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C
-Lettre du 31 août 1709 (de Venise) : sur les prix élevés des monnaies de Magnavacca qui ne veut pas vendre (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 19/679 ; voir Missere Fontana 2012, p. 251, note 110).  +
-Lettre du 20 déc. 1710 (de Venise) : sur les prix élevés des monnaies de Magnavacca qui ne veut pas vendre (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 19/679 ; voir Missere Fontana 2012, p. 251, note 110).  +
Lettre du 26 mai (sans date) (de Londres, Hertford Street): The impression of the head of Alexander N had sent her resembles the head on coins her son had brought from some of the Greek islands, and perhaps N would like to see these either at Barham Court or conveyed by her sister Lady Hamlyn Williams. She and Lord S. would be glad to be favoured by a morning visit by N in London by appointment. They have a few vases supposed to be 3,000 years old brought by their son from the island of Milo, found below the foundations of an amphitheatre. She would be delighted to see N’s collection of portraits which she is told is the finest in Europe. (Oxford, Bodleian Library, MS Eng. misc. d. 166 fols. 47-48).  +
[0022; f. 1v] Entreprendre après cela, Monsieur, de repondre à cette lettre, qui me confond, n’est en verité pas une chose aisée, et j’en sens en ce moment l’enorme difficulté. Il vous a plû, par une vivacité d’imagination, que nous autres froids allmands concevons à paine, mettre un merveilleux à la composition de mon mauvais catalogue, qui n’est, en realité, qu’une operation simple, et n’ayant requis, que de la patience et du gout pour ces objets. Je vous assure, Monsieur, non pour faire la modeste, ou pour pomper de nouveaux compliments, que je n’ay nulle idée, ny du latin, ny du grec; que celle, que la longue attention, que j’ay dû faire aux inscriptions des medailles, m’ont rendu locales. Ma première jeunesse a été sujette à des vives amertumes. J’ay passé le meilleur tems de ma vie, de 20 ans jusqu’à 32 ou 33 ans, dans le fond d’assez belle terres, mais rongée de chagrins, m’éloignant volontiers de la société, que j’aimais naturellement. On me conseilla, de m’occuper de medailles antiques. J’y repugnois! On me donna sept ou huit Empereurs en bronze; on exigea seulement de moy, d’en completter, la douzaine. J’etablis pour cela une petite correspondance à Hamburg. Je reussis; je m’accoquinai; j’en voulus davantage; je me donnai le pére Jobert; Science de Medailles; le hazard me fit acquerir quelques douzaines de morceaux à une auction; parmi lesquelles je trouvai deux ou 3. vraiment belles Grecques. Elles me tournoient la tête; [f. 2r] je me souviens, entre autre, que passionnée uniquement alors, pour le Dramatique François; je croyois mener Cesar et sa fortune, en me trouvant en possession de la tête de la mechante Cleopatre, belle mère de la tout aussi mechante Rodogune. De ce moment, Monsieur, la passion s’en mêla, et vous connoissez le train, dont elle fait aller; sur tout quand quelques gouttes de sang françois eperonnent le flegme germanique. Les difficultés animent! J’en trouvai beaucoup à me procurer et des medailles, et même à comprendre, quels livres me seroient necessaires. Enfin j’eus des hazards heureux de façon, que l’âge de 30. ans, je me trouvai dame souveraine, d’autour de 2500. medailles imperiales et consulaires. Je me croyois un Croesus. Mes affaires m’appelèrent, pour mes peches, à diverses cours. Je quittai en soupirant, je perdis de vuë mes empereurs romains, pour l’antichambre moderne de souverains, mes contemporains, qui ne m’inspiroient rien de semblable. Enfin la même chaine des circonstances me conduirit à Leipzig, ou residoit une Duchesse de Courlande, tante de me mère; c’est là, que je me depiquai, des malices de l’etoile, et que je repris, avec delice, mon gout favori. J’y fis une connoissance et liaison particulière avec les deux plus grands antiquaires et