est pleine de belles remarques et vous y étalez une grande érudition » [Cuper se rend aux arguments de son correspondant en ce qui concerne les médailles de Constantin, remarques sur les médailles portant pour légende Gallienae Augustae, médailles sur lesquelles sont représentés des éléphants] (Abdel Halim, p. 426, n° CLXXX).  +
-Lettre du 29 juil. 1702 (de Déventer) : « Votre lettre du 14ème juillet m’a donné beaucoup de plaisir, et je suis absolument de votre avis, que les objections qu’on vous a faites se détruisent soi-mêmes, et qu’elles ne méritent pas qu’on les examine, et qu’on y perde ainsi son temps » [remarques sur quelques articles de numismatique publiés par les Mémoires de Trévoux, observations sur la médaille portant la légende C.C. Augusti] dans un addendum, Cuper relate comment il a logé le roi de Prusse qui lui a marqué son estime « et sa Majesté m’a bien voulu envoyer un présent digne d’Elle ; car c’est une médaille en or de la valeur de cent ducats, où se voit d’un côté son buste, avec cette légende, FREDERICVS I. DEI GRATIA. REX BORVSSIAE, et de l’autre un Hercule, avec VIRTVTI PRAEMIA PONIT, et à l’exergue, MVNIFICENTIA PRINC. J’espère que pour ma gloire, je la laisserai à mes héritiers, et qu’ils en verront que j’ai eu l’honneur de loger un roi, et que sa Majesté m’a fait assurer de son estime et de son affection » (Abdel Halim, p. 432-434, n° CLXXXIV).  +
-Lettre du 13 oct. 1702 (de Déventer) : « J’ai reçu il y a quelque temps votre lettre et vos Observations sur les explications de quelques médailles de Tétricus, et je vous en suis obligé extrêmement. Je les ai lues avec le plus grand plaisir du monde, et cela d’autant plus parce que vous me confirmez dans mon opinion que le Père Hardouin et Mr. de Ballonfeaux ne nous débitent rien que des rêveries » [réflexions sur les traités de médailles du Père Hardouin, allusion à des notes de Cuper sur Lactance] (Abdel Halim, p. 436-437, n° CLXXXVII).  +
-Lettre du 15 jan. 1703 (de Déventer) : « Je souhaite à M. Foucault, et à vous, un annus novus faustus et felix comme cela se lit sur une médaille d’Antonin le Pieux ; et je vous prie de vouloir être assuré que je serai fort aise d’apprendre souvent des nouvelles de la santé et prospérité de cet illustre magistrat, et aussi de la vôtre ; et que vous me ferez un singulier plaisir, quand vous vous voulez bien donner la peine de m’écrire fréquemment et de m’apprendre les mystères qui se trouvent en un si grand nombre sur les médailles, dont vous pénétrez, sans vous flatter, dans l’intérieur » [nouvelles critiques des opinions du Père Hardouin dans son ouvrage sur les médailles Tétricus] … « Mon portrait n’est pas en taille douce, sans cela je vous en enverrais une estampe et ce me ferait beaucoup d’honneur d’être regardé quelquefois par vous, qui êtes un des premiers antiquaires de notre temps, et un de mes meilleurs amis. Je suis marri qu’il y a quelque dispute entre vous et Mr. Morell. Il m’en a écrit, et il m’a envoyé une Lettre imprimée, écrite à Mr. le chevalier Fountaine, pour servir de réponse à un Extrait de lettre, que le Journal de Paris dit avoir été écrite audit Morel par Mr. Galland, antiquaire de Mr. Foucault intendant du roi en Normandie. Je crois que vous l’aurez déjà vue, et c’est pour cela que je n’en dirai pas davantage : je n’ai pas encore vu le Journal de Paris de l’année passée ; mais nous l’aurons bientôt ; et si je ne me trompe, votre lettre se lit dans le Journal de Trévoux, art. V du mois de mai, et 7 du mois de nov. derniers. Permettez-moi enfin, Mr., de vous entretenir encore sur deux médailles de la ville de Thurium » […] « En écrivant cette lettre, l’on m’écrit d’Utrecht que le savant Mr. Graevius est mort subitement d’une apoplexie jeudi passé. La Rép. des Lettres y perd beaucoup » (Abdel Halim, p. 445-447, n° CLXXXIX).  +
-Lettre du 12 mars 1703 (de La Haye) : [réflexions sur la controverse entre Galland et Morel au sujet des médailles consulaires ; sur les médailles de Tétricus et celles des Thyriens ; Cuper propose à son correspondant quelques difficultés sur les médailles de Domitien] [suit une addition où il est question de quelques lettres de Mr. le Prince de Ligne, qui demeure à Venise sur les médailles rares de son cabinet] (Abdel Halim, p. 449-451, n° CXCI).  +
