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B
4 April 1722 (from Paris): “Je reçus avant-hier, Monsieur, vingt quatre exemplaires de votre riche cabinet, dont quatre reliés en veau. Je ne les donnerai qu’à des connaisseurs ; plusieurs m’en ont demandé. Outre que le cabinet est très considérable en lui-même, le catalogue en est fait d’une habile main, cela fait qu’on s’empresse de l’avoir. Je vous dirai même que je suis obligé de le donner en secret à des connaisseurs, parce qu’autrement je serais accablé du nombre de demandeurs” (Capitaine 1855, no. 27).  +
6 May 1726 (from Paris): “Les trois médailles que vous m’avez envoyées moulées en argent, auront aussi place dans mon grand recueil de monnaies qui augmente tous les jours” (Capitaine 1855, no. 34).  +
23 June 1726 (from Paris): “Je viens d’acquérir une médaille qui frappe par sa singularité ; c’est un Prusias, Roy de Bithynie, et ce qu’il a d’extraordinaire est que la tête d’Apollon occupe tout un côté et l’autre a une Victoire, mais ce que je n’avais jamais vu, c’est que sur la joue d’Apollon est frappé en petit la tête de Prusias, avec son diadème” (Capitaine 1855, no. 35).  +
5 August 1726 (from Paris): “Outre la médaille de Prusias, roi de Bithynie, dont la tête a été frappée sur la joue d’Apollon, j’en ai acquis une autre qui est unique au jugement de tous les connaisseurs. C’est une médaille de moyen bronze de quelque fils de Macrin, un des tyrans qui du temps de Gallien déchirèrent l’empire romain. Elle est grecque et a pour revers l’amphithéâtre de Nicée. J’en ai encore acquis trois autres qui ne le cèdent guère aux précédentes. Elles viennent toutes de l’Orient” (Capitaine 1855, no. 37).  +
30 May 1731 (from Paris): “J’ai reçu, Monsieur, il y a peu de jours, votre lettre du 28 mars, il faut qu’elle ait été longtemps en chemin, et en même temps une médaille très bien moulée sur une antique, sur laquelle vous me demandez mon sentiment. Il m’en est passé un grand nombre de semblables par les mains. Ces sortes de médailles étaient jadis rares, mais on en a apporté d’Espagne une si grande quantité qu’elles sont fort communes présentement. Le caractère est ancien espagnol. On en a fait en Espagne un livre qui est fort rare et se vend fort cher dans les inventaires dont le titre est Médaillas desconocidas, médailles inconnues. Il y a environ quarante ans que je vis à Paris un Suédois qui venait d’Espagne et en apportait une quantité prodigieuse. Il s’appelait, si bien m’en souvient, M. de Sparsvenfelt. Parmi la grande quantité de ces médailles espagnoles, j’en ai vu quelques-unes, où ces lettres Espagnoles mêlées avec des latines, se lisaient fort bien ; il y avait Empieria. Il y a encore aujourd’hui une petite ville dans la Catalogne qui s’appelle Castillon de Empierias. Voilà tout ce que je sais de ces sortes de médailles” (Capitaine 1855, no. 43).  +
29 April 1732 (from Paris): “Je vous écris, Monsieur, de l’Académie même des Belles-Lettres. Messieurs nos Académiciens ont tous vu l’empreinte de la médaille et votre explication. Tous conviennent que la médaille est très singulière et qu’elle paraît être du bas empire. Quelqu’un a dit qu’elle pourrait être de Maximien Hercule, mais ce n’est qu’une conjecture. Quoique I.V.S.T.I.C.I.A. ait un point après chaque mot, la balance semble porter à croire qu’on a voulu exprimer ici la Justice. Les médailles de cette grandeur en or sont très rares et encore plus dans le bas empire. Il y en avait pourtant. Grégoire de Tours fait mention d’un médaillon d’or de Tibère, prédécesseur de Maurice, qu’il avait vu chez le roi Chilpéric, à qui Tibère l’avait envoyé en présent et qui était grand, dit-il, comme le creux de la main. On n’en a jamais vu de cette grandeur ; mais on remarque peu de ces grandes médailles d’or, parce que ceux qui les trouvent les portent d’abord aux fondeurs, aux batteurs d’or ou aux orfèvres qui les paient selon le poids. Quoiqu’il en soit, cette médaille est certainement très curieuse et très singulière” (Capitaine 1855, no. 45).  +
