This is only a TEST WIKI! The live FINA Website and Wiki can be found here: https://fina.oeaw.ac.at

Grand document

From Fina Wiki

Name der Seite. (de)

Showing 20 pages using this property.
G
-Lettre du 24 jan. 1710 (de Deventer) : « J’ai reçu en son temps vos deux lettres et l’explication d’une médaille où l’on voit d’un côté la tête d’une femme et HELENA N.F. » [Cuper envoie à son correspondant des empreintes de médailles orientales reçues de Reland et de La Crose ; opinions de ces deux érudits concernant ces médailles ; médailles de bronze d’Othon ; remarques sur les charges des tribuns du peuple marquées sur les médailles ; médailles samaritaines ; compliments à Baluze, à l’Abbé de Camps de Signy et à l’Abbé Bignon, à l’occasion de la nouvelle année] ; [réflexions sur les médailles des rois de Syrie] « Je ne sais rien de certain de l’impression du second tome des Dissertations de l’illustre Mr. de Spanheim. Il y a longtemps qu’il ne m’a pas écrit ; mais l’on m’a mandé de Berlin qu’il y est fort attaché, et qu’on commence à les imprimer. J’espère que cela sera vrai, et que nous aurons bientôt ce second gouffre d’érudition » ; « Votre dissertation sur la médaille d’Hélène me paraît admirable ; je n’ai pas le temps de l’examiner avec l’exactitude due à un si beau morceau, ni aussi vous entretenir sur quelques médailles rares dont l’on m’a communiqué la description, ni enfin sur de bellissimes inscriptions grecques anecdotes, qui me sont venues de Smyrne d’où j’attends encore d’autres. M. l’Abbé Bignon en trouvera une dans sa lettre, le Père Montfaucon une partie d’une autre dans la sienne ; et les copies des médailles arabes vous occuperont quelque temps » (Abdel Halim, p. 619-620, n° CCXCIV).  +
-Lettre du 5 août 1710 (de Deventer) : « J’ai pris un grand plaisir à lire vos réflexions sur la médaille dont la légende est HELENA N.F. » [la plus grande partie de la lettre est consacrée à des observations sur les médailles portant le nom d’Hélène ; médailles arabes expliquées par Galland et Reland ; médailles de Trajan ; considérations sur les caractères samaritains] « Je félicite Mr. l’Abbé de Camps de l’acquisition des deux cents quatre médaillons, et je voudrais que le catalogue en fut déjà imprimé, pour voir ces belles raretés » (Abdel Halim, p. 622-623, n° CCXCVI).  +
-Lettre du 7 oct. 1710 (de Deventer) : « Ce que vous [ajoutez] pour illustrer davantage les médailles des Hélènes dont j’ai parlé, est beau […] Je vous prie de me vouloir informer si vous avez vu des médailles battues en Sicile au coin d’un chien […] Vous avez vu sans doute, Mr., la médaille où il y a une tête ceinte d’un diadème, et de l’autre côté une vache, et au-dessus d’elle GERMANVS […] » [autres médailles sur lesquelles sont représentées des diadèmes] « Il s’est fallu fort peu que je vous aurais entretenu aussi sur quelques points qui touchent les Arabes ; mais ce sera pour un autre temps ; et, pour dire le vrai, le diadème des impératrices aurem mihi vellit et admonet […] » (Abdel Halim, p. 624-625, n° CCXCVIII).  +
-Lettre du 18 novembre 1710 (de Deventer) :« Monsieur l’Abbé Bignon m’a fait l’honneur de m’écrire de son île enchantée, et je suis très obligé à cet illustre personnage de la bonne opinion qu’il a de mes études, et de l’honneur qu’il me fait. Je possède Goltzius, mais je n’y pas trouvé un chien, comme un principal emblème sur les médailles de Sicile, comme j’ai eu l’honneur de vous le mander dans ma dernière lettre. Tristan, tome I, p. 534 croit que deux chiens, couchant et en sentinelle, se voient sur une médaille de ceux de Chypre, et puisque