This is only a TEST WIKI! The live FINA Website and Wiki can be found here: https://fina.oeaw.ac.at

Grand document

From Fina Wiki

Name der Seite. (de)

Showing 20 pages using this property.
A
-Lettre du mois d’août 1709 (de Caen) : [Galland résume les arguments de Vignoli concerant la fausseté de la médaille d’Antonin Pie représentant une tour et portant la légende FELICITAS VG. Il réfute ensuite ces arguments et expose les raisons qui le portent à certifier l’authenticité de la médaille ; médaille d’ailleurs qu’il avait eu le loisir de manier et d’étudier dans le cabinet de Foucault] (Abdel Halim, p. , n° CCLXXXV).  +
-Lettre du 22 nov. 1700 (de Caen) : « Ayant appris par une lettre de M. l’Abbé Nicaise sur ce que vous lui en aviez écrit, qu’un de vos libraires avait dessein de réduire en un recueil latin ce qui a été écrit touchant les trois Gordiens, et pour cela de faire traduire ce qui en est en français, j’ai cru qu’il était plus à propos que je fisse moi-même les traductions de ce qui me regarde. J’y ai employé quelques heures perdues et après les avoir achevées, j’ai pris pour vous les faire tenir, la même voie que j’avais déjà prise en vous envoyant la lettre de Philoxène, je veux dire celle de l’illustre savant M. de Spanheim, qui veut bien avoir cette bonté, afin que vous puissiez en disposer à votre bon plaisir, puisque vous trouvez que ces petits écrits valent la peine d’être mis en un état de se conserver plus longtemps, à la satisfaction de ceux qui y prennent quelque goût. Comme j’y ai corrigé et adouci l’endroit de la lettre française, où il y a quelque chose d’un peu fort contre M. de Lompré, je souhaiterais, si l'on n’a pas encore commencé à l’imprimer, qu’elle parût seulement imprimée en latin, telle que j’ai l’honneur de vous l’envoyer. Si elle se trouve déjà en français sous la presse, il faudra prendre patience : je tâcherai de faire ma paix avec M. de Lompré, qui est cependant le premier auteur du renouvellement de l’opinion des quatre Gordiens. Outre cette correction, M. Huet, ancien évêque d’Avranches, m’ayant fait l’honneur de me dire que vous lui aviez marqué par une de vos lettres, la surprise où vous étiez sur le sentiment du P. Hardouin, touchant la mutlitude des Constantins qu’il s’est avisé de vouloir introduire, je ne me suis pas contenté de lui avoir retranché le Constantinius Maximus, comme je l’ai fait dans la lettre française, j’ai cru, puisque la matière m’y conduisait, devoir faire une addition dans la traduction latine, pour retrancher les autres, et les réduire au seul Constantin que nous connaissons tous. C’est ce que j’ai fait ; et vous trouverez cette addition à la page 125. Vous aurez peut-être déjà fait là-dessus la même observation que moi. Si cela n’est pas, vous pourrez la faire par le moyen de vos médailles et de celles de vos amis. Les médailles antiques nous apprennent quelque chose de plus que l’histoire ; elles peuvent même la corriger en de certaines circonstances. Mais d’ailleurs, elles y sont très conformes, et ceux qui en font une étude particulière ne doivent ni espérer, ni avoir pour but, d’y trouver de quoi la renverser, et y faire les changements qu’ils pourraient s’imaginer. Je ne doute pas que vous ne soyez dans le même sentiment. Le P. Hardouin et M. l’Abbé Dubos s’y sont laissés tromper. Ayant eu l’occasion de lire l’Histoire des quatre Gordiens du dernier avant qu’il l’eût fait imprimer, comme nous étions amis, comme je crois l’être encore, je combattis son sentiment par deux ou trois lettres. Après qu’il l’eût fait imprimer, croyant être obligé de prendre la défense de la vérité, je réduisis ces lettres en une, et je la publiai sous le nom d’Entyphron. Vous savez ce qui est arrivé depuis… Depuis plus de trois ans que je suis chargé du cabinet des médailles antiques de M. Foucault, dont je crois que les richesses en cette curiosité vous sont connues, j’ai presque toujours été occupé à les ranger et à en faire les catalogues. Il y a environ un mois que me voyant délivré de ce travail, j’ai commencé à m’appliquer à un autre. C’est de faire le choix de celles qui n’ont pas encore été vues, ou publiées, et de les éclaircir par des remarques, pour lesquelles j’aurais un grand besoin de vos lumières. Je n’y épargnerai pas le peu que j’en ai ; et je croirai avoir réussi, si je puis mériter l’approbation d’une personne comme vous, qui a une si grande intelligence dans cette sorte de matière. Cette entreprise qui regarde les médailles impériales latines, particulièrement des colonies, et grecques, sera un peu de longue haleine, à cause de la quantité dont le cabinet est fourni » (Den Haag ; Abdel Halim, p. 339-341, n° CXLIII).  
