Grand document
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G
-Lettre du 28 juil. 1711 (de Déventer) : « Je suis tout-à-fait content, et même incedo monibus laetitiis, que vous approuviez ce que j’ai dit sur la médaille frappée pendant le siège d’Aire, et sur celle de Néron ; et je vous suis très obligé de m’avoir appris, ce que contiennent les passages de Sénèque et de Tetullien, dont les savants de Trévoux tirent une preuve pour les prières pour les morts parmi les païens » ; « P.S. Il faut que je vous communique encore deux ou trois choses : 1° Mr. Schott, conseiller et bibliothécaire du roi de Prusse, m’a envoyé une belle disserttion sur la médaille d’Auguste, dont le revers outre le nom de L. CANINIVS GALLVS III VIR, nous représente un autel, ou base, sur lequel on lit CC/AVG./TI. Vous savez les querelles que ce monument a causé parmi les antiquaires, et qu’on peut dire d’eux en quelque manière, jam tota Regia Caeli in partes diducta ruit. Ce jeune et savant bibliothécaire désapprouve tout ce que les autres en ont dit, et il croit que les Iudices Ducenarii institués par Auguste, selon Suétone chap. 34 sont meilleurs intreprêtes de cette médaille. Ses raisons me plaisent autant que celles desres( ?), dont il montre le faible avec beaucoup de modestie. 2° Le même a publié dans les Miscellanea Berolinensia une dissertation latine sur une médaille de Phidon, qui a été publiée par feu son oncle Mr. Begerus, dans le Thesaurus Regius Brandenburgicus ; il tâche d’y prouver, qu’elle est du temps de Phidon même, qui le premier d’entre les Grecs a fait battre de la monnaie, mais je ne puis être de son avis. Je lui ai envoyé mes raisons, qui sont assez étendues ; je crois que la médaille ne peut être de ce temps-là, et même qu’elle pourrait avoir été frappée par ceux de Béotie ou de Thèbes, qui ont sur leurs monnayages de semblables pots et écus, et que Phidon est le nom du magistrat » (Cuper 1743, XXIX, p. 276-280). +
-Lettre du 16 avril 1712 (de Campen) : « J’ai aussi reçu de Smyrne une liste de médailes grecques très rares, dont beaucoup manquent encore au Père Hardouin, et l’on y a joint une inscription latine, qui se voit sur le frontispice d’une maison à Stratonicée, qui contient le prix des denrées ; d’où je conclus que c’était le macellum, où se tenaient les cupedinarii et d’autres gens de cette sorte, dont parle Térence. Son écriture est très remarquable, et elle pourrait servir à une paléographie latine, un FLGILNUG RDGTUI y coûte* DVCENTIG QINQUAGINTA. […] Je ne sais ce qu’en pourraient dire nos friands, mais il me semble que les denarii feraient un trop grand prix, et je me rangerais du côté des sesterces ; les premiers montent à 75 florins, monnaie de Hollande, et les seconds à 71/2 écus. Je ne sais pas bien, ce que veut dire le P. si ce nombre y était exprimé, je croirais qu’on en devrait faire Pondo, comme il se prend pour ce passage de la même inscription […] Carnis bubulae Italicae ponod unum, sestertiis octo, et encore d’autres. Mais ce que j’admire le plus, c’est la police des Romains, qui marquaient publiquement le prix des denrées, afin que personne ne put y être trompé, ce que je ne sais pas qu’on fasse aujourd’hui dans aucune partie du monde, excepté pour quelques marchandises qui nous viennent des Indes, dont les marchands particuliers font insérer le prix dans les gazettes » (Cuper 1743 XXXII, p. 284-286). +