vous parlez du monstre Scylla, est-ce qu’on ne pourrait pas y ajouter le cerberus triceps de Pluton ? Ce monstre se voit sur une belle médaille de Gordien, frappée par ceux d’Epiphanie, et publiée par son éminence feu le cardinal Noris, dans son beau livre des Epoques, où il y a trois têtes de chien, selon la manière et les fictions des Grecs, au lieu que le chien de Sérapis qui était le même que Pluton, avait une tête de lion, une de chien et une de loup, selon Macrobe dans ses Saturnales, ce qui est attribué fort mal à propos au simulacre même de Sérapis, par le Père Bonjour, mon grand ami, à la p. 134 de ses Selectae in S. Scripturam Dissertationes, pour le dire en passant ; c’est sans doute une faute de mémoire ou une inadvertance de ce savant augustin. Ce même animal se voit sur une médaille dela famille Carisia et de Posthumia, et de l’autre côté une certaine marque, qui doit être attribuée à cette déesse. Outre cela le chien est attribué aux dieux Lares dans une autre de la famille Caesia, dont parle fort savamment Mr. Baudelot d’Airval dans son Utilité des voyages. J’ai remarqué aussi sur les médailles de la famille Antestia des chiens, comme des parerga, et nommément un joint à Castor et Pollux à cheval. Feu Mr. Vaillant a fait là-dessus de bonnes remarques et des conjectures solides, mais je ne trouve pas dans Gratius, que les chasseurs aient présenté leurs chiens malades à Diane aux Ides du mois d’août, quoique ce jour fut consacré à cette divinité païenne, comme il paraîtmême par le calendrier de Hervaitus et Lambecius : IBID. (Augusti) N. DIANES, i.e. Natalis Dianae, ce qui est bien confirmé par Martial 12, 67 où je crois que les savants se méprennent, quand ils expliquent ce vers Majae Mecurium creastis Idus, il me semble que le temple de Mercure n’y peut point être admis, et que les anciens ont avancé, au moins Martial, que Mercure était né à ces Ides. Je ne sais si Mr. Baudelot croit qu’il y a aussi des chiens sur deux autres médailles de la famille Caesia, qu’il a tirées de Riccoboni ; car il me semble que ces deux figures sont Castor et Pollux, accompagnés au moins dans une de deux chevaux, ce que je vous prie de vouloir examiner. Sur les médailles de la famille Mamilia, on voit Ulysse et un chien qui le caresse, dont l’histoire est connue. Mr. Begerus nous donne une médaille assez singulière, où il y a d’un côté la tête d’une Minerve, de l’autre un chien, et à l’exergue ROMA, ce savant parle beaucoup sur cet emblème. Mais quittons les chiens et passons outre. Ce que vous dites des différentes attitudes de chaque divinité est juste, et une telle dissertation aurait son utilité, principalement si on y ajoutait les passages des auteurs, qui les confirment. Je ne puis rien dire davantage sur la médaille de Tranquilline, mon savant ami se trompe assurément ; j’ai remarqué d’autres bévues dans sa dissertation, et qu’il a mal expliqué divers passages des auteurs anciens. Je laisse le CIRMANVS, l’, l’Alannos aux médailles et à Mr. Masson. La ressemblance des médailles de six villes et le diadème des impératrices ne demandent point d’autres illustrations, après votre exposition et votre approbation de mes remarques » ; « Mais vous direz, sans doute, d’où vient qu’un antiquaire romain et grec se jette sur l’histoire arabe ? … J’y ai pris un plaisir singulier, à cause qu’il me semble que Léon était de bonne foi …Il serait à souhaiter qu’il nous eût donné des inscriptions romaines.. ? ou les médailles dont il fait mention pag. 623, 722 : aura, argentea et plumbea numismata effodiunt, altera parte hieroglyphicis notis, altera