-Lettre du 19 févr. 1701 (de Caen) : « Je ressens très vivement les témoignages de bonté et d’amitié que vous avez bien voulu me marquer par votre lettre du 6 de ce mois. C’est pour moi en même temps un honneur, et un bonheur si grand que je n’ai point de termes dont je puisse me contenter pour vous en témoigner ma reconnaissance. J’ai bien plus de sujet de m’estimer heureux du commerce que je vais avoir avec une personne comme vous, consommée dans les belles-lettres, que vous n’en avez de l’entretien que vous vous proposez d’avoir avec moi, quelquefois, touchant la curiosité des médailles antiques. J’avoue que je pourrai avoir lieu de vous communiquer sur cette matière des nouveautés qui vous feront plaisir ; mais, je vois bien que je mettrai du cuivre pour retirer de l’or » (remarques sur les médailles décrites par Cuper dans sa letre précédente) ; « J’ai reçu l’ordre de M. Foucault qui a voulu que je lui fisse la lecture de votre lettre, et qui en a été très satisfait, de vous envoyer tout ce qu’il y aurait dans son cabinet de propre à orner votre dissertation sur les médailles marquées d’un ou de plusieurs éléphants. Mais, parmi toutes celles qu’il a, que je vois bien que vous aurez pu tirer de votre cabinet ou d’ailleurs, je n’en ai trouvé que deux que je crois que vous n’aurez pas vues, dont je joins ici les dessins » (explication des deux médailles)« Vous rendez, Monsieur, un très grand service à la République des lettres, en prenant le soin d’amasser des médailles, et surtout de vous en procurer par les habitudes que vous pouvez avoir en Levant. C’est de là particulièrement qu’il en peut venir tous les jours de nouvelles. Je le sais par une expérience de quinze ou seize ans sur les lieux. Vous en pouvez tirer par le moyen de vos marchands qui sont à Smyrne et à Alep. Les gens du pays, du ministère desquels ils sont obligés de se servir pour la facilité de leur négoce, se feront un plaisir d’en chercher d’abord qu’ils en auront été sollicités. D’un nombre qui me furent envoyées de Constantinople l’année passée, j’en ai mis plus de vingt dans le cabinet de M. Foucault » (suivent quelques exemples de médailles)« Lorsque vous aurez achevé votre Réponse à M. l’Abbé Dubos, et que vous prendrez la peine de lire la mienne, je crois que vous y trouverez fort peu de choses où nous nous serons rencontrés. Vous remarquerez que je me suis attaché simplement à me défendre sur les endroits par où j’ai été attaqué en mon particulier, et que je me suis bien gardé de plaider une cause qui est entre les mains d’un si excellent avocat. M. Foucault m’a chargé de vous bien remercier de votre compliment obligeant, et en vous assurant de son amitié, de vous faire offre de son cabinet de médailles, n’y ayant rien qui ne soit à votre service » ; « Je continue toujours le Selecta des médailles impériales de ce cabinet, et j’en suis aux grecques de Tibère. De ce que j’en ai déjà fait, je connais que celles des douze premiers empereurs fourniraient un juste volume. Je tâche de ne rien dire que de nécessaire sur chaque médaille, et de la sorte, je ne suis pas trop concis, ni aussi trop diffus » (Correspondance de Caen ; Abdel Halim, p. 351-353, n° CXLVIII).  
