Grand document
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G
Lettre du 18 février 1733 (d’Orléans) : « Je suis bien mortifié, Monsieur, de ce que l’indisposition que j’ai eue m’a empêché d’avoir l’honneur de vous écrire plutôt pour vous envoyer la médaille d’or de Justinien que vous souhaitez. Je n’ai pu voir plutôt que hier l’orfèvre à qui elle appartient, et qui en ( ?) qui ( ?) pas raison pour le prix ; j’aurais du m’en informer avant de vous l’annoncer et c’est ce que je ferai dans la suite ; voici donc la médaille, qu’on vous vendra 10tt. Cet homme qui se nomme Leho en voulait absolument un demi Louis d’or et c’est avec peine qu’il a diminué les 40tt. Si elle vous fait plaisir, vous la garderez et je le paierai ; sinon je vous prie de me la renvoyer et je lui rendrai, ne vous ( ?) que sous cette condition, c’est-à-dire que si elle ne vous convient point pour le prix que vous avez la liberté de la rendre. Je n’ai point pu faire mieux ; le malheur est que dans ces occasions on ne trouve point des médailles rares, car il m’en coûterait point d’avantage que pour les communes. Je vous suis, Monsieur, bien obligé d’avoir fait réduire le prix de la Livie à 12tt quoi qu’elle soit fort (fruste). Comme je n’en ai point d’autre, je la garderai jusqu’à ce qu’une plus belle la chasse de mon cabinet, au hasard de ne point trouver de celle-ci le prix qu’elle me coûta, mais il faut bien risquer quelque chose en curiosités. Je vous prie donc, Monsieur, de vouloir bien la payer et je vous ferai bon compte de cette somme. Je vais recommander la présente à la poste et ainsi j’espère que vous la recevrai demain. Je ferai en attendant que / vous me fassiez l’honneur de m’en mander la réception ; à ( ?) Monsieur s’il se présente quelqu’autre médaille, j’aurai ( ?) de vous en donner avis ; de notre côté s’il vous tombe quelque chose en bronze, je vous prie de songer à moi ; j’ai l’honneur d’être, Monsieur, très sensiblement votre très humble et très obéissant serviteur. Beauvais l’Aîné. A Orléans. Ce 18 février 1733 » (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 264r et v).
Lettre du 8 mars 1733 (d’Orléans) : « J’aurai eu, Monsieur, l’honneur de répondre plutôt à votre dernière lettre du 23 février dernier si je n’avais eu quelques raisons pressantes pour cela. Je suis charmé que vous ayez gardé la médaille d’or que je vous avais annoncée comme appartenant à Justinien ; quelque chose qu’on en puisse dire, sa légende se va toujours regarder par les curieux comme une de ces singularités extraordinaire qui rendent les médailles précieuses aux connaisseurs. Monsieur l’abbé de Rothelin dont j’ai l’honneur d’être élève m’a si fort imprimé ces idées-là dans les ( ?) qu’il n’y a peut-être personne qui fasse plus d’attention que je le fais à une médaille la première fois qu’elle me passe par les mains. J’en ai assez découvert de ce nombre depuis que j’ai pris quelque goût pour les médailles et le cabinet de Monsieur de Rotelin s’en est ressenti. Heureux si je me crois quelquefois moins piqué de connaissance et si j’avais eu la fermeté de ne rien sacrifier en bronze, mais il m’est échappé des mains des raretés que je sens bien que je ne retrouverai jamais. Il m’est tombé par hasard depuis quelque temps un Sept. Sévère grand bronze avec le revers consecratio. (P ?) animam muliebrisinn coelum ferens. Voilà de l’extraordinaire, c’est sans contredit la consécration de Faustine la Jeune. Je ferai peut-être connaître cette médaille au public, et j’y oindrai aussi une Julia Domna que j’ai découverte à (Evreux ?) au revers Primi decennales cos. ii. pp. J’en reviens, Monsieur, à la médaille d’or que je n’ai payée que 9tt au Sieur Leo orfèvre ; ainsi je vous suis débiteur de 3tt que / je vous enverais bien si ce n’était pas une trop petite ( ?) pour tirer une lettre de change. Cette somme se trouvera avec autre chose et je prends, Monsieur, la liberté de compter sur vos bontés et que vous voudrez bien m’annoncer les médailles de bronze qu’on