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-Lettre du 1 août 1749 (de Paris) : à propos du signalement par d’Argenson d’un médaillier en vente à Wurzbourg : « qu’il est rare de trouver en Allemagne des cabinets de curiosités de quelque mérite, en médailles surtout ; ils n’en ont presque que de fausses, ou de moulées sur l’antique, à moins qu’elles ne soient extrêmement communes ; ce sont des amas faits sans connaissances et sans goût et qu’ils ne laissent pas d’estimer beaucoup ; à quoi j’ajouterais que, quoique je connaisse de réputation et jusqu’à un certain point tous les cabinets de ce pays-là, qui ont quelque célébrité, je n’ai jamais ouï parler de celui dont il s’agit, ni d’aucun autre de Wurtzbourg » ; « Il y a en France plus qu’en aucun autre endroit du monde de beaux recueils d’antiquités, qui pendant plusieurs années ont fait l’objet du soin et de la dépense de divers particuliers également riches et curieux : ce serait en ce genre autant de trésors amassés pour le Cabinet d’un roi, si, à la mort de leur propriétaire, on ne les laissait pas enlever par l’étranger, comme cela arrive tous les jours. Vous savez que je ne pus jamais persuader M. Orry de prendre le recueil de pierres gravées de M. Crozat, qui par son testament les avait laissées au roi, pour l’estimation dont il léguait le fonds aux pauvres et que je ne me crus trop heureux de les faire prendre à M. le duc d’Orléans, afin qu’au moins elles ne sortissent pas du royaume. On m’a de même fermé la bouche sur l’acquisition que j’avais proposée des médailles de M. l’abbé de Rothelin, et elles ont passé en Espagne. Vous eussiez sans doute pensé différemment, et cette attention vraiment digne de vous aurait donné dans un intervalle de peu d’années autant de supériorité au Cabinet du roi sur les cabinets de tous les princes de l’Europe mis ensemble qu’il en a déjà sur chacun d’eux en particulier » (Paris, BnF, Méd., 2 ACM 59 ; Sarmant 1994, p. 110, note 47, p. 118, note 71 et 2003, p. 293, note 109).  +
-Lettre du 26 avril 1727 (de Paris) : « Permettez-moi de vous représenter que ce serait un meurtre que de donner 35 médailles d’or antiques à un directeur de monnaie pour les fondre ; c’est autant de perdu pour l’histoire et pour les lettres, à qui ces sortes de monuments n’échappent que trop souvent. Il serait au contraire très digne de vous, Monseigneur, d’ordonner à tous les directeurs de monnaie d’envoyer ici tout ce qui leur vient en ce genre. Par là, on augmenterait considérablement le Cabinet du roi, comme on l’augmentait du temps de M. Colbert, en y mettant pour le simple prix du poids, des choses dont la valeur ne diminue point et qu’on ne retrouverait quelquefois pas pour le centuple, si on les cherchait » (Paris, BnF, Méd. 2 ACM 5-11 ; Sarmant 1994, p. 114-115, note 56 et 2003, p. 270, note 13).  +
-Lettre du 29 juin 1702 (de Paris) : sur les médailles de Fausta, femme de Constantin : « Je vous avoue, mon très révérend Père, que j’aurais peur en si petite compagnie ; la présence du P. Hardouin ne me rassurerait pas, vous savez qu’il ne tient pas toujours ferme, et qu’il change souvent de parti et d’amis ; je suivrais plus volontiers le torrent de l’opinion commune de nos antiquaires » ; « Je souhaiterais être assez expert dans la métallique pour satisfaire plenement votre curiosité sur les médailles de Fausta » (Paris, BnF, Médailles, Archives 1 ACM 26 ; Th. Sarmant 2000, p. 70, note 5 et 2003, p. 133, note 123).  +
Letter from Claude Génébrier to Hans Sloane, 14 August 1725: Writes of 'Monsieur Roger Gale qui j'estime et de qui j'ay receu beaucoup de Civilités à Londres.' (BL, Sloane MS 4048, ff.36-7; Burnett 2020b, p. 397 n. 144)  +
