Grand document
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F
Lettre du 24 nov. 1734 (de Marseille) : « Il est bien temps que je vous donne de mes nouvelles et que je vous assure que je suis très mémoratif de vos politesses et très disposé à vous témoigner ma reconnaissance, si les occasions de vous être bon à quelque chose dans ma province se présenteraient. Je n’ai rien acquis de remarquable depuis mon retour : quelques médailles qui m’attendaient de très petite conséquence, ne valant pas la peine d’être décrites ; ce que j’ai eu de meilleur est un Constantin tyran qui n’était point encore dans ma petite suite. La mort nous a enlevé depuis peu M. Lebret, qui me ( ?) pour notre province. Je ne sais ce que deviendra son immense cabinet : prendre les médailles deviendrait plus commun (?) dans nos quartiers, mais quoi qu’il en soit, je n’aurais jamais voulu avoir à tel prix le plaisir d’enrichir mes suites. Voici quelques médailles du Bas-Empire qui sont fort à notre envie ; elles sont assez communes, mais il pourra s’y trouver des différences qui leur donnerait accès dans votre cabinet : je ne les pas doubles, mais dans le Bas-Empire une tête ( ?) (nb : suit la description de 15 monnaies) S’il y a là quelque chose qui vous convient je vous le céderai volontiers et je prendrez en échange de vos doubles et à propos de vos doubles, si vous étiez d’humeur à m’en accomoder à un prix honnête j’en prendrai un nombre dont j’ai gardé la note où en quoi j’attendrai votre réponse. Des compliments je vous prie à notre Génébrier. J’ai l’honneur d’être … » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 11-12 [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 15 décembre 1734 (de Marseille) : « Les acquisitions que vous avez faites sont certainement bien belles. C. Laelianus surtout me paraît une pièce de conséquence, et je vous en félicite de tout mon cœur. J’ai aussi déterré une fort bonne médaille à peu près de ce temps-là, c’est un magnifique Maxence, morceau bien rare que je n’ai vu je crois nulle part ( ?) chez le Roi. Ainsi la destinée des médaillistes qui ( ?) les choses de façon que certains morceaux viennent à propos pour les dédommager ( ?) dans leurs ( ?), quand leur état ne peut plus suffire à leur goût. Le Trajan Alim. Ita. est déjà dans une suite, il est vrai qu’il n’est pas bien beau mais dès qu’il ( ?), j’aime autant le garder si vous vouliez reprendre celui que je tiens devous, je m’accomoderai decelui que vous me proposez. La Lucie Vère me manque mais il me paraît que cette médaille ne vaut pas les 40tt que vous l’estimez, c’est un ( ?) Lucie Vère ccomme ne doit valoir que 30tt. Quoi qu’il en soit, Monsieur, voyez quelques médailles de vos doubles dont je m’accomoderez volontiers si vous voulez bien y mettre un prix raisonnable. (nb : mention de 7 monnaies romaines). Je vous prie de me marquer au dernier mot ce que vous les estimer, et de ne pas les évaluer à la rigueur, car vous sentez bien qu’il n’y a pas moyen d’acheter / ( ?) prix fort hauts des médailles aussi ordinaires et que l’on peut trouver dans la suite presque pour le poids par les ouvriers qui (me) présentent de temps en temps d’acheter des ( ?) de méd. Je ne sais ce que deviendra le cabinet de feu M. Lebret, et on est encore dans les embarras des inventaires. Ses fils étaient très formés dans la connaissance des médailles et peut-être auront-ils du goût pour le garder. …» (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 8r et v ; Sarmant 2003, p. 202, note 37). +
