Grand document
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-Lettre du 9 févr. 1715 (de Deventer) : « J’ai reçu vos deux lettres, dont l’une était datée le 18 septembre, et l’autre le 12me de décembre de l’année passée, et je vous suis infiniment obligé des belles choses que vous m’y apprenez, et c’est pour cela que j’y répondrai le mieux que je pourrai, et je vous communiquerai après des copies des quelques médailles, qui, selon mon sentiment sont fort rares, mais qui ont besoin de vos lumières, pour les bien entendre » [médailles d’Hadrien publiées dans les Mémoires de Trévoux ; médailles curieuses envoyées par de Ballonfeaux] « Je l’en (Banduri) ai entretenu il y a quelques années, mais il n’a pas trouvé bon à m’y répondre, quoique je lui ai communiqué auparavant copie d’une médaille unique et anecdotique de l’impératrice Théophana, femme de Romannus, dont il m’a remercié » ;« Les médailles y ont un grand pas, et vous ne vous en repentirez pas de l’avoir achetée et lue, car je ne doute pas qu’elle se trouve à Paris, au moins chez quelques curieux (nb : l’Annus solaris antiquus de Masson). Il y a déjà VII volumes en 12° ; et votre explication de la médaille d’Auguste, opposée à celle de M. Schot, occupe le premier article du dernier tome, et il y ajoute cet éloge : « Le lecteur saura qu’il doit cette dissertation, non seulement au savant auteur, Mr. Galland, dont les manières sont si obligeantes, mais aussi aux soins de Mr. Bignon, cet illustre abbé, qui de nos jours fait les délices des gens de lettres ». Je suis très content que vous approuviez ma considération sur les médailles des Arsacides […] J’ai une médaille d’argent en ovale, qui a pour type un Parthe à genoux […] Ce que vous dites du P. Hardouin est plaisant […] Je vous suis obligé infiniment de m’avoir communiqué l’acquisition que Mr. l’Abbé de Camps a faite de deux médaillons […] Je vous entretiendrai sur deux médailles de bronze qui sont dans mon pauvre cabinet […] Je vous pourrais entretenir sur quelques autres médailles de mon cabinet, mais il est temps de finir… P.S. : les médailles dont me sont venues les registres de Smyrne, seront réservées à un autre temps ; j’ai communiqué l’inscription à l’illustre Mr. Huet ; ce prélat ne vous la refusera point » (Abdel Halim, p. 677-679, n° CCCXXXV).
-Lettre du 7 septembre 1701 (de Sivol ?) : attaque contre Hardouin et sa défense des quatre Gordiens (BnF, Ms. 22083, f° 74 ; Sarmant 2003, p. 135, note 139). +
-Lettre du 24 juillet 1702 : « Monsieur Leibniz m’a envoyé les remarques, que V. A. a faites sur une très rare médaille de l’empereur Tibère, et sur ce qu’en avait dit Mr le Docteur Bon. Et puisq’elle désire d’en savoir mon sentiment, je prends la liberté de l’en remercier, et de l’assurer de mes respects, et de mes très humbles services. Je suis persuadé à cette heure, que je n’emploie pas mal le temps, auquel la République me donne du loisir, à ces illustres monuments de l’Antiquité, parce qu’un Prince d’une naissance si distinguée en fait ses plaisirs, et en a une si parfaite et grande connaissance. J’ai chargé Mr Morel de mes considérations, à cause qu’elles sont indignes de l’attention de V. A. et si ce savant antiquaire en donne part à Elle, / je la prie d’excuser mes bévues, et de les attribuer au peu d’habitude, que je me suis acquises dans cette sorte d’étude. J’estime beaucoup les médailles assurément, mais je suis né dans un pays, où l’on ne trouve point ces restes de la magnificence et des richesses des Romains et des Grecs, et je me trouve, mal gré bon gré, obligé de me contenter des livres, quoique j’ai quelques-unes, qui soient assez rares, oui, si je m’ose servir auprès d’un prince qui en a fait un cabinet exquis, de cette expression, rarissimes. Je prie V. A. d’excuser ma liberté, et de vouloir être assuré que je suis avec un profond respect de Votre Altesse, le très humble et très obéissant serviteur » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’ Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 144-145 [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 12 mars 1693 (de La Haye) : « L’on ne peut ici deviner la cause, qui a fait supprimer le livre du père Hardouin de Nummis Herodiadum. Vous m’en pourriez sans doute éclaircir, et je vous supplie de le vouloir faire au plus tôt. J’espère pourtant qu’un exemplaire aura échappé à cette défaite, et qu’on verra bientôt ici ce Poluqruktov, suivant la copie, et qu’avec cela Mr. Vaillant, et Mr. Toinard nous en diront bientôt leur sentiment. Ils feront sans