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Le coadjuteur de Rouen était Jacques-Nicolas Colbert (1655-1707), archevêque coadjuteur de Rouen (1680), en titre (1691-1707), etc. en charge de la Bibliothèque royale pour le compte de son frère cadet, Louis Colbert, né en 1669, garde de la Bibliothèque et du Cabinet des Médailles depuis la mort de son oncle Nicolas Colbert, évêque de Luçon, décédé en 1676 (note des éditeurs).  +
Les frères de Launay (Jean et Pierre-Albert), généalogistes, étaient de célèbres faussaires dans leur domaine: ils établissaient de fausses généalogies et d’abord la leur. Jean, pseudo-baron de Launay fut exécuté à Tournai en 1687. Sur Jean de Mesgrigny, gouverneur de la citadelle de Tournai (1678), capitaine de la compagnie des cadets-gentilshommes de Tournai (1682), voir la note des edd., à la lettre 7, page 5 (note 10). Sur la collection de Launey, cf. infra, lettre 459  +
Le duc du Maine (ou plutôt, le roi au nom de son fils légitimé) avait recruté Vaillant, comme son antiquaire, chargé de s’occuper de ses médailles. cf. infra, lettre 410.  +
La note des éditeurs à Jean Rou, Tables historiques, chronologiques et généalogiques, contenant ce qui s’est passé de plus mémorable depuis la création du monde, Paris, chez l’auteur, 1672-1675, 9 planches doubles (...) est insuffisante.Il y a autour de ces Tables une ténébreuse affaire qui implique Louvois et Rainssant. L’auteur, Jean Rou (1638-1711), avocat au parlement était protestant, comme le rappelle la note. Ce qu’ils omettent c’est que le livre fut saisi et en partie anéanti (il en subsiste quelques rares exemplaires), et son auteur embastillé. Il en fut libéré par une intervention du duc de Montausier, son protecteur. Le dossier est rapporté par Francis Waddington, Mémoires inédits et opuscules de Jean Rou (Paris, 1857), I, pp. XI-XIV, pp. 28-29, 39-63, 97-109, 205-209, 216-218, 315-316. L’affaire est évoquée à plusieurs reprises dans les lettres de la Correspondance de Pierre Bayle éditée par Anthony McKenna et Fabienne Vial-Bonacci dont il existe une édition papier, chez Champion, et une édition électronique (avec de précieuses annotations): lettre 78, de Pierre Bayle à Joseph Bayle, le 8/2/1675; lettre 160, de Pierre à Jacob Bayle, 26/11/1678, ; lettre 439, de Raissant à Bayle, le 12/6/1685; lettre 448, de Pierre Bayle à Pierre Salbert de Marcilly, le 27/7/1685; lettre 548, de Pierre Bayle à Jean Rou, 10/4/1686 (avec extrait d’une lettre de Rainssant); Lettre 558, de Rainssant à Bayle, c. 15/5/1686; lettre 564, de Rainssant à Bayle, 28/5/1686; lettre 605, de Rainssant à Pierre Bayle, le 31/7/1686; lettre 582, de Rainssant à Bayle, le 25/6/1686; lettre 590, de Pierre Bayle à Jean Rou, le 5/7/1686; lettre 605, De Pierre Raissant à Pierre Bayles, le 31/6/1686. Une partie de ces lettres est déjà cité par Waddington, pp. 207-209. Il apparait que Louvois avait obtenu le tirage de six exemplaires environ pour le Cabinet des médailles. Rou avait été soutenu dans son entreprise par Colbert. Rainssant dans la correspondance avec Bayle évoque les tables d’un certains Roy, soit les Nouvelles tables historiques dressées par ordre du Roy pour l’usage de Monseigneur le Dauphin par Me I. Roy, advocat au Parlement (Paris, 1675): ce sont les tables de Rou, dont Rainssant était très satisfait, expurgée de ce que critiquait Bossuet comme relevant de l’hérésie RPR. Les tables originales de Rou étaient dédiées au Dauphin.  