-Lettre du 10 avril 1703 (de Campen) : « Je ne dirai mot à personne de ce que vous m’avez mandé de Mr. Morel ; et j’espère que cette froideur se dissipera et que vous serez d’aussi bons amis comme auparavant. Je lui ai écrit une assez longue lettre, il y a quelque temps, mais je ne reçois point de réponse, ce qui me fait craindre qu’il se porte mal. Ce serait assurément un grand dommage s’il venait à mourir, et l’étude des médailles y perdrait beaucoup (nb : Morel meurt le 11 avril 1703). Il a été il y a sept ou huit ans à Déventer, et me fit l’honneur de me venir voir. Je n’ai jamais vu personne qui dessinait si promptement et si nettement les médailles anciennes » [sur quelques médailles de Tétricus, sur d’autres d’Auguste, explication d’une pièce de Constantin, observations sur une série de médailles reçues nouvellement par Cuper de Constantinople, à propos d’une monnaie orientale expliquée par Galland, Cuper ajoute : « je ne savais pas que vous aviez étudié les langues orientales. Je n’aurais pas sans cela manqué à demander votre sentiment ; je demande donc pardon de cette bévue ; et je suis bien aise que vous m’ayez communiqué ce que vous en pensez »] (Abdel Halim, p. 453-454, n° CXCIII).  +
-Lettre du 16 mai 1703 (de Déventer) :[réflexions sur les controverses entre Galland et Huet et Galland et Ballonfeaux, sur les médailles de Tétricus et de Faustine] [suit une addition relative aux médailles de Faustine, à des notes philologiques sur le roman d’Apollonius de Tyr et à l’envoi d’une lettre à Huet, enclose dans la même enveloppe, que Galland est chargé de lui faire parvenir] (Abdel Halim p. 459-460, n° CXCV).  +
-Lettre du 10 sept. 1704 (de Déventer) : [critique de l’explication d’une médaille de Faustine par le père Tournemine, publiée dans les Mémoires de Trévoux de novembre 1703, édition de Hollande, description d’une médaille de Marc Antoine dans laquelle Cuper soupçonne une méprise de monétaire, autres médailles défectueuses du cabinet du Prince de Ligne, à propos duquel Cuper ajoute : « Mais je ne sais ce qu’est devenu ce prince. Il y a plus d’un an que je ne reçois des lettres de lui, quoique j’ai répondu le 23 du mois de juin 1703 à sa dernière qui était du premier du même mois, et que j’ai encore écrit une autre le 14 déc. passé. Je suis fort triste que cette correspondance ne dure plus. Vous vous étonnerez fort des belles choses et médailles dont les lettres de ce prince sont remplies, et si je les voulais publier avec mes réponses, le public en serait assurément satisfait entièrement. Je crains qu’il est mort, ou qu’il a quitté Venise, et s’est retourné au Portugal, où il a une femme riche de la première qualité et de la famille d’Astorga si je ne me trompe. Je vous prie de me vouloir informer si vous savez où ce prince sénéchal de Ligne, qui est originaire des Pays-Bas et qui a demeuré par plusieurs ans à Venise, s’est retiré, ou s’il est encore en vie ; car je crois que vous le connaissez et que vous avez des correspondances à Venise, et qu’il est trop versé dans l’étude des médailles pour n’être pas connu de vous. J’ai été au mois d’avril à Amsterdam. J’y ai vu un des meilleurs cabinets de l’Europe. Je vous en entretiendrai un autre jour, et vous serez sans doute étonné » [description de quelques médailles rares vues dans ce cabinet, observations sur un médaillon de Commode « dont les Mémoires de Trévoux font mention à l’article XX du mois de nov. 1703 », réflexions sur une dissertation de Vaillant : Sur la véritable époque de la naissance de Notre Seigneur, mentionnée dans les mêmes Mémoires à l’article II du mois d’octobre 1703, demandes d’information sur d’autres ouvrages numismatiques mentionnés par ce périodique] « Mais, Mr, il est temps de finir, quoique j’ai encore beaucoup de choses à vous dire, et que je pourrais parler des médailles très rares, et à ce que je crois anecdotes et uniques. Et puisque vous me ferez le plaisir à ce que j’espère, de répondre tant à cette lettre qu’à la précédente, il me semble que vous avez assez de peine » (Abdel Halim, p. 462-464, n° CXCVIII).  