vous fera voire et qui vaudront la peine d’être acquises. Je vous prie, Monsieur, me rendre ce service et de mon côté je ne négligerai rien pour vous découvrir ( ?) nouveau. Il y a un curieux ou deux à Tours qui ont sûrement des médailles d’or. Je verrai si je n’aurai pas occasion d’aller cette année dans cette ville. Comme j’ai quelquefois été et eu ce cas. Je verrai de quoi il s’agira et je me suis déjà informé de ce fait dont on ne m’a pas vendu de bonnes raisons parce que je n’ai eu affaire qu’à des ignorants, mais sûrement je ne négligerai point l’avis qu’on m’en a donné. Adieu, Monsieur, je vous souhaite une santé parfaite et vous prie de me croire avec un profond respect votre très humble et très obéissant serviteur. Beauvais l’Aîné. A Orléans ce 8 mars 1733(Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 262r et v).
Lettre du 31 mai 1733 (d’Orléans) : « Je vous dois, mon cher Monsieur, les remerciements les plus sincères et les plus sensibles de toutes les honnêtetés et les politesses que j’ai reçues chez vous dans mon dernier voyage de Paris, et aussi je vous les fais de tout mon cœur en souhaitant assez passionnément qu’il se présente quelqu’occasion qui me mette en état de m’acquitter d’une partie de ce que je vous dois. J’arrivai à Orléans le lendemain de mon départ à 10 heures du matin, ayant fait la première journée 24 lieues sans me trouver autrement fatigué. Je me suis occupé depuis mon retour dans mes moments de loisir à faire l’arrangement des nouvelles médailles de grand bronze que j’ai apportées. Je ne croyais point avoir fait une aussi grande fortune chez le Père Le Vaillant ( ?), mais des 96 médailles de grand bronze que j’ai apportées en total, il en est entré 92 dans ma suite, 61 que je n’avais pas, c’est-à-dire en observant les différences dans toute la ( ?) et 31 que j’ai changées. Voilà une fortune qui ne laisse pas que de m’avancer beaucoup et cela me donnera du goût pour faire de temps en temps quelques petits voyages à Paris. Le plaisir que je trouverai d’y avoir un ami tel que vous me flattera touours bien sensiblement. Je souhaiterais bien vous trouver quelque chose et je suis là-dessus dans les sentiments du monde les plus inquiets, mais il faut malgré moi que j’attende tout du temps. Je ne manquerai point quand je serai à Rouen dans environ 6 semaines de prendre une note des médalles d’or qui sont chez Mr des Hayes, marchand de dorure qui demeure rue des Carmes et de vous l’envoyer. Comme je resterai à Rouen quelque temps pour y chercher quelques fortunes, vous aurez le temps de m’y faire réponse. / Je vous prie, Monsieur, s’il se trouve quelqu’occasion d’avoir du grand bronze de vouloir bien songer à moi. Vous savez de quelque manière ou plutôt dans quels sentiments nous nous sommes quittés. M. et moi très mal satisfait l’un de l’autre de ce que je ne voulais plus être un homme aisé et moi de ne rien tirer en retour de bonnes choses que j’aurais envoyées. Il faut bien se consoler de tout dans la vie et tâcher de prendre le parti que vous avez sagement pris, c’est-à-dire de vivre indépendants de ces messieurs-là. Je ne puis songer au dernier repas que j’ai eu l’honneur de faire chez vous sans rire des incartades qu’y fit l’historien de Carausius (le P. Génébrier) et de la manière brusque dont il se leva pour s’en aller, mais enfin étant sur le point de sortir, il jeta un regard de tendresse sur une table qui a peut-être souvent servi à calmer le murmure de ses entrailles, et cet objet le calma aussitôt, et lui fit revenir prendre sa chère place. J’aurai longtemps cette figure dans l’idée et il est ( ?) que Calot n’ait pas été son contemporain, car sûrement il n’aurait point manqué de le copier. Après cette digression j’aurai, Monsieur, l’honneur de vous entretenir d’un sujet aussi triste que l’autre est risible. C’est le débordement de notre rivière arrivée depuis 3 jours (etc.) » (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 259r et v et 261r ; Sarmant 2003, p. 209, note 80).