doute plaisir au père Hardouin. Car l’on m’a assuré, qu’il ne désire rien tant, qu’un savant adversaire, pour avoir l’occasion de prouver plus amplement ses nouvelles pensées, dont il n’apporte pas toutes les raisons dans le livre susdit. L’on me prie même de me vouloir charger d’une réponse ; mais je n’ai pas encore vu ce traité, et de plus je n’aime pas les scripta contentiosa, et j’examine seulement les sentiments des savants, quand l’occasion s’en présente, et aliud agens. J’ai trouvé quantité de belles choses entre les papiers de feu Mr. Gruter, qui a été recteur du collège, et de l’école latine à Rotterdam. Il y a des lettres de Saumaise, de Heinsius, de Meursius, de Scriverius, de Mery Casaubon, et d’autres ; et une lettre flamande au fils aîné de Mr. Saumaise, qui contient beaucoup de particularités de la mort de ce grand homme, dont on ne trouvera rien dans la Vie, qui est mise devant ses Lettres. Je crains fort que les antiquités qu’on me devait envoyer d’Alep, soient péries en chemin. Car selon toutes les apparences, on les aura mises dans un vaisseau qui est venu d’Alexandrie, et où le feu a pris par inadvertance des matelots sur les côtes de l’île de Chypre. Je plains ma perte, et j’en suis presque inconsolable » (Cuper 1743, I, p. 432). +
-Lettre du 28 mai 1694 (de La Haye) : « Je m’imagine que le père Hardouin trouvera assez d’adversaires, car ses paradoxes sont trop évidents et choquent trople sens commun pour n’être pas réfutés » (Cuper 1743, II, p. 433). +
-Lettre du 24 juil. 1694 (de Kampen) : « La dispute de trois ou quatre Gordiens est assez singulière, et j’espère que nous la verrons bientôt, comme aussi le deuxième tome du savant père Pagi, les Secunda Menagiana, et les autres curiosités, dont vous faites mention » ; « Mr. Morelest à la cour de Mr. le comte de Swartzbourg, qui a le plus beau cabinet de toute l’Allemagne ; et il se met à publier son grand ouvrage, ce qu’il n’a pu faire en France à cause des défaites qui lui sont survenues. L’on imprime à Leyden la Dactylotehca de Gorlaeus fort augmentée, et si l’on s’y prenait bien, elle pourrait être embellie davantage. Je possède moi-même des pierres fort bien travaillées, et entre autres une mise à l’antique en argent, dont le type représente une déesse, ayant le casque en tête, appuyée sur un bouclier, armée d’une lance et d’un parazonium ; et il se voit sur, ou dans sa main droite, une fleur, ou je ne sais quelle autre chose » ; « J’attends à tout moment quelques médailles anciennes, et le dessein des reines de Palmyre, qui me sont envoyées d’Alep par le consul de Mrs. Les Etats Généraux » (Cuper 1743, III, p. 435-436). +
-Lettre du 18 août 1694 (de Deventer) : « il faut que je vous dise que j’ai reçu d’Alep une quarantaine de médailles, la plupart de bronze, et cinq ou six d’argent. Il y en a qui méritent la curiosité des antiquaires, et qui à ce que j’en puis juger sont très rares. Un Philippe d’argent vous charmerait sans doute, tant il est bien conservé. Ce n’est pas pourtant l’empereur romain de ce nom, ni le père d’Alexandre le Grand, mais un des successeurs de Séleucus. Car l’on voit d’un côté une tête environnée d’un diadème, où le roi Philippe ; de l’autre un Jupiter assis, tenant de la main gauche un sceptre, et de la droite une victoire, qui élève ses mains chargées de deux flambeaux, ou de quelque autre chose en haut vers la foudre, et la légende porte : . Il ya a une autre médaille de l’empereur Macrinus, qui a pour revers, , et une déesse, dont la robe est ouverte par devant, les pieds et le ventre nus, deux lions, à ce qu’il me semble des deux côtés, entre la robe ouverte et les pieds. Une petite figure à demi-corps derrière la chaise, où la déesse est assise, élévant de sa main gauche une crosse, ou pedum pastorale ; et je crois qu’il y a eu une semblable figure de l’autre côté de la déesse, tout de même comme on les voit dans une autre médaille du même peuple publiée par l’illustre père Noris, à lapage 133, de ses savantes Epoques » (Cuper 1743, IV, p. 437 ; Caillemer 1885, Lettre n° 71, p. 245-246). +
