Grand document
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F
Lettre du 5 févr. 1732 (de Marseille) : « Monsieur, Je suis un peu fâché d’apprendre par d’autres que par vous que vous avez fait la magnifique acquisition du cabinet de M. des Maisons, mais cette nouvelle ne m’en fait pas moins de plaisir et je vous en félicite de tout mon cœur. Vous voilà merveilleusement enirchi, votre suite en or est à présent sans contredit la plus belle du royaume ; il est bien flatteur pour un particulier de pouvoir contenter son goût pour une curiosité qui semble ne convenir qu’à des princes. Si ce qu’on me mande est vrai, vous vous trouvez engagé dans les suites de bronze car M. des Maisons en avait prodigieusement. Je vous prie de vouloir bien me faire part de la ( ?) de votre cabinet et de me marquer qu’elles sont vos intentions / à l’égard de vos doubles en or. Je pourrais vous fournir si vous êtes dans ce goût, des médailles d’argent, des médailles de grand moyen et petit bronze grecques ou colonies, et quelques médaillons d’argent des royaumes d’Egypte et de Syrie dont vous paraissiez curieux quand vous étiez à Paris. Suivant la réponse que vous me ferez, je vous marquerez la liste de celles dont je pourrais vous accommoder. J’ai l’honneur d’être…« (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f°66r et v [en ligne sur Gallica] ; Sarmant 1994, p. 654, note 24 et 2003, p. 158, note 24). +
Lettre du 1 mars 1732 (de Marseille) : « Monsieur, Vous avez sans doute dans vos médailles d’or doubles bien des pièces qui conviendraient à ma petite suite mais dès qu’il faut trouver pour les acquérir des médailles qui vous manquent, je suis fort embarrassé puisque toutes les médailles d’or que j’ai me viennent de vous, de M. de Rothelin, ou de feu M. de Maisons. S’il s’agissait de les obtenir avec de l’argent comptant la chose me serait plus facile. Vous m’avez marqué que vous vous déferiez des communes de cette façon. Si vous êtes toujours dans ce dessein, je vous prie de m’en envoyer une note avec les prix. J’ai acquis ces jours passés une petite pièce d’or de nos premiers rois de France qui sont bien rares ; si vous en êtes curieux, je vous en accomoderai. On lit du côté de la tête le nom de Clovis CHLODOVCVS. Le revers, croix in laurea avec des lettres que je n’ai pas lu(es). Voyez encore une médaille d’or de Trajan dont je me déferais et qui est singulière parce qu’elle est d’une grosseur qui tient du quinaire et de la médaille ordinaire. Imp. Trajano Aug. ger. Dac. P. m. tr. P. cap. Trajani revers COS V P.P. I P. Q. V. Optimo princi. Imp. in quadrigis / (f° 61v) Si ces deux pièces vous conviennentnous les troquerons. Je consens à vous renvoyer votre médaillon d’argent de Trajan et je recevrai pour le remplacer la médaille d’or du bas-empire que vous m’enverrez ; vous m’annoncez Gratien, j’en suis déjà fourni . Si j’avais le vôtre de vos ( ?), j’en choisirais une qui me manquât. Monsieur de Rothelin vient de me renvoyer ma dissertation sur la médaille d’or que l’on a bien de la peine à trouver ( ?) de Maisons ; j’ai toujours cru que vous l’aviez puisque je vous avais marqué de la faire demander à M. ( ?). Si vous en êtes curieux, je pourrai vous l’envoyer ; si j’osais risquer ma médaille être ( ?) je vous l’enverrai volontiers pour convaincre les curieux de son antiquité, mais ce n’est pas vous à qui on doit faire courir les hasards d’un long voyage, et je n’en conçois pas de si singulière ; il est vrai qu’il est à mon plaisir celui de la montrer à tous les curieux de ( ?). Grâce à dieu, je suis toujours garçon. Le changement de maison provient de la cession que mon père a faite à / (f° 62r) mes frères de son commerce et de la maison où il se faisait. J’ai l’honneur d’être… « (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f°61r et v et 62r [en ligne sur Gallica]).