Lettre du 19 avril 1624 (de Rome, à ?): "Ayant reçu la vôtre du mois d’août passé, je vous fis réponse et envoyai ma lettre à Paris à Monsieur Auberi par laquelle je vous mandais selon le contenu de la vôtre que je pourrais servir de dessins que desiriez des médailles non données ni nommées d’aucuns auteurs tant grecques que latines de l’Empire, mais la difficulté est à les dessiner se trouvant peu de gens à Rome qui soient propres à ce faire et l’on m’a demandé deux Jules par pièce ; s’ils vous plaisent, je vous en accomoderai jusqu’à deux cent toutes rares. Il vous plaira m’en mander votre volonté n’ayant fait à personne cette offre. J’en ai en cuivre de l’Empire soixante non nommées par Occo et entre autres j’ai une femme fort rare non nommée de moyenne grandeur ayant cette inscription ΦΟΥΛΟΙΑN Π… CEB et un temple avec deux figures. La médaille est fort conservée ; il n’y a que ce peu de lettre que je ne peux lire. J’en ai refusé dix écus. […] Si désirez quelques dessins des choses rares du Pasqualini, il vous plaira m’en avertir car j’ai cette faveur du Cardinal Buon Compagno que de les voir quand je veux lequel en est possesseur pour le présent" (Bibliothèque nationale de France, Fonds français, vol. 9544, fol. 209; Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre II, p.491-492; A. Bresson 1975, p. 67).  +
Lettre du 24 mai 1624 (de Rome, à ?): "Je vous donne avis de certaines médailles qu’étaient en ma puissance desquelles je vous accommoderais si c’était chose de votre curiosiét ne cherchant autre que de perfectionner une suite moyenne. Ces jours passés j’ai découvert un Apollonius Tyannaeus grand comme un médaillon fort conservé et de bon maître ayant un quadrige pour revers, duquel l’on prétend 25 escus; si c’est chose qui vous dise je ferai en sorte de vous le faire avoir" (Bibliothèque nationale de France, Fonds français, vol. 9544, fol. 197; Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre III, p. 493).  +
Lettre du 26 juillet 1624 (de Rome, à ?): "J’ai differé à faire réponse aux vôtres attendu que j’espérais vous pouvoir faire tenir en bref une quantité des dessins des médailles non donnés que désirés et autant de celles en argent pressés pour voir en quel manière vous plairont davantage et à cet effet j’ai pris huit écus de monnaie de Rome de Monsieur Eschinard pour faire battre de l’argent et pour payer le peintre lequel travaille pour vous espérant par le prochain ordinaire vous les faire tenir. Vous desiriez voir le FL. CON. NEPOTIANVS. Je vous l’envoie pour lequel j’ai desboursé trois écus. Quant à l’Apollonius il est grand comme un médaillon crotoniate (nb : contorniate) le plus conservé qu’il est possible de dire. Du côté de la tête il a au revers un quadrige. De même conservation est Apuleius et de même grandeur et de bonne manière ayant au revers un soldat au devant d’un portail ou bastillement sur lequel il y a trois têtes, le soldat faisant une action semblable à Œdipe parlant à la sphinge. Si les desirez tous deux il y aura moyen vous en faire à faire le service, car celui qui les a entre les mains n’est pas un homme nécessiteux. Il désirait en avoir vingt cinq écus de l’un, mais je pense qu’on les pourrait avoir pour vingt la pièce. Les dessins des vases et mesures que vous ai envoyés sont tirés d’un manuscrit jadis de Fulvio Orsino. S’il me vient par les mains un beau Homère je ne manquerai pas vous l’acheter [...]". PS: "Monsieur, ma curiosité ne s’est pas seulement étendue aux médailles et gravures antiques, mas aussi aux choses naturelles : c’est le sujet que je vous prie s’il y a moyen de recouvrer par delà un morceau de corail rouge marquetté de noir (tel que j’en ai vu une pièce au cabinet d’un notaire fort curieux qu’avez à Aix) de me l’acheter et me mander le prix à envoyer et en récompense je vous ferai tenir quelques médailles dignes de vous" (Bibliothèque nationale de France, Fonds français, vol. 9544, fol. 178; Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre V, p. 495-496).  