-Lettre du 26 juil. 1695 (de Deventer) : « J’attends avec grande impatience la dissertation sur les Gordiens, et je mettrai entre les mains de Mr. Grévius la lettre qui contient diverses particularités de la vie du grand Saumaise, aussitôt que celle qui a été faite chez vous lui sera rendue. Le Julien de Mr. Spanheim sera bientôt achevé ; et il y a aussi fort longtemps que je n’ai pas eu de ses nouvelles, quoique j’ai communiqué à cet illustre savant ministre quelques réflexions sur la première médaille des observations de Mr. Begerus, dont Mr. de Spanheim dit aussi son sentiment dans deux les deux lettres, qui y sont jointes, et qui renferment un trésor d’érudition. Je ne sais si Mr. Morel est à Berlin, ou chez Mr. le comte de Swartzbourg ; mais il est constant qu’on travaille à l’édition des médailles, et des autres antiquités de son altesse électorale de Brandebourg, et l’on me mande que le dit comte, qui a un des plus beaux cabinets d’Allemagne fournira aux frais de l’édition de l’ouvrage de Mr. Morel, dont il fait le dénombrement dans son Spicilegium publié à Paris « (Cuper 1743, V, p. 439). +
-Lettre du 1 déc. 1695 (de Deventer) : sur les monnaies suédoises, gothiques et ibériques « Mr. Benner m’a envoyé son Thesaurus Nummorum Sueco-Gothicorum, et je suis ravi d’apprendre qu’il sera augmenté d’un grand commentaire, puisqu’il est constant que les médailles apportent un grand éclaircissement à l’histoire des temps, où elles sont frappées. Mr. Rumpf, résident de Mrs. Les Etats Généraux à la cour de Suède, me mande que Mr. de Sparvonfelduis a dessein de publier les médailles d’Espagne, c’est-à-dire, à ce que je crois, des Goths, qui y ont régné, et que le même nous prépare un grand ouvrage, pour l’explication de quantité de médailles anciennes » ; « L’on m’a envoyé le Spécimen de Mr. Morel, imprimé depuis peu à Leipzig. J’y ai remarqué ce qu’il reproche à Eum. Pacatus, et il faut que je dise à cette occasion, qu’il n’y a rien de si extravagant, que de s’approprier les pensées et les découvertes d’un autre ; que c’est une espèce de larcin public, si on les prend de livres imprimés, et un vol clandestin, et une noire ingratitude, si l’on débite comme son propre ouvrage, ce qu’on a appris dans la conversation de ses amis. A Dieu ne plaise que j’en puisse user jamais ainsi ; et il me semble que cette manière d’agir est capable d’imprimer aeternas notas suae memoriae, à ce que dit quelque ancien » (Cuper 1743, VI, p. 440-1). +
Lettre du 6 nov. 1696 (de Deventer) : « Je n’ai pas encore vu ladissertation sur les quatre Gordiens, ni aussi la réfutation, ni le portrait de Mr. de Court. Mr. de Saumaise, à qui j’ai rendu votre lettre moi-même proche d’ici à Loo, quand sa majesté britannique y éyait, n’en savait rien non plus. C’est la guerre, Monsieur, qui nous prive de ces belles productions d’esprit, et il n’y a rien à faire, que d’attendre la paix, dont on parle beaucoup partout, mais qui n’est pourtant pas encore faite » ; sur une monnaie parthe « J’ai enfin reçu les médailles, et entre autres celles d’Arsaces, qui est d’argent et toute entière. L’on y lit : , et non comme je vous avais mandé dans ma lettre du 14 de mai. C’est une pièce digne d’être publiée, et je crois que j’en ferai une dissertation particulière » (Cuper 1743, VII, p. 442-3). +
-Lettre du 1er juil. 1699 (de Deventer) : « Le Thesaurus Antiquitatum Graecarum est achevé. Mais je ne comprends pas comment l’on a pu y insérer des choses qui n’ont nulle conformité avec ce beau titre » (Cuper 1743, VIII, p. 445). +
-Lettre du 7 oct. 1706 (d’Ath) : « Si je m’étais trouvé chez moi, je vous aurais fait voir des choses assez singulières, et je suis persuadé que vous en auriez été content. Vous avez vu sans doute dans une armoire, les lettres en grand nombre que les savants m’ont écrites, mais cela n’est rien en comparaison de celles que je conserve dans un autre endroit. Vous les aurez vues avec les réponses, ce que j’ai commencé à observer il y a quelques années, et que je voudrais avoir fait toujours » (Cuper 1743, VI, p. 459). +
-Lettre d’août 1671 (de Deventer) : « Ut Galliis, regiaeque Parisiorum urbi, valere dixisti, ego, quo locorum ageres, quid faceres, mortuus an uiuus esses, iuxta cum ignarissimis in hoc us/que tempus fciui, quo tandem anxia ilia, et me propter merita tua, multas suavitates ingenii, eruditionemque singularis exempli, plus quam cruciante cura uberauit auro contra carus liber, de usu et praestantia nummorum, cuius secundam editionem Elzevirius nobis procreavit. Hoc studii tui et industriae pignus et admiratus et ex osculatus sum, et uix dici potest, quale gaudium occupaverit animum, cum te tot et tanta praeclara non video invidisse orbi litterato. Sed non ego is sum, qui in tuas laudes assurgere debeam, maloque tacere, quam modestiam tuam mentis quamvis laudibus onerare, cum contentus fis (qua es humanitate) tanta praeclarorum bonorum conscientia, Vix tamen mihi ipse tempero, praesertim ubi video te mei, vix tibi cogniti, tam honorificam