-Lettre du 6 juillet 1701 (de Caen) : [médailles achetées par Foucault à Jean Foy-Vaillant, explications d’une médaille grecque d’Elagabale, remarques sur une médaille de Tibère portant la légende IMP.VNIC.] « Votre dissertation des Eléphants étant achevée, il y a lieu d’espérer que vous en ferez bientôt un présent au public. Mons. Foucault est bien fâché de ce qu’il ne s’est rien trouvé de meilleur dans son cabinet que ce qu’il vous a envoyé pour mériter davantage l’honneur que vous lui voulez faire. Pour moi, je ne mérite nullement l’honneur d’y être nommé, et c’est une grâce purement gratuite dont vous m’honorez. Depuis Pâques, j’ai été obligé de faire quelque interruption sur le travail du Selecta, pour écrire une lettre à M. l’Abbé Nicaise touchant la découverte d’une médaille d’Amandus, qui s’est trouvée unique entre six à sept cents médailles du Bas-Empire, trouvée depuis peu à Bayeux, qui n’est qu’à six lieues de cette ville, et cette lettre doit être imprimée dans les Mémoires pour l’histoire des sciences et des beaux-arts qu’on imprime à Trévoux du commencement de cette année. On y imprimera aussi des Observations que j’ai faites sur deux médailles de Gratien, et sur une grecque de Caracalla […] contre ce que le P. Hardouin, qui ne s’est pas nommé, a fait imprimer sur ce sujet dans ces mêmes Mémoires. De plus, j’ai mis aussi en état d’être imprimée une lettre très ample, sur un livre du même P. Hardouin, imprimé l’année passée sous ce titre : Numismata aliquot rariora Augustorum Tettrici senioris, sive patris, Aureliani junioris, et Maxentii, e museo praenobilis Cl. V. D. Georgii de Ballonfeaux etc. Si vous n’avez pas encore vu ce livre, je souhaiterais qu’il allât jusqu’à vous. Vous y trouveriez des nouveautés sur les explications de ces médailles, qui vous surprendraient. Le cabinet de M. Foucault me fournissant des armes pour le réfuter, j’ai cru ne pouvoir me dispenser de le faire pour rendre un bon service au public que ce R. Père abuse depuis trop longtemps, sur ces sortes de matières. La préface qui est au commencement de ce livre, m’a aussi donné lieu de détruire la pluralité des Constantins qu’il [s’est] imaginée. Les presses de cette ville étant occupées, je suis résolu d’envoyer cette lettre à Mr Vaillant, pour la communiquer à mes amis de Paris, curieux de médailles, au cas qu’il n’y ait pas lieu de l’y faire imprimer. Si parmi les médailles grecques qui vous viennent, il y en avait de doubles, M. Foucault en vous offrant d’autres grecques qu’il a en double en troc, vous prie de vouloir bien lui en faire part. Ce petit commerce serait fort aisé, en faisant tenir à M. d’Avaux, ambassadeur du roi, les paquets qui s’enverraient de part et d’autre, après que l’on serait convenu par lettres des médailles qui seraient propres à être envoyées. Si cette proposition vous agrée, vous obligerez beaucoup M. Foucault, de me faire savoir les médailles que vous aurez doubles. Je verrai s’il les a, ou s’il ne les a pas, et j’aurai l’honneur de mon côté de vous mander celles qu’il aura doubles, afin que vous choisissiez ce qui vous conviendra. M. Foucault voulant bien m’épargner le paiement du port des lettres que vous me faites l’honneur de m’écrire, m’a dit que je pouvais vous mander de vouloir bien les envoyer à son adresse en cette manière : A Monsieur, Monsieur Foucault, intendant de la Basse-Normandie. A Caen. C’est que par sa charge, il est exempt de payer le port des lettres, et cette exemption est pour lui seul, sans y comprendre presonne des gens qui lui appartiennent » ; « Je joins à cette lettre une copie d’une partie des observations dont je vous ai parlé pour vous donner quelque connaissance de nos disputes » [suivent deux dissertations : l’une est celle adressée aux auteurs des Mémoires de Trévoux relative aux médailles citées dans la lettre du 10 mai 1701 (4 pages in-4°) ; la deuxième est intitulée : Lettre de Mxxx sur l’explication de quelques médailles antiques où l’on prétend que sont marqués des jeux que les empereurs romains avaient établis pour le divertissement du peuple, en 8 pages in-4°] (Correspondance de Caen ; Abdel Halim, p. 400-402, n° CLXVI).  