numismatiques de l’Allemagne alors, [00023; f. 2v] le Professeur Christ, et le Bibliothecaire et Cr de Cour Richter à la tête du Cabinet du P. Electorat de Sàxe. J’eus même la bonne fortune, de contribuer à y découvrir, le depuis si celebre Winckelman, enseveli encore dans l’obscurité; j’en fis aviser ces messieurs, qui l’ignorirent, et qui l’ont mêné ensuite au point de s’elancer dans la carrière, ou il a brillé si lumineusement. C’est à une année et demie de sejour à Leipzig, que j’ay dû la possibilité de mettre une sorte de metode dans mes petites possession, l’acquisition des principaux livres requis pour me diriger, et nombre de correspondance pour satisfaire à ce gout passionné. La complaisance de ces messieurs n’avoit point de bornes. Ils me traitèrent, comme vous, Monsieur, mais sans y mettre l’encens flatteur, que la gentilesse françoise seule sait prodiguer. Ils me donnerent des conseils, des directions, de nouveaux chagrins, de nouvelles entraves, vinrent m’arracher à ce delicieux séjour, pour me ballotter au gré de la fortune. Il fallut m’occuper d’avocats au lieu de rois Grecs et de consuls Romains! Tems et moyens tout fut absorbé par Cujas et Bartole; dont les deplaisantes faces, furent substituées, pendant sept ou huit ans, aux phisionomies radieuses des Brutus et des Pompées. Un nouveau caprice d’etoile, après un semestre antique de 7. ou 8. ans [00024; f. 3r] me rapprocha de mes penates, et me percha dans un vieux château, digne de la fée Urgele, et de l’enchanteur Merlin. Mrs Christ et Richter etoient morts tous deux. Mais mon cabinet avoit joliment augmenté, et j’avois des correspondances instructives. Les ouvrages de Pelerin parurent alors et firent le charme de ma retraite. Le Ct de Cailus daigna descendre jusqu’à correspondre avec moy. Ma curieuse ignorance l’attendrit. Il m’a envoyé plusieurs jolis morceaux Egyptiens; en recompense d’une amulette Persienne, que j’avois eu le plaisir de luy envoyer. Sà mort vient m’enlever aussi cette flatteuse consolation. Mais je trouvois dans la petite ville, ou je passai 7. ans, un medecin vraiment savant, et genie quasi universel. Sans être anticaire il possedoit si foncièrement les langues et l’histoire, qu’à l’aide de ma petite collection, il le devint en peu de tems, au point d’etonner par son stile latin, et ses observations numismatiques, le Cte de Cailus, et Mr Pelerin, que j’avois mis à même de juger de sa façon de penser c’est luy, qui me fit sentir la necessité absolue, de mettre de l’ordre dans mon cabinet, qui avoit deja quelque consistance. Il me donnoit deux ans, pour en venir à bout; je l’achevai deux ou 3. ans après, à Hamburg, en 4. ou [00025; f. 3v] 5. mois. Il fallut encore quitter mon vieux chateau, mon admirable guide, et venir ici; ou je trouvai pour seule et unique ressource, la femme d’un courtier, personne vraiment singulière, et bien au dessus de son état, tant par ses connoissances, qu’elle ne devoit qu’à elle même, que par un caractère aimable et estimable, qui auroient orné un princesse. Elle avoit la même marotte que moy pour l’antique, elle avoit une petite collection de medailles, qu’elle preferrit à une fort considerable moderne à deux grands cabinets de curiosité et d’histoire naturelle. Elle savoit quelques mots latins, le françois, l’italien; nous travaillames ensemble avec ardeur, à ranger non seulement nos petit trésors, mais encore à en faire le catalogue; elle en allmand, moy en françois. J’eus fait, en 7. mois de tems, mais la cruelle mort, qui me poursuivoit, etoit encore venue me l’enlever, au milieu de mon ouvrage. Je dois ajouter une petite circonstance plus singulière, que tout le reste, et qui doit etonner reellement, bien plus que mon peu de patience, et une excellente loupe qui au fond a seule le merite, de tout ce, que j’ai pû faire, qui vous a pu etonner; c’est d’un phenomene feminin, Monsieur, qu’il me faut vous parler. J’avois il y a 18 ou 19. ans, fait venir de ma