Lettre du 9 juin 1736 (de Marseille) : « J’aurais fait avec plaisir, Monsieur, l’acquisition de votre Matidia, mais dès qu’il me faudrait pour cela donner des têtes que je n’ai pas doubles, je ne ferai que changer d’objet dans mes recherches et ce serait toujours à recommencer, ainsi ce moyen ne saurait me la procurer ; j’y aurais plutôt visé en argent comptant si cela vous eût convenu et que le prix en eût été raisonnable j’aurai souhaité de pouvoir saisir cette occasion d’augmenter votre magnifique suite, mais je ne suis pas assez riche pour celle-ci et ne puis fournir si grande médailles d’or que je regrette tous les jours de m’y être attaché, c’est une misère et si j’étais à recommencer, je m’en garderais bien. Il est vrai que j’ai eu de l’abbé Boule le Volusien, mais je l’ai payé étonnemment je vous assure et ceux qui vous ont dit simplement que j’avais donné quelques médailles d’argent, n’ont pas accusé juste ; il est vrai que je ne donnai pas autre chose mais elles étaient au nombre de deux cents parmi lesquelles il y avait des têtes de la 1ère rareté, enfin je compte que ce Volusien m’a été troqué sur le pied de 300tt, c’est-à-dire en vérité un prix fort. Il n’y a que des princes ou des hommes tels que vous vraiment qui puissent acheter des médailles de cette façon, et j’ai pris le parti de m’amuser plutôt que de me ruiner. J’ai acquis ces jours passés un Othon pax orbis terrarum assez beau. J’ai l’honneur d’être, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. F. Cary » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 2r ; Sarmant 2003, p. 308, note 45). +
Lettre du 27 janvier 1727 (de Marseille) : Abstract: He hopes his letter to O. at Turin will have reached him. He is eager for news of literature from O’s. visits to libraries and acquisition of treasures - he refers especially to an Aldine edition of Homer and a Diodorus Siculus. He mentions that Havercamp in Holland is preparing an edition (of coinage). He contemplates O’s. making purchase of medals in Rome, pointing out that Italy abounds in salesmen of medals and that of these there are as many fakes as there are genuine ones. He mentions especially a good specimen of one of St. Sevevere? (or the Emperor Sevenus?) A difficult writing. (Oxford, Bodleian Library, MS D’Orville 487, f° 48-49). +
Lettre du 3 juillet 1727 (de Marseille): He has not been writing because he thought O. would not wish to be troubled with letters while on his journey, but he greatly enjoys O’s. letter telling of his enquiries into the ample supplies of good books and MSS. He congratulates him on his find of a MS. of Phaedrus, and having thereby corrected certain passages he has observations to make. He points out that Sicily is a rich and largely untapped field for research in the curiosities: he would be glad to acquire some of them but cannot offer O. any equivalent from this corner of the world. He has acquired Philo in Tarnebus, some of them spurious. He would be glad to receive from O. anything in the way of books or medals. (Oxford, Bodleian Library, MS D’Orville 487, f° 56-57). +
Lettre du 12 novembre 1751 (de Marseille) : (Paris, BnF, Méd., 3 AMC 2-1). +
Lettre du 17 avril 1752 (de Marseille) : (Paris, BnF, Méd., 3 AMC 2-3). +
Lettre du 22 novembre 1752 (de Marseille) : (Paris, BnF, Méd., 3 AMC 2-4). +
G
'Mr Cotton, I send to yor viewe twoe Meddangles, the one I think to be very good, the other connterfeyt, because the inscription is wrytten backward. I pray you try them both, and send me word which is the better, and what their inscriptions are. 18 December 1600.' (BL, Cotton MS Vespasian F XIII/2, f.291; Burnett 2020b, p. 187) +
-Lettre du 8 mars 1773 (de Rome) : « Le P. Zacharia n’a rien donné autant que je sache sur les inscriptions chrétiennes. Nous avons de lui l’Istituzione antiquaria lapidaria et numismatica, tome 2 in 8° qui peuvent coûter un écu romain & 80 baïoques environ 9 lt. » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 143, f° 7-8). +
-Lettre du 20 septembre 1775 (de Rome) : « Il y a une quinzaine de jours que j’eus l’honneur de voir M. de La Tapie. Il m’a fait la grâce de venir prendre mon chocolat avec M. l’abbé de Chaupy, auteur de la découverte de la villa d’Horace. M. de La Tapie me faisait un contraste divertissant avec M. l’abbé de Chaupy. Le dernier est un grand compilateur, de vous à moi, Monsieur, de tout ce qui se rencontre sous ses pas. Je crains fort qu’il ne parle un peu trop, du moins il m’étourdit. Quand je me trouve avec de pareils savants, je laisse toujours le champ de bataille libre. Il n’y a rien à gagner et beaucoup plus à perdre, en disputant ou en conversant avec de pareils érudits. Vous admirez, Monsieur, mon