Lettre du 22 juin 1733 (d’Orléans) : « J’ai Monsieur reçu avec tout le plaisir imaginable la dernière lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire. Je suis infiniment sensible aux marques d’attention que vous me témoignez et je vous prie vouloir bien me continuer vos bontés et vous … de moi quand il se présenterait du grand bronze à acquérir. Je viens d’accepter depuis 4 jours la suite de grand bronze de Monsieur Pollocke dans laquelle figurait un Auguste incontestable au revers consu. Senatus Xa, un beau Tibère… Je ne songe pas moins à vous Monsieur et voici deux médailles d’or du Bas-Empire que je vous annonce et dont vous serai le maître moyennant quelques médalles ( ?) en retour. Mr Pollocke qui les a en faisant une suite (description) / En voilà Monsieur la description exacte lettre à lettre. Si elles vous font plaisir ou l’une ou l’autre, faites moi l’honneur de me mander vos intentions et je vous les aurai. Comme l’heure me presse, je n’ai que le moment de vous assurer de mes respects… » (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 256r et v). +
Lettre du 19 juillet 1733 (de Rouen) : « Je suis Monsieur arrivé en cette ville depuis deux jours et je compte y rester jusqu’à dimanche au matin. Je suis actuellement chez Monsieur Deshaÿes qui n’a que 4 médailles d’or, un Trajan que vous avez sans doute et 3 du Bas-Empire, un beau Valentinien, un bel Honorius et un quinaire qui vous convidendra. Vous verrez Monsieur s’il y a quelque chose qui vous manque ; vous aurez ces médailles pour le poids en retour d’une Faustine ou des deux mère et fille, si vous voulez vous en défaire de deux. S’il y a du surplus en matière, Mr Deshaÿes le donnera en argent ; vous pourrez traiter directement avec lui. C’est un très galant homme. Il a un beau Cromwell, mais il n’est que d’argent. Il pèse une once et … Vous verrez ce que vous souhaiterez. Si vous souhaitez m’honorer d’une réponse, mon adresse est à Beauvais l’Aîné chez messieurs ( ??) rue du Gros Horloge à Rouen. Adieu Monsieur, j’ai l’honneur d’être … » (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 252r). +
Lettre du 12 août 1733 (d’Orléans) : « J’ai reçu hier Monsieur le paquet de médailles de bronze que vous avez eu la bonté de m’adresser, et je commence par vous faire mes remerciements de votre attention à me procurer quelque chose, et de votre confiance, mais j’aurai Monsieur bien de la peine à m’accomoder de l’or de médailles qu’on vous a remis pour me faire voir, excepté le Caracalla qui est beau et que je prendrai volontiers pour 24tt parce qu’il me manque et que c’est une belle médaille, quoi qu’il ne vaille que 15tt tout au plus. Il n’importe quand les choses vlent la peine d’acquérir. Il faut se prêter aux intentions du vendeur, pour le reste, ce sont des pièces qui m’ont déjà passé dix fois par les mains et que j’ai très bien conservées. Cependant Monsieur, comme j’ai les derniers égards à la peine que vous avez prise dans cette occasion, et que ce seul motif me détermine, je garderai cela de médailles pour 60tt ; je les troquerai ou j’en ferai des profona ( ?), et j’ai en méd. doubles de meilleurss choses. Les deux Trajan ne sont bons qu’à mettre au rebut et c’est le sort que je leur destine. Je m’étonne comment vous m’avez mis ces deux pièces ; l’une est d’une fausseté qui saute aux yeux, et l’autre est si frustre qu’elle déprécie une tablette. Quand on a acquis ces sortes de méd., il faut les avoir du moins d’une conservation passable, sans quoi il est gentil d’y penser et je crois fournir trop déjà pour ne vous pas faire (part) de mon sentiment. Je vos prie Monsieur quand vous aurez la bonté de m’annoncer ou de m’envoyer des