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-Lettre du 25 février 1785 (de Den Haag) : « Il y a quinze jours que Mr. Van Damme m’a ecrit que les medailles qu’il vous doit sont prêttes; mais cet homme exige de moi que je lui procure une medaille d’or, que Vosmaer possède. Je suis assez dans les bonnes graces de ce Monsieur pour le present, mais je n’ose pas parler de la medaille, car à chaque syllable que je prononcerai il triplera et quadruplera le prix. J’implore bien la divinité de l’intrigue, patrone eternelle des amateurs antiquaires autant que le moral et l’honneteté le puissent permettre, mais jusqu’ici en vain. Pourtant si ma main vaut un peu mieux demain, je presenterai un plan à Mr. Van Damme, où nous trouverons tous notre compte. J’ai appris par une longue routine, ma chère Diotime, qu’une negotiation mediatrice entre des personnes numismatiques-antiquaires, est sans comparaison plus delicate et plus difficile que celle qui doit acommoder les princes et les etats. Je me flatte cependant de faire sauter la medaille en question, car il m’importe beaucoup de favoriser un homme avec lequel j’ai des traités anciens ». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 8 ; Sluis 2010c, lettre 6.16, p. 55-56).  +
-Lettre du 22 mars 1785 (de Den Haag) : « Ma chere Diotime, j’ai été charmé de votre dessein, assez characteristique pour indiquer Antiochus IV Theos Epiphanes. Je languis de revoir ce camée chez vous, mais je puis vous asseurer sans le revoir que c’est une pierre inportante. Pour la connoissance des physionomies et des figures sur des antiques, il n’y a rien de mieux à faire que de feuilleter les estampes des 6 volumes de Goltzius, et des deux volumes de Morallus, ainsi que le superbe ouvrage de Sandrart qui ne sera jamais imité. Pour le Paruta etc. vous verrez bien qu’il n’y ait aucun fond à faire sur de si miserables estampes, pour ce qui regarde les ressemblances s’entend. Lorsque vous ou Mlle. Mimi aurez fait ce feuilletage pendant quelque temps, dans des moments de rebut, vous sentirez avec etonnement les grands progres que vous aurez fait presque sans peine et fatigue dans la connoissance des pierres gravées et de l’antique. Vous reçevrez avec votre camée de retour, et le Seneque, un Othryade, qui peut egalement servir de cadeau, et qui n’est pas mal pour les CONNOISSEURS, mais qui l’est horriblement pour un connoisseur entier ». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 8 ; Sluis 2010c, lettre 6.23, p. 76-77).  +
-Lettre du 19 mai 1785 (de Den Haag) : « Vos medailles de Camper ont bien haussé en valeur. Il n’y en a que cinq, et il n’y en aura pas d’avantage, car le coin a crêvé. Je ne sçai comment, mais les Hollandois ne sçavent ni epurer le fer, ni tremper l’acier, pas ici du moins ». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 8 ; Sluis 2010c, lettre 6.40, p. 121).  +
-Lettre du 18 juillet 1785 (de Den Haag) : « Je vous jure, ma chère Diotime, que l’unique but que j’aurai d’aller à Cassel, c’est de voir la cascade et le temple d’Apollon ou d’Hercule au haut d’un picq, dont vous m’avez parlé, et les medailles antiques qui doivent se trouver dans le cabinet du Landgrave, et nullement pour avoir l’honneur de me presenter à ce Prince". (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 8 ; Sluis 2010c, lettre 6.57, p. 159).  +
-Lettre du 16 décembre 1785 (de Den Haag) : « A propos d’Alexandre; ne donnez pas votre medaille de ce Prince, frappé à (Tenedos). Van Dam a été hier chez moi. Il a d’autres medailles pour vous, tout prêts, pourvu que je lui fasse un plaisir, que je me flatte de pouvoir lui faire dans peu de jours ». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 8 ; Sluis 2010c, lettre 6.68, p. 195).  +