-Lettre sans date faisant réponse à celle de Galland du 3 oct. 1704 (de ) : [remarques sur quelques médailles énigmatiques que possède Cuper ; celui-ci souhaite que soit publiés les ouvrages de numismatique de Galland, Dictionnaire et Selecta, sur lesquels il compte pour l’explication de nombreuses médailles curieuses] «Je viens enfin à ce dont vous parlez presqu’au commencement de votre lettre, et je vous entretiendrai du cabinet que j’ai vu à Amsterdam. Mais, Mr, je ne sais par où commencer ; et si je vous en devais faire un détail tout à fait exact, croyez-moi, j’y emploierais au moins une semaine toute entière. C’est un cabinet, Mr, qui est un des plus curieux et des plus riches qu’on puisse voir entre les mains d’un particulier, et peut-être que je ne me tromperais pas si je disais d’un prince. Le possesseur se nomme Jacques Bary. Il a été consul à Séville de la part de Mess. les Etats Généraux. Il a fait beaucoup de remarques en voyageant par l’Espagne de temps en temps. Il en a apporté huit mille pièces entre qui il y a de très beaux médaillons, et des médailles frappées presque dans toutes les colonies et villes d’Espagne et de Portugal, tant connues qu’inconnues, dont un grand nombre ne se trouve pas dans Mr. Vaillant, et qui nous apprennent tant de belles choses que je ne les pu assez admirer, et que je suis confus et hors de moi-même quand j’y pense. Nous nous écrivons de grandes lettres presque tous les quinze jours, en français ; nous tâchons de développer les mystères qui se trouvent sur les médailles, et dans les inscriptions et les bas-reliefs, dont il a aussi quelque provision » [observations sur diverses médailles espagnoles provenant de ce cabinet ; suit une longue liste d’échatillons de pièces rares, afin de permettre à Galland de juger de la richesse d’une telle collection] « P.S. L’on imprime en Allemagne les Médaillons du roi ; et j’y trouve des très beaux et très rares. Mais apprenez-moi si l’on ne doit pas y faire un commentaire. Il me semble que j’ai lu quelque part que Mr. Vaillant s’en est chargé » [suivent des remarques sur les médailles rapportées dans cet ouvrage] (Abdel Halim, p. 467-470, n° CC).  
-Lettre du 16 jan. 1705 (de Déventer) : [Cuper n’a pas encore lu le dernier ouvrage du Père Hardouin, Super nummis antiquis duobus, mais recommande à Galland de ne pas perdre son temps à répondre aux paradoxes du Jésuite ; sur les lettres et chiffres énigmatiques que portent certaines médailles antiques ; sur la consécration de Dioclétien ; si Auguste fut adoré à Rome de son vivant ; du droit de faire battre monnaie dans l’empire romain ; réflexions sur une médaille de Domitius Domitianus] « Vous me ferez un grand plaisir de m’envoyer, si l’occasion se présente, les dissertations de Mr. Génebrier sur Magna Urbica, et sur Nigrianus, car elles ne peuvent être que bonnes, puisque vous donnez à ce savant médecin une grande sagacité dans la connaissance des médailles. Je me fie tout-à-fait à votre jugement, et je vous prie de le vouloir assurer de mes très h. services. On m’a aussi envoyé d’Italie le titre du livre de Mr. Vignoli. Il m’en fera présent aussitôt qu’il sera imprimé » [réflexions sur le sujet de cet ouvrage ; sur les médailles et inscriptions d’Antonin Pie] » J’espèreque les dissertations de Mr. le baron de Spanheim seront bientôt imprimées ; au moins on me donne de Londres de telles espérances. Je ne connais par Mr. Rostgaard, et je n’ai rien vu de lui ; j’en demanderai des nouvelles aussitôt que j’écrirai à Mr. Sperlingius, qui travaille à cette heure à une dissertation, où il tâchera de nous donner les vraies lettres gothiques, et prouver qu’elles ne sont pas si anciennes comme les Suédois le soutiennent. Je lui ai envoyé les caractères qui se trouvent sur les médailles espagnoles de Mr. de Bary, dont plusieurs sont semblables aux runes ; et j’espère qu’il nous en dira des bonnes nouvelles, car il est très versé entre autres dans les antiquités septentrionales. Me voici au point de votre lettre que j’avais réservé le dernier, et c’est le cabinet de Mr. Bary. Je suis donc bien aise que vous approuviez ce que je vous en ait dit ; et c’est assurément peu à l’égard de tout ce qu’il possède. J’ai reçu depuis la dernière que je vous ai écrite, deux lettres de lui, accompagnées de plusieurs dessins de médailles » [description de quelques-unes de ces médailles ; sur un médaillon d’Agrippa du même cabinet] (Abdel Halim, p. 477-479, n° CCII).  