Lettre du 30 décembre 1624 (de Rome, à ?): "Pour accompagner les six poids je vous envoye jusques à une trentaine de plombs tirés des médailles antiques qui me sont venus par les mains. Ayant fait une diligence à ramasser tous les plombs antiques que je pourrais trouver à celle fin d’en tirer quelque erudition, je les trouve si differents que je n’en sçaurois que resouldre en ayant mis ensemble jusques à deux cents : j’en ay choisy six differens vous priant m’en donner quelque lumiere. Si en desirés davantage, je ne manqueray vous les envoyer. J’ai fait semblablement un recueil de certaines médailles estravagantes et difficiles à interpreter comme est celle dont je vous en envoye une antique et un plomb de l’autre que je me reserve conserver. De la même grandeur j’en ay deux autres ; en l’une il ya un labarum et au revers une victoire cheminant, en l’autre semblablement le labarum et aureus Mars gravidius, toutes deux sans letres. Ayant prins conseil de Monsieur Bonnaire, j’ai differé au premier courier pour être plus asseuré à vous envoyer la pierre avec les vases de mesure et la romaine, ensemble des desseins que j’ai tiré en argent battus de certaines médailles gre (cques) et quelques desseins faits à la main" (Bibliothèque nationale de France, Fonds français, vol. 9544, fol. 179; Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre VII, p. 498-499).  +
Lettre du 4 septembre 1626 (de Rome, à ?), sur la collection Farnèse, p. 500-501: "[...] voyant que la fortune n’a secondé mon dessein j’ai prins la hardiesse vous addresser ces deux lignes pour vous donner advis que ces jours passés l’on a reveu les médailles de feut le cardinal Farnèse là ou on a vu des merveilles et en grand nombre entre autre un médaillon de toute perfection de Pescennius ayant pour revers une province comme la déesse Ceres, un Otho avec S.C. restitué de Tito hors de tout soubson. Le sigr Ludovico Comppagno a esté plus d’un mois à reveoir les médailles et l’on tient que Fulvio Orsino ne les avait jamais veues du tout, car les siennes sont d’appart. Il y a quelque temps que je vous fis a sçavoir que je taschois de mettre ensemble toutes les médailles de colonies que je pourois recouvrer. Je suis arrivé pour le presant jusques à une centinaire toutes de l’Empire entre lesquelles il y a plusieurs Empereurs rares comme Jul. Caesar avec la col. Des Chorinthiens, Neron avec un pont, Galba avec un temple, Macrin Col. Hispal. Diadumenian. Tyrro Merro avec un Hercule, Hostilian avec la teste Cybele, Marc Agrippa avec un trophée, Aemilian avec provinc. DACIA. J’ai quasi la suytte jusques à Gallien de médailles non donnés exceptés Laelius Pescennius ; j’ai Pertinax d’argent avec Liberatis civibus figura stans dextra tesseram sinistra cornu copiae fort conservé. Did. Julian. Clod. Albin. Les deux Gordian Afr. Et Pap. J’ai de plus quasi touts les posterieurs non donnés ayant confornté avec Occon. J’ai mis de plus ensemble jusques à deux cents médailles grecques de l’Empire entre lesquelles il y a un Hadrien et un autre d’Antin(ous) ayant quasi un même revers de Deus Lunus ; pour la curiosité je vous en envoye les desseins. Les colonies que j’ai desseignés outre celles desquelles j’ai les médailles passeront cent" (Bibliothèque nationale de France, Fonds français, vol. 9544, fol. 180; Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre VIII, p. 499-501; A. Bresson 1975, p. 71, note 18).  