ingénuité, mais je n’ai rien à craindre d’un savant comme vous qui savez si bien évaluer le vrai mérite. […] F. Fabricy, prêcheur. PS : La lettre de Buonacorsi ne se trouve point. Je ne sache pas que le P. Magnan ait donné après Brutia & Lucania numismatica autre chose que la nouvelle collection intitulée Stampe di vari soggetti antichi e moderni, sacri e profani, dipsoste secondo l’ordine alfabetico delle iscrizioni in 4° grande presse CDPDMD in Roma 1775. C’est un ramas le plus abominable, le plus mal exécuté que je connaisse. Les vrais connaisseurs ne s’y méprendront point. On m’a dit que toutes ces pièces de ce recueil qui se trouveront dans ses différents livres ne sont qu’une propension à faire de l’argent, pour la grande collection qu’il veut donner de toutes les médailles et autres antiques de tous les peuples. Mauvaise besogne. » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 143, f° 11-12). +
-Lettre du 14 juillet 1784 (de Rome) : «Le Winckelmann ni le Georgi ne se vendent point chez les libraires, et les prix qu’on y a fixé, par lesquelles il faut nécessairement passer, me parurent d’abord si peu raisonnables que peut-être je ne les aurais point acheté sans avoir l’honneur de vous en écrire. Mais ce délai n’eut fait manquer l’occasion qu’il y avait à Civitavecchia du départ d’un bâtiment où s’embarquait un religieux de mes amis. D’ailleurs, je n’avançais qu’une part sa diminution du prix. La maison du prince Corsini, qui a fait tirer quelques exemplaires à part, (au nombre m’a-t-on dit de 250 de la lettre du P. Georgi sur les inscriptions de Palmyre) les a fixés chacun à 8 jules romains. Quant au Winckelman, c’est la maison Albani qui en a également déterminé le prix. C’est un marché tout fait auquel il n’y a pas à répliquer. J’ai donc acheté ces différents articles que vous me [demandiez]. En voici la note. Winckelmann Monumenti inediti 3 vol. fol. avec beaucoup de planches. Dans cet exemplaire il y a même quelques pièces que j’ai obtenues. Le prix en a été de 16 écus romains et 4 baïoques ou 4 jules. Georgi De inscriptionibus Palmyrenis in 8, Romae, 1753, 80 baïoques. On trouve cette même lettre dans le 4ème tome du Museum Capitolinum »; « l’explication d’une médaille samaritaine unique donne occasion. Cette médaille fut frappée la 3e année de Jean Hyrcan. Un très savant prélat m’en demanda l’explication. Je la lui fis en peu de mots. Il voulut absolument que je lui en adresse une lettre. Je m’en dispensai : j’en avais des motifs. Il fit tant et tant qu’enfin je lui promis. Mais en examinant depuis cette matière, je compris qu’une simple lettre ne ferait que répéter au fond ce qu’on a écrit sur les médailles samaritaines. Ainsi, tout médité, je me suis engagé insensiblement dans des recherches plus épineuses qui se terminaient par l’explication de la médaille en question. J’ai déjà fait une partie de ce qui tient aux travaux des … sur les médailles d’Espagne, matière très embrouillée. Je ne connais qu’un écrivain qui y ait réussi, en nous donnant les plus belles ouvertures pour percer ce chaos de l’antiquité. De là, je passais aux médailles phéniciennes, ensuite aux samaritaines. Je crois qu’il y a de la témérité d’avoir pris un pareil engagement. J’ai déjà beaucoup fatigué là-dessus, autant que mon loisir le permet. Il me manque un livre. J’ai fait chercher depuis plusieurs mois. Ce sont les Inscriptiones citieae ubi de nummis phoeniciis, imprimées à Oxford en 1750 in 4° de peu de pages. Cet ouvrage m’est de la dernière nécessité. Peut-être qu’enfin on me le découvrira. Vous le connaîtrez sans doute. J’ai presque tout ce qu’a fait notre savant Barthélemy et ce qu’a publié là-dessus le célèbre Pellerin. Je ferais en sorte que cette pièce littéraire serve d’appendix à ma diatribe de laquelle je n’ai fait tirer à part que 150 copies desquelles il m’en reste peu. Elles ont toutes été données en cadeau. Je ne publierai, Dieu aidant, ma pièce que je n’ai fait ces additions, que je n’en ferai qu’un usage, peut-être même je réimprimerai toute la diatribe. » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 143, f° 37-38).