-Lettre du 14 février 1786 (de Den Haag) : « Avant hier je voulois dessiner les armes d’Athènes, qui consistent dans une chouette, posée sur un urne et une branche d’olivier. Pendant les recherches que j’etois obligé de faire pour executer cette besogne, je fis une reflexion très curieuse, mais qui est trop crue et trop informe encore pour vous en parler. D’ailleurs je serois bien plus flatté et plus encouragé si je pouvois vous donner l’occasion de faire la même reflexion. A cette fin je vous supplie de feuilleter vos livres numismatiques, c’est à dire les planches seulement, et de fixer votre attention sur les medailles qui sont frappées à Athenes ou dans l’Attique, et qui portent les armes dont je vous parle. Vous les trouverez sur tout dans le volume de Goltzius qui traite de Nummis Populorum et Urbium. Aussi dans celui des rois syro-macedoniens, principalement sous Antiochus VIII, qui a les surnoms de Grypus, d’Epiphanes, de Philometor etc. Vous en trouverez sans doute aussi dans le Paruta, mais dans le Morellus vous n’avez pas besoin d’y chercher. Enfin ce que je desire, c’est que vous contempliez ces armes uniquement dans toutes leurs parties, et de me dire si cela ne vous a pas fait naître une reflexion. Cet exercice ne sera ni ennuyant ni fort penible. (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 9 ; Sluis 2011d, lettre 7.13, p. 44).  +
-Lettre du 28 février 1786 (de Den Haag) : « Je vous supplie, n’oubliez pas de feuilleter tous vos auteurs numismatiques où il s’agit de medailles grecques comme Goltzius, Paruta, Liebe etc. et regardez bien chaque medaille où vous trouverez une urne ou vase quelconque, surtout celles où vous trouverez un hibou avec, et dites si à la fin vous avez fait une reflexion. Pendant cette recherche je vous prie de ne pas regarder le livre du Comte de Caylus. C’etoit un homme exellent par son ardeur pour les arts, par le bien qu’il a fait, par les lumieres qu’il a repandues sur les arts mecaniques etc. etc. mais soit dit absolument entre nous, qui manquoit absolument de tact dans ses jugements sur les Anciens; defaut presque commun à tous les antiquaires, ce qui est curieux, mais je pourrois prouver ce que je dis, et donner raison peut-être de cette singularité ». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 9 ; Sluis 2011d, lettre 7.17, p. 53).  +
-Lettre du 17 août 1786 (de Den Haag) : « Ils etoient accompagnés du Prince et de la Princesse Albani. Pour ce Prince, une conformité de nombre de goûts nous lie facilement, et je regrette son depart. Notez qu’il est le seul heritier de toutes les magnificences d’art et d’antiquités du feu Cardinal Alexandre, et par consequent le plus riche en beaux marbres de l’Italie. Son medailler n’est pas grand, mais curieux, tout en medailles romaines. Il s’est defait de ses medailles grecques pour acquerir encore des marbres. Enfin, c’est un connoisseur. A ce qu’il m’a dit, il a quelques camées parmis lesquels il y a du bon. Il a huit ou dix pierres gravées, dont j’ai vu quelques unes qu’on peut lui laisser, et qui ne valent pas à beaucoup près du Chevalier de Hamilton que vous avez vues ». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 9 ; Sluis 2011d, lettre 7.66, p. 182).  +
-Lettre du 12 décembre 1786 (de Den Haag) : « J’ai fait venir par Rendorp un livre pour vous; ce sont deux volumes in folio de Bracci, sur les pierres gravées avec noms d’artistes, qui viennent de paroitre. C’est plus precieux que parfaitement executé, mais enfin il vous le faut » (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 9 ; Sluis 2011d, lettre 7.96, p. 258).  +