-Lettre du 18 sept. 1701 (de Caen) : « Quelle différence n’y a-t-il pas entre un véritable homme de lettres, ce que vous êtes, qui sachant qu’il n’est pas infaillible, et qu’il peut commettre des fautes, reconnaît non seulement sans peine celles quil peut avoir commises, mais témoigne encore de l’obligation à ceux qui lui en donnent avis ; quelle différence, dis-je, n’y a-t-il pas entre lui, et ceux qui ne méritent presque pas de porter un nom si louable, sont non seulement bien éloignés de reconnaître celles qu’ils commettent presque à chaque page de leurs ouvrages, mais insultent encore ceux qu’ils devraient remercier de les en avoir fait apercevoir, et ne cessent pas toute leur vie, tant qu’ils font imprimer, d’accumuler fautes sur fautes ? N’est-ce pas là une terrible, et en même temps une indigne obstination ? Quel plaisir au contraire n’est-ce pas de profiter, sans jalousie, du travail et de l’étude les uns des autres, et même de pouvoir s’attribuer réciproquement ce travail et cette étude ? Pour moi, lorsque je trouve ailleurs le contraire de quelque sentiment dont je puis être prévenu, et que je suis évidemment persuadé que j’avais tort dans ma prévention, je suis ravi d’une telle découverte, et je sais bon gré à l’auteur de m’avoir redressé » [remarques sur les médailles portant l’inscription IMP. VNIC., découverte d’une médaille d’Amandus, réfutation du P. Hardouin au sujet des médailles de Gratien] « Ce même Père (nb : Hardouin) a encore donné dans les Mémoires de Trévoux des mois de juillet et d’août, p. 153, l’Explication d’une médaille d’argent d’Auguste du cabinet de M. Foucault auquel je travaille. L’intérêt que je dois prendre pour ce cabinet m’a obligé d’écrire en français par une lettre expresse qui sera publiée à son temps dans les mêmes Mémoires, à peu près ce que j’en avais dit en latin, et de réfuter son explication point par point. Elle est assez longue, et elle a déjà été lue manuscrite dans l’Académie des inscriptions et médailles. Cette Académie n’était ci-devant que de huit académiciens ; mais elle vient d’être augmentée par le roi de trente-deux autres, de manière qu’elle est divisée en quatre classes, chacune de dix acadmiciens. Il ya dix académiciens honoraires, dix pensionnaires, dix associés, et dix élèves. M. Foucault est un des honoraires, et l’on m’a fait l’honneur de me recevoir an nombre des élèves. C’est, Monsieur, le seul titre que j’ai pu prendre jusqu’à présent, que celui d’être de cette Académie, qui doit dès à présent être regardée comme illustre du côté de son fondateur, et qui le deviendra sans doute davantage comme il y a lieu de l’espérer. Car je ne suis pas docteur en médecine, titre dont vous m’avez honoré dans l’adresse de votre dernière lettre. Je n’ai même jamais étudié en médecine, quoi que j’ai lu quelque chose des principaux auteurs de cette science. Néanmoins j’ai pris le titre d’antiquaire du roi, qui m’a été donné en assez bonne forme dans le temps que j’ai voyagé en Levant, en y cherchant des médalles pour le cabinet du roi. Mais, parce qu’il n’y avait pas d’appointements attachés, j’ai cru ne devoir pas m’en servir. Il est porté par le règlement de cette Académie, que l’on vient de rendre public par l’impression, que deux des académiciens honoraires et quatre des associés, pourront être étrangers. Je ne connais personne parmi les étrangers qui mérite mieux que vous que le roi lui fasse l’honneur de le regarder comme un sujet très digne d’y avoir place. Vous êtes assez connu, et je suis persuadé qu’on ne manquera pas de vous faire cette justice. Je vous assure, Monsieur, que j’en parlerai hautement en mon particulier comme je le dois, et M. Foucault se fera un plaisir d’y donner son suffrage » [médailles nouvellement acquises pour le cabinet de l’intendant] (Abdel Halim, p. 405-407, n° CXLIX).  