médailles, qu’elles soient d’une certaine rareté, car ma suite qui est de onze cent ne manque point de pièces communes, mais elles sont bien conservées. Voilà donc Monsieur 60tt et 24 pour vos deux méd. qui font en totl 84tt. Comme je n’ai pas à présent ( ?) de tirer sur votre ville et que cette somme est trop p(etite ?) pour chercher aux lettres de changes, je vais vous la ( ?) au carosse dans un paquet sous votre adresse qui arr(ivera) lundi et dont le port sera payé comme de raison, p(ar le) propriétaire des médailles. Ne vous pas (sic !) des 60tt. Je le ferai, car enfin il ne faut payer les choses que ce qu’elles va(lent) et je suis trop raisonable dans cette occasion, mais je vous dois toujours Monsieur bien des remerciements d’avoir pensé à moi. Monsieur Perdoulx( ?) est actuellement à la campagne pour se préparer à ses vendanges, on m’a dit qu’il doit revenir ces jours-ci. Je ferai mon possible pour obtenir ses sept médailles espérons bien conservées et je ferai bien ch( ?) que vous les eussiez. Cela ne dépendra point de mon s(ort ?). J’aurais Monsieur eu l’honneur de vous aller saluer à Paris, si j’avais eu seulement une heure à moi, mais j’espère réparer cela amplement après les vacances que je ferai un voyage plutôt pour avoir l’honneur de vous voir et pour parler de la curiosité qui nous amuse que pour toute autre affaire. J’espère avant cela avoir encore l’honneur de vous écrire et vous donner( ?). Je le fais aujourd’hui des assurances de l’estime et du respect avec lequel j’ai l’honneur… » (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 244r et v).
Lettre du 27 août 1733 (d’Orléans) : les jésuites de Tournon ont fait expertiser leur cabinet des médailles par le P. E. Souciet « Il y a longtemps, Monsieur, que je ne vous ai … de vos nouvelles . J‘aurais eu l’honneur de vous donner plutôt des miennes, si j‘avais trouvé à Orléans quelques médailles d’or que j’eusse pu vous annoncer.. Je souhaiterais fort apprendre que vous ayez depuis que j’ai eu l’honneur de vous voir augmenter votre suite de quelques nouvelles raretés. Vous savez, Monsieur, que j’ai eu l’honneur de vous livrer de Rouen et que je trouvai chez Mr des (oyer) moins de médailles d’or que j’aurais cru. Je n’ai point reçu de vos nouvelles à ce sujet ; je me suis bien douté que ces médailles ne vous convenaient point. Je n’ai .. qui sont chez Mr Padoux ( ?) de la … de cette ville qui les a ramassé depuis un très long temps. Cet homme ne connaît … les médailles et c’est ce qui fait qu’il y est plus entêté. En voici le catalogue qu’il m’a laissé prendre. Elles sont toutes les sept d’une belle conservation… m’a forcé de le pousser à bout sur le prix auquel il voulait se déterminer. Il me les a laissées à 30 pièces, ce que je trouve très cher. Si ces médailles vous conviennent, vous pourrez … avec lui directement. Son adresse est au Cloître de Ste Croix à Orléans. Je crois le Trajan, l’Hadrien et le Verus rares. Ces médailles sont belles, et s’il voulait en lâcher quelque chose, ce qui sera je crois difficile. Ce ne serait point une … acquisition, parce que les médailles sont belles, vous me ferez le plaisir de me dire votre sentiment à ce sujet ; on m’a encore promis de me faire voir … plus considérable que celui-là. Je ne sais si je puis y parvenir. / et j’aurai grand soin de vous en donner avis. Je souhaiterais fort que vous eussiez donné quelque cose de grand ou moyen bronze de nouveau. Je vous en rembourserais le montant avec bien des remerciements. Vous avez, Monsieur, parmi ce qui vous reste de grand bronze, une Orbiana et une Paulina ; l’Orbiana n’est pas belle, mais la Paulina l’est et je la crois bonne malgré le sentiment d’un de vos amis ; je