-Lettre du 20 novembre 1787 (de Den Haag) : « J’y joindrai encore l’ouvrage de Mr. Bracci, latin et italien, qui est achevé et que je fais relier. Ce sont deux gros volumes in folio sur les pierres gravées avec nom d’artistes. Il est plus complet que Stosch, mais pas autant que je l’aurois cru. Vous y trouverez plusieurs de vos pierres qu’il a tiré de Stosch, mais pas la bel Homere de ΔΔΙΑΛΟΣ qui n’a été jamais publiée et le merite plus qu’aucune pierre classique du monde. Il est certain qu’on ne peut pas avoir un dactyliotheque un peu presentable sans avoir le livre de Bracci. Pour des pierres gravées je vous proteste que depuis huit ans je n’en ai vu aucune que j’aurois ôsé vous envojer. Mais vous aurez un vrai paste d’apres le defunt Diomede du Duc de Devonshire, dont un seigneur anglois me fait present. Vous sçavez que cette pierre, la premiere sans contredit du monde entier, et que je connois par coeur autant qu’aucune des vôtres, qui fut à Louis XIV, qui la donna à la Princesse de Conti, qui la legua à Mr. Sevin son medecin, qui la legua à un medecin de Florence, dont le fils le vendit au grand père du Duc de Devonshire d’à present, est perdue depuis plusieurs années. On m’a asseuré que la Duchesse, Milady Spencer, politique folle et enthousiaste au possible, l’a volé à son mari et en a achetée une voix au Parlement à condition que la pierre ne paroitroit pas pendant un certain nombre d’année. Vous verrez alors ce que c’est que l’empreinte que Madame Spencer nous envoya et que je vous ai asseuré fausse au premier aspect, et vous verrez encore, que le Chevalier Hamilton se trompa furieusement, croyant qu’il avoit eu cette divine gravure dans ses mains (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 10 ; Sluis 2012, lettre 8.93, p. 217).  +
Lettre du 25 novembre 1788 (de Den Haag) : « J’ai eu chez moi Mr. van Damme d’Amsterdam, qui vint pour me montrer ses admirables acquisitions de 5 medailles d’or qui lui coûtent beaucoup. Elles sont de la vente de Mr. d’Enneri. Van Damme, le Roy et un Anglois ont partagé le bon de cette superbe collection» (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 11 ; Sluis 2012b, lettre 9.64, p. 138).  +
-Lettre du 5 décembre 1788 (de Den Haag) : « Vour reçevrez dans le balot un livre italien assez precieux et passablement executé sur les pierres gravées avec noms d’artistes. Vous le trouverez en feuilles, mais je vous prie de les faire relier en demie reliure, sans les faire couper ou rogner, pour les raisons que je vous dirai. Je viens d’en reçevoir le second et dernier volume de Mr. Rendorp, ami de l’auteur. » (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 11 ; Sluis 2012b, lettre 9.67, p. 143-144).  +
-Lettre du 17 mai 1790 (de Den Haag) : « Voici un article, ma toute chère, auquel je vous supplie même de ne pas me repondre. Si vous avez encore vos pierres gravées ensemble, gardez les bien ensemble. Je souhaite que les circonstances permettent à vous ou à celui de vos enfants auquel vous les laisserez, de les garder ensemble et de les augmenter toujours, mais en tout cas il faut que vous sachez que Marcoff etant encore ici, se faisoit fort de faire en Russie de cet ensemble f 30.000 ou f 40.000. La chose n’est nullement absurde. C’est une verité, mon coeur, que je n’ai jamais pu vous dire par decence, mais qu’à present je dois vous dire pour vos propres interets, qui sont les miens. Sachez encore que depuis plus de 12 ans ces pierres sont oubliées totalement ici, qu’il n’y a plus personne en vie dans cette Republique qui les a vue, et que je n’en connois pas deux ici qui donneroient un sôl pour les voir. Il y a longues années qu’on sçait que je les ai tous ou vendues ou trocquées, ou données aux Bentincks, à vous, au Fagel, ou à trente amateurs etrangers, ce qui dans le fond est dans l’exacte verité. (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 11 ; Sluis 2012c, lettre 10.115, p. 185-186).  +