-Lettre du 9 avr. 1732 (de Marseille) :« Monsieur, J’ai eu l’honneur de vous écrire il y a déjà quelque temps pour vous prier de m’envoyer le catalogue de vos médailles d’or doubles communes dont vous m’aviez marqué que vous étiez dans le dessein de vous défaire en argent mais je suis encore à attendre ce catalogue où je trouverais sans doute bien des pièces ordinaires qui me manquent. Dans la même lettre, je vous proposai deux pièces d’or sur lesquelles je n’ai point eu de réponse de votre part. Parmi les têtes rares que vous avez doubles il y a bien des choses qui m’accommoderaient, mais malheureusement je n’ai guère de médailles qui vous manquent ; il n’y a à vue (depuis ?) que mon médaillon de Ptolémée que vous m’avez demandé plusieurs fois / qui vous convient, mais ceci est (un monument ?) auquel que je suis assez attaché et que j’estime très rare puisque je ne l’ai jamais vu dans les cabinets de Paris ; si cependant il me procurait quelques bonnes latines en or je pourrais me déterminer à m’en défaire. Ayez donc la bonté de me dire ce que vous pouvez me donner en échange et si vos propositions me consolent du sacrifice que je ferais je vous le céderai avec plaisir. Je suis véritablement … » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f°63r et v [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 25 juin 1732 (de Marseille) : sur des échanges potentiels, remercie pour l’envoi d’un catalogue mais trouve les prix exorbitants (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f°43r et v [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 7 juil. 1732 (de Marseille) : sur des échanges potentiels (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 55r et v et 56r, 57r et v 59 ret v et 60r [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 21 juil. 1732 (de Marseille) : sur des échanges potentiels, dont un médaillon de Ptolémée (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 53r et v [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 6 août 1732 (de Marseille) : sur des échanges potentiels, dont un médaillon de Ptolémée : « Enfin voyez mon médaillon de Ptolémée que je vous envoie ; je vous avoue que je ne m’en défais pas sans répugnance. Il est beau et vous voilà en état d’en juger par vous-même, mais j’ai eu l’honneur de vous le dire, ca n’en( ?) à condition qu’il me procurera deux très rares en or ; je l’estime tout autant et comme je vous l’ai marqué je trouverais plus facilement certaines médailles avec de l’argent comptant, qu’un pareil médaillon. Il n’ya dans votre catalogue que deux têtes car vous vous êtes défait de bon nombre que vous m’avez annoncées dans une de vos lettres : ces deux têtes sont Caligula et Vitellius, je m’accomoderai d’un Vitellius et vous m’enverrez celui des deux que vous voudrez, il me suffit qu’il soit incontestable ; pour l’autre j’aurais mieux aimé un Othon / ou une autre tête qui m’eut manqué mais puisque vous n’en avez pas, j’accepterais le Caligula d’autant mieux que le mien est d’un revers différent et n’est pas fort beau ; je l’ai eu depuis ( ?) l’abbé de Rothelin. Voilà, Monsieur, quelles sont mes intentions, je souhaite qu’elles ne soient pas fort éloignées des vôtres, mais mon médaillon me tient à cœur.» (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 50r et v et 51r [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 25 août 1732 (de Marseille) : sur des échanges potentiels (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 47r et 49r [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 18 oct. 1732 (de Marseille) : il est à la campagne près de Marseille, sur des échanges potentiels (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 40r [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 27 oct. 1732 (de Marseille) : sur des échanges potentiels (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 38r [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 21 nov. 1732 (de Marseille) : sur des échanges potentiels, dont un médaillon de Ptolémée (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 34r [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 11 févr.. 1733 (de Marseille) : a perdu son père, liste de monnaies pour échange dont une des Ptolémées, « Au reste, Monsieur, j’ai eu occasion de vérifier qu’il y a à Rome des coins modernes de médailles d’or, j’en connais de Pertinax du ( ?) d’autres empereurs ; j’en ai vu moi-même entre les mains de Sterbini, (mande ?) moi, je vous prie, comment pensent là-dessus les curieux de Paris et votre sentiment en particulier : l’habitude de voir des médailles d’or vous ( ?) une expérience que nous ne saurions avoir dans ce pays où elles sont si rares. Pour moi je crois que bien des choses qui viennent d’Italie sont ( ?) et je pense que tout ce qu’on nous donne comme faisant partie du trésor ( ?) ou de la trouvaille de Troye n’en est pas. Je serais bien aise de savoir les observations que vous aurez faites