Lettre du 13 février 1627 (de Rome): "Pendant que M. Joly était en vie, plusieurs fois il m’en a offert 8 jules de l’une, mais je n’étais en volonté de m’en défaire ; néanmoins, s’il y a quelque chose qui vous dusse ou en partie ou le tout est à votre service" (Tamizey de Larroque, V, lettre n° 107 ; A. Bresson 1975, p. 71, note 16). Lettre du 13 février 1627 (de Rome, à ?), longue lettre sur les monnaies romaines et leur prix que Ménestrier possède ou propose à Peiresc; mention de la collection Buoncompagno; attention aux plombs antiques, p. 504: "avec les medalles je vous envoye jusques à dix ou douze petits plombs antiques de grandeur des medalles d’argent en ayant mis ensemble tous ceux que j’ai peu recouvrer à Rome qu’arriveront à cent cinquante [...]. Obligation de déclarer les découvertes de valeur et influence de cette disposition sur le commerce, p. 507: "L’on ne trouve pas beaucoup à presant à Rome depuis un edict qui fut publié que tous les cavateurs et rechercheurs ayent de manifester au commis de la chambre tout ce qu’ils treuveront qui passent la valeur (mots effac »és) escus soubs piene de cinquante escus et la corde. Aulcuns ayant vendus des medalles sans les manifester sont estés chastiés ; les autres crainant la peine ne veullent plus fouyr la terre pour rechercher des antiquités comme ils faisoient il y a quelque temps ; neantmoings le peut qui s’en trouve j’en ay tousjours ma part" (Bibliothèque nationale de France, Fonds français, vol. 9544, fol. 183; Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre X, p. 503-508; Bresson 1975, p. 62-63).  +
Lettre du 26 février 1627 (de Rome, à ?), p. 502: "Par la mienne je vous envoyois la liste de mes colonies et aussi desirois sçavoir en quoi consistoit principalement votre curiosité s’il se presantoit quelque chose pour achepter. Par ceste je vous envoye un Tiran lequel j’espere qu’aurés à cher ayant l’inscription M. Aur. Julianus D. F. Aug. et pour le revers Pannoniae pour lequel j’ai payé deux escus lesquels m’a rendu Monsieur Aubry. Par la premiere comodite que ledit Monsieur Aubry vous envoyra une caisse je vous envoyrai quelques petites curieuses, la plupart grecques et entre autres un médaillon d’argent d’Alexandre Severe […]" (Bibliothèque nationale de France, Fonds français, vol. 9544, fol. 182; Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre IX, p. 502-503).  +
Lettre du 7 avril 1627 (de Rome, à ?): "Avant que faire responce à la vostre par laquelle accussés avoir receu le M. A. IVLIANVS je me croyois tant faire aupres des antiquaires qui sont à Rome que de tirer une copie de tous les Tyrans qu’ilz ont dans leurs cabinets comme desirez, ce que je n’ay peut obtenir, sr. Ludovico Compagne estant malade un aultre nommé Gotifredi estant hors de la ville, lequel m’a asseuré en avoir six ou sept hors ceulx que sçavés estre ordinaire; par le prochain ordinaire je ne mancqueray vous les faire tenir. Je tira dernierement d'un cabinet une petite medalle de la forme des Cornelia Salonina grecques que l'on treuve ordinairement me croyant estre icelle du premier abbord, mais la considerant j'apperceut qu'elle avoit le visage plus rond et qu'il y avoit moings de letre lesquelles disent CEΠTIMIA (si je ne me trompe) ZHNOBIA CEB. La parole OBIA CEB. estant fort claire ayant au revers l'esperance avec L. E. Je ne sçay si ce pouroit estre Zenobia n'en ayant jamais veu aulcunes medailles. Sçachant qu'avez goust es medailles Grecques je choisis dernierement entre des medailles apportées de Naples six assez curieuses pour le prix de sept escus y ayant un Neron avec Poppæa Grec non comme l'ordinaire, mais une teste sur l'aultre et au revers une teste femine turrite disant ΘEAN PΩMHN puis ΔOMITIA CEBASTH. au revers une Diane efese et deux rangs de letre toutes deux moyennes et assez conservé, une Julia Domna IOΥΛIA CEBASTH ayant au revers une femme comme Cybeles turrita appuyant la main droitte sur un Lyon et haussant sa robe da la gauche et letres KAPHEΩN, une aultre IOΥΛIA AΥΓOΥCTA d'argent bas de la grandeur d'une piece de dix solz ayant une aigle et l'inscription comme d'un Empereur DHMAPX EZOΥCIAC. Un Commodus avec ce revers et Caracalla crotonié avec la merque d'argent [...] ayant au revers une figure dans un lectisterne comme de Neron, mais celle icy a escript en bas REGINA. Je desirerois fort sçavoir ce qui seroit de vostre delectation à celle fin que venant occasion je vous puisse servir avec aultant d'affection que je me dis à perpetuité" (Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre XIII, p. 518-520; Molinari 2004, p. 122-123, note 8).  