-Lettre du 25 mai 1789 (de Den Haag) : « Amicissime Vosmaari! De Heer Nagel ons beider vriend heeft mij gistren twee Engelsche Heeren gezonden met versoek hen alhier aan zijne vrienden te recommandeeren. De een is de Heer Price en de andere de Heer Knight, beiden lieden van aanzien en beide bijzondre kenders en liefhebbers van konsten en weetenschappen. De eerstgem. is voornamentlijk ten uitersten ervaaren in antiquitijten en medailles. Mijne beede is, te weeten wanneer, en of Uwe deeze Heeren huiden voormiddag ook voor een uur audiente zal kunnen verleenen om aan hen teffens een gedeelte haarder medailles etc. te vertoonen en bij gelegenhijt ter loops het Medaille Cabinet. Mijne kwaalen beletten mij heeden volstrekt om uit te gaan. Bidde om een woordken in antwoord. Adieu T.T. (Leiden, Universiteitsbibliotheek, BPL 246; Sluis 2017, lettre 12/157, p. 229-230).  +
-Lettre sand date (fin mai 1789) (de Den Haag) : « Amice, Ik wagt om vijf uur de twee Heeren Fagel en Charles Bentink op het Antiquitijt Cabinet, indien Uwe teffens ons een gedeelte van haar eigen schat geliefde te vertoonen zoude mij zeer aangenaam zijn. Vaar wel T.T. (Leiden, Universiteitsbibliotheek, BPL 246; Sluis 2017, lettre 12/158, p. 230).  +
-Lettre sans date (1789 ?) (de Den Haag) : « Je prie très humblement Mr. le Directeur Vosmaer de faire voir le Cabinet de Curiosités de Son Altesse au porteur de ce billêt, par ou il obligera infiniment son tres obeïssant serviteur Hemsterhuis. Je compte que Madame Dumaz sera de la partie ». (Leiden, Universiteitsbibliotheek, BPL 246 ; Sluis 2017, lettre 12/159, p. 231).  +
-Lettre sans date (1789 ?) (de Den Haag) : « Wel Ed. Gestr. Heer en waarde Vriend, Morgen na de middag om half vijf uur moet ik het Antiquitijt Cabinet vertoonen aan onzen Heer Secret. Thesaurier etc. weshalven Uwe versoeke teffens of vroeg of Uwe domesticq te gelasten om het andre Cabinet ter loops aan die Heeren mede te vertoonen. Indien Uwe na het vertret dier vrienden mogte te huis zijn zoude ik nog gaerne de Grieksche medaillons voor een half uurtje komen beschouwen. Waar mede de eer hebbe te zijn, Mijn Heer en vriend, Uwe Gestr. onderdanigste (Leiden, Universiteitsbibliotheek, BPL 246; Sluis 2017, lettre 12/160, p. 231).  +
-Lettre du 4 février 1783 (de Den Haag): “Mon tres chèr ami, J’avois compté que suivant vos ordres Mr. Schêpp seroit venu chez moi au sujet de la medaille. Ne venant pas je me mis avant hier au chemin pour l’aller trouver, lorsque je le rencontrois allant chez moi. Il me fit voir les deux coins deja tout achêvés, les inscriptions exceptées. A mon avis il les a parfaitement executé, sur tout la tête du Prince. Pour ce qui est de l’inscription du revers, si vous vouliez parler en Grec la style numismatique demanderoit OMONOIA, mais en Latin il faut absolument CONCORDIA FELIX H.S.W. à moins que vous voulez vous passer de ces trois dernieres lettres puisque les ecus d’armes de ces trois villes y sont deja. Pour l’inscription sur la tête il suffit WILH. V. PRINC. AVR. La tête du Prince me paroit si ressemblante que j’aimerois mieux je crois de n’y mettre aucune inscription, mais cela ne seroit pas gouté generalement peut être. Pour les lettres elles ne doivent pas être tournées au dehors comme dans votre dessein, mais vêrs la tête et vêrs les emblèmes. Les reflexions que je fais ici je les communiquerai à Schepp et si j’apprend de Mr. votre fils que vous etiez extrêmement pressé je prendrois sur moi de lui faire achever son ouvrage en consequence. Ce n’est pas seulement le manque du temps qui rend ma lettre si courte, mais une incommodité à la main qui ne m’empêche pas cependant de souhaiter au dessus toutes choses d’embrasser bientôt ici le meilleur de mes amis. Adieu" (Utrecht, Universiteitsbibliotheek, signatuur 8 N 1-5; Sluis 2017, lettre 12/129, p. 180-181).  +