priscorum regum effigiebus insignita, où il appelle les aigles ou d’autres figures, hiéroglyphes, car je m’imagine qu’il a vu des médailles des Ptolémées ; et il est remarquable qu’il dit à la pag. 545 qu’à Constantia se voient aussi figurae hieroglyphicae. Me voilà insensiblement tombé sur les antiquités romaines et grecques, et la fantaisie m’a pris de vous en entretenir un peu. Sur un médaillon de Valérien parmi ceux de l’illustre Abbé de Camps se lit sur l’urne, qui y est représentée … Feu Mr. Vaillant en fait , et il y ajoute, ludos enim seu certamina… Proserpina dicata, in honorem Bacchi exhibet ; quae certamina alter Valeriani nummus, Nysae Cariae edita exhibet. L’illustre Mr. Spanheim témoigne dans sa seconde lettre à feu Mr. Morel à la p. 119 quod nihil tale hactenus legatur in illo nummo, et il ne fait aucune mention de ces trois letrres. Je vous prie de vouloir examiner cette médaille à votre loisir, et de m’informer si elles s’y trouvent. Je ne crois pas qu’on en puisse faire en tel cas ; mais je vous laisse à considérer, si l’on n’en pourrait pas faire … mais le mot m’oblige presque de croire qu’on a voulu signifier que les prix de ces jeux étaient des pièces d’or et d’argent, auri agrentique talenta. Je pourrais ajouter divers passages des auteurs grecs, qui parlent de ces jeux, mais cela me mènerait trop loin ; et pour revenir au , je ne vois pas la raison pourquoi ils auraient été célébrés en l’honneur de Bacchus qui se voit sur cette médaille, et qui détruit l’explication du savant Mr. Vaillant, les étant dédiés à Pluton et à Proserpine en mémoire du raptus ou de leur mariage. Il y a une médaille des Ephésiens, publiée par Bellori parmi celles où se voient des abeilles, et je ne puis comprendre ce que veut dire le mot C, qui se lit sur une ; je vous prie très instamment de vouloir me l’expliquer ; car le de Mr Bellori ne me plaît guère, quoique le Mont Gallesius, soit proche d’Ephèse ; sur d’autres médailles, et même sur une ou deux semblables d’Ephèse, le nom du magistrat occupe cette même place dans le même Traité, comme . Et peut-être que est corrompu, ou qu’une femme de ce nom a eu la surintendance de la ville, comme il est constant, au moins selon mon sentiment, que les impératrices ont été archontes » ; « Voilà, Monsieur, ce qu’on appelle, fluctus in simpulo movere, et je vous prie de vouloir m’excuser, si je vous entretiens sur des points de si peu de conséquence, et j’y mettrais fin, si les chiens qui se trouvent sur les médailles ne demandaient encore quelques réflexions. Feu Mr. Patin à la p. 482 de ses Empereurs en a publié une où se voit figura muliebris tutulata, sistrum dextra tenens, insidens currui propulsa a duobus figuris vel monstris alatis, et canis currui adsilet. C’est une vraie énigme, et ce savant chevalier ne sait qu’en faire. Mais Mr. Begerus au Liv. 3 du Trésor du roi de Prusse à la p. 46 croit que c’est Isis, et les monstres des sphinx, et qu’on avait coutume d’attribuer un chien à Isis, ce qui est assurément vrai, comme il paraît par ce que j’ai remarqué à la p. 67 de mon Harpocrate ; l’on y voit aussi à la p. 197 cet animal couché sur les genoux de la mère des dieux, où j’en parle encore. Il me semble outre cela, qu’il est bien remarquable de voir la déesse Isis assise sur un chien sur une autre médaille de cet empereur, selon l’opinion de feu Mr. Begerus, quoiqu’il me semble que l’animal monté par la divinité païenne soit toute différente. Du Cange en fait mal à propos un Anubis, comme il attribue aussi par abus une bourse au vrai Anubis, qui sur une autre médaille a un sceau dans sa