-Lettre du 16 juillet 1712 (de Déventer) : « Celle qui s’est égarée était du 24 décembre dernier, et j’y avais enfermé une lettre pour Mr. Galland, laquelle a eu sans doute le même sort, et je crois que c’est pour cela que cet habile antiquaire ne m’écrit plus. Je vous envoie les copies de ces deux lettres, et je vous prie de vouloir faire rendre l’une à notre ami commun, qui verra là que je ne l’oublie pas, et que sa pénétration dans la science numismatique est en grande estime auprès de moi. Et puisque nous sommes sur ce sujet, permettez-moi de vous entretenir sur quelques points qui touchent les médailles ; vous me ferez bien le plaisir, Monsieur, de les communiquer à Mr. Galland, et je reviendrai ensuite à votre obligeante et curieuse lettre. On m’a envoyé de Venise une centaine de médailles, la plupart, ou presque toutes grecques, et il y en a de fort singulières. 1° Caput foeminem, supra illud stella, , rev. VIR extensis manibus insistens animali cornuto, . Mr. Begerus en a publié de semblables dans ses Thesauri Palatinus et Brandenburgicus, et il croit que cet animal est un Lupus cervarius, mais les loups n’ont point de cornes, et je croirais plutôt que c’est un camelleopardalus, dont la description se voit dans Bochart ; mais j’ignore absolument l’histoire qui y est représentée, et le Sardanapalus de Mr. Begerus me fait de la peine, et je ne sais si ce pourrait être le génie du Mont Amanus, comme le juge Mr. Gronovius. L’on voit dans Patin la statue d’un homme armé, qui est mise ainsi sur un bœuf, et toute la pièce est consacrée à Jupiter dolichenus ; est-ce qu’on pourrait dire avec raison, que ceux de Tarse auraient fait un tel don à quelque divinité ? 2°. Caput Palladis ; rev. Noctua, et S.C. Je crois que cette petite médaille de bronze (telle est aussi la première) a été frappée du temps de Domitien, qui était entêté de cette déesse, comme il paraît par les médailles et par quelques passages des auteurs anciens. 3°. Caput galeatum, Mercuri, ut videtur, quia pinnae vel alae adduntur galeae ; rev. Aquila insistens aratro, ante eam figura parva vestit, et B E longe a sede invicem remotae, dont on pourrait faire Regis E… Il y a un savant en Allemagne, qui assure dans un de ses livres, qu’il y a des médailles d’Auguste, où on lit GERMANIA CAPTA, et où lui-même est surnommé GERMANICVS, forulos omnes meorum antiquariorum excussi, et pergulas pictorum percucurri, mais je n’y trouve rien de semblable, et je vous prie de vouloir m’informer si cela est ainsi, et d’en parler à Mr. Galland, qui s’y connaît mieux que moi. Mais il est temps de venirà votre lettre. Je suis donc confus des excuses que vous me faites sur votre silence ; je ne prends jamais en mauvaise part, et j’aurais cru que vous étiez occupé ailleurs, quand même vous auriez reçu la lettre qui s’est perdue » (Cuper 1743, XXXIII, p. 288-291).
-Lettre non datée (1713) : « J’ai trouvé à Amsterdam les dissertations du Père Chamillard ; il y a assurément de belles remarques, mais mon malheur veut que je ne puis approuver tout ce que ce savant jésuite avance. J’en parlerai une autre fois, car je suis sur le point de partir pour Campen, pour y assister à l’assemblée extraordinaire de Messieurs les Etats de cette province. Je dirai simplement que je pourrais faire une jolie dissertation sur les médailles dont les figures ne répondent pas à l’inscription, ou au sujet, qu’on croit y être représenté ; les anachronismes en seraient une partie » (Cuper 1743, XLII, p. 318-319). +
-Lettre du 4 mars 1713 (de Déventer) : « … une dissertation de la langue chinoise, faite par Mr. Masson qui demeure proche d’Utrecht ; il est cousin de Mr. Masson, qui nous a donné les vies d’Horace, de Pline, d’Ovide, et le Janus rferatus, et qui travaille à cette heure à ses dissertations sur les médailles et d’autres antiquités, dont il a une bonne provision, comme il me l’a mandé de Rome » (Cuper 1743, XXXVI, p. 296-299; Burnett 2020b, p. 983 n. 28). +