-Lettre du 20 février 1770 (de Palerme) : « Ecco una nuova mia preghiera, e per V(ostra) E(ccellenza) un nuovo incomodo; sono entrato in idea di far qualche cosa di nuovo, e penzo voler portare a luce una Correzzione, ed aggiunta alla Sicilia numismatica di Paruta pubblicata dall’Avercampio (46); per tale assonto mi necessitano le cognizioni di tutte le medaglie che devon corregersi tra quelle pubblicate, e i disegni delle inedite. Io priego V(ostra) E(ccellenza) a farmi sperimentare anche in questo gli effetti della sua Protez(io)ne come fece p(er) l’altro assonto delle Iscrizioni che portaj a luce (47). Che però vorrej i disegni di tutte quelle medaglie inedite Siciliane che fossero nel suo Museo, in quello de P(adri) Bened(etti)ni (48) o in potere di altri; i disegni esser dovrebbero della eguale grandezza d’ogni medaglia, e colla nota de metalli = di tutte quelle che trove[12v]rà notate nel Catalogo delle mie medaglie non occorre farne fare disegni. In somma inteso V(ostra) E(ccellenza) quale sia la mia idea veda di darmi tutti quelli ajuti che può, mi facci anche in questo sperimentare i buoni effetti della sua amicizia. Con questa occ(asio)ne la pregherej a saper dirmi se mai avesse vedute originali le medaglie di Catania portate dall’Avercampio aj num(eri) 59. 60. 61. 62. 64. 67. 68. 77. 78 e 86: (49) = Io hò avute p(er) le mani migliaja e migliaja di medaglie mai però mi sono incontrato in tali originali; so che il primo a pubblicarle sia stato il Carrera, ma dubito fortem(en)te di qualche sospetto (50). La medaglia di n(umer)o 67. jo la tengo bella e conservatissima ma in essa si legge ΛΕΟΝΤΙΝΩΝ (51). Nel tempo stesso jo preghierej V(ostra) E(ccellenza) di un altra grazia e si è se potesse in cod(est)a procurarmi qualch’una di quelle medaglie di Catania in argento che anno il bove con faccia umana detto vol[13r]garmente minotauro (52); questa non sta nel Paruta (53), ma la produsse il P(adre) Ab(at)e Amico (54), jo ne ho veduto due o tre bellissime presso q(uest)o S(igno)r Ab(at)e Gravina (55); ne desidererej una = Priego V(ostra) E(ccellenza) ad usare di solita sua bontà nel compatirmi mentre pregandola dell’onore di suoj riv(eri)ti comandi con vero ossequio mi soscrivo Di V(ostra) E(ccellenza) Palermo 20. febrajo 1770. Sarà tra giorni in Catania un Ab(at)e Francese detto M(onsigno)r de Chaupì (56) jo lo providdi di mia Lett(er)a p(er) V(ostra) E(ccellenza) e la prevengo che troverà in esso un uomo molto dotto, peritissimo Antiquario e specialm(en)te nel genere della lapidaria, e numismatica; e partito nella scorsa settimana p(er) fare il giro della Sicilia; e egli autore dell’opera gia stampata in Roma due anni addietro - Scoverta della Casa di Campagna di Orazio (57). Tiene idea di voler fare la Italia, e Sicilia antica come la fece Cluverio (58), ma con migliori sistemi » (Catania, Archivio di Stato, Archivio Paternò Castello principi di Biscari, busta 1644.3 [1104 bis/P] [1053/*], cc. 12-13; Muscolino 2015, lettre 1, p. 6-7).