-Lettre du 15 février 1705 (de Deventer) : « J’ai reçu une lettre de Mr. le consul de Séville dans le moment quand j’envoyais ma dernière à la poste, et c’est pour cela que je n’ai pas pu vous mander ce qu’il m’écrivait sur votre sujet » [réflexions sur les anciens caractères phéniciens ; résumé de quelques opinions de Bary à ce sujet, fondées sur l’étude des médailles amassées en Espagne]« Et il (Bary) ajoute enfin ces paroles : ‘Je céderai avec beaucoup de plaisir à Mr. Foucault quelques-unes de mes médailles doubles, et il me sera même glorieux de pouvoir contribuer à l’embellissement d’un cabinet si fameux. Mais le moyen de savoir celles qui lui manquent, puisqu’il en possède plus qu’aucun autre ? Il faudrait qu’il envoie une liste de celles qu’il possède, ou désire ; alors il pourra dire ce qu’il croit qu’elles valent. Il peut être assuré qu’on usera de toute l’équité raisonnable ; ou, s’il veut, qu’il y mette le prix, je le veux bien, car il est impraticable de les envoyer sans cela. Voici une liste de mes médailles doubles, si vous le jugez à propos, Monsieur, de l’envoyer à Mr. Galland, il pourra dire celles qu’il souhaite d’avoir’. Voilà, Mr, ce que Mr de Bary m’a écrit, et si vous y avez quelques considérations, et si vous trouvez bon de les m’envoyer, Mr., je ne manquerai pas de les lui faire tenir au plus tôt » [difficultés sur quelques médailles de l’empereur Léon portant au revers la légende VICTORIA ; sur les deux médailles de Lacédémone ; sur une médaille d’Antonin Pie ; sur de nouvelles médailles du cabinet de Bary ; sur des extraits d’ouvrages de numismatique, publiés dans les Nouvelles de la République des lettres de décembre 1704 et janvier 1705] « P.S. : Vous voyez assez, par l’enveloppe, que j’ai reçu votre dernière lettre, et que je me règle selon votre avertissement. Les Mémoires de Trévoux ne s’impriment plus en Hollande, et les derniers ont été du déc. 1703 ; j’en suis fâché, et vous en voyez que je n’en pourrai pas apprendre ce que le Père de Grainville dit contre les paradoxes du Père Hardouin. J’écrirai à Amsterdam pour animer les libraires à reprendre l’ouvrage où ils l’ont laissé » (Abdel Halim, p. 483-485, n° CCV).  
-Lettre du 23 mars 1705 (de Deventer) : « Mais, Mr., quelles grâces je ne vous dois pas rendre pour toutes les choses bellissimes dont vous me faites part. J’en suis tout-à-fait confus » [Cuper aborde rapidement les nouvelles médailles d’Antonin Pie citées par Galland] (Abdel Halim, p. 490-491, n° CCIX).  +
-Lettre du 16 avril 1705 (de Deventer) : « La matière est fort étendue, et si je m’entendais si bien aux médailles comme vous, Mr., je serais obligé de faire un volume. Mais vous avez si bien développé les matières qu’il n’y a rien à ajouter et vos probabilités sont presque comme autant d’arguments convaincants » [Cuper n’a pas encore reçu les dissertations de Génebrier que lui avait promises Galland ; réflexions sur la dissertation de Gros de Boze sur la déesse de la santé ; sur le titre de Pius attribué par erreur à Marc Aurèle] « Mr. de Leibnitz s’est trop hâté, quand il vous a mandé que mon Eléphant serait bientôt mis sous presse ; je n’en sais encrore rien moi-même ; mes affaires ne me permettent pas de faire un tour à Amsterdam ; mais quand je m’y en vais, il y a bien de l’apparence que je trouverai quelqu’un qui s’y appliquera ; car beaucoup de savants, même à mon insu, les animent » ; « Après avoir fini cette lettre, et au moment que je l’envoyais au poste, Mr. de Bary me renvoie celle que vous m’avez écrite le 6 de mars. Il m’envoie aussi cinq planches, qui contiennent des médailles espagnoles et anecdotes, et il me mande outre cela qu’il vous fera tenir ses considérations, sur vos demandes en peu de jours. Je vous les enverrai aussitôt que je les aurai reçues, et c’est alors que je vous entretiendrai des médailles dont je viens de parler » [suit un relevé de quelques légendes des médailles du cabinet de de Bary ; les copies des lettres suivantes échangées entre de Bary et Galland sont de la main de Cuper et font suite à celle-ci] (Abdel Halim, p. 491-494, n° CCX).  +