-Lettre du 30 mai 1713 (de Déventer) : « On m’a mandé de Venise, que le Prince de Ligne et Mr. Bon sont morts ; l’érudition du dernier est assez connue. Mais je ne sais si vous avez connu le premier. Il avait joint à son illustre naissance une grande connaissance des belles-lettres, et principalement des médailles ; j’ai eu l’honneur d’être un de ses correspondants, et nous nous sommes écrits beaucoup de lettre, où de très rares médailles et quelques-unes anecdotes sont expliquées, et son excellence m’en a fait tenir des copies, ou des descriptions. Cette honorable correspondance m’a procuré un volume raisonnable de lettres, qui n’est pas des moindres, dont ma bibliothèque est ornée » ; « J’ai reçu une liste de médailes rares de Smyrne, dont plusieurs sont anecdotes ; je ne vous parlerai que de deux ou trois de peur de vous incommoder, ou du moins de vous détourner de vos affaires, qui sont d’une plus grande conséquence. Vous savez sans doute, Monsieur, que la Macédoine a été divisée par les Romains en quatre cantons, et que des médailles battues dans le premier ont été publiées ; j’en possède une, comme aussi une autre du second, qui il y a quelques années était la seule, et dont parle feu Mr. de Spanheim dans ses dissertations de l’édition de Londres ; celles du troisième manquent encore, mais une du quatrième est entre les mains du consul de Grande-Bretagne à Smyrne, à ce qu’il me mande : Caput barbatum, forte Jovis ; rev. Clava Herculis in corona,. La 2de nous représente un caput juvenile, rev. Leo currens, ut in nummis, , qui a été le premier nom de cette ville, comme Etienne de Byzance nous l’apprend, sur quoi l’on doit pourtant voir les commentateurs. La 3° fait mention d’une ville d’Egypte, dont ne parlent pas le Père Hardouin ni Mr. Vaillant : TRAIA. CEB. ERM… Caput Trajani laureatum. Rev. L. II. Anubis stans d. avem […] » (Cuper 1743, XXXVIII, p. 305-307). +
-Lettre du 19 août 1713 (de Déventer) : « Ce que vous dites de la médaille de KARDIA est vrai ; et j’avais devant les yeux la même chose en y ajoutant, où l’on doit pourtant consulter les commentateurs. Mais la médaille est d’autant plus singulière ; et je vous donne à considérer, si quelqu’antiquaire de l’Académie n’en pourrait pas prendre occasion, de faire une dissertation sur les médailles, où l’on trouve de telles ou semblables erreurs ou contradictions. J’en ai commencé il y a plusieurs années une presque de la même trempe, où je parlais des anachronismes numismatiques, mais je ne sais où sont les papiers, et c’est pour cela, que je n’y songe plus. Il est vrai que la ville de Naucratis est assez connue, mais cependant c’est quelque chose de la lire sur une médaille, et de ne la trouver dans aucun antiquaire ; vous jugez très bien, que celle qui nous donne le quatrième canton de Macédoine, , est la plus curieuse ; je possède la seconde, et je ne sais si on la trouve dans acun autre cabinet. Ce serait une belle chose si on pouvai avoir ces quatre pièces, dans un même cabinet ; je m’imagine qu’elles en feraient un bel ornement » ; « J’ai écrit à Venise pour savoir ce qu’est devenu le beau cabinet de Mr. le Prince de Ligne, comme aussi celui de Mr. Bon avec ses dissertations car il en avait quelques-unes prêtes, et entre autres une des Néocores qu’il avait dessein de me dédier ; et nous nous sommes entretenus fort au long sur cette difficile matière, comme il paraît par le volume de lettres que j’ai de lui, et auxquelles j’ai mes réponses. Ce prince m’a fait le plaisir de me communiquer la copie d’une médaille bien singulière ; il y a d’un côté un jeune homme à longs cheveux, couronnée de vignes CEBACTOC … OC de l’autre une vigne pleine de raisins, AMACT, et il est bien apparent, selon ce que ce Prince a jugé, que c’est Elagabale, d’où vous pouvez voir combien cette pièce pourrait servir à embellir ma dissertation De arrogantia R. Imp. in imitandis Diis. Je vous prie de m’informer si une telle médaille se trouve dans les beaux cabinets de Paris. Je n’y ajouterai rien, si non que l’obligeante lettre que le roi a écrit à Mess. les Etats-Généraux, le 3me de ce mois, nous a comblé d’une vraie joie » ; « Je vous prie d’avoir la bonté de vouloir faire rendre les incluses à Mr. l’Abbé Passionei, que je crois présentement à Paris, et à Mr. Galland » (Cuper 1743, XXXIX, p. 307-309).