Sur cette affaire et l’abbé Boisot, cf Chifflet, Claude-Nicolas dans «3-Inventaires de collections numismatiques». Les edd. identifient en note l’abbé Boisot, à Jean-Baptiste Boisot (1638-1684), abbé de Saint-Vincent de Besançon, bibliophile et collectionneur qui avait acheté la bibliothèque, les tableaux et les médailles du cardinal Granvelle. Boisot légua ses collections aux bénédictins de son abbaye, à condition qu’elles soient ouvertes au public. Ils se fourvoient, en revanche, quand ils identifient le Chifflet en question à Philippe-Eugène Chifflet.  +
Lettre déjà publiée par Camille Rousset, Histoire de Louvois et de son administration politique et militaire (Paris, 1862-1863), III, p. 172 (note des edd.).Camille Le Tellier, abbé de Louvois (1675-1718), n’avait pas dix ans. Non seulement le responsable du Cabinet des médailles était sous l’autorité du surintendant des bâtiments du roi, Louvois en l’occurrence, mais encore, Camille Le Tellier, étant enfant mineur, c’est son père qui exerce sa charge à sa place. Louvois rembourse 30 000 livres à Hodier, agent des Colbert, pour l’office, mais, dans la mesure où elle est augmentée de l’intendance et de la garde des médailles, il la porte à 40 000 livres. La lettre suivante, 365, page 128 se rapporte à la même affaire.  +
Notes : n. 555 : Les collectionneurs du temps s’intéressaient aux anciennes monnaies d’Israël, en relation avec la lecture des textes bibliques. On pensait en général que le sicle était la plus ancienne monnaie; d’où la création de nombreuses monnaies de fantaisie; «Toutes les médailles hébraïques où il y a la teste de Moyse ou de quelque autre personne sont fausses ou modernes» (L. Jobert, La science des médailles, 1692, p. 165). n. 556 : Denis Moëne Grimaldi de Copponay, mi-chimiste, mi-charlatan, était adepte de la médecine spagirique. Il avait fondé, en 1684, l’Académie chimique, ducale et royale de Savoie (L. Sevez, «Notice sur l’académie chimique, ducale et royale de Savoie et sur Grimaldi de Copponay, son fondateur», 1859).  +
Daubeil: le père Jean-François d’Obeilh, chapelain de l’ambassadeur, Paul de Barillon d’Amoncourt. «Plutôt que d’un médaillon, il doit s’agir d’un aureus de l’empereur romain Pescennius Niger (193-194, au revers de Jupiter assis, pièce d’une extrême rareté» (notes des edd.).Claude Gros de Boze, «Réflexions sur les médailles de Pescennius Niger...», Mémoires de l’Académie, 24 (1756, lu le 10 mars 1750), pp. 105-108 est formel, il n’y avait pas de Pescennius d’or au cabinet du roi ni dans aucun autre, avant qu’on ne lui en propose un, en juillet 1749 (p. 108). D’autre part, A. Schnapper, Le géant, la licorne la tulipe (Paris, 1988), p. 152 pense que ce médaillon de Pescennius correspond à celui acheté par Vaillant, puis revendu par lui au cabinet du roi. Je ne le crois pas. Il cite un extrait des Comptes des bâtiments, II, col. 537, qui se rapporte à la transaction du 22 février 1684 et qui ne concerne donc pas Vaillant: «16 avril [1684]: au sieur CLERY, pour son remboursement de ce qu’il a payé à Londres pour le prix d’un médaillon d’argent de l’empereur Pescennius Niger, envoyé au Roi par M. de BARILLON, ambassadeur à Londres... 440 (livres)». Vaillant avait payé le sien 30 louis d’or. (10 livre valent une pistole; soit 40 pistoles = 400 livres, j’ignore à quoi correspondent les 40 livres supplémentires). Vaillant a acquis cette monnaie avant 1692. Voir lettre 370, ci-après.  +
Cf. supra, lettre 307.Il semble ici que le Louis vaut dix livres, à moins qu’il faille inclure les quarante livres de restes, ce qui mettrait l’équivalence à 11 livres ?  +
Rainssant était lui aussi en correspondance avec Chabert qui lui servait d’intermédiaire avec Bayle, cf. Correspondance de Bayle, lettres 508, 526, 551, 564, 639.Il semble être question ici de médailles modernes. Anton Meybuch était un graveur danois qui contribua à l’Histoire métallique de Louis XIV (note des edd.).  +
Gallois, abbé Jacques ou Jean (1632-1707), rédacteur du Journal des Savants, assura l’intérim de Carcavi en 1683-1684 (note des ed.).  +
Dans une lettre à cachet volant, le sceau est placé de telle manière qu’une tierce personne (ici Rainssant) puisse la lire sans l’endommager avant de la transmettre au destinataire (l’abbé Gallois). Cette lettre correspond au n° 298, la suivante.  +
Pour le règlement, cf. Comptes des Bâtiments du roi, II, col. 538: «23 juillet [1684]: au sieur de Wasqual, pour plusieurs médailles qu’il a fournies pour le cabinet des médailles, 60 (livres)».  +
There is also a second issue published by Johann Paul Krauss: https://books.google.it/books?id=EX4VwQEACAAJ&printsec=frontcover&hl=it&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false The work also includes the elogium of Erasmus Frölich by Joseph Khell von Khellburg: p. 7-27.  +
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