Lettre du 5 mai 1627 (de Rome, à ?), p. 521: "[...] J’ai fait des grands frais pour m’entretenir à Rome en espoir d’avoir quelque bénéfice et nonobstant la longueur du temps je n’ai rien pourchassé; [...]"; p. 522: "J’ai pris aussi auprès d’un revendeur de médailles, celle-ci jointe […] pour le prix d’un teston" (Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre XIV, p. 520-523; Bresson 1975, p. 71, note 12).  +
Lettre du 21 avril 1629 (de Rome, à ?), p. 565-566: "Par même voie j’ai reçu les plombs des médailles que désirez que je vous recouvre plus conservées que celles que m’avez envoyé des empreintes pour pouvoir entendre l’inscription de celles qui sont mal conservées comme celle-là où est un lion auquel il ne me souvient pas avoir vu rien de semblable. J’ai épluché toutes les miennes pour voir si j’en trouverais quelques-unes comme celles-là où sont deux têtes d’un côté et de l’autre une (sic !). J’en ai encore plusieurs de semblable qualité, mais si ruinées et consumées que l’on n’y connaît rien que la forme des têtes. Je prierai les curieux de médailles de faire une recherche parmi les leurs s’il y aurait rien de semblable qui fusse conservé. J’ai l’original de l’Hadrien là où est une figure en pied ayant un animal avec pied couronné une Rome sedente, mais il n’y a moyen d’en tirer rien davantage que du plomb que m’aviez envoyé toutes les lettres ayant été ruinées par le peu d’intellignece de celui qui l’a nettoyée. Je n’ai encore rencontré le sr Holstenius pour lui montrer la médaille là où il y a ΘΕΑ ΡΩΜΗ. Parmi les miennes j’en ai trouvé deux semblables quant à l’inscription de la tête. L’une ayant une semblable tête armée ; en l’autre est une tête turrite laquelle a pour revers une figure en pied tenant de la gauche un sistre et lettres CΥΝΝΑΔΕΩΝ. L’autre a deux mains en croix, et des épis de blé ; l’inscription n’est lisible. Je n’ai point recouvré parmi les miennes celle qui a la tête coiffée de peau de poisson. Avec la présente je vous envoie vingt huit médailles romaines les unes avec les noms des familles et les autres avec la marque che ( ?) I.S. et de divers points. Je n’en ai encore pu trouver d’autres ; toutes celles que je pourrai trouver semblables ou approchantes à celles desquelles m’avez envoyé les plombs, je ne manquerai vous les faire tenir" (Paris, BnF, Manuscrits, Fr. 9544, fol. 192; Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre XXVIII, p. 564-566).  
Lettre du 28 juin 1629 (de Rome): "Monsieur, J’ai reçu la vôtre du 10e du présent par laquelle vous me mandez qu’avez reçu par le P. Germain minime les 28 médailles de la République romaine ; depuis j’en ai donné autant à Monsieur de Bonnaire lequel m’a dit les avoir données en mains d’un patron d’une barque fort assurée, étant fort marri de n’avait pu recouvrer choses plus dignes de votre curiosité ; me sentant être votre redevable et obligé, mon intention n’était d’en recevoir aucun remboursement, mais voyant par les vôtres que m’écrivez que me renvoirez ce que je vous envoie si je ne m’en fais rembourser par Monsieur de Bonnaire, puisque telle est votre volonté j’en recevrai ce que j’ai employé aux médailles tant du premier paquet que du second qui sont semblablement 28 ou 30 aucunes desquelles j’ai payé un quart de Jule et telles j’ai payé jusqu’à un Jule, et un Jule et demi, de sorte qu’elles me coûtent jusqu’à trente cinq Jules ; les revendeurs de la place les tenant chères voyant que je les recherchais. Je ne sais si je les aurai trop payé pour être aucunes d’icelles mal conservées. [...] Avec les pierres j’ai consigné à Monsieur de Bonnaire