Lettre sans date (entre le 7 nov. 1701 et le 4 janvier 1702) (de Paris) : [a envoyé par mer trois exemplaires de ses Observations sur les Lettres de M. Ballonfeaux et du P. Hardouin à l’adresse de M. Halma] « Je vous supplie, si vous avez occasion de le faire, d’envoyer un des trois exemplaires à M. le baron de Spanheim, et un autre à M. Morel, antiquaire de M. le comte de Schwartzburg à Arnstadt, sinon vous en régalerez quelques-uns de vos amis, curieux de ces sortes de matières. Pour ce qui est du troisième exemplaire et des deux autres petits ouvrages, quoique ce soit un présent de très peu de conséquence, néanmoins, j’espère que vous voudrez bien le recevoir comme une marque de vénération que j’ai pour un mérite aussi rare que le vôtre. Mon observation sur les médailles de Tétricus sont reçues ici assez favorablement et tous ceux qui connaissent le P. Hardouin et les fausses idées qu’il a sur les médailles, approuvent fort la manière que j’ai suivie en écrivant contre ses sentiments. Je m’attends qu’il ne demeurera pas sans réponse ; mais je ne vois pas qu’il puisse rien apporter de solide contre des faits qui sont incontestables » [discussion sur le titre Augustorum et ses abréviations sur les monnaies romaines] « Les lettres ont fait une grande perte en la personne de M. Nicaise, qui est mort le 19 du mois d’octobre. Il s’était souvenu de tous ses amis dans son testament, en laissant quelque chose à chacun par où ils puissent se souvenir de lui, et je suis persuadé qu’il ne vous a pas oublié. Mais il n’a pu résister aux importunités de ses parents, qui croyant que cela leur ferait quelque tort, ont obtenu de lui qu’il le révoquât avant sa mort » ; « Je souhaite que vous trouviez quelque chose de bon dans les médailles que vous attendez de Constantinople, et qu’elles n’aient pas la même aventure que celles qui furent enlevées par nos armateurs. M. Foucault m’a chargé de vous faire ses remerciements de votre civilité, et de vous marquer qu’il attend la liste de vos médailles avec patience, de sorte que vous pouvez prendre tout le temps à la dresser que vos affaires vous le permettront » (Abdel Halim, p. 418-420, n° CLXXIV).  