27 Nov. 1736 (from Paris): “Monsieur, un grand mal de jambe, qui m’a tenu au lit pendant près d’un mois, m’a empêché de répondre plutôt à votre lettre du 31 octobre, et de vous dire mon sentiment sur la petite médaille d’or que vous m’avez envoyée et que je vous renvoie. L’inscription est en arabe et sans aucune tête ni image, ce qui fait juger qu’elle est de quelque calife ou prince arabe ou persan du huitième ou du neuvième siècle. Les Mahométans ne mettaient jamais d’image sur leurs monnaies ou médailles. Charlemagne qui résidait souvent à Aix-la-Chapelle et aux environs de Liège était en grande relation avec les princes arabes ou persans, comme j’ai remarqué dans sa vie, et cette pièce de monnaie pourrait bien avoir été rapportée là par quelqu’un de leurs ambassadeurs. Si vous voulez jeter les yeux sur la vie de Charlemagne, vous y verrez qu’il était en commerce avec les princes orientaux. Ma jambe va de mieux en mieux” (Capitaine 1855, no. 51).  +
-Lettre du 7 juillet 1734 (de Paris): He adds a few items, e.g., reference to Morell's Thesaurus and Cangianus' forthcoming vol. 5 of his Latin Glossary. (Oxford, Bodleian Library, MS D'Orville 486 fol. 298).  +
-Lettre du 14 sept. 1726 (de Paris) : If he had known he was going to Montpellier he would have introduced him to H. Bon, president of the chamber of accounts, who has a chest of ancient monuments. At Aix O. is sure to have seen Mon. le Bret’s splendid collection of medals. He is glad that O. has developed a taste for medals, but warns him against getting taken in. He recommends him when at Rome to address himself to Signor Francisco Palazzi, trader in medals: it is a pity Antonio Sabbatini is too old. He exclaims against Burmann’s unimaginative insolence in his reply to Caperonnier over his edition of Quintilian, including the whole French people in his contempt. He is sending a letter of introduction to Muratori so that O. can have free access to the Ambrosian library at Milan (Oxford, Bodleian Library, MS D’Orville 487 f° 43).  +
-Lettre du 7 juillet 1734 (de Paris): He adds a few items, e.g., reference to Morell's Thesaurus and Cangianus' forthcoming vol. 5 of his Latin Glossary. (Oxford, Bodleian Library, MS D'Orville 486 fol. 298).  +
-Lettre du 25 mars 1694 (de Paris) : « Je vous prie de vous informer du R. P. Noris que je salue de tout mon cœur, s’il a trouvé des Claude Ier Empereur avec le nom de consul. Nous n’en avons encore trouvé pas un. Depuis la mort de D. Placide, j’ai pris soin du médaillier. Si vous pouviez nous trouver quelque médaille de hasard, vous nous obligeriez beaucoup. Celles qui nous manquent sont les têtes de Tibère en grand bronze, Othon, Vitellius, Agrippina mère de Néron et autres » (BnF, Fonds français, inv. 17701,f° 57v).  +
-Lettre du 29 juin 1694 (de Paris) : « Un frère convers de la trappe a fabriqué en bronze une médaille de l’Abbé en bronze, autour de la tête il y a Abbas de Trappa. Au revers la religion travaille le buste dudit abbé avec cette inscription Labor est anse me. Au pied d’estal qui est au dessous du buste que la religion travaille, il est écrit en petits caractères, restauratori vitae monasticae » (BnF, Fonds français, inv. 17701,f° 64r)  +
-Lettre du 26 décembre 1694 (de Paris) : « L’ouvrage que M. d’Herbelot a laissé imparfait en mourant s’achèvera mais non pas si tôt à ce que je crois. Le P. Bénier en doit faire la préface et Mr Gallant, le même qui fait une dissertation contre les quatre Gordiens, fera la table » (BnF, Fonds français, inv. 17701, f°82r).  +
-Lettre du 19 septembre 1696 (de Paris) : « Enfin la dissertation sur les quatrièmes Gordiens paraît un petit volume in-12. On tâche d’y prouver qu’il y a eu un jeune Gordien César, fils du second Gordien Africain, différent du Gordien Empereur surnommé Pie qui règne après la mort de Puppien et de Balbin. Les preuves qu’on apporte pour établir ce nouveau César sont 1° la différence des médailles qui se trouvent sous le nom de Gordien César avec le visage d’un jeune homme ; 2° le témoignage des capitolia qui dit qu’un fils de Gordien Second Africain fut fait César. Or ce Gordien César ne peut pas être le même que le jeune Gordien Empereur puisque celui-ci était non pas fils du second Africain, mais fils de sa fille dont le père avait un autre nom que Gordien ; 3° que le jeune Gordien fils du second Africain fut déclaré César au mois de mars de l’an 234. Et l’autre Gordien qui fut empereur ne fut déclaré César qu’au mois de juillet de la même année. Or on ne peut pas dire que l’on déclaré deux fois le même parce qu’à ce qu’on prétend c’était contre la coutume ; 4° on se fonde sur un passage de Zozime par lequel on prétend prouver que Gordien César en question a péri par le naufrage en venant de Carthage à Rome. Il serait trop long de vous marquer les corrections qu’on prétend faire à ce passage pour le faire venir au sentiment nouveau mais cela est extrêmement tiré et ne vaut pas la peine d’en parler davantage. Le père Hardouin est quelquefois loué dans ce même ouvrage mais il est aussi fort maltraité en quelques endroits, surtout en un où il est dit un antiquaire qui confesse lui-même qu’il est fort habile. Il y a quelques petites choses contre M. de Tillemont dans son histoire des Empereurs. M. Morel suisse a fait imprimer en Allemagne des essais sur les antiquités. Il touche quelques erreurs du père Hardouin mais d’une manière obligeante. Il se plaint pourtant qu’il ne l’a pas cité sur quelques lumières qu’il avait tirées de lui. On va imprimer à Leipzig le livre du P. Noris De epochis Syromacedonum à qui ce père fournira des augmentations » (BnF, Fonds français, inv. 17701, f° 93r)  