patrie du Duché d’Oldenburg, de [00025; f. 4r] la petite ville de Delmenhorst une simple servante, fille d’un habile menuisier. Insensiblement cette fille etoit venue dans ma chambre, et chargée souvent de porter, et de remporter les laÿettes de mes medailles. Son ordre, sa proprété, son attention à les remettre en place, me frappèrent. Bientôt elle s’accoutuma, à rester en tiers entre la femme du courtier et moy, quand nous travaillons ensemble. Nous nous l’envoyons frequemment avec des eclaircissemens et des livres, que vous dirois je enfin, Monsieur, cette même fille le croyez vous? Sans savoir ni le latin, ni le grec, ni le françois, ni l’histoire, connoit bien mieux ma collection de medailles que moy. Je l’envoirai au milieu de la nuit chercher, tel morceau, qu’il vous plaira, en le nomment seulement, et surtout, si je l’indique dans le catalogue; elle connoit chaque morceau; elle est au fait des lacunes; elle discerne au juste les suspects, les fausses; c’est elle, qui entretient dans mon cabinet, l’ordre le plus scrupuleux et la plus grande proprété, qui y range, sans le moindre erreur, les morceaux, que j’acquiers, qui, quand on m’en propose, me dit «Vous avez tel morceaux, ou vous ne l’avez point, et en voila la difference». C’est elle, qui, quand je copiois les inscriptions latines ou grecques, m’observoit, par [00026; f. 4v] dessus l’epaule, et me disoit «Cette lettre n’y est pas, ou est autrement, vous vous trompez». Enfin, Monsieur, c’est une chose, qu’il faut voir, pour le croire, qui etonne tout Hamburg. Aussi s’appelle telle partout, Monsieur, le professeur Marie, et merite-t-elle d’être connue de vous puisque reellement elle est un vrai metheore. Quel horrible travail vous m’avez fait faire, Monsieur, parler de moi même, pendant une heure!  
-Paris, BnF, Dupuy 470, f° 84-87 : Estimation des médailles de Le Charron pour mettre dans le Cabinet du Roy (Sarmant 1997, p. 337, note 16). -Paris, BnF, Mélanges Colbert 171, f° 14° : paiement de 14 600 l. aux héritiers de Charon (Sarmant 1997, p. 337, note 16).  +
-Besançon,Bibliothèque Municipale de Besançon, Collection Chiflet, Ms 111, (1), in Documents généalogiques sur des familles nobles originaires de Franche-Comté ou alliées à des maisons de cette province, manuscrit de 153 feuillets (numérisé sur le site de la BMB: Mémoire vive: patrimoine numérisé de Besançon, http://memoirevive.besancon.fr), à partir du f° 116 (2), « deux catalogues du médailler des Chifflet»: f° 115 (numéroté aussi 152, planche imprimée, Nummi familiarum romanarum argentei à Trajano restitui; f° 116 (157): «médailles qui manquent» et «Liste des consulaires que je souhaiteroient avoir»; f° 117 (159), «Nummi familiarum, tabula secund. Patinum», sur deux colonnes; verso, non paginé, «Nummi imperatorum», sur deux colonnes; f° 118 (161), suite; f° 119 (163), suite; verso (?), suite; non numéroté, suite; f° 120 (165), suite; verso, suite; f° 121 (169), d’une autre main, sur trois colonnes, ave les titres: «Ex urbi Epiri», «Ex urbi Peloponesi», «Ex urbi Arcadiae insulae (sic)», «Ex urbi Laconiae», «Ex urbi Insulae Cretensis», «Ex Africa, Ex Cyrenes urbi», «Ex Asia et urbi Bithinia seu Ponti», «Ex urbi Asiae propriae», «Ex urbi Pamphiliae», «Ex urbi Capadociae», «Ex urbi Ciliciae», «Ex urbi Armeniae majoris», «ex urbi Cypri», «Ex urbi Syriae et Pheniciae», «Ex urbi Palestinae»; f° 122 (172), début de l’extrait d’une lettre pour la vente du cabinet, cf. rubrique Correspondance; f° 141 (209) [liste de médailles retenues pour le cabinet du Roy; titre de la table au début du manuscrit: «Notes sur quelques Médailles de M. <Chiflet envoyées par> l’Abbé Boisot (3), [envoyées] pour le Cabinet du Roi....209], «On renvoye a Monsieur l’abbé Boizot 15 Médailles qui ont esté mouslées sur les Antiques[,] deux qui sont plus belles au Cabinet du Roy, & on en garde 25 pour le Cabinet du Roy. Pareillement ont retient 11 Abraxas dont il y en a une de feslee, & l’autre de