facere mentionem, memoriamque nominis servasse. Quid quaeris ? non erat tanti rude illud et indigestum opusculum, ut inde occasionem caperes me nominandi et laudandi, nec umquam fore putavi, ut haec frivola et februa tantum / tibi pJacerent. Sed uts, quae mihi nec opino, nihilque minus quam talia speranti, obiecta sint, sic habe. Cum in Italiam cogitarem, farcinulasquc convasarem, pransus, ut est et paratus petere regionem et ingeniis et antiquitatis venerandae florentissimam, amplissimo Daventriensium Senatusconsulto ad publice historiam docendam lautis conditionibus invitor, quam provinciam vix tandem amicorum suasu suscepi, cum aegre ferrem, occasionern lustrandae Italiae praeripi et amputari. Sed omnia mihi integra et libera non erant : nam dare hoc patri, pietas iubebat ; amicis sedula illorum in me officia; amplissimo denique ordini Salanorum urbis litterae humanissimae et gravissimae. Spartam igitur istam nunc pro ingenii mei modulo enixissime orno : utque spem de me conceptam non fallerem, crepundia ilia, titulo Observationum in publicum dedi, quas iam dudum ad te misissem, si cognitus mihi esset secessus tuus. In maiorem longe excrevit molem, et accessionibus non contemnendis auctus / libellus est ; illudque solum doleo, typographum in nonnullis dormitasse, et supinum fuisse; cum multa impresserit, quibus ego atrum signum alleveram : sed haec secunda editione tollentur, quam propediem adornabo, additis pluribus ad rem antiquariam et geographiam pertinentibus; nec deerunt nummi rariores, de quibus vel mihi cum viris eruditissimis non convenit, ut iam in editis factum, vel quos primus luce donabo. Etenim nonnullos nummos Romanorum Imperatorum aeneos possideo, quales necdum apud antiquarios Erizzum, Tristanum, Ménestrierium, Occonem, Vicum, Goltzium, aliosque observavi: et quoniam tuum singulare studium et amorem in has res novi, unius vel alterius gnorisma adscribam, Nummus est, ut videtur, Ciaudii imperatoris; nam has litteras fugientes agnosco - VDIVS. Visitur ipse Claudius, sed parte vultus mutilata: frons enim nasus, et oculi integri funt, planeque Claudii simplicitatem spirant : inferiori vultus parti hae litterae impressae BON. in alte/ra area miles est, scutum sinistra, et nescio quid dextra gerens, cum litt. S. C. Similem sane apud nullum reperisse me liquido iurare possum, quare non mirum, si coniectura vix assequi queam, quid illae litterae sibi velint; sed tamen, quae mihi in mentem venerint, adscribani. Claudius igitur post mortem in deorum numerum relatus et consecratus est, quem honorem ipsi eripuit Nero, restituit Vespasianus, Sueton. In Claud. Cap. 45. „ funeratus est solemni principum pompa, et in numerum deorum relatus. Quem honorem, a Nerone destitutum abolitumque, recepit mox per Vespasianum » : quod firmat in Neron. Cap. 9. et Vespas, cap. 8. Hoc igitur cum fieret, credo etiam nummos ipsius nomine percussos, abolitos, ut ita memoria eius deleretur, quod tyrannis evenire solere, docet Tertullianus libro ad Nationes cap. 7, illique nummi rursus fundebantur, ut factum mortuo. Caligula, teste Dione, vel nihil valebant, ut docet Arrianus in Epictetum, lib. IIII, cap. 5. Neronis igitur decreto non vi/dentur paruisse Bononienses, qui memoriam Claudii servarunt, monetamque deletam ratam fecerunt impressis primis litteris BON. qui id ideo videntut fecisse, quia in Antoniorum erant clientela, Sueton. in August. cap. 17. vel dicendum, has litteras explicari debere BONOSVS. Mos enim tyrannorum fuit, ut imperatorum mortuorum nummis ex parte effigies suas imprimerent, ut patet ex eleganti nummo apud Triftanum Tom. III, pag. 168. quem morem secutus Bonosus non effigiem suam, sed primas nominis litteras expressit. Sic et alium nummum possideo, in cuius area haec infer. CAESAR PONT. MAX, et a tergo vultus aliae minores litterae videntur, quae legi difficillime possunt, primas tamen puto esse GA. ab altera parte templum est, cum inscr. ROM. ET AVG. quale etiam visitur in nummis Tiberii. Sed vultus indicat, hunc Caesarem esse Augustum, idem enim plane cum illo, quem alter eiusdem nummus exhibet cum inscr. CAESAR AVGVSTVS TRIBVN1T. POTEST. et in alterius areae medio S, C. et circum / ìllas litteras C. ASINIVS GALLVS III VIR A.A.AE. F. qui itidem penes me est. Sed haec omnia iudicio tuo acerrimo permitto, petoque, ut lucem mihi de tuo lumine accendere velis, et indicare, si commodum est, quid de his notis in nummis sit sentiendum. Vale, vir maxime et celeberrime. Daventriae ipsis Kal. Aug. 1671 » (Uhl 1769 vol. 5 book XI, lettre 14, p. 50-56).