l’Hadrien duquel m’aviez envoyé le plomb et avec celui-ci une / médaille grecque ayant une tête de province fort grande en conformité d’une petite qu’est auprès de Trajan, lesquelles deux me peuvent coûter autres 5 Jules ; ayant dessiné d’un plomb tiré sur une médaille antique de bronze de feu sr Pasqualino les trois mages avec la cydace ou tiare en tête, je vous en envoie ce dessin. S’il me vient par les mains quelque chose digne de vous, je ne manquerai vous en faire part, me disant à perpétuité, Monsieur, votre plus humble et affectionné serviteur, Cl. Menestrie" (Paris, BnF, Manuscrits, Fr. 9544, fol. 194; Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre XXXI, p. 574-575).  +
Lettre du 12 juillet 1629 (de Rome, à ?), p. 576: "Si parmi vos médailles avez quelques abeilles, je vous supplie me faire part du dessin, m’ayant commandé Monsegr le Cardinal de les mettre toutes ensemble, en ayant déjà dessiné jusqu’à 25, et si avez quelque chose de particulier sur icelles abeilles, vous m’obligerez beaucoup m’en faire part" (Paris, BnF, Manuscrits, Fr. 9544, fol. 196; Tamizey de Larroque 1894 vol. 5, lettre XXXII, p. 575-576).  +
-Lettre de 1634 (de Rome) : « Les contadins ont un vice entre eux que lorsqu’ils trouvent quelque chose en fouissant la terre, ils ne se le révèlent jamais aux compagnons qui travaillent en leurs compagnies de peur que les autres ne veuillent leur part comme (il arrive) d’ordinaire. Et lorsqu’ils trouvent quelque chose de compagnie, ils le partagent entre eux; aucun d’iceux le vendent à la première occasion et d’autres font amas de plusieurs choses pour vendre tout ensemble ce qu’ils ont trouvé en deux ou trois mois » ; « les paysans vendent par les places à divers rechercheurs qui font la recherche auprès de ces paysans…, et puis les vont distribuer aux curieux » (Tamizey de Larroque vol. 5, lettre LXX, p. 677; Bresson 1975, p. 64-65).  +
-Lettre du 8 mars 1636 (de Rome) : « Auprès d’icelles vous trouverez sept ou huit petites médailles grecques et en bas d’icelle un souffre que j’ai jeté sur une petite lame de métal de Corinthe de cave » ; « Le maître d’icelle ne me l’a voulu vendre pour agrent, mais il m’a dit que je lui donne quelques bonnes médailles de suite des empereurs, qui soient de bronze ou d’argent, et qu’il me la donnera. Si aviez quelque chose de double qui ne fusse pas de votre goût, il y aurait moyen de faire le troc » (Paris, BnF, coll. Dupuy, vol. 688, fol. 83).  +
-Lettre sans date ni lieu : « Dissertatiunculam anthirheticam vel Historiam quattuor Gordianorum per numismata confirmatam gallice scriptam sub praelo habeo cujus exemplar ad te summi Surno ut primum excusa fuerit. Titulum ei feci : Lettre touchant l’Histoire des Quatre Gordiens prouvés par les médailles. Euthyphron autem ad Philalethem scribit : nam Historiae autor suum ascribi noluerit ita et meum mihi visum est occultare. Ex illo opusculo ipse nunc quatuor aut tre Gordiani sunt ab antiquariis recipiendi« (Paris, Bnf, Man. Fonds français 9362, f° 188-189 ; Abdel Halim, p. 200, n° LXXIV).  +
-Lettre du 26 juin 1694 (de Dijon) : « On me mande qu’il va paroistre un livre nouveau d’un de nos amys qui est l’ abbé de Bos[,] l’un des dix auteurs du Menagiana [8][,] scavoir une Hist[oir]e des quatre Gordiens prouvée et illustrée par les médailles [9], à laquelle Mons r Galland nostre amy pareillem[en]t repondra indubitablement pour soutenir l’opinion commune des trois Gordiens seullement [10]. » (Correspondance de Pierre Bayle, lettre n° 991 ; voir http://bayle-correspondance.univ-st-etienne.fr/?Lettre-991-Claude-Nicaise-a-Pierre&lang=fr).  +