cassée. On retient pareillement six petites Gemmes et on renvoye les autres. On garde la 2° Médaille qui est un Tybere R Drusus. Elle est estimée 66≠. Un Claude moyen bronze grec R une tête casquée 15. La 7° un Vespasien grec R la tête de Titus 18. La 8° un Domitia 15. La 9° une médaille grecque de Tripolis R le nom de Trajan 8. La 10e une Sabine grecque frappée a Pergame 9. La 11e Severe Grec frappée a Marcianopolis 12. La 12e un Severe d’argent grec frappé a Cesarée 8≠. La 13 un Pescennius d’argent R Victoria Augusti 120 [verso] La 14e un autre Pescennius R Moneta Augusti, le dernier mot ne se lit point 100≠. La 15e un Geta grec R un temple 8. La 16e un Caracalle d’Adrianopolis 8. La 17e un autre caracalle grec R Bacchus 10. La 18e un Carinus envoyé pour un Macrin grec 1≠. La 19e un Alexandre Severe grec 3. La 20e un Verus Grec 6. La 21e un Trebonian Gallus grec 4. La 23e un Valerien R Pacatori orbis 3. La 24e un Gallien grec R &c. trois poissons 10. La 25e un Vetraniano R In hor Signo Victor eris 10. La 28e une Médaille grecque 3. La 29e une Médaille grecque 6. La 30e une médaille d’argent grecque 6. La 40e une autre Médaille grecque d’argent 10. La 42e Une autre Médaille grecque d’argent 3. Les Abraxas & les gemmes que l’ont retient sont estimées 66. Les 2 manuscrits de Goltzius in 4° sont estimés les deux 300.»Soit 25 monnaies avec leur estimation, les Abraxas et les gemmes, et deux manuscrits de Goltzius in-4°; le tout pour 826 livres; je comprends, d’après la lettre qu’on a gardé 25 monnaies sur un envoi de 42 (25 gardées + 15 médailles moulées + 2 plus belles déjà au cabinet du roi); f° 142 (213) «État en abrégé du cabinet des Médailles de Mr Chiflet cons(eill)er au parlement de Besançon» «Médailles greques (sic)» «Trois cent cinquante Médailles grecques parmi lesquelles il peut y avoir 200 médaillons d’argent, le reste en argent, et bronze, voici l’ordre que l’on y a tenu;»«Ex Regibus Macedoniae»; verso suite des royaumes; f° 143 (215), suite; verso, suite; f° 144 (217), suite, puis «Coloniae Graecorum in Europa»; verso, reprend la suite des royaumes grecs, puis «Ex Sapientibus legislatoribus heroibus Poetis» (seulement le titre); f° 146 (221), reprend la suite des villes grecques; verso (?), suite de villes grecques (d’après l’ordre géographique devrait venir avant la précédente); f° 147 (223), reprend la suite des villes grecques là où la laisse le recto du f° 146; verso suite des villes grecques; f° 148 (229)fin des familles romaines (Consulaires), puis «Impériales» «La suite des imperiales est divisée en or; en argent, en grand bronze, et en moien, et petit bronze. La suite en or n’est pas nombreuse, le bas empire en fait la rareté, soit par rapport aux Empereurs dont les médailles sont presque toutes rares, soit par rapport au thresor dont elles ont esté tirées. L’Archiduc Leopold gouverneur des païs bas, au temps qu’on fit a Tournay la decouverte du tombeau de Childeric, donna a Jean Jacque Chiflet pour recompenser de l’histoire qu’il fit de ce thresor toutes les médailles d’or qui s’y retrouverent doubles, avec deux abeilles d’or, telles qu’on les voit dans le Cabinet du Roy, a qui l’Empereur envoya ce thresor. Voyés Anastatis Childerici Francorum Regis a Joanne Jacobo Chifletio; les médailles du haut Empire sont», suit la liste. Verso (?), fin des monnaies des Villes grecques, avec cette remarque: «Il y a trente médailles a la fin qui n’ont pas encor eté mises en ordre; puis trente médailles d’argent puniques, ou médailles d’Espagne», suit le titre «Consulaires», avec le début de la liste des familles manquantes précédée de cette remarque: «Il y a deux cent septante Consulaires toutes de differens revers, a l’exception de trente, et elles contiennent cent quarante cinq familles differentes dez cent septante deux de Monsieur Patin, voici la liste de celles qui manquent»; La liste n’est pas complète: le reste des impériales manque ainsi que le bas Empire, etc.  