-Lettre de juillet 1673 (de Deventer) : « Quamquam te multa negotia sustinere, et occupatissimum esse serenissimi Principis Palatini rebus probe noscam, facere tamen non possum, quin et alteris te, virorum maxime, litteris interpellem ; quod partim sit, ut scias, me magnorum erga me meritorum perpetuam memoriam servare, beneficiaque numquam esse intermoritura ; partim ut de conatu meo te certiorem faciam, et de dubiis nonnuilis veluti certissimum oraculum consulam. Ita est, vir nobilissime, comitate et benevolentia Lutetiae Parisiorum me cumulasti; patere semper voluisti ae/des, et liberaliter responsa dabas : quibus accedit honorifica mei mentio in opere, quo nullum hoc in genere absolutius comparuit, de præstantia et usu numismatum. Quiis enim ego homuncio, ut inter tot illustria nomina conspiciar ? quod meum meritum est, ut tua opera Cuperus a toto erudito orbe legatur ? lure igitur ingratus, et fastidiosus, (ut cum Plauto loquar) aedilis tuorum beneficiorum forem, ni ea omnia agnoscerem et praedicarem : quod etiam, quantum in me quidem fuit, feci in editis Observationibus, quas altera parte auctiores dabo, et ad te, (si pateris ) deferendas curabo, simul nummis nostris inscriptum videbimus PACE CVM GALLIS FVNDATA. Et ut verum fatear, cogitationes illas nunc paullulum avertit aliud illustrius opus, cui me totum mancipavi, et in quo ornando, praefiscine dixerim, dies noctesque verfor. Est scilicet marmor, quod Homeri Apotheosin continet, quodque a te breviter descriptum, postea a reverendo Kirchero, qui in illud notas steriles et indignas (vel / te te ipso iudice)composuit, Latio antiquo insertum est. Diu sane haesi, antequam illi me operi accingerem; versabantur enim ante oculos illustria Falconeriorum, Spanhemiorum, (de te, vir erudite, loquor) et sevirolorum nomina, qui illud edere velle partim ipsi, partim alii docuerant. Sed cum palma harum rerum in medio sit posita, nullam me doctissimis viris iniuriam sacere videbar, si illam rapere conarer, et in eorum quasi messem falcem. Immitterem. Iacta igitur alea, quod aiunt, est ; commentariusque ; ad umbilicum perductus, et in non poenitendam. excreuit molem. Singula enim illustrare conor, montem, Homerum, eiusque insignia, virgines atque earum vestes, antrum lyram,, etc. doceoque exantiquis atque ipso poëta, curartes istiae et virtutes illi tribuantur, quidque velit bovis insolita figura, quid teneat llias, quid Odyssea (quae Aplustre propter errores Vlyssis manu premit) : quae omnia parum scite Kircherus exponit. Adde nummos et marmora, quibus res / praecipue vestiaria et clavus (cuius veram figuram me primum puto reperisse) illustratur. Sed nolo gloriari, et de me ipse magnifice loqui : tamen dicam necesse est, magnum Gronovium ton makarithn partem commentarii vidisse et probasse, illique calculum suum adiecisse Graevium nostrum. Nicolao Heinsio, mihi amicissimo, curas eas inscriberc animus est, quod ut facerem auctor mihi fuit viri celeberrimi singularis humanitas, et exquisita eruditio. Ille etiam consilium meum aperuit illustriss Octavio Falconerio, Bruxellis apostolico, ut vocant, nuntio; quem mihi multa suppeditare posse sciebam, et velle, fidem fecerat, humanitate eius fretus, clarissimus Pantiatichi, Amstelodami a me,visus, cui etiam Florentiam novas aliquot et elegantes inscriptiones prope Noviomagum ante biennium repertas, Falconerioque tradendas miseram, quem novum Inscriptionum corpus adornare affirmabat. Sed has litteras tabellariorum negligentia credo interiisse, cum nullum iis responsum, quod tamen in via haerere / quoque potuit, sit repositum. Adeo ut nunc Heinsius receperit, omnia mea caussa facere, et aliquid ab illustrissimo nuntio, sifieri potest, impetrare, quo labor; ille nitidior exeat. Dubia enim nonnulla restant, quae te quoque facile sublaturum vadem et sponsorem habeo solidam et multifariam, qua fulges, eruditionem. Quid enim homo basi insistens et antro adstans, quid character, ut Kircherus vocat, Tauticus, quid arcus et colliculus vel pileus, ut videtur, in ore antri pofita sibi velint, non satis clare perspicio. luua igitur, namque potes, me, et lumen de tuo lumine virtutum tuarum admiratori unico accende, atque aequi bonique consulas, si in posterum obscura nonnulla, quae in antiquitate et nummis occurrunt, ad tuum tribunal deponam. Vale, magne vir, et libertati veniam da. Daventriae ipsis Kal. Iul. 1673 » (Uhl 1769 vol. 5 book XI, lettre 15, p. 56-60).