-Lettre du 11 févr. 1702 (de Caen) : [observations sur deux médailles de Constantin citées par Cuper dans sa lettre précédente] « Les lettres écrites à M. B, c’est-à-dire à M. Baudelot, sont du P. Chamillard, auxquelles j’ai fait une réponse, par une lettre imprimée en cete ville. La Response à M. G. est de M. Baudelot, pour la défense du P. Chamillard, à laquelle je n ‘ai pas voulu faire de réplique, en considération de notre amitié, quoiqu’il m’eut ouvert un grand champ à ne pas demeurer dans le silence. En 1698, l’Abbé de Vallemont ayant publié la Nouvelle explication de la médaille d’or de Gallien, je publiai la même année une autre Lettre sur cette explication. La même année M. de Vallemont fit imprimer une seconde Lettre contre la mienne, qu’il joignit ensuite à sa Nouvelle explication, ou première lettre, par une autre impression. Au lieu de lui répliquer, j’ai mieux aimer le laisser dans son sentiment que de perdre le temps que je pouvais employer à quelque chose de meilleur. Cet abbé s’est mis dans les médailles trop âgé, avec des préventions dont il n’est pas possible de le faire revenir. M. Baudelot a aussi écrit contre lui sur cette matière » [sur quelques légendes de médailles romaines incorrectement reproduites dans les recueils d’Occo et de Mezzabarba, réponse à diverses propositions sur les médailles faites par Cuper] » (Correspondance de Caen ; Abdel Halim, p. 423-4, n° CLXXVIII).  +
-Lettre du 8 mai 1702 (de Caen) : « J’aurais pu être aussi diligent que M. Foucault à faire réponse à la lettre que vous avez bien voulu joindre pour moi à celle qu’il a reçue de votre part il n’y a pas longtemps, si je n’avais pas été obligé d’attendre qu’un ami de cette ville, bon dessinateur, m’eût fait le dessin ci-joint, que je vous ai envoyé seulement en papier imprimé sur la médaille sans avoir passé l’encre de Chine sur les traits, par le soupçon que j’ai que des traits de pécédent ne se soient évanouis par le transport » [observations sur ce dessin qui est celui de la médaille portant la légende Gallienae Augustae, discussion d’une médaille supposée de Pyrrhus]… « Par une lettre que j’ai reçue de Paris, j’ai appris que dans les Mémoires de Trévoux que l’on rimprime à Amsterdam, l’on a ajouté dans un des derniers quelque chose contre moi, où l’on me mande que je suis maltraité. Je vous supplie, Monsieur, si ces Mémoires viennent entre vos mains, c’est d’avoir la bonté de faire copier cet endroit-là, et de me l’envoyer sous l’adresse de M. Foucault, qui n’a pas moins de curiosité de le voir que moi. Si ce sont des injures, je n’y ferai pas réponse. Si ce sont des raisons contre ce que j’ai écrit, je verrai s’il y aura quelque chose à y répliquer » [sur une médaille d’Auguste, sur une autre portant une inscription en persan] « Notre Académie m’a chargé de travailler à l’explication des mots de dignités qui se trouvent sur les médailles. Cela m’occupe présentement, et m’a fait interrompre le Selecta de notre cabinet. J’avais cru d’abord que ce serait un ouvrage de peu de durée, mais je vois qu’il me mènera assez loin. J’envoyai la semaine passée pour essai celle du mot de Censor, qui est quarante pages. J’en suis à Consul, qui n’en aura pas moins. Mais tous les articles ne seront pas de la même force. J’espère que cette guerre n’apportera pas plus d’obstacle au commerce des lettres que la dernière, et ainsi elle n’empêchera pas que vous ne continuiez de m’honorer quelquefois des votres, à votre loisir » (Correspondance de Caen ; Abdel Halim, p. 426-429, n° CLXXXI).  
-Lettre du 14 juillet 1702 (de Caen) : « Quelques jours avant l’arrivée de vôtre paquet de 4e de ce mis, j’avais reçu de Paris une copie de la lettre prétendue d’Amsterdam, faite sur un exemplaire venu de Hollande à la Bibliothèque du roi. Je ne laisserai pas de vous avoir la même obligation que si je ne l’avais pas reçue en aucune manière. J’aime beaucoup mieux l’avoir imprimée que manuscrite. Vous me marquez assez ce que vous en pensez ; mais, Monsieur, que croyez-vous que j’en pense moi-même ? Je l’ai vue, je l’ai lue, j’en ai ri. Quelque autre aurait jetté feu et flamme, aurait protesté de faire repentir l’auteur de son style si atroce, et d’en prendre bien sa revanche ; et moi j’en ai ri, et je continuerai d’en rire, et je me garderai bien de prendre