vous serai obligé, Monsieur, de vouloir bien me les envoyer ; je crois autant que la … me fournit, que vous m’avez fait l’honneur de me dire vous … coûte 12 livres la pièce. Je vous en remettrai.. Le montant, et même je le ferais dans la présente si j’étais sûr que vous eussiez encore ces deux médailles. Je les ai dans mon cabinet, mais je crois les vôtres plus belles. J’ai occasion de me défaire des miennes ; si vous voulez bien me les envoyer, je vous prie, vous servir de la voie du carosse. Je vous prie aussi Monsieur de me dire votre sentiment sur les 7 médailles d’or et me faire la justice et la grâce de me croire avec un profond respect Monsieur votre très humble et très obéissant et soumis serviteur. Beauvais l’Aîné. A Orléans ce 27 août 1733. Si vous souhaitez traiter directement avec Mr Pardous vous pourrez Monsieur me charger de lui faire son paiement » (description des 7 médailles : 3 au f° 249ret 4 au f° 249v) (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 248r et v ; Sarmant 2003, p. 201, note 32).
Lettre du 5 septembre 1733 (d’Orléans) : (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 247r et v et 255r et v). +
Lettre du 26 octobre 1733 (d’Orléans) : « J’aurais Monsieur souhaité passionnément avoir l’honneur de vous faire rapport plus tôt au sujet des sept médailles d’or que possède Mr Pardouze ( ?), mais il ne vient que d’arriver de campagne et je l’ai été voir aussitôt ; j’employai le peu d’éloquence que le ciel m’a départie pour le faire refondre et les accorder pour 8 Louis d’or et pour lui faire sentir qu’elles ne les valaient qu’à peine, mais tout a été gentil. Cela va … et qui sous prétexte qu’il n’a qu’une parole n’en veux pas démordre de 30 pièces qui feraient en total 210tt. Ce sont 18tt au-dessus de ce que vous en voulez donner ; vous vous déterminerez si vous les souhaitez au point ; vous me trouverez toujours disposé à vous les acquérir et à ce prix. Comme notre ville a été déserte depuis deux mois, je n’ai pas encore pu savoir le possesseur des autres médailles d’or ; je ferai de mon mieux pour le savoir et j’aurai soin de vous en donner avis. Si depuis que je n’ai pas reçu de vos nouvelles, il vous était tombé en main quelque chose en grand ou moyen bronze, vous m’obligeriez sensiblement Monsieur de m’en faire part ou plutôt de m’en faire envoi, vous saurez que je me porterai toujours par où vous souhaiterez et que personne au monde ne sera jamais plus rerspecteusement que j’ai l’honneur d’être Monsieur votre très humble … » (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 241r). +
Lettre du 3 janvier 1734 (d’Orléans) : « C’est la moindre chose Monsieur que je vous doive une lettre de remerciement de la bonne réception que vous m’avez faite à Paris et de toutes les politesses que vous y avez eues pour moi, auxquelles je suis et serai toute ma vie on ne peut plus sensible. Je dis serai ( ?), Monsieur, à vous donner de mes nouvelles pour profiter de ce renouvellement d’années et vous ci asurer de mes plus sincères respects et pour vous prier de me continuer l’honneur de votre souvenir et votre bonté accoutumées. Je souhaiterais bien passionnément pouvoir faire ici quelque ( ?) pour vous. J’attends avec impatience le retour de Mr Gouffé ( ?) qui est encore à Paris et qui pourra me faire avoir connaissance des médailles d’or dont j’ai eu l’honneur de vous parler. Si je réussis, j’aurai grand soin de vous en donner avis ausitôt. Si il se présenterait à Paris quelque chose qui pu convenir à mon cabinet, je vous serais Monsieur sensiblement obligé de penser à moi. Je commence à me tranquiliser un peu sur ma suite de grand bronze qui fait et fera toujours mon principal objet. Elle est actuellement de douze cent médailles jusqu’à Postume qui est la fin, assez bien conservée et où il y a je crois de bonnes choses. Je compte (nénamoins) plus que l’embellir et c’est ce que je ferai peu à peu ou pour mieux dire me fera que les occasions se donneront. Je vous prie Monsieur de me faire la justice de me croire à votre égard le plus ( ?) des hommes et le plus humble … » (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 238 ; Sarmant 2003, p. 206, note 60). +