gauche. Parmi les médailles incertaines, qu’on ne sait à quelle familleon doit les attribuer dans Vaillant, il y en a une sur laquelle est représenté un chien entre la victoire et un trophée, et il y a à l’exergue ROMA, ce qui mérite des réflexions. Et sans parler des deux chiens qui se voient autour d’un cerf chassé par Diane, sur une médaille de la famille Terentia, j’ai remarqué que Castor et Pollux n’en sont accompagnés que sur celles de la famille Antestia, quoiqu’on les voie tout de même courant de toute leur force sur beaucoup d’autres ; d’où l’on pourrait conclure, si je ne me trompe, que le chien était comme la devise de cette famille. En parcourant ma lettre, et en examinant de nouveau les médailles de la famille Caesia, pubiées par Mr. Baudelot, je croirais presque qu’elles ont des chiens, dont les oreilles sont pendantes. Gratius peut aussi être commodément expliqué par les Ides, puisque Stace en l’imitant, les nomme distinctement. Mais il est temps de finir et de vous délivrer d’une lecture aussi ennuyeuse. J’ai pourtant encore des observations assez singulières sur les chiens, par rapport aux divinités païennes, et je m’imagine qu’on pourrait faire là-dessus une belle dissertation. Irascor subinde negotiis, quod faciunt, ut mihi temporis parum, certe abunde non sit ; hisce fruere et vale » ; « En voulant fermer cette lettre, l’on vient de m’envoyer les empreintes des médailles arabes, qui se sont autrefois perdues lorsque je vous les adressai ; je vous les ferai tenir une autre fois, ne pouvant le faire à cette heure, la poste étant sur son départ. J’ai aussi reçu tout nouvellement de fort belles médailles grecques » (Cuper 1743, XXIV, p. 254-259 ; Abdel Halim, p. 628-, n° CCCI).  
-Lettre du 11 févr. 1711 (de Deventer) : [Cuper d’autre part accompagne sa lettre de cinq dessins de médailles orientales et de la gravure d’une agate curieuse, dont il demande l’explication] (Abdel Halim, p. 630-631, n° CCCIII).  +
Lettre du 27 mai 1711 (de Deventer) : [considérations sur l’origine de l’écriture, d’après les plus anciennes médailles connues ; médailles de Caligula qui corrigent la chronologie du règne de cet empereur ; remerciements pour l’explication des médailles arabes que Cuper envoie à La Crose à Berlin. D’autres empreintes sont jointes à la lettre ; médaille d’Antoine et d’Octavie ; points controversés sur l’histoire d’Antoine, à l’occasion de cette médaille ; diverses médailles curieuses de Salonine ; critique d’articles de numismatique dans les Mémoires de Trévoux ; médailles énigmatiques de Justinien] ; [suivent des listes de médailles mentionnées dans la lettre avec leurs descriptions détaillées] (Abdel Halim, p. 632, n° CCCV).  +
-Lettre du 27 août 1711 (de Deventer) : [de nouvelles copies de médailles arabes sont promises par La Croze qui travaille également à une étude sur les caractères arméniens ; considérations sur la médaille de Marc Antoine et d’Octavie ; critique d’articles de numismatique du Père Hardouin] ; … [nouvelles difficultés sur plusieurs médailles curieuses des Béotiens]» Mr. Schot (nb : Jean-Charles Schott [1672-1718] antiquaire allemand, secrétaire d’Ezechiel Spanheim, puis bibliothécaire du roi de Prusse) m’a fait présent d’une dissertation sur la médaille d’Auguste où il y a sur une colonne C.C. AVGVSTI, dont vous et d’autres ont parlé dans les Mémoires de Trévoux […] » (Abdel Halim, p. 636-637, n° CCCVIII).  +