-Lettre du 15 décembre 1757 (de Den Haag) : « Wel eedle Heer en zeer geagte Vriend, Blijve Uwe zeer verpligt voor de vriendelijkheeden mij tot Amsteldam door haar bewezen, als mede voor de communicatie van de geleegenhijt om het werk van Pembroke te bekomen voor f 80.-.-. Ik hadde gedagt hetzelve voor mij te neemen, dog gistren bij geleegenhijt aan Haare Kon. Hoogh. kennisse geevende van Uwe Missive, heeft hoogst dezelve het voor de Bibliotheeq gelieven te hebben, weshalve Uwe verzoeke om het aan mij of aan de Bibliothecaris Joncourt te doen toe komen, op reeckenig van Mevrouwe de Princesse, zullende ik voor de prompte betaaling zorge draagen. Het is mij leed van Amsteldam vertrokken te zijn zonder om de Antiocheus ευεργετης te denken, dog Uwe zal wel ietweg dubbeld in t’ Grieksch hebben, weshalve de ruiling gemakkelijk zal vallen en zo als Haar zal behagen. Ik heb eenige hoop de goude Arsinoe van Kroonenburg te zullen ontfangen, ten minsten is dezelve mij als zodanig opgedaan. De reeckening der penningen hebbe huiden morgen ontfangen. Geeve mij de eer te zijn, wel eedle Heer en hoog geagte Vriend, Uweds dienstwillige dienaar. Hemsterhuis. s’ Hage, den 15 Dec. 1757. Hoope door een lettertje verwittigt te worden, hoe en wanneer ik de Pembrooke staa te ontfangen. IJder is hier na zijn belangen vrolijk of droevig over de Victorie door den Kon. van Pruissen op den 5den deezer op de gecombineerde Oostenrijksche armée bevogten. (Den Haag, Museum Meermanno, Archief van Damme, 401 / 15 ; Sluis 2017, lettre 12/10, p. 20-21).  +
-Lettre du 25 janvier 1758 (de Den Haag) : « Wel eedle Heer en Vriend, Hebbe Uwes zeer aangename huiden morgen wel ontfangen, mitsgaders de Pembroke die schoon is, en voorzeker HKH zeer aanstaan zal. Ik was verwondert te zien uit Uwes post scriptum, dat de reeckening der penningen nog onvoldaan was. Men had mij dezelve gevraagt reeds overlang, ik hebbe ze op den ontfangst Uwer letteren terstond weder doen halen en beter geoordeelt ze zelve maar te betalen, gelijk mede de Pembroke, waar toe beide het geld hier nevens gaat, namentlijk voor de penningen op de auctief 222174 en voor de Pembrokef 8216– dus te zamen f 305134. In de zak bevinden zig vijf en dertig goede ducaten, maaktf 183–15, en hondert en twee en twintig gls f 122––, te zamen f 305–15. Indien er nog ietwes van vragt of onkosten mogte verschuldigt zijn, zal zulks bij occasie voldoen. Uwe vergeeve mij dat ik haar weder nieuwe moeijelijkheden verge, daar het mij beeter zoude voegen voor de genootene te danken. De tijt heeft mij heden niet toegelaten de afdruksels der regels hier bij te voegen, dog zal ze aan Uwe ter eerster geleegenhijt doen toekomen. Men heeft aan HKH een helm schild en degen present gedaan gekomen zo men zegt uit het Cabinet van de Kooninginne Christina. Deeze wapenen zijn van staal met goud geincrusteert, het werk is wonderlijk fraaj en uitvoerig, dog van wat lager smaak als het schild van Uwe, hetgeen mij voorkomt in eene andere eeuw te zijn gemaakt. Ik hadde gedagt dat dit schild etc. mij ligt zoude gegeeven hebben om eenigsints de tijd van het Uwe te bepaalen maar vinde mij daaromtrent bedroogen. Het is zeker dat het Uwe veel ouder is, dog beide hebben zij dit gemeen van geene teekenen te voeren van onze moderne godsdienst, wapenrusting, of gewoontens. Hebbe de eer mij met alle agting te noemen, wel eedle Heer en hoog geestimeerde Vriend, Uwes onderdanige en gehoorzame dienaar. Hemsterhuis. s’ Hage, den 25sten jan. 1758 (Den Haag, Museum Meermanno, Archief van Damme, 401 / 17-18 ; Sluis 2017, lettre 12/11, p. 21-23).