Lettre du 4 février 1734 (d’Orléans) : « J’ai eu Monsieur l’honneur de vous écrire le 3 du mois dernier et aujourd’hui je me donne celui de vous dire que j’ai vu depuis deux jours quelques médailles d’or entre les mains du Sr ( ?), directeur de la Monnaie de cette ville, mais toutes communes. Il y a des Tibères, avec le Pont. Max., des Faustines et quelques autres qui n’ont aucun mérite soit pour les revers soit pour les légendes. Parmi deux ou 3 du Bas-Empire, je n’ai remarqué que l’Honorius ( ?) qui peut-être pourrait vous manquer, et dont à tout hasard voici la description. S’il vous convient je tâcherai de l’avoir. S’il se présente autre chose j’aurai grand soin de vous en donner avis. Je souhaiterais passionnément que de votre côté vous eussiez quelque chose en grand ou moyen bronze à annoncer. Vous savez, Monsieur, que je serai toujours tout prêt à vous satisfaire et à vous témoigner ma reconnaissance. J’ai l’honneur d’être avec mon profond respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. Beauvais l’Aîné » (suit la description en latin de l’Honorius) (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 236r). +
Lettre du 21 février 1734 (d’Orléans) : « Monsieur, Je vous félicite de tout mon cœur de cette nouvelle fortune. La médaille d’or, surtout du D. Julianus qui aura dû vous faire grand plaisir si le revers en diffère de celui que vous aviez déjà. Je souhaiterais bien passionnément contribuer à vous prouver quelque chose. Il faut malgré moi qu je patiente et que j’attende tout du temps ; Mr Pardoux ( ?) a toujours les fièvres. Il y a un mois que je suis incommodé d’un rhume de tête affreux qui aura empêché de battre la médaille. Comme cela va beaucoup mieux je vais me remettre en train. Si il se trouve quelque chose, j’aurai soin Monsieur de vous en donner avis. Monsieur de … (sic !) continue toujours à m’accabler de la tendresse de son (fsil ?) sans me rien prouver. Je vous crois Monsieur en cela de toute mon âme, bien sincère dans votre dernière lettre, mais en vérité auriez-vous pas pu me dénicher quelques médailles de grand ou de moyen bronze de Mons. Laisné de Lyon, car je suppose que c’est de lui que vous avez eu vos 4 méd. d’or. Je ne sais pas si ce curieux avait du grand bronze ; j’ai donc lieu de le penser, mais je sais bien qu’il avait et qu’il a peut-être encore du moyen bronze beau et bien trié. Vous savez Monsieur que ( ?) rapporte son Noris et que ce que vous ferai sera toujours ( ?). Voyez donc je vous en conjure s’il y a lieu de me rendre ou pas plus heureux que je ne suis. Je ressens bien Monsieur que j’avancerais bien plus vite que je ne fais mes deux suites de bronze si j’étais résident à Paris. Il faut la demeure d’une semblable ville pour faire faire fortune de quelque façon que ce soit à un honnête homme. Je le dis souvent à mes amis : ‘ou je mourrai jeune ou ce sera à Paris, et non point dans une ville de province où on est connu de pauvres diables de haires (sic !) sans pouvoir tourner la tête que pour trouver de l’ignorance et de la grossièreté » (la fin de la lettre sur les dangers de la vie à Orléans) (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 234r et v ; Sarmant 2003, p. 164, note 50).