A Paris ce 2 Julliet 1666. Ie reviens maintenant qu'il est 5 heures du soir de l'observation de l'Eclipse qui a este faite chez Monsieur de Carcavy. I'y suis allè des le 5 heures du matin et n'ayant pas bien dormi cette nuict de peur de n'estre pas assez tost eveillè, et m'estant là tenu assez longtemps dans le soleil, j'en ay un peu mal a la teste, ce qui fera que je me dispenseray d'escrire cette fois a mon Pere, que je croy encore estre a Zulichem. L'obscuration du Soleil a estè icy de fort pres de ⅔ du diametre du soleil. le commencement de l'Eclipse a 5 heures 43′. 20″. la fin a 7 heures 42′. 20″. voila qui suffit pour vostre information. Ie vous remercie de celle que vous m'avez donnée touchant nostre victoire. Avanthier l'on en fit de feux de joye chez Monsieur Boreel ou je fus priè avec tout ce qu'il y a icy de Noblesse Hollandoise et fusmes regalez de festin musique feux d'artifice &c. I'ay fait veoir et interpretè a Monsieur de Carcavy le memoire du Sieur Uijlenburg dans le quel il y a quelques unes des medailles qui y sont specifiees qu'il voudroit bien avoir, mais non pas toute la Collection. Et si on veut les vendre separement il souhaiteroit qu'on les envoiast icy toutes, s'offrant de payer les frais du port, et mesme de tacher de debiter le reste qu'il ne voudroit pas pour luy. Mais je ne crois pas que celuy qui en est le proprietaire y voudra entendre. Ce n'est pas le ministre mais Monsieur de Carcavy luy mesme qui en cherche, et il en a desia une grande quantitè et de tres belles.  +
J'ay dit a Monsieur de Carcavy ce que vous me mandez touchant les medailles a vendre, a quoy il respond de mesme que l'autrefois quand je luy indiquay une pareille. qu'il faudroit envoier icy tout le cabinet a fin qu'il en pust choisir celles qu'il voudroit et que pour cela il promet de paier les frais du transport, et de donner caution pour la restitution. Mais on n'en fera rien si l'on me croit.  +
"Dites moy s'il vous plait quel est le revers de vos medailles, car c'est a cela que les connoisseurs regardent principalement, et dont ils m'ont priè de m'informer"  +
"I'ay demandè a Monsieur de Carcavy ce que pouuoit valoir vostre Neron avec le revers que vous specisiez. Il dit qu'il vaut environ 20 sous, estant tres commun quoyque bien fait, et il m'a donnè une semblable medaille pour vous envoier, avec une Agrippine dont il vous fait aussi present. Pour moy je serois assez de vostre avis de n'estimer les rares medailles que quand elles sont bien faites, mais les connoisseurs ne veulent nullement s'arrester a cela, et regardent uniquement a la raretè des revers et a ce que la medaille soit originelle. Si vous vouliez vous mettre dans cette curiositè il y auroit moyen de vous procurer quelque chose de bon, par ce que dans cette collection du Roy il se rencontre plusieurs medailles 2 et 3 fois, par ce qu'on achete des cabinets entiers, et l'on se defait apres de ce qu'il y a de superflu, et Monsieur de Carcavy pourroit en cela vous rendre service comme il l'offre. Il souhaiteroit bien de voir de vos medailles d'argent dont vous en pourriez envoier quelques unes dans une lettre, que je vous renvoierois de mesme, mais il suffira peut estre que vous marquiez premierement quels en sont les revers. le prix des petites d'argent ordinaires est d'environ 20 ou 25 sous, mais cela ne se peut pas bien regler par ce que la raretè est differente."  +