-Lettre du 6 octobre 1673 (de Nimègue - Noviomagus) : presque rien à propos des monnaies ; évoque Smetius et Heinsius, qui a édité unn catalogue avec des monnaies inédites « nummorum ineditorum » (Uhl 1769 vol. 5 book XI, lettre 16, p. 60-64). +
-Lettre du 13 juin 1677 (de Deventer) : rien de numismatique si ce n’est un jeu de mots sur des légendes monétaires RESTITVTORES QVIETIS, PAX FVNDATA et pas FELIX TEMPORVM REPARATIO (Uhl 1769 vol. 5 book XI, lettre 17, p. 65-66). +
-Lettre du 3 janvier 1678 (de Deventer) :» Nisi perspectam haberem tuam erga eruditionis studiofos voluntatem, et certus ad nos pertulisset rumor, optimam rerum PACEM Noviomagi testudineis incedere pedibus, et a gravibus ac molestis negotiis tot tantorumque Regum, Principum, Rerum publicarum Legatos cum maxime liberos agere, numquam litteras hasce mittere, vel tibi sustinuissem, illustris Spanhemi. Quibus accedit, me, postquam ex antiquae supellectili promo condo, reverendo Smetio, intellexi, te aliquo numero habere Harpocratem meum, facere non potuisse, quin ipse mihi apud te gratularer, et tibi gratias agerem de iudicio; simulque more ac ritu prisco felicem, quem inimus, annum precarer; et auspicandi gratia, pace quod fiattua, quæstiones ponerem, quae me male habent, quasque nemo melius amplissimo Spanhemio, doctorum facile, explicare potest. Nummus est Titi imp. cuius in aversa parte currus cernitur triumphalis, et summo currui / impositus flos vel aliud quid, addita inscript. TR. P. VIII. IMP. XIIII. COS VII.P. P. Suspicatus nonnumquam sum, esse florem Balsami, qua arbore Iudaea nobilitata, eumque a Tito in triumpho esse ductum, ut significaret Iudaeam a se devictam; non fecus ac in Augusti numismate NVX PlNEA notat, Vindelicum esse superatum, uti primus recte coniecit Velserus; atque illud indicarc arbitrabar Plinium lib. XII. cap. 25. Sed omnibus odoribus praefertur balsamum, uni terrae Iudaeae concessum, quondam in duobus tantum hortis, utroque regio, altero ingerum viginti non amplius, altero pauciorum. OSTENDERE arbusculam hanc urbi imperatores Vespasiani. Clarumque dictu a Pompeio Magno in triumpho arbores quoque duximus. Vox enim ostendere hand obscure indicat, balsamum inter triumphi fercula fuisse, more iam inde a temporibus Pompeii usitato, qui forte eius primus auctor. Sed quo minus id ipse amplecti possim, facit, quod nihil de flore balsami; quo forte caret, eiusque forma legerim; quodque similis plane flos, si modo / is est, in Augusti nummo exhibetur, itidem currui triumphali impositus. Apud Tristanum Tom. III. exstat nummus Romuli, filii Maxentii, inque eius aversa area aedisicium, quod antiquarii templum esse existimant. Sed mihi potius videtur esse mausoleum sive monumentum, quo vel reliquiae Romuli conditae fuerunt, ve1 quod honoris caussa instar cenotaphii erectum fuit. Eo me ducit vox MEMORlA monumento adscripta (AETERNAE MEMORiAE) quae frequentissime hac in re usurpatur; et AQVILA culmini eius apud clarissimum Patinum imposita ; quae, uti constat ex Dione, Herodiano, et infinitis numismatis, animas imperatorum in caelum vehere putabatur. Ipsa quin immo structura magis sepulchrum, quam templum refert ; quippe quae nuilis columnis, nullis statuis, allifue rebus, quibus aedes sacræ exornari solent, est decorata. Sed praecipuus mihi huius opinionis fundus alter patris Maxentii nummus, in cuius una area conspiciendum se praebet IMP. C. MAXENIIVS. / P. F. AVG. Laureatus ; in altera vero templum magnifice exstructum, inque eius medio figura seminuda galeata hastam tenens cum inscript. CONSERV. VRB. SVAE itemque alius, qui eumdem titulum, idem templum, sed binas in eo effigies ostentat apud Patinum. Non arbitror cum viris doctissimis, Maxentium sese appellare CONSERVATOREM VRBIS SVAE, sed ipsissimum templum esse, quod filio Romulo exstruxit, quem ante patrem obiisse, et in deos relatum ab ipso esse, nummi fidei haud dubiae docent; Romulumque CONSERVATOREM vocari, quia et in nummo altero legitur DIVO ROMVLO N VRBID CONS, id est, NOSTRAE VRBIS (sive ROMAE) CONSERVATORl ; quomodo. Diocletianus, Maximianus, et Constantius in alio apud Tristanum nummo CONSERVATORES VRBIS SVAE dicuntur. Sed recte olim sapiens ille, ne qnid nimis ; te quapropter, vir magnifice, etiam atque etiam rogo, ut me, quod commodo fiat, doceas, quid de nummis his statuendum fit. Gronovius totus est / in Livio illustrando et emendando, paratque Dissertationem in verba foedcrts cum Antiocha percussi apud Livium lib. XXXVIII, cap. 38. quae pater eius , Schefferus, et Meibomius elucidare conati sunt. Observationum mearum librum quartum propediem a me feres. Vale plurimum, illustris Spanhemi, et conatibus meis fave. Daventriae a. d. III. Id. Ian. 1678 » (Uhl 1769, vol. 5 book XI, lettre 18, p. 67-71).