la plume pour lui faire réponse. Si j’étais assez riche, je ferais réimprimer sa lettre pour en distribuer des exemplaires à tout l’univers, et c’est toute la réponse que je voudrais lui faire. Je suis certain que même ses meilleurs amis n’approuveraient pas un écrit trempé dans le fiel et le vinaigre. Un autre peut-être triompherait de l’avoir mis dans un si grand excès de colère ; et moi, j’ai un véritable chagrin de voir de sa part une opiniâtreté si grande, à persister en des faussetés si énormes, et à les défendre d’une manière qui ne peut lui attribuer que du blâme, pendant qu’il me fait beaucoup d’honneur. Ce qui me fait de la peine, c’est que vous n’avez pas encore vu les Observations qui m’ont attiré cette lettre. Le porteur m’a assuré lui-même qu’il a livré mon paquet ; mais je le tiens un menteur. Je vous les enverrais par la poste si j’osais prendre cette hardiesse. Elles ne sont pas extrêmement grosses, quoi qu’il y ait 96 pages. Je vous supplie de me mander si je puis vous les envoyer, j’en ferais couper les marges. Si vous le jugez à propos peut-être que quelque libraire de chez vous pourrait les réimprimer, et cela servirait, en vos quartiers, de réponse à la Lettre« [observations sur quelques médailles de Corinthe mentionnées dans la lettre de Cuper, sur une médaille portant la légende C. C. Augusti, des titres de dignités, de charges, d’onneurs sur les médailles antiques]« Je me suis plains aux auteurs des Mémoires de Trévoux de la négligence de leur correcteur d’imrimerie, qui a laissé dans ma Lettre touchant Amandus, Capis au lieu de Caius et Alberius au lieu d’Albertus, de quoi ils ont fait un errata dans le tome du mois de janvier de cette année. L’impression de leur ouvrage se fait à près de cent lieues d’eux, de sorte qu’ils ne peuvent voir les épreuves après leur correcteur. Quand je n’aurai pas d’occupations qui m’en empêchent présentement, cela seul me détournera de leur commniquer davantage de quoi remplir leur ouvrage. M. Foucault, nonobstant les douleurs et les incommodités que les hémmorhoides lui font souffrir depuis trois semaines en le retenant au lit, ne laisse pas d’être très sensible à vos compliments » (Correspondance de Caen ; Abdel Halim, p. 430-432, n° CLXXXIII).  
-Lettre non datée (fin du moi d’Août 1702) (de Caen) : « Voici enfin les Observations que vous devriez avoir reçues il y a longtemps, dont j’ai fait rogner les marges un peu grandes pour diminuer le paquet. La 55e page est rognée un peu trop près et j’y ai suppléé deux ou trois lettres qui ont été emportées » [retour à la discussion des théories du Père Hardouin sur les médailles antiques ; critique d’un article de l’académicien Henrion dans les Mémoires de Trévoux ; développements de quelques faits de l’histoire de César et d’Auguste commémoré par les médailles] annonce l’ouvrage des Mille et une nuit « en y travaillant seulement les après dîners, comme par divertissement après mon travail du matin sur les noms de dignités qui se trouvent sur les médailles, qui n’est pas si avancé ; car, comme je suis l’ordre alphabétique, je n’en suis encore qu’à la lettre M » (Abdel Halim, p. 434-436, n° CLXXXV).  +
-Lettre du 20 nov. 1702 (de Caen) : « Je me fais un grand honneur de l’approbation que vous donnez à mes Observations sur les médailles de Tétricus que l’on estimait si précieuses et dont on voulait tirer des arguments pour établir des nouveautés dans l’histoire romaine éloignées de toute apparence. Quand tout le monde me donnerait tort, m’accuserait de m’être engagé mal à propos dans cette dispute, et donnerait gain de cause à ma partie, le jugement d’une personne comme vous, non moins éclairée sur cette matière, que sur une infinité d’autres plus importantes, me tiendrait le même lieu que s’il avait été rendu de l’avis commun de tout l’univers. Sans parler des autres ouvrages du P. Hardouin, les obscurités contenues dans le Saeculum Constantinianum me parurent si étranges, que je ne pus concevoir comment elles pouvaient être tombées dans l’esprit d’un homme, estimé d’ailleurs très sensé, et je ne m’étonnai pas qu’on l’eût supprimé avec sa Chronologie de l’Ancien Testament qui parut en même temps. Je ne m’arrêtai pas à ce dernier ouvrage qui n’était pas de ma compétence. Néanmoins, je ne laisserai pas d’y remarquer