-Lettre du 25 oct. 1713 (de Déventer) : « Je ne puis assez regarder et admirer la cornaline du cabinet du roi, connue sous le nom de Cachet de Michel-Ange, tant l’art me charme ; c’est assurément un chef-d’œuvre, et c’est presqu’une chose incroyable qu’un graveur puisse mettre tant de figures sur une petite pierre, et cela si excellemment que tout le monde en doit être étonné ; j’avoue que j’en suis charmé au suprême degré. J’ai lu les remarques de Mr. Le Hay, sur l’explication de Mr. de Mautour, qui est mise au-dessous de cette incomparable pièce, et sa réponse. Je ne dirai rien des explications de ces savants hommes, mais je ne saurais me dispenser de dire que je suis de l’avis de Mr. de Mautour, qu’on est obligé de dessiner les antiques trait pour trait, qu’on n’y doit rien ajouter, changer ou diminuer ; quoiqu’il y ait quelque chose que les maîtres graveurs crussent devoir être redressé. Et je soutiens la même chose touchant les médailles, dont le sieur Tristan en donne une posthume, parfaitement belle, dont pourtant les figures de l’original que je possède, n’approchent en aucune manière » (Cuper 1743, XL, p. 309-314). +
-Lettre du 9 février 1714 (de Déventer) : « La médaille de l’empereur Hadrien, publiée dans les Mémoires de Trévoux, est bien singulière ; mais elle ne ressemble en aucune manière aux types des médailles du même empereur touchant la restitution des provinces. Car on y voit une femme tout vêtue debout, qui donne ses deux mains à une figure couronnée de laurier, et assise, pour l’élever ; et c’est pour cela que j’approuverais l’explication qui s’y trouve, à savoir qu’Hadrien était échappé à une grande et dangereuse maladie, et ainsi rendu au peuple romain. Il est vrai que la figure assise est jeune et ne ressemble guère à l’empereur nommé ; c’est pourtant un mâle, et couronné, ce me semble, de laurier. Je vous envoie la copie de la médaille de Bias de Priène, qui a été publiée depuis peu, et vous jugez bien aussi que ce ne peut être qu’une supposition. Vous m’exhortez, Monsieur, de réfuter cet écrit et la médaille, et vous me faites l’honneur de me dire, que je n’avancerai rien, qui ne doive être reçu avec approbation. Je vous suis bien obligé de cet encens ; je pourrais facilement en dire mon sentiment, mais de telles médailles ne valent pas la peine qu’on y perde son temps. J’en parlerai peut-être dans mon Apothéose d’Homère, où est nommé un statuaire de la même ville. Votre conjecture de COL. A. A. P. me flatte beaucoup, et je pourrais vous en dire mon sentiment, si j’avais vu la médaille ; car je m’imagine, qu’on pourrait trouver quelques traces des lettres, qu’on n’y trouve pas présentement » ; « M. de Ballonfeaux m’a envoyé quelques copies de médailles, entre lesquelles se trouvent des Augustes inconnus, comme le D.N. FVINTNVS… D. N. CALPITIANVS AVG. et D. N. VECVNNIVS P… dont je n’en connais aucun ; sans doute, si la légende est bonne, qu’ils se sont révoltés et faits Augustes dans les Gaules, quae tyrannorum erant feraces tunc temporis. Si vous en désirez des copies, je vous les communiquerai très voloniters, dans l’espérance que vous pourrez m’en apprendre quelques nouvelles. Je ne parlerai plus audit conseiller des bizarres opinions du Père Hardouin, et il me suffira d’en pouvoir obtenir des copies de quelques médailles singulières » ; « Je l’en ai entretenu (nb : Anselmo Banduri) il y a quelques années, mais il n’a pas trouvé bon de me répondre là-dessus, quoique je lui aie communiqué auparavant copie d’une médaille unique et anecdote de l’impératrice Theophano, femme de Romanus, dont il m’a remercié » ; « Je