-Lettre du 5 mars 1678 (de Deventer) : « Mitto a praelo calentem quartum Observationum librum, partim ut peripicias, observantiam et officia, quibus te colo, numquam esse intermoritura, partim quia optimus earum aestimaror et iudex es, illustrissime, idemque doctissime Spanhemi. Et licet mihi non fumam, ut aliquid notauerim dignum iudicio tuo, cui quantum tribuendum sit, nemo ignorat, audeo tamen confifus humanitate singulari petere, ut quod commodo fiat, legas; vel inspicias faltem, quidquid invita forte Minerva perituris chartis illevi. / Cum autem te maximo amore, quidquid visendum atque memorabile ex antiquitate, uti Neronianum incendium deplorans loquitur Annalium conditor, durat, nec non numismata prosequi, eruditissimae Dissertationes testentur, rem tibi gratam admodum facturum me existimavi, si binos, eosque rarissimos nummos depictos, et simul, si forte quid humana manus erraverit, cerae sigillari, si ita fas est laccam appellare, impressos, mitterem. Primus (*Vid, tab, II. Fig., i) est argenteus, inque eius una area cernitur M. ANTONIVS IMP. COS. DESIG. ITER. ET TERP, (vitio monetarii P videtur pro T poni) hedera coronatus, orbemque nummi cingit corona ex smilace; in altera vero bini serpentes, caudis inter sese iuncti, inque eorum medio caput, ut videtur muliebre, galeatum, impositum basi, cui insculptus capricornus, addita inscript. IIIVIR. R. P. C. id est, rei publicae constituendae. Alii omnes, qui hunc vel similem nummum ediderunt sive descripse/runt, ut Ursinus in gente Antonia, Erizzus pag. 14. nec non Rubenius in Dissertat. de nummo: Asia recepta, vel basin solam, vel cistam mysticam exhibent; ultimusque quidem caput galeatum arbitratur esse caput Minervae, quae cor Liberi patris a Titanibus occisi cistae inclusìt; vel si fine galea est, Cleopatrae, aut Dianae Britomartidos, Verum nummus hicpercussus est signo, sub quo Augustus natus, Capricorni; quod quam ob caussam addatur, iuxta cum ignarissimis scio; nisi forte Cretenses, quos nummum signasse et angues et smilacis corona docent, hoc fecerint in gratiam Cæsaris, qui amicitiam cum Antonio et Pompeio renouaverit, quo tempore Antonius designatus est Cos. secundum et tertium, teste Appiano libro V. Be1lorium civilium quique iam ante nummum nota sideris capricorni percusserat, uti haud obscure docet Suetonius cap. 95. Alter est aereus (* Vid. tab. II, fig. 3), inque eo Ceres, ni fallor, cornu decora occurrit, atque equus arbori, utque / reor, palmae adsistens; nisi forte cornu sit potius gramen coronae spiceae altius elevatum. Addi autem equurn vel equam ideo suspicabar, quia Ceres fingitur sese in Arcadia ad fluvium Ladonem, cum filiam Proserpinam quaereret, Neptunusque illi vitium offerre conaretur, in equam mutasse apud Pausaniam libroIII, et Ptolomaeum, Hephaestionis filium, lib. III.apud Photium patriarcham ; quam historiam etiam tangit Apollodorus lib. Ill Sed, et quanto tu, nobilissime vir, haec omnia melius et clarius docebis? Vale plurimum. Daventriae a. d. V. Kal. Mart. 1678 » (Uhl 1769 vol. 5 book XI, lettre 19, p. 71-74).
-Lettre du 8 octobre 1682 (The Hague) : « Nullae mihi abhinc multis annis acceptae magis fuerunt litterae, quam quas ad me postridie Nonas Apriles dedisti, excellentime, idemque doctissime Spanhemi. Nam, praeterquam quod ex illis perspicio, tibi multis rebus occupato, non excidisse recordationem / iliius temporis, quo Lutetiae Parisiorum iuvenis admodum in amicitiam tuam admissus sum; est eadem tot doctis observationibus referta, ut legendo et relegendo vix satiatus sim. Doleo tam arduis te negotiis distringi, ut quae parata habes eruditissima opera, edere non possis; et nonnumquam pudore suffundor, quod materiae admoverim manus, quam tu explicasses felicius longe et doctius. Sed hoc habet ; et iacta, ut iile dicebat, est alea; commentarii mei prior pars iam impressa est, sed secundæ non desinam, veluti splendidam purpuram, adtexere ea, quae mones. Misit etiam ad me Raphaël Fabretti, nec nomine, nec ullo litterario commercio mihi notus, in ipso marmore, quod diligenter aliquoties m aedibus Principum. Columnensium inspexit, non extare , sed , indeque se propter detritas litteras expiscari ; maxime cum figura, cui vox ista subscribitur, Cybelen turritam referat; ex qua turri male columnam facit Kircherus ; deinde legi in lapide XPONOΣ ; non KIPONOΣ / vel , antiqua scribendi ratione; et tandem alium viri basi prope antrum impositi longe vultum esse, nec faces supra caput vel a tergo eius attolli, verum columnas ibi rotundas conspici. Atque haec ut me exhilaraverunt valde; ita mitari subiit, ubi Athanasius suam invenerit; cum certe locum suum optime tueatur ; et Homero, totius orbis consensu quasi, poetarum principi imponat coronam. Quemadmodum praeterea ex ectypo, qui ad me missus est, patet, vir, quem Biantem non absque ratione facis, capillos ita contortos circa caput habet, ut Plato in nummo, quem Patinus V. CI. Basileae a. 1675. edidit, cuiusque in altera area, si modo genuinus est, cernitur . Notius est, quam ut doceri debeat, quid Platoni cum Homero rei fuerit : verum cum reliqua vultus lineamenta non plane respondeant, aliaque sit accerrimi philosophorum apud Ursinum facies, non ausim adfirmare, hominem nostrum Homerum referre. Caeterum quia tam feliciter nummos veteres illu/stras, patere, ut quaeram, quid sibi Graecus a Bellorio vel Claudio Menetrerio. editus in Explicatione symbolicae statuae Dianae, cum hac inscript. KHPIAIEΩ AC C , et cervo in altera area procumbente, cum litt. C velit: neque enim ex cerificantes orientales ad Palurin, ut vertitur, certi quid percipere possum. Nebonem deum in Neapolitanorum et aliorum populorum Italiae numismatis cerni, post Iulium Caesarem Capacium in Historia Neapolitana et Antiquitatibus Puteolanis plerique persuasum habent eruditione praestantes viri; sed tuam fidem! illustrissime Spanhemi ! an ex vulgato Macrobii loco eius modi portentum effingi potest, et an ille nobis tale monstrum describit? Mihi quidem, ignosce stupori et oscitationi, illud non patet liquido, plurimamque a me gratiam inibis, si quid de hoc et altero censeas, mittere velis. Vale plurimum. Hagae Comitis a. d. VIII. Cal. Octobr. 1682. » (Uhl 1769 vol. 5 book XI, lettre 21, p. 78-81).