Lettre du 26 novembre 1734 (d’Orléans) : Guillaume Beauvais sert de rabatteur à Duvau ; fin de la lettre seulement : « Voilà Monsieur toutes mes richesses qui m’ont coûté 250tt en total. Je crois que le Constantin vaut plus. Il n’importe, si elles vous font plaisir je vous les céderai et j’espère avoir l’honneur de vous voir le dimanche 9 décembre à votre lieu. Je souhaite avoir l’honneur de vous trouver en bonne santé. Je suis de tout mon cœur, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. Beauvais l’Aîné » (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 232 ; Sarmant 2003, p. 206, note 59). +
-Letttre de 1750-1751 (Orléans) : « D’Orléans Monsieur Monsieur l’abbé Venuti de l’academie à Bordeaux A Orléans [date maculée d’encre[1 +
'Linacrum tuum, virum apprime doctum, vt arbitror, hie allocutus sum non semel, cum inuicem viseremus ego et ipse. Visus est mihi vir bonus, benignusque ac nihil fastus pre se ferens. Ei exemplar vnum De Asse misi, quoniam sub eius discessum liber ab officina exiit. Is mihi inter loquendum dixerat aliqua eorum quae explicuisse me plane confido, illustrari hae aetate non posse, et ego me id facturum receperam, quod ille admirabatur.<br>
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Liber tamen propediem imprimetur et plenior et emendatior. Tunc enim in manibus habebam, eum haec ad te scriberem. Vt autem opto te legisse, ita a te hoc petere non ausim, ne improbus aut importunus esse dicar, si hoc commiserim vt ἀπὸ τῶν σπουδαίων τε καὶ ἱερῶν te auocare ad meas nugas videar incommodo reipublicae. Sed scitum illud quod mihi persuadere conaris. Primum, inquis, videor tua legisse eximiasque ingenii tui dotes agnoscere. Ego vt credam te nostra legisse? nisi si quis amicorum tuorum in mentionem libri inter fabulandum incidit et tibi ἀναγνώστης fuit.'<br>
(Allen et al. 1906-1958, vol. 2, pp. 272-6, letter 435)
['Your friend Linacre - a most learned man, I think - I have spoken with here more than once, when he and I were exchanging visits. He seemed to me a man of high character, kindly, and devoid of all self-importance. I sent him a copy of my ''De Asse'', since it came from the press about the time he left. He had said to me in the course of conversation that it was impossible in our generation to throw light on certain problems, which I am quite confident of having cleared up, and I had undertaken to do so, which surprised him.<br>
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But the book will shortly be reprinted with additions and corrections; for I have it in my hands at this moment that I am writing to you. But, although I wish you to have read it, I would not dare ask you to do so, for fear of being called selfish or importunate, if I behave in such a way as to summon you from serious or sacred things to attend to my own worthless work, to the public detriment. But this is a pretty thing that you try to persuade me to believe. "First I let it be seen," you say, "that I have read your work and recognise your outstanding intellectual gifts." I am to believe that you have read my work? - maybe one of your friends happened to mention the book in conversation, and read it aloud to you.']<br>
(translation from Mynors - Thomson - McConica 1976, pp. 328-333, letter 435)
10 Sept. 1715 (from Liège): “Permettez-moi d’ajouter en outre que ma bibliothèque est aussi avantagée d’une collection considérable de médailles et pierreries antiques, avec diverses autres antiquités tant païennes que chrétiennes des plus curieuses” (Paris, BnF, Fonds français F 17705, f° 139r et v). +