-Lettre du 31 novembre 1696 (de Paris) : «On dit que le père Hardouin travaille à nous donner une explication des médailles du Bas-Empire, et comme ce père est fécond en découvertes, on dit qu’il a trouvé dans les médailles cinq ou six Constantins de la famille du grand Constantin, quoi qu’on n’en ait encore connu que deux » (BnF, Fonds français, inv. 17701, f° 95r et v).  +
-Lettre du 24 mars 1715 (de Paris) : « J’ai appris qu’il vaque à la mort de Mr. Galland une place au Cabinet des médailles du roi. Et j’ai cru pouvoir prendre la liberté de vous proposer pour la remplir M. Henrion de l’Académie des Inscriptions. Je ne connais point d’homme plus sûr ni plus intelligent que lui. Tous ceux qui le connaissent conviendront avec moi et de sa probité et de sa capacité en ce genre d’érudition, c’est plutôt un moine si reconnu qu’une aussi faible recommandation que la mienne qui pourra vous engager à lui donner cet emploi. Mon départ pour la campagne m’empêche de me rendre à vôtre hôtel pour demander cette grâce. Je suis avec un profond respect» (BnF, Fonds français, inv. 17701, f° 170r).  +
-Lettre sans date : « Monsieur, j’ai considéré avec attention l’empreinte de la belle pierre gravée de M. le Chancelier, comme vous m’avez témoigné le souhaiter. J’en ai cherché l’explication, ce dès que j’ai pu connaître toutes les têtes qui y sont représentées, elle ne m’a plus paru si difficile que je l’avais cru. Il y a sur cette pierre comme deux rangs de figures, dont le premier en contient quatre, et le second deux. Dans le premier rang, on voit à une extrémité la tête de Marc Aurèle Empereur couverte d’un voile comme pour sacrifier flaminis ritu, en qualité de souverain pontife, tel qu’il est encore aujourd’hui dans les bas-reliefs du Capitole de Rome. Il a ici un globe sur la tête, qui marque sa qualité d’empereur. L’exemple est rare à mon avis : nous voyons assez souvent dans les médailles, statues, et bas-reliefs, des empereurs avec un globe à la main, mais nous n’en voyons guère qui le portent sur la tête. La figure suivante, un centaure qui regarde qui regarde Marc-Aurèle, tient un arc à la main et a une étoile sur la tête, ce qui marque le Sagittaire, une des figures du Zodiaque » (BnF, Fonds français, inv. 17701, f° 156r).  +
-Lettre du 2 février 1726 (de Paris) : « J’ai reçu la lettre dont votre Altesse électorale a bien voulu m’honorer de la main de M. le Comte de Stadion son envoyé, qui m’a montré en même temps cette incomparable pierre de votre cabinet, ouvrage du fameux Pyrgotélès, dont le nom s’y trouve gravé. C’est l’unique que j’ai vue et dont j’ai jamais entendu parler qui porte encore aujourd’hui le nom de ce célèbre graveur et sculpteur. Après l’avoir considérée attentivement, j’en ai porté le même jugement que j’en portai il y a peu d’années sur une copie imparfaite. Je crois que c’était une femme, et sans doute Iole ou Omphale amie d’Hercule, toute l’Académie assemblée fut de mon sentiment. Le sein et toute la figure ensemble me le persuadent. La pierre n’en est pas pour cela moins précieuse. On peut assurer que c’est un des plus insignes monuments de l’Europe. Si mon supplément n’avait pas été imprimé, je l’aurais mise avec la permission de votre Altesse électorale dans le premier tome à l’article d’Hercule » (BnF, Fonds français, inv. 17701, f° 103r).  +
-Lettre du 30 décembre 1698 (de Rome) : « J’ai tiré l’ectype de deux médailles samaritaines que je vous montrerai à Paris. Il y manque quelques lettres. Dans l’un il y a Siméon avec telle lettre qui fait T. Le revers est un peu gâté, mais vous verrez tout cela à loisir » (E. Jovy 1912, p. 18).  +
'I have a few small silver Medals, excellently preserved, & ye Stamps perfectly elegant. I will send a Catalogue, if I have leisure, by next conveyance.' (Royal Society, MS 256/602; Burnett 2020b, p. 626)  +