-Lettre du 6 mai 1705 (de Deventer) : [remarques sur les médailles espgnoles de de Bary ; Cuper envoie à son correspondant plusieurs estampes de divers caractères employés dans ces médailles ; acquisition de nouvelles médailles provenant de Venise ; description des plus curieuses d’entre elles] (Abdel Halim, p. 495-496, n° CCXII).  +
-Lettre du 14 juillet 1705 (de Deventer) : « J’ai fait tenir le paquet de Mr. de Bary, et je lui ai écrit que le prix de Mr. Foucault met aux cinq médailles, était fort raisonnable, et je ne doute nullement qu’il les lui enverra bientôt, et je l’ai informé comment il dit faire l’adresse » [réflexions sur une explication du mot OCCABO envoyée par Gros de Boze à Cuper ; sur les médailles de Diaduménien citées dans la lettre de Galland] « On a publié ici les Familles romaines de Mr. Vaillant en deux volumes in-folio ; je n’ai que feuilleté ce beau livre à cause des affaires que j’ai sur les bras, mais j’ai dessein de le lire avec attention, et je ne doute point que j’en tirerai profit. J’attends avec impatience la réponse que vous me promettez, pour savoir ce que vous jugez des médailles dont j’ai fait mention. J’ai reçu depuis peu de Venise une médaille de Trebonianus Galus […] Il y a à Venise Mr. Strycker, consul de la part de Mess. les Etats généraux. Il souhaite passionnément de pouvoir lier amitié avec vous. Il est un grand amateur de médailles, et il en possède des belles, à ce qu’il m’a mandé. Je lui ai écrit que cela vous sera sans doute agréable, et j’espère que vous l’approuverez » (Abdel Halim, p. 503-504, n° CCXIX).  +
-Lettre du 1er août 1705 (de Deventer) : [sur quelques médailles provenant de Lybie ; sur les médailles espagnoles du cabinet de Mr. de Bary ; sur les médailles nouvellement reçues de Venise ; sur les médailles des rois de Syrie qui portent le dessin d’un éléphant ; sur deux médailles grecques] « Je vous demande pardon si je suis importun, et j’espère que vous excuserez la liberté que je me donne, et que vous me tirerez de l’embarras où ces médailles m’ont jeté » (Abdel Halim, p. 508-509, n° CCXXIV).  +
-Lettre du 29 août 1705 (de Deventer) : [réflexions sur la médaille de Diaduménien ; en ‘échange’ de la copie de cette médaille envoyée par Galland, Cuper lui fait présent du dessin d’une autre parmi les plus précieuses de sa collection, portant la légende TERTVLLA TITI ; longue dissertation sur cette pièce ; nouvelles observations sur les médailles de Trebonianus Gallus] « Je vous prie de me vouloir permettre, puisqu’il y a du vide, de vous entretenir un moment sur une médaille de l’empereur Placidus Valentinianus » (Abdel Halim, p. 511-512, n° CCXXVII).  +
-Lettre sans date qui suit, dans le ms. de Cuper, la lettre à de Barry du 10 sept. 1705 (de Deventer) : « J’ai été il y a quelque temps six jours à Amsterdam. Je n’y pouvais rester davantage, à cause que mes affaires me rappellaient à Déventer. J’en suis fort fâché, et je n’ai pas satisfait, comme je m’étais proposé, à ma curiosité ; car quoique j’ai vu les cabinets de Mr. de Bary, de Mr. de Wilde et d’autres, il y restaient toujours des autres, et je n’ai pas encore vu les deux premiers en entier. Ce sera donc une affaire à reprendre, et j’y resterai au moins pour quinze jours entiers sans y comprendre l’itus et le reditus pour ne rien négliger, et pour prendre une exacte connaissance de tout ce qu’on trouve dans cette grande ville de curieux et de rare du vieux temps, car pour voir les occidentis et orientis opes, ce serait une affaire d’une année. M. de Bary m’a communiqué la lettre que vous lui avez écrite le 10 septembre » [réflexions sur les médailles citées dans cette lettre ; sur les dissertations numismatiques de Gros de Boze ; sur la médaille de Diaduménien ; sur la médaille de Titus ; médailles remarquées dans la collection de de Bary ; … ; sur deux médailles de Néron remarquées dans une collection d’Amsterdam ; travaux de de Bary concernant les caractères phéniciens] (Abdel Halim, p. 513-515, n° CCXXIX).  +