"J'ay remerciè Monsieur de Carcauy comme vous me l'aviez ordonnè, qui soustient que l'Agrippine est tres authentique aussi bien que le Neron, et que cela se peut reconnoistre par les bords. Vous ne dites pas si ce Neron est meilleur ou pire que le vostre et si le revers est le mesme. Son avis est que vous feriez bien de commencer par une suite des Empereurs du bon temps, la quelle il vous pourroit faire auoir pour 250 ℔ ou environ, en sorte que de chacun il y auroit 8, 10, ou 12 medailles avec des revers differents. Pour moy j'aimerois bien autant vostre maniere de collection, a scavoir de n'y mettre que les medailles bien faites et sur tout celles de grans hommes, mais il est plus malaisè de les amasser ainsi separement, par ce que d'ordinaire on trouue les suites toutes faites que les possesseurs ne veulent pas rompre. Parmy les medailles d'argent dont vous avez envoiè la liste, Monsieur de Carcavy n'en trouue point qui soient rares, et dit que quoy qu'elles l'aient estè du temps de Savot elles ne le sont pas en cettuicy. mais il est un peu d'humeur a estimer peu ce que d'autres possedent.  +
A Paris ce 27 Iuillet 1668. Vos conjectures touchant vos 3 medailles estoient tres bonnes, car il est tres certain et visible qu'elles sont moulées et Monsieur de Carcavy le dit d'abord. Ie m'estonne que ces falsificateurs n'ont pas l'esprit d'addoucir autrement les bords qu'avec des limes qui y laissent des marques si evidentes. Ie luy ay dit que vous aimiez mieux d'avoir de grandes medailles de bronze des mieux faites que une suite d'Empereurs, et il m'a promis qu'il en mettroit a part de celles la, dont je vous en pourray envoier, et si elles ne vous agreent pas pour le pris, vous les renvoierez, qui est la meilleure maniere de traiter que vous puissiez souhaiter. Les suites iroient jusqu'a Heraclius a ce qu'il dit, mais je ne vous conseillerois pas de faire vostre collection de cette maniere, quand ce ne seroit qu'a cause de la difficultè de marchander.  +
Monsieur de Carcavy a estè bien malade tous ces jours icy et n'est pas remis encore, ce qui fait que je ne vous diray rien des medailles presentement, mais je luy en parleray quand il sera sur pied.  +
J'ay veu icy un Monsieur van Zuylen qui vient d'Italie et s'en retourne bientost en Hollande. Il a fait a Rome quelqu'amas de medailles, desseins et Basreliefs pendant 3 ou 4 ans, qu'il y a fait sejour. Il vous montrera tout cela s'il arrive a bon port. Il croit s'entendre en toutes ces choses. En me montrant ses medailles il nomma tousjours Trajanus Troian quoijque je l'appellasse par son propre nom plus de six fois. Et de Q. Herennius il en faisoit Quinterene.  +
J'espere que vous m'aurez achepte cette 3e partie de Don Pietre della valle comme je vous ay desja recommandé par deux fois et le fais encore. Je vous prie de m'achepter aussi Le Familles Romaines de Fulvius Ursinus avec les additions du Sieur Patin qui a fait imprimer de livre. Il est en Folio et traitte des medailles consulaires, escrit si je ne me trompe en Latin. Si vous n'en trouvez point de relié, je vous prie d'en apporter un en blanc. Si vous avez encor une lettre de Change du Beaufrere je vous prie de prendre la dessus l'argent que vous serez obligé de deboursser pour moy; je le luy rendray aussi tost icy. Si non, il faudra que vous me fassez credit jusques a nostre entrevue. Adieu. Salut au cher frere, nous nous verrons bien tost.  +