-Lettre du 13 mai 1684 (de La Haye) : « Nihil mihi fuit delibetatius, quam litteris tuis, simul mihi redditae fuerunt, respondere ; sed exulceratis rebus negotia publica ita me circumvallant, ut vix tempus reliquum habeam, quod amicis impendere possim. Eo enim loco est apud me eruditio et amicitia tua, Ut nonnisi perquam invitus desim officio meo ; utque subiratus sim negotiosae vitae, quod me vetet saepius testari, nihil mihi magis honorificum et gloriosum esse, quam amicorum tuorum numero adscribi, et celebrari scriptis ; quibus nihil elegantius, nihil doctius, nihil perfectius, optimis artibus exculta aetas nostra vidit ; id quod te fecisse, vir / maxime, in eruditis et multa lucubratione commentatis ad Iuliani Cæsares notis, non absque rubore quodam perspexI. Beneficium posuisti apud gratissimum hominem ; et si quid ex scriptis laudis perventurum ad me est olim, illud omne iudicio tuo acceptum referam ; existimaboque, alios eo permotum iri ad non spernendas curas meas. Apotheosin tibi redditam esse misit Menagius, vir praestantissimus, gratumque mihi erit intelligere, si quae illius uel aliorum opusculorum capita tibi placuerint. Pro Morelli specimine gratias, quas par est, ago; evolui illud, nec non binas epistolas tuas, quibus doctio es nullae conscribi possunt, magna animi alacritate ; et fateór, me vix ferre desiderrum magni operis, quod vir eruditissimus te impulsore et chorago molitur. Isaacus Vossius in Catullum notas edidit ; inque iis Manilium sæpe emendat, et Veronensem uatem Graeca subinde carmina fundere facit. Ioannes Columbus, Schefferi gener, Lactantium de mortibus persecutorum edere parat; varias ad ipsum /misi emendationcs, quae simul publici iuris fient. Ioannes Sarisberiensis ipso in Metalogia et Balaeo testibus conscripsit librum de malo tyrannorum exitu, qui si luce donaretur, multum forte inservire posset illustrando Lactantio. Víx dubito, quin lateat in Angliae bibliothecis, et non male de republica litteraria mereretur eruditissimus Baluzius, si eum post editum Lactantium in lucem emitteret.Wilhelmus Goesius Orosio salutares manus admovet, et digerit notas Heinsii, adfinis sui, in fragmentum Pctronii Tragurianum. Gronovius impugnat librum Raphaëlis Fabretti de aquate ductibus urbis Romae, quia unam aut alteram illius emendarionem, tamquam in iis fita foret salus Graeciae, ut est , non probat. Meursii Piraceus, Regnum Laċonicum, Bibliotheca Graeca sive de antiquisi striptoribus Graecis opus ; et notae in Procli Chrestomatbiam Holmiae sumtibus meis describuntur, remque non ingratam me facturum litteratis viris persuasus fum, si ea edam. Theseus eiusdem viri cura Graevii, qui vulgavit Ci/ceronis ad Atticum epistolas, propediem exibit.Apud Goltzium in Augusto tab. 76 nummus est mirae venustatis ; qui si genuinus est, dubitat enim Ludovicus Nonnius, nonne nobis ob oculos povit perelegans aenigma ? Suspicabar nonnumquam in superiori parte, vel caelo, sedere Augustum instar Iovis seminudum, hastam et orbem terrarum, quem inter deos relatus putabatur regere, tenentem manibus ; victoriam coronam ipsi offerre, quia Romani numine eius adiuti vicerant hostes; in medio paludatum stare Romulum vel Quirinum, et Felicitatem vel Romam ipsam ab dextro latere eius sedentem manu extensa quasi docere, felicem Romam imperiumque Romanum fore, Augusto inter deos relate illud regente : in inferiore segmento olivam denotare pacem orbi datam, vel, ut in inscriptione legitur, TERRA MARIQ. PARTAM esse : per delphinum mare designari, per bovem terram. At quod figura muliebris nuda plane, et virilis inferiorem corporis partem tecta significent, obscurum plane mihi esse vi/dctur : nisi forte vir denotet fluvios, et tlluliersit dea marina, vel Thetis, quae digito elato docere videtur Augusti beneficio pacem orbi terrarum datam esse. Tu, quod commodo fiat, has nebulas depelle ; et quid de nummo sentiendum fit, quæso, doce. Vale, vir illustrissime. Hagae Comit, a. d. XIII Kal. Maii 1684. » (Uhl 1769 vol. 5 book XI, lettre 23, p. 83-87).