-Lettre du 9 déc. 1705 (de Deventer) : [Cuper renonce à toutes les objections au sujet des médailles précédemment contestées, pour embrasser sans réserve les opinions de son correspondant ; sur les médailles africaines portant le dessin d’un éléphant ; sur quelques médailles de la ville de Pompéi ; sur l’ouvrage de Spon Des dieux inconnus et le surnom de Cingiduus donné à Jupiter ; considération sur la médaille de Bérénice mentionnée par Galland] « Je désire passionnément de voir votre dissertation sur la monnaie d’Homère. J’en parle comme vous le savez dans mon Apothéose, et vos remarques me serviront beaucoup à illustrer mieux cette matière. Je m’en irai bientôt à Zulphen, pour examiner et mettre en ordre le cabinet de feu Mr. le baron de Heckeren ; c’est une belle collection, et j’espère de vous en pouvoir entretenir, au moins sur quelques médailles que je jugerai être dignes de votre curiosité. Les héritiers le veulent vendre tout entier, ce qui ne m’accommode pas » [sur les médailles grecques du cabinet de de Wilde et de celui de « Mr. Cronenburgh, apothicaire à Amsterdam »] ; en post scriptum : « M. de Cuningham (nb : 1654-1737 : historien et diplomate écossais, précepteur du duc d’Argyll, envoyé en France en 1701 pour négocier des accords commerciaux), gentilhomme que vous connaissez peut-être, car il a été en France, a dessein de publier un voyage métallique, où il établira les belles et rares médailles qu’il a vues dans divers cabinets ; et voilà ce qu’il me mande : ‘Puisqu’il n’est pas permis à nous autres à écrire en France, si vous pourriez me faire tenir une liste de ce qui est de plus rare dans le cabinet du duc du Maine, ou en celui du roi, en grec, cela me fera un plaisir sensible. Je ne crois pas qu’on vous le refusera, puisque cela est pour leur honneur, et je vous avoue que j’ai perdu une bonne partie de mes notes sur ces deux cabinets qui m’ont donné assez de peine quand j’étais en France’. Comme je me pique d’aider ceux qui se donnent à augmenter les sciences, vous me permettrez bien de vous recommander cette affaire. Si vous pouviez (car vous le voulez, j’en suis assuré) disposer les gardes de ces cabinets à communiquer une liste de quelques rares médailles qui s’y trouvent, et si vous y voudriez joindre quelques-unes du cabinet de M. Foucault, vous m’obligeriez infiniment. Et j’espère que les illustres et savants antiquaires, à qui l’on a confié les cabinets du roi et du duc du Maine, ne vous refuseront pas cette petite complaisance. Je n’ai pas l’honneur de les connaître, excepté que j’ai reçu une ou deux lettres de Mr. Vaillant qui a soin, dont je me souviens à cette heure, du cabinet du duc nommé » (Abdel Halim, p. 518-520, n° CCXXXII; Burnett 2020b, p. 838).  
-Lettre sans date, venant après celle de Galland du 16 janvier 1706 (de Deventer) : « J’ai reçu les lettres que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 22 de déc. et le 16 de janvier, avec les deux dissertations, une Sur les cuisines des anciens, et l’autre Sur les médailles frappées à Smyrne à l’honneur d’Homère » [observations sur le discours relatif aux cuisines et aux cheminées des anciens ; comparaison entre le Discours sur la monnaie d’Homère et l’ouvrage de Cuper intitulé L’Apothose d’Homère] « Je ferai savoir à M. de Cuningham ce que vous me mandez sur son sujet. Il y a longtemps qu’il ne m’a pas écrit, et je ne sais pas bien s’il est en Angleterre ou ailleurs. Je vous prie d’assurer M. Foucault de mes très humbles services et respects, et de dire à cet illustre magistrat que je parlerai avec les héritiers de M. le baron de Hekeren, assitôt que je serai requis à examiner le cabinet ; et je vous marquerai ce que j’y verrai de beau et d’extraordinaire » (Abdel Halim, p. 525-526, n° CCXXXVI; Burnett 2020b, p. 838 n. 144).  +