-Lettre du 24 déc. 1711 (de Deventer) : « Votre explication de la médaille de Marc Antoine et d’Octavie me plaît infiniment » [série de médailles de Corfou sur lesquelles Cuper demande l’avis de son correspondant ; critique de dissertations numismatiques du Père Hardouin ; réflexion sur l’invention des lettres et les premières médailles connues ; médailles de bronze inédites nouvellement reçues par Cuper du Levant] ; « Au reste, excusez mon importunité, et puisque nous allons commencer un nouvel an, je crois être de mon devoir de vous le souhaiter agréable et plein de contentement ; et je souhaite de tout mon cœur qu’après avoir achevé la version et les notes de l’Alcoran, vous vous puissiez appliquer aussi à votre Dictionnaire historique et numismatique, et donner ainsi au public les belles remarques que vous avez sur les médailles » ; (post scriptum) « Je ne vous entretiendrai pas à cette heure sur quelques autres médailles, parce que j’en ai parlé de deux ou trois à Mr. Bignon, et que je prie cet illustre Abbé de vous les vouloir communiquer, et parce que je vous taille assez de besogne dans la lettre dont je vous envoie la copie. Le 25 de juillet 1712. Cuper » (Abdel Halim, p. 637-638, n° CCCIX).  +
-Lettre du 1er jan. 1713 (de Deventer) : « Je crois que je vous incommoderais, si je vous en faisais des nouvelles, et assurément je vous ai taillé assez de besogne dans mes précédentes lettres. Mais permettez-moi, je vous en prie, néanmoins, de vous parler de quelques médailles qui me font de la peine, et que je n’ai pas encore trouvées dans aucun antiquaire […] » [se plaint de ne plus recevoir de lettres de France] (Abdel Halim, p. 641-642, n° CCCXI).  +
-Lettre du 1 mars 1713 (de Deventer) : « Je plains de tout mon cœur Mr. l’Abbé Bignon, comme aussi vous-même, parce que vous avez été attaqués d’une colique néphrétique ; et je suis tout-à-fait joyeux que vous en êtes délivrés. Je ne sais pas précisément quelle sorte de colique ce soit ; mais j’ai été, il y a deux ans et demi, fort sujet au même mal » ; « Pour venir à cette heure à votre duplicata, il faut que je dise devant d’en parler en détail, que je vous rends un million des [grâces] de ce que vous m’y apprenez tant de choses curieuses, et que je suis fort content que vous approuvez quelques-unes de mes remarques et que vous donnez un grand jour à mes doutes. J’approuve ce que vous me mandez […] » ; « Mr. Schot m’a envoyé, il y a plus qu’un an son Explication de la médaille d’Auguste, et je ne sais comment j’ai pu oublier de vous en parler […] « Je vous suis obligé pour vos multos annos. Je me porte, grâce à Dieu, bien ; et les travaux politiques, ou ceux auprès de soi, les études et les correspondances, ne m’incommodent pas, quoique je sois entré septembre dernier dans l’année LXIX, où je n’ai pas besoin de lunettes, où je marche en jeune homme, ou je voyage, oui, où je monte quelquefois à cheval, mais stratore opus est, outre les étriers, car je suis gros et gras. Que dites-vous, Mr. vous qui êtes médecin, de cette disposition ? Ne croyez-vous pas que ma santé est aussi bonne que la vôtre ? Je prie Dieu qu’il la veuille continuer, et à vous et à moi, et que nous pourrons nous encore entretenir longtemps sur la belle littérature » [critiques d’ouvrages du Père Hardouin ; description d’une pierre gravée envoyée d’Italie à Cuper, représentant « un chien, ou quelqu’autre animal, sur une chaise » et sur laquelle il demande l’avis de Galland] (Abdel Halim, p. 644-645, n° CCCXIII).  +
-Lettre du 18 mai 1713 (d’Oxen) : [compliments à l’Abbé de Camps, à Dom Anselme Banduri et à Dom Bernard de Montfaucon sur leurs publications ; considérations sur la médaille d’Auguste portant la légende C.C. AVGVSTI ; Cuper compte faire part à Schott des arguments de Galland exposés dans sa lettre précédente ; médailles curieuses de Néron] ; [médailles expliquées d’une manière fantaisiste par le Père Hardouin ; liste de médailles envoyées à Cuper de Smyrne] (Abdel Halim, p. 648-649, n° CCCXV).  +