-Lettre du 13 mars 1770 (de Palerme) : « Portando primieram(en)te all’E(ccellenza) V(ostra) i miej più vivi ringraziamenti p(er) la bontà colla quale si compiace accogliere le mie preghiere, sono poi a dirgli che qualora mi favorisce de disegni delle medaglie Siciliane inedite che sono in cod(est)a si compiaccia farli lavorare non nella eguale grandezza di ogni medaglia come in prima l’avevo pregato; poiche avendo di ciò fatta la esperienza vedo che riesce molto difficile specialm(en)te nelle medaglie picciole; ma faccia farne i disegni in quella grandezza come stanno nell’Avercampio; notandosi soltanto la grandezza di ogni una colle misure proposte dallo Avercampio alla pagina ultima del secondo Tomo (60). Mi farà V(ostra) E(ccellenza) grazia singolare quando possa proccurarmi la richiestale medaglia di Catania; jo di essa ne tengo la quasi consimile di cuj qui acchiudo a V(ostra) E(ccellenza) il disegno (61); l’altra però ch’jo cerco ha qualche differen[14v]za. Con questa occasione le acchiudo anche altro disegno della bellissima medaglia di Catania collo scritto AMENANOS nome del fiume Giudicello questa e veram(en)te singolare jo ho avuta la sorte di acquistarla bella, e ben conservata; se mai tal medaglia in cod(est)a vi fosse priego V(ostra) E(ccellenza) a confrontarla p(er) sapermi dire se fosse corsa con qualche altra diversità (62). Io rassegno a V(ostra) E(ccellenza) tutta la pienezza del mio ossequio, e rispettosamente mi soscrivo. Dell’E(ccellenza) V(ostra) Pal(er)mo 13. Marzo 1770. [in questo punto è incollato un ritaglio con le incisioni delle due monete menzionate nella lettera] (63) (Catania, Archivio di Stato, Archivio Paternò Castello principi di Biscari, busta 1644.3 [1104 bis/P] [1053/*], cc. 14-15; Muscolino 2015, lettre 2, p. 8). +
-Lettre du 22 juin 1779 (de Palerme) : « Amico, e P(adro)ne riv(eritissi)mo Avrete gia avuto il reale dispaccio coll’approvazione del Piano proposto per le antichità delle Valli di Demone, e Noto (84); collo assegnam(en)to di oncie quattrocento all’anno; per impiegarsi ne ripari di c(ode)ste, soldi di architetto e per farsi i disegni, e quadri di veduta di ognuna delle antichità sud(dett)e = Io ho avuto il mio coll’ordine di formarne eguale Piano per le antichità della Valle di Mazara e coll’assegno di oncie duecento all’anno per tale destino. Ho gia formato la relaz(ion)e seu Piano sul piede della vostra, e partirà col venturo Procaccio85. Ho fatto la mia consulta al Tri(buna)le del Patrim(oni)o per pagare ed assentare le (once) 200 all’anno, ma incontro difficoltà che voglion pagarle ad annualità posposta [165v] vedremo come riesce. Ho fissato l’Architetto D(o)n Carlo Chenchi per le stesse ragioni per le quali da voi fu fissato per le vostre due Valli; ho pigliato di prima mira le antichità di Segesta e già l’Ingegniere e Pittore son pronti alla partenza subito che il Tribunale pagherà denaro. Al sud(dett)o Architetto non ho stabilito il soldo ma ci siamo rimessi a quello che farete voi; vale a dire jo per una valle gli darò la metà di quello fisserete voj per due. Taleche vorrej sentire su di cio quello che avrete stabilito o sarete per stabilire; e cio che ancora farete per il Pittore. Vorrej anche sapere i quadri sudetti di qual misura farete farli, per essere uniformi. Già saprete che venne l’ordine di stamparsi nella erigenda di nuovo reale stamparia l’opera della raccolta delle medaglie di Sicilia (86) su della quale sto lavorando, e posso dire essere gia compita; si attendono ora le disposiz(io)ni per tale regia stamparia consul[166r]tate gia dalla Dep(utazio)ne delli Studj, e quando vengano la prima cosa che si stamperà sarà l’opera sud(dett)a. Io vi protesto i miej ossequj vi priego di riveriti comandi, e mi soscrivo Palermo 22. Giugno 1779. » (Catania, Archivio di Stato, Archivio Paternò Castello principi di Biscari, busta 1644.3 [1104 bis/P] [1053/*], cc. 165-166; Muscolino 2015, lettre 6, p. 11).