vous ai entretenu, si je ne me trompe, de cette histoire (nb : J. Masson, Annus solaris antiquus) ; elle est digne d’être lue, et il s’y trouve tant d’érudition qu’on en doit être étonné ; les médailles y ont grande part, et vous ne vous repentirez pas de l’avoir achetée et lue, car je ne doute pas qu’elle ne se trouve à Paris, du moins chez quelques curieux. Il y en a déjà sept volumes in-12°. Votre explication de la médaille d’Auguste, opposée à celle de Mr. Schott, occupe le premier article du dernier tome, et on y ajoute un éloge : « le lecteur saura qu’il doit cette dissertation, non seulement au savant auteur, Mr. Galland, dont les manières sont si obligeantes, mais aussi aux soins de Mr. Bignon, cet illustre abbé, qui de nos jours fait les délices des gens de lettres ». Je suis très content que vous approuviez ma considération sur les médailles des Arsacides, et je suis presque persuadé que le premier Arsacès se voit sur la médaille publiée par Mr. Morel, à la table 23 de la seconde édition de son Specimen, parce que tous ces titres peuvent lui être donnés sans inconvénient, ce que j’ai aussi remarqué de quelques autres » ; « Ce que vous me dites du Père Hardouin est plaisant ; Mr. Masson lui répond à l’article X de l’Histoire critique sur la fameuse médaille du cabinet du noble vénitien Jean Dominique Tiepolo, laquelle a fait bien du bruit parmi les savants, comme aussi celle de Sévère, où il faut lire PABA, comme le même savant le montre. Et à propos de la première médaille, j’en trouve parmi les lettres de M. de Bary une copie, qui lui a été envoyée par Mr. Ficoroni le 18 du mois de septembre 1706 quand j’avais l’honneur d’être député au siège d’Ath. Les deux premières lignes sont écrites ainsi c. NAOI/WNE dont Mr. Vignoli fait, comme vous le savez . Certamen primum Olympium Antoninionum. Je vous suis infiniment obligé de m’avoir communiqué l’acquisition que Mr. l’Abbé de Camps a fait de deux médaillons. Ils ne pouvaient tomber en de meilleures mains ; je l’en félicite, et je vous prie de vouloir l’assurer de mes très humbles services. Vous expliquez ces deux médaillons admirablement bien, et il ne se peut rien de mieux. Quand est-ce que nous aurons ce trésor ? Je vous prie de vouloir exciter et presser cet illustre abbé et antiquaire, d’obliger le public auusitôt qu’il pourra, et il peut être assuré, que toute la république des lettres lui rendra un million de grâces. Si je finissais à l’heure, je rencontrerais le même vide, qui vous a obligé de parler des deux médaillons. Pour ne pas tomber dans le même inconvénient, je vous entretiendrai sur deux médailles de bronze, qui son dans mon petit cabinet, et sans aucun doute authentiques ; en voici les copies. La première est d’Auguste, et frappée par ceux de Smyrne. Je ne me souviens pas de l’avoir vue ailleurs ; vous m’obligerez de m’apprendre si elle se trouve, et de me faire savoir sa légende, qui est bien difficile pour moi ; je crois cependant qu’on doit mettre d’un côté I K… Les figures m’embarrassent aussi, et si vous ne pouvez me les expliquer, comme étant un optimus interpres divum, c’en est fait, et je n’y saurais remédier. La seconde est d’Emilianus, dont vous savez que les médailles sont extrêmement rares. Le nom de cet empereur s’y lit bien clairement ; et la ville où cette médaille est frappée, est sans doute Tarsus en Cilicie, les lettres m’y condusient, et je crois que OU sont les deux dernières de ce nom. Il est constant que Tarsus est appelée LIBERA ; et que sur ses médailles on voit fort souvent Minerve ou Pallas ajustée de la même manière, comme il paraît par les