-Lettre du 30 mai 1713 (de Deventer) : [notes sans suite sur quelques explications de médailles par le Père Hardouin et sur la médaille d’Auguste portant la légende C.C. Augusti] (Abdel Halim, p. 649, n° CCCXVI).  +
-Lettre du 15 juil. 1713 (de Deventer) : [compliments sur la collection de médaillons de l’Abbé de Camps ; erreurs du Père Hardouin signalées par Galland ; observations sur l’explication de Galland de la médaille portant C.C. AVGVSTI et sur sa dispute avec Schott à ce sujet] « Le roi de Prusse a fait une réduction de ses bibliothécaires ; et il a donné congé à Mess. De la Croze et Schott ; et l’on m’assure que d’autres savants ont eu le même malheur, dont je suis bien fâché. La société royale sera bientôt aux abois, et ce prince aime mieux Mars que Minerve. Permettez-moi que je vous entretienne sur quelques médailles, qui sont, selon mon petit jugement, assez singulières […] » ; « P.S. : Après avoir fini cette lettre, j’ai remarqué que Mr. Vaillant nous donne la description d’une médaille de Livie, ou Julia, où son buste se voit sur le revers […] (Abdel Halim, p. 652-653, n° CCCXIX).  +
-Lettre du 18 août 1713 (de Deventer) :« J’ai reçu la lettre que vous m’avez écrite le 18 juin ; et j’ai répondu non seulement le 15 de mois passé, mais je vous ai aussi renvoyé votre belle explication d’une médaille d’Auguste. J’espère que vous aurez reçu tout cela des mains de Mr. Bignon, car je l’avais envoyé à cet illustre conseiller dans un grand paquet que Mrs. Fritsch et Bohm, marchands libraires à Rotterdam, ont reçu, et qu’ils m’ont promis le 3 de ce mois par une lettre de faire tenir au plutôt au dit Mr. Bignon » [médailles de Gordien Pie fixant la chronologie des événements de son règne, communiquées à Cuper par le Prince de Ligne] (Abdel Halim, p. 653-654, n° CCCXX).  +
-Lettre du 3 jan. 1714 (de Deventer) : « Je suis cependant bien réjoui, qu’enfin elle est arrivée, comme aussi votre discours sur la médaille d’Auguste, dont vous m’aviez communiqué la lecture » ; « Ce que vous me dites sur quelques médailles qui me faisaient difficulté, mérite des réflexions […] J’espère que Mr. Kuster envoira en Hollande ce qu’il a dit dans l’assemblée sur la dissertation Aes grave de Mr. Perizonius. Je m’en vais établir une correspondance avec Mr. de Ballonfeaux, qui a un cabinet de six mille médailles, parmi lesquelles il y en a de très rares […] Je vous envoie copie d’une médaille qui me semble très rare. Elle est en bronze, et je ne sais pas qu’on trouve quelque part une semblable […] » (Abdel Halim, p. 655-657, n° CCCXXIII).  +
-Lettre du 4 mai 1714 (de Deventer) : « Je ne doute pas que vous aurez reçu la lettre que j’ai eu l’honneur de vous écrire le 3me janv. dernier, si vous me ferez un très grand plaisir de me dire votre sentiment sur le contenu d’elle, principalement sur la tête d’un roi (si je m’y prends bien) Maure, qui se voit sur une médaille extraordinaire. Je reçois de temps en temps des lettres de Mr. de Ballonfeaux et il me parle des médailles inconnues ou peu communes […]. La fantaisie m’a pris d’examiner les inscriptions, ou les légendes des médailles de Gallien, comme elles sont publiées par le comte Mezzabarba […] » (Abdel Halim, p. 660-661, n° CCCXXV).  +