-Lettre du 10 août 1779 (de Palerme) : « …Un S(igno)r Can(oni)co di Lentini sere addietro mi assicurò di essersi trovate alcune picciole medaglie d’oro di Lentini colla testa del leone e che queste passarono nel v(ost)ro Museo; jo feci [190r] le mie difficoltà che finora medaglie d’oro di Lentini non ve ne sono state al mondo; ma lui replicò le assicurazioni (104). Jo dissi che il S(igno)r P(ri)n(ci)pe di Biscari ha avuto la bontà di mandarmi i disegni di tutte le medaglie inedite che sono nel suo museo; e questa non l’ha mandato; ma il S(igno)r Can(oni)co tornò ad assicurarlo. Vi priego dunque a sapermene dire il positivo; jo però stento a credere ciò, ma potrebbe essere, a tempi nostri si sono scoverte medaglie d’oro di Gela, e di Tavormina (105) che prima maj si eran vedute. Vi protesto i miej ossequj sono a v(ost)ri riv(eri)ti comandi, e mi soscr(iv)o. Palermo 10. Agosto 1779 » (Catania, Archivio di Stato, Archivio Paternò Castello principi di Biscari, busta 1644.3 [1104 bis/P] [1053/*], cc. 189-190; Muscolino 2015, lettre 10, p. 15). +
Lettre du 14 septembre 1777 (de Palerme): en italien (Wien, KHM, MK Archiv V) +
Lettre du 19 décembre 1782 (de Palerme): en italien (Wien, KHM, MK Archiv V) +
Lettre du 31 août 1786 (de Palerme): “La nuova opera, che intraprende V(ostra) S(ignoria) Ill(ustrissi)ma dell’Arte critica Numismatica è veramente degna di se; e non da altro, che da lei il mondo letterato può aspettarsi un tal dono; io co miei voti ne imploro dal cielo la perfezione.” (Wien, KHM, MK Archiv V, 153, f. 1r; Burnett 2022, p. 421, n° 2) +
-Lettre du 4 juillet 1777 (de Rome) : « Quae iucundissimae mibi nudiustertius litterae tuae redditae sunt, eae multo etiam accidissent iucundiores, si biduo post in meas manus venissent. Quid hoc rei est ? inquies, profecto monstri simile. Paucis expediam. Certum erat ad te hodie litteras dare, quae et gratum erga te animum meum patefacerent, et rationem tam serae de libro tuo gratulationis afferrent. Dum hoc meditor, ecce mihi abs te elegans, insignisque benevolentiae notis epistola, quam meam propterea antevertisse doleo, quod nunc denique tua victus humanitate prestare id necessario videar, quod antea mea sponte facere omnino volebam debebamque. Ita me Deus amet, et Musae nostrae, ut vera narro. Quae porro in caussa extiterint, cur ad hane diem cessator fuerim, officiumque hoc litterarum distulerim, praesertim cum integer elapsus mensis sit, ex quo librum tuum, doctum hercle, et laboriosum accepi, narrabo. Nolebam litterulas ab omni prorsus re vacuas ad te hominem occupatum venire ; in quibus nimirum post nudam quamdam gratiarum actionem nihil esset reliqui. Quare constitueram cum Lantio nostro tum demum ad te perscribere cum librum legissem, eaque cum romanarum Ephemeridum auctoribus communicassem quae mihi inter legendum scitu in primis dignissima visa essent. Totum id qualecumque est, serìus opinione conficitur : principio me βιβλιοδέτκη moratur, mox Ephemeridum curatores. Hinc