médailles de quelques autres empereurs et impératrices, à savoir de Commode, d’Alexandre Sévère, de Crispina et de Julia Domna, sur la première desquelles feu Mr. Vaillant croit trouver une Diane, sans doute par un , puisque c’est indubitablement une Pallas, comme le montre assez le hibou, qu’elle y tient assise sur sa droite. Je pourrais vous entretenir sur quelques autres médailles de mon cabinet, mais il est temps de finir » ; « P.S. Les médailles, dont j’ai reçu les listes, seront réservées pour un autre temps. J’ai communiqué l’inscription à l’illustre Mr. Huet ; ce prélat ne vous la refusera point » (Cuper 1743, XLIV, p. 322-325 ; Sarmant 2003, p. 132, note 114).
-Lettre du 5 mai 1714 (de Déventer) : « Mr. l’Evêque d’Adria, Mr. Vignoli, maintenant garde de la bibliothèque du Vatican, et le Père Valsechi, m’ont tous trois fait présent de leurs livres, où ils disputent sur la durée des empires d’Héliogabale et d’Alexandre Sévère ; ils me font l’honneur de me prendre pour juge de leurs différents » (Cuper 1743, XLVII, p. 328-329). +
-Lettre du 23 juin 1714 (de Campen) : « Je vous suis infiniment obligé de la bonne opinion que vous avez de mes études, et du jugement qu’on veut que je fasse des dissertations de l’évêque d’Adria, de Mr. Vignoli, et du Père Valsechi sur la durée des empires d’Héliogabale et d’Alexandre Sévère. Tout cela est encore in petto, et je n’ai pas eu le temps de lire et d’examiner ces belles productions » (Cuper 1743, p. 333-335). +
-Lettre du 7 janvier 1716 (de Déventer) : « Le Père Giesote me mande diverses choses qui le touchent, et ce religieux est trop obligeant, pour ne pas faire incontinent tout ce qu’il demande. Il m’a envoyé un grand catalogue de médailles et médaillons qui ont été à lui et dont Mr. le consul d’Angleterre, mon bon et grand ami, est à présent possesseur. Je vous entretiendrai une autre fois de quelques-uns de ces beaux restes de l’Antiquité, et je ne doute nullement, que leur rareté ne vous surprenne ; quant à moi, je les admire, et je juge que la plupart en est digne d’être mis dans le cabinet d’un prince. N’avez-vous pas, Monsieur, reçu des nouvelles d’un grand trésor, qui s’est trouvé dans le Royaume de Naples, et qui était composé de médailles d’or des empereurs de Rome ? Nos gazettes nous l’on annoncé, et je souhaite de tout mon cœur d’en savoir des particularités, qui seront plutôt envoyées en France et à l’Académie, où il y a tant de beaux génies, qu’en ces quartiers, ou même à moi ; j’en prierai pourtant mes amis ; mais omnis morae sum impatiens, puisqu’il n’est pas possible que parmi une si grande quantité de médailles d’or, il n’y en ait de rares et d’extrêmement belles. J’ai trouvé bon de mettre dans le tome X et XI de l’Histoire critique, l’abrégé de mes Eléphants et de mes Gordiens, divisé par chapitres, et les éditions se régleront selon ce qu’en jugeront les savants, et principalement vous, qui êtes à leur tête. Je dois prendre à cette occasion la liberté de m’informer de vous, qui est président de l’Académie des inscriptions et des médailles. J’ai toujours cru que le roi vous avait déféré cet honneur, mais la lettre que Mr. Foucault m’a écrite au nom de cet illustre corps, m’en a fait douter, à moins qu’il n’y en ait deux » (Cuper 1743, LII, p. 340-341). +
-Lettre du 22 août 1716 (de Oxen) : Lettre de Giesbert Cuper à l’abbé Bignon sur divers sujets de numismatique (Paris, BnF, Méd., Archives 1 A/C 53). +