-Lettre du 9 juin 1714 (de Deventer et d’Oxen) : « Feu Mr. le Prince de Ligne m’a envoyé copie de la médaille des Hypaipeniens […]. Je crois que la médaille où se voit un maure est l’unique […]. J’ai l’honneur de connaître Mr. le chevalier Fountaine. Il aime et connaît les médailles, comme j’ai vu, il y a six ou sept ans, quand il me fit l’honneur de passer un soir avec moi ; et ces beaux restes de l’ancien temps étaient, en soupant, notre entretien. Je vous prie de le vouloir assurer de mes très h. services, et de lui dire que je le félicite de l’acquisition de tant de médaillons de madame la comtesse de Véruë, qu’il n’avait pas. Je ne connais pas cette dame, et vous me ferez plaisir de m’en écrire un mot, principalement si elle s’entend en médailles, ce que je crois, parce que le roi de Sicile lui en a fait présent » ; « Il se pourrait que je misse dans un journal le contenu des chapitres dont mes Trois Gordiens, et mes Eléphants, sont composés, et les savants verront ainsi comment je m’en suis acquitté, et ils en pourront juger si dignum aliquid posteritate prostiterim. Si cette manière d’agir trouve ses approbateurs, je pourrais faire de même de mes autres ouvrages, et principalement de beaucoup des dissertations, qui sont toutes prêtes et dont j’ai un bon nombre » [médailles de Gordien Pie ; critique de passages de Spanheim et de Hardouin relatifs à ces médailles] « P.S. : Je me souviens que vous m’avez écrit, Monsieur, que dans le cabinet de Mr. Foucault se garde une médaille de Julia Domna […] (Abdel Halim, p. 663-665, n° CCCIII ; Callataÿ 2015,p. 315, II.24).  +
-Lettre du 27 juin 1714 (de Deventer) : « Mr. Clermont loue fort vos civilités ; et je vous suis infiniment obligé de ce que vous avait fait ce plaisir à moi et à lui ; mais je ne sais pas pourtant s’il s’est aussi donné aux médailles, quoique je le dois croire, parce qu’il me dit beaucoup de bien du cabinet de Monsieur le duc et Madame la duchesse d’Orléans, dont il loue fort les médailles, et la suite des empereurs en or » ; « Ne craignez pas, Monsieur, que je donnerai dans le panneau ou que je puisse approuver les paradoxes du Père Hardouin ou Mr. de Ballonfeaux, qui, à ce qu’il me semble, enchérit sur le premier […] » [médailles publiées par Mezzobarba] « Pardon au médecin et au docteur en médecine. Je ne sais d’où m’est venue cette bévue » (Abdel Halim, p. 668-670, n° CCCXXIX).  +
-Lettre du 10 août 1714 (de Deventer) : [médaille de Gordien Pie ; médailles publiées dans les Mémoires de Trévoux ; critiques de diverses dissertations sur quelques médailles curieuses ; médaille de Julia Domna] (Abdel Halim, p. 670-671, n° CCCXXX).  +
-Lettre du 30 oct. 1714 (de Deventer) : [critique, à l’aide des médailles, des faits rapportés dans cet ouvrage (Clermont, Histoire des quatre Cicérons)] « Si Mr. Lucas retourne, j’espère qu’il fera copier [les inscriptions antiques] exactement, si la barbarie des Turcs ne l’en empêche ; mais le nom de médecin et les remèdes qu’il donne avec succès, l’aideront et adouciront la férocité de ce peuple, qui semble né pour rompre et gâter tout ce qui nous reste de beau de l’ancien temps. Vous savez qu’ils coupent les nez et les oreilles des statues, et qu’ils en sont, suivant leur Alcoran, des ennemis jurés ; et il faut que je vous dise à cette occasion que les anciens Scythes ont eu la même coutume, comme je l’ai lu dans Dion Chrysostome, si je ne me trompe » … « Voilà une médaille qui se garde dans le cabinet de Mr. Uylenbroeck à Amsterdam. On dispute à qui on doit l’attribuer, à l’Arsace premier ou à l’un de ses descendants » … « J’ai reçu depuis peu une bellissime inscription grecque et un registre de très rares médailles, dont beaucoup sont anecdotes » (Abdel Halim, p. 673-675, n° CCCXXXIII).  +