-Lettre du 3 avril 1776 (de Göttingen) : “Wie sehr beklage ich, daß Sie dieß Werk bey so weniger Aufmunterung und ohne alle Unterstützung auf eigene Kosten haben herausgeben müssen! ... Bey dem Zustand unsrer Gelehrsamkeit und bey der Lage unsres Buchhandels werden Sie große Schwierigkeiten zum Vertriebe des Werks finden. Gern will ich versuchen, zur Bekanntmachung desselben in unsern Gegenden mein Mögliches zu thun.” (Wien, KHM, MK Archiv V, 88, f. 1r; Williams 2022, p. 260, note 132, 264, note 158)  +
-Lettre du 10 juin 1782 (Göttingen) : lettre de recommandation en faveur de Georg Zoëga « Wohlgebohrner Herr, Hochzuehrender Herr Professor, Die ausnehmende Hochachtung welche ich gegen Ew. Wohlgebohren trage, und die Werthschätzung und Bewunderung Ihrer gründlichen und so viel umfassenden Gelehrsamkeit, habe ich verschiedene Male Gelegenheit gehabt, öffentlich und in Schriften vor der gelehrten Welt zu bezeugen. Ein gleiches in Briefen und Schreiben an Ew. Wohlgeb. zut hun, hat es mir an einer schicklichen Veranlassung gefehlt. Jetzt nutze ich eine, die sich darbietet: Der junge Däne, Hr Zoega, der Ihnen die Ehre hat diess zu überreichen, hat sich ganz dem Münzstudio gewidmet, und reiset nach Wien, blos um sich den Zutritt zu einem Manne zu verschaffen, der in diesem Studio Meister ist, und dessen Schüler er zu seyn wünschet. [1v] Ew. Wohlgebohren würden auch aus eignem Triebe einem jungen Numismatiker alle Gelegenheit sich nach Ihrem Muster zu bilden geben : ich schmeichle mir aber doch, dass auch meine ergebenste Bitte in die Wagschale ein kleines Gewicht werfen wird. Hätten doch Ew. Wohlgeb. die vorjährige gelehrte Reise auch in unsere Gegenden geführt! Wie Gross ist mein Verlangen, persönliche Bekanntschaft mit einem mir so schätzbaren und verehrten Gelehrten zu errichten! Nun doch eine gehorsamste Bitte: Schon seit vielen Jahen bewerbe ich mich um die Supplemens aux Monnoyes d’Or 1769 und um Catalogue des Monnoyes d’Argent 1769 2de Eidt. Unser Resident, Hr. von Mühl, scheint nicht glücklich in seinem Gesuch zu seyn. [2r] So viel ich weiss, werden die Bücher blos von Ihro Majt. ausgegeben und verschicket. Ew. Wohlgeb. können mir am bessten dit Mittel und Wege anzeigen, wie ich hiesiger Bibliothek diese Stücke bald verschaffen kann. Wird von Ew. Wohlgeb. Bald ein neues gelehrtes Werk uns erfreuen? Hr. Pellerin wird sich ja wohl endlich zufrieden geben! Dass mus sein sonderbarer Mann seyn! Mit wahrer aufrichtiger Hochachtung habe ich die Ehre zu beharren Eurer Wohlgebohren gehorsamster Diener Heyne » (Wien, Kunsthistorisches Museum : see Williams & Woytek 2015, p. 109; Woytek 2022a, p. 391).  
-Lettre du 14 janvier 1787 (de Göttingen) : en allemand (Wien, KHM, MK Archiv V)  +
-Lettre du 14 février 1787 (de Göttingen) : en allemand (Wien, KHM, MK Archiv V)  +
-Lettre du 24 avril 1787 (de Göttingen) : en allemand (Wien, KHM, MK Archiv V)  +