à ce sujet. Je suis … » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 32r et v [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 28 avr. 1733 (de Marseille) : sur des échanges potentiels (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 30r [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 24 juil. 1733 (de Marseille) : sur l’authenticité du Pertinax, avis de l’abbé de Rothelin ; sur la variété des jugements à propos du vrai et du faux ; « Vous voyez sans contredit plus de médailles d’or à Paris que nous et vous devez mieux les connaître […] Il n’y a rien dans la médaille de si désagréable que la variété des jugements sur le faux ou le vrai d’une médaille. Il y a de l’inconvénient à être trop facile et il y en a aussi dans l’excès opposé. M. de Rothelin m’a envoyé parfois des médailles que je croyais aboslument fausses ; je les ai renvoyées, il m’a répondu que partout ailleurs que Marseille on ne suspecterait point ces pièces. Jugez après cela si je ne suis pas bien embarrassé quand il s’agit de décider. Le jugement de gens qui voient plus de médailliers que moi doit infirmer mon sentiment ; cependant, à l’égard de bien des morceaux, je suis très opiniâtre et je les soutiendrai toujours modernes […] ; en fait de médailles chacun a son avis et l’on n’a point encore établi de tribunal où l’on juge en dernier ressort. Je crois pourtant que Rome est le seul endroit où il y ait de véritables connaisseurs ; il serait heureux qu’il n’y ait de si habiles faussaires » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 27r et v et 28r ; Sarmant 2003, p. 274, note 30). +
Lettre du 11 sept. 1733 (de Marseille) : sur des échanges et des achats : Pertinax, Phocas (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 25r [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 5 oct. 1733 (de Marseille) : « Monsieur, Je suis fâché que vous vous soyez engagé à donner votre Pertinax Provid. Deor. dont je me serais bien volontiers accomodé par le mien que je n’aime point tant, qui que tous ceux à qui vous l’avez montré l’aient jugé bon. Si le marché du vôtre n’a pas lieu, vous m’obligerez de me le garder. Vous m’assurez un Caligula, j’en ai déjà un, cependant le vôtre quoique bien cher me conviendrait si j’avais quelque chose à joindre à mon Pertinax ; mais je n’ai rien que vous n’ayez frustre déjà et ma suite n’est pas d’ailleurs si belle pour que je puisse en enlever quelques bonnes pièces sans la déparayer considérablement. Vous me marquez que plusieurs personnes vous demandent votre Pertinax, ainsi je pense que vous ne manquerez pas d’occasion à placer le mien, de sorte que si vous voulez le garder, vous l’échangerez avec quelques médailles de vos doubles, ( ?) ou communes que je n’aurai point. Si cela vous convient vous me ferez plaisir et ( ?) comme j’ai déjà le catalogue de vos doubles, vous pouvez m’indiquer légèrement les principales qui vous restent, je choisirai, les prix étant fixés d’après d’autres. Vous trouverez ci-joint le Focas que vous n’avez point ; je ne l’ai pas double, mais j’en ai un autre qui me suffit ; vous aurez la bonté de me dire ce que cvous l’estimez et je choisirai pour ce prix quelque / (f° 22r) médaille dans vos doubles. Je suis au désespoir de vous apprendre que notre voyage d’Italie est rompu, la guerre dont on nous menace a ( ?) mes compagnons de voyage d’autant mieux que notre projet était de commencer par le Piémont et le Milanais, les (régions ?) où la peur que referont premièrement ces actes d’horreur s’il doit y en avoir. J’en suis bien fâché je vous assure ( ?) de ces parties qui ne se renoncent pas facilement, d’autant que je pouvais dans ce voyage vous être de quelque utilité ; c’est un nouveau regret pour moi ; il est vrai qu’il arrive de là que j’aurai le plaisir et vous embrasser plusieurs ( ?) je compte d’aller le printemps prochain me refaire du chargin d’avoir manqué le voyage d’Italie. Je vous prie cependant de me conserver votre amitié et d’être assuré de l’attachement… » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 22r et v [en ligne sur Gallica]).
Lettre du 4 nov. 1733 (de Marseille) : « Pour répondre à votre dernière lettre, j’aurai l’honneur de vous dire que vous êtes le maître de disposer du Focas, mais il me paraît que le prix de 22tt que vous lui donnez est un peu bas ; dans une ( ?) que j’ai pris chez vous, il est estimé davantage, celui-ci d’ailleurs revient au moins à 30tt et il pourrait dans mon esprit en valoir 40tt. Je m’accomoderai avec plaisir de votre Pertinax Provid. Deor. que vous voulez bien me céder mais je compte que vous voudrez bien avoir la bonté de prendre le mien sur lequel j’ai peut-être mal à propos des soupçons, d’autres envieux s’en accomoderont sans peine ; d’ailleurs je n’ambitionne pas encore d’avoir les têtes rares doubles. Les trois médailles d’or que vous m’offrez, de la famille Claudia, le M. Aur èle P.M. Tr. P. XIX, et celle de Néron, P.M. Tr. P. VIII