factum est, ut hodie tantum prima pars rerum, quas ex opere tuo undique conrasi, delibavique, in vulgus edatur, de quibus tamen referendis pridem egeram diligenter. Mitto ipsas pagellas, locupletissimos testes mei de te iudicii existimationisque, ut iis in hanc rem addere nihil oninino necesse sit : ceteras quae hasce statim conseqùentur, recipies cum primum prodierint. Interrea is utere felix, neque indignanter feras quae in commendationem τ Κειμήλιωνx Urbis addere volui : sunt enim eiusmodi, ut nihil tuae gloriae detrahant, certusque sum te propter ea in nullam unquam hominum vituperationem esse venturum. An alii hoc ipsum saxum volvant, ignoro ; nolo tamen te hoc nomine esse solicitum qui tale opus vulgasti, quod omnia omnium doctorum virorum iudicia semper comprobabunt. Ceterum de ipso libro, deque voluntate erga me tua gratias ago quam maximas ; atque utinam is essem, qui et referre quandoque possem. Magnopere tamen vereor, ne cum me totum in tuam consuetudinem dedero, brevi intelligas cum quo bomine tibi res sit, et quam falso ea de me amici praedicaverint, quae omnino nec probo, nec agnosco. Fuit certe aliquando tempus cum romanarum, graecarumque antiquitatum studiis atque suavitate ita afficerer, ut fortasse nou mediocres inde fructus successu temporis percipere me posse considerem: verum postquam, suffragatione cl. Garampii, cui me meaque omnia debeo, sexto jam abhinc anno Praefecturae Scriniorum Sedis Apostolicae admotus sum, invitor in alia omnia vel ingratiis, et totum me esse oportet in evolvendis Regestis, et Diplomatibus Pontiflcum. Vides igitur quanta mihi quotidie ex horum tractatione barbaries combibenda sit, proindeque quam longe in dies proibear ab elegantiorum Musarum consortio, cui nemo unquam, ut probe nosti, adhibìtus qui illotìs esset manibus. Qualiscumque tamen modo sim, tuus sum, eroque dum vivam semper; occasionem mutuarum litterarum arripio libenter, avideque legam quae mihi de te, et studiis tuìs narrare perges. Milto dissertatiunculas quasdam meas in Diariis Pisanis editas, quibus Inscrìptìones veteres illustrantur, et Praefectorum Urbis series ; χάλκεα χρυσείων si cum tuis comparentur. Accedit bis epistola Odericii nostri, quae recens prelo supposita est : brevi accipies alteram eiusdem lucubrationem in numismata anecdota, quae tibi fortasse multo erit acceptior. Prodiisset iam si ipsorum numorum imagines impressae suis plagulis esseut. Et quando Odericii facta est recordatio, non possum non vehementer ei subirasci, quod ipsius culpa accidit, ne me in familiaritatem tuam, cum Romae esses insinuaverim : qua de re, et coram saepius questus sum, et veteres hodie per litteras querimonias instaurabo. Vale, optime Eckheli, cui quando praesens non licuit, absens me totum commendo hominem scilicet summo officio tibi in perpetuum devinctum, tuorumque in litteraria republica meritorum praeconem. Romae IIII. Kal. Jul. 1777. » (Marini 1821, lettre IV, p. 172-175 ; Williams 2015, p. 786, note 4).