8 Dec. 1715 (from Liège): “L’autre est une belle améthyste laquelle représente l’empereur Auguste offrant une victoire au dieu Mars. Elle me servit passé environ 8 ans pour prouver que du temps dudit empereur, il y avait eu des médailles où Mars le vainqueur se trouvait représenté, et cela contre ce que le savant Gronovius avait avancé dans ses notes sur le Monumentum Ancyranium en son livre intitulé Memoria Cossoniana Lugd. Bat. 1695” (Paris, BnF, Fonds français F 17705, f° 142v). +
10 Dec. 1721 (from Liège): “... étant aise d’avoir appris que vous avez rencontré chez Monsieur le Maréchal d’Estrées un médaillon, dont le revers a du rapport avec l’empreinte d’Artémise que j’ai eu pris la liberté de vous remettre en papier ; en voici une en plâtre qui exprime mieux cet ancien monument, et si par hasard elle venait à être cassée dans la présente, vous ne tarderez guère d’en recevoir une troisième encore en plâtre, avec une douzaine de catalogues de mon petit cabinet, laquelle j’ai pris la confiance de vous envoyer par le carrosse parti d’ici la semaine passée vers Sedan” (Paris, BnF, Fonds français F 17705, f° 159r = Capitaine, no. 21). +
15 May 1726 (from Liège): “Quant à celle venue depuis peu dans mon cabinet et de laquelle j’ai pris la liberté de vous dire quelque chose, le bonheur a voulu que Monsieur Du Vivier liégeois graveur à Paris des médailles du Roi qui a son logement au Louvre / étant venu faire un tour en cette ville pour y voir son père malade, et m’honorer à cette occasion plus d’une fois de sa présence, a bien voulu en même temps dessiner de sa propre main ce qui est représenté sur ma pierre antique pour vous le consigner à son retour à Paris » (Paris, BnF, Fonds français F 17705, f° 166r et v). +
15 Avril 1732 (from Liège): “Comme j’achète encore de temps en temps des médailles antiques trouvées à la campagne, on m’apporta passé environ 15 jours un médaillon en or de la largeur des médailles de grand bronze, lequel je suis d’autant plus charmé d’avoir acquis, qu’il me paraît assez singulier pour mériter votre attention, ce qui me fait prendre la confiance, Monsieur, de vous en communiquer l’empreinte avec sa description, vous suppliant très humblement de me faire la grâce de m’en marquer votre pensée à loisir, en pardonnant ma liberté, et de vouloir bien être toujours persuadé de la vénération très respectueuse avec laquelle je ferai gloire d’être toute ma vie, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur” (Paris, BnF, Fonds français 17705, f° 176r et 178 = Capitaine, no. 44) and f° 178 : “Description d’un médaillon d’or empreint en cette carte… Ce médaillon pèse 1 1/8 once, ou dix ducats, il est d’or fin, parfaitement conservé, non moulé ni Padouan et incontestablement antique. On peut y remarquer qu’entre chaque des lettres du mot I.V.S.T.I.C.I.A. on voit des points y mis à dessein, et qu’il n’y en a aucun dans le mot CONCORDIA, sur quoi messieurs les savants et curieux pourront faire attention si on ne peut prendre lesdites lettres pour initiales”. NB: there is a note in the papers of Crassier: “Le 30 juillet 1743, le R. P. Vaillant, jésuite du collège de Tournay, après avoir lu et examiné ma description a jugé qu’elle étoit très convenable”. Father Vaillant is described as “un grandissime connoisseur de médailles antiques”. +