-Lettre sans date: After explaining that his father’s death had delayed his receipt of G’s. letter and his reply he devotes his letter to a very detailed historical note (amounting to a treatise) on the «Ectypus rarissimae Gemmae» which he returns to G. showing Augustus seated in a chariot with Livia, with Octavia on one side, her son Marcellus on the other; several queries are discussed. He delves into overwhelmingly recondite numismatic sources of reference (Oxford, Bodleian Library, MS D’Orville 477 fols. 17-18). +
-Lettre du 30 décembre 1680 (de Deventer): The rest of this long letter consists of notes on various places in Sponius’ inscriptions and coins. (Oxford, Bodleian Library, MS D’Orville 477, f° 86-87). +
-lettre du 12 novembre 1689 (Den Haag): Nothing yet forthcoming about Spanheim’s expected dissertations. ... He thanks G. for receipt of Suetonius and other books, and says that Nic. Bonoletus (Nicolo Bon), the Venetian, promises him his treatise «de Urbibus Necocoris» and a book of the 3rd Monarchy through a series of coins illustrating the dynasties and kings of Macedonia, the word in Syria, and Lagidas in Egypt. (Oxford, Bodleian Library, MS D’Orville 478, f° 35-36). +
-Lettre du 1 mars 1690 (den Haag): The coins of Constantinople from Frankfort are delayed, and among the set the bronze orb marked with various devices which was once in the emperor’s Turkish palace: either a coin of one of the last Greek emperors or the sort of amulet the arabs called a talisman. The legate of Federated Belgium says he has obtained for me a Greek MS. from Troy. He comments on coins he had had from Africa. He discusses at some length the interpretations of some striking words he has come across in Ignatius’ letter to the Romans which he translates from Greek «ignis ille qui in me est non amat aquam, non amat refrigerium». (Oxford, Bodleian Library, MS D’Orville 478, f° 37-38). +
-Lettre du 9 août 1694 (de Deventer): He has received 40 rare bronze and silver coins from the east and some from Constantinople and from Rome, whence he has received «Le Memorie Bresciane» containing many inscriptions and statues. (Oxford, Bodleian Library, MS D’Orville 478, f° 100-101). +
-Lettre du 22 janvier 1695 (de Kampen): Sad to say Calkberne$us who had sent him the Palmyrene journey and Syrian coins of beauty and rarity has died: and it is doubtful whether anyone can be found to undertake the work he had been about of communicating his observations. (Oxford, Bodleian Library, MS D’Orville 478, f° 113-15). +
-Lettre du 29 janvier 1695 (de Zwolle): He sends him various letters from Nicasius to be passed to Perizonius, and two others and requests G. to communicate to me anything of literary interest. Nicasius says you will soon be receiving the life of Salmasius by his elder son who has asked me to communicate to you the letters his father wrote to Isaac Gruterus. I have perused Gronovius’ notes on the monument (temple?) at Ancyra and am astonished that he finds occasion for violent attacks on Norisius’ malignance; and he wonders too that in his commemoration (reminiscences?) of Cossonus, Gronovius omitted mention of men who wield high national responsibilities (he names several). He does not include himself among those slighted knowing as he does Gronovius’ habit of mind. The result is that Cossonus is deprived of the laudations which glorified his life. He has heard from Otho Sperlingius inter alia that he is going to bring out a treatise on unsealed coins and to show that the Jews up to the time of Christ did not use shekels but weights, and that they and eastern peoples did not use stamped coins before the Greeks; hence so often in the scriptures the mention of Greek drachmas. (Oxford, Bodleian Library, MS D’Orville 478, f° 120-121). +