conviendront assez à ma suite, je suppose que cette dernière est Tr. P. VII car j’ai Tr. P. VIII absolument égale. A l’égard du prix quoi qu’il ne soit pas extrêmement ( ?) attendu que les pièces sont toutes des plus communes, je n’en réclamerai pas si elles sont conservées ; je vous prie donc, Monsieur, de me les envoyer par le courrier en prenant les précautions ordinaires et d’y joindre votre Pertina Provid. Deor. Dans ( ?) où je sis que vous voudrez bien me faire l’amitié de vous accomoder du mien : si vous estimez que je vous doive du retour, je vous laisse le ( ?) de la ( ?) vous me direz s.v.p. comment je vous fera tenir les ( ?) dont je vous serai débiteur. J’ai l’honneur… » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 19r et v [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 4 déc. 1733 (de Marseille) :« J’ai reçu les cinq médailles que vous avez eu la bonté de m’envoyer. Les 4 qui me viennent de vous, sont assez belles exceptée celle de la famille Claudia qui est fort maltraitée et qui pour le prix paraît un peu chère à 40tt mais ce n’est pas la peine de réclamer de ce prix. A l’égard de mon Pertinax, je suis charmé que M. de Boze l’ait décidé bon et je me range volontiers à son sentiment. Cependant j’aime mieux le vôtre et comme un seul me suffit et que le mien est d’une plus belle conservation, j’espère que vous voudrez bien me faire l’amitié de me céder l’un pour l’autre pour laisser cependant le maître de ( ?) en supplément si vous le jugez nécessaire. La consulaire Claudia, le Néron et le Marc Aurèle pour la somme de 96tt ; il faut déduire 30tt pour le Focas, soit à 66tt. Je vous envoie donc dans cette lettre 3 louis qui font 72tt, les 6tt de plus seront pour la plus ou moins valeur (que je ne fixe pourtant point) du Pertinax que je joins ici, persuadé que vous voudrez bien adhérer à ma proposition. Je ne suis pas surpris quand de Boze ne juge de mon Uranius Antoninus que par la gravure de ma médaille, ( ?)la légèreté était altérée, cette gravure est très infidèle et a été faite contre mon sentiment, sur une simple empreinte ; quand on verra la médaille que je porterai au premier voyage que je ferai à Paris, on sera d’un autre sentiment. Je suis parfaitement… » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 16r ; Sarmant 2003, p. 206, note 56; Pinault 2022, p. 176, note 81). +
Lettre du 21 jan. 1734 (de Marseille) : « Il me paraît que le prix que vous fixez aux 7 méd. que je vous demandais dans ma précédente, est très fort : il n’y a pas moyen de faire un cabinet en achetant les méd. pièce à pièce sur un tel pied, il reviendrait à des sommes immenses et je ne suis pas homme à pousser les choses jusque là, le tout ira comme il pourra ; en fait de curiosité, la qualité amuse plus que la quantité. Pour en revenir à vos méd. vous avez évalué ces 7 à 366 livres. Si la somme ronde de trente pistoles vous convient, vous me feriez plaisir de me les envoyer avec les précautions ordinaires et vous pourrez en même temps tirer ma lettre de (moi) du 700 livres ou m’indiquer un autre moyen pour vous satisfaire ; si vous ne voulez pas entendre à cette proposition, il n’en sera plus question. Je devrai donc la réponse de Mr Lainé, s’il la fait, à la bonté que vous avez de lui remettre ma lettre ; je vous en remercie. Vous faites toujours de belles acquisitions et je vous en félicite, non amicis contingit. Les beautés ne sont déplacées dans votre cabinet et votre ardeur mérite bien que vous fassiez des découvertes. Pour moi dont l’ardeur n’est pas si vive, j’attends avec le fond d’inertie que vous me connaissez que le hasard fasse au moins la moitié du chemin. Je suis véritablement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 6r ; Sarmant 2003, p. 207, note 62). +
Lettre du 25 jan. 1734 (de Marseille) : « Monsieur, Je suis en peine d’une lettre que j’ai eu l’honneur de vous écrire il y a environ un mois dans laquelle il y avait trois Louis d’or en espèce et une médaille d’or de Pertinax ; je pense bien que vous l’avez reçue puisque j’avais pris la précaution d’en faire charger la feuille et d’ailleurs si cette lettre ne vous était pas parvenue, vous auriez eu raison de vous plaindre de mon silence et vous m’auriez sans doute écrit pour me faire quelque petit reproche ; ainsi mon inquiétude n’en est pas grande, cependant j’apprendrai avec plaisir de vous-même que la lettre est arrivée à bon port et que vous êtes content du marché. Nous ne voyons point de médailles ici et les pièces d’or y sont infiniment plus rares que partout ailleurs ; vous êtes bien heureux d’être dans un pays où les occasions se présentent plus souvent ; nous nous contentons de quelques pièces de bronze que nous n’aurions pas voulu autrefois et qui ne font que nous crassir les doigts. J’ai l’honneur d’être etc. » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 14r [en ligne sur Gallica] ; Sarmant 1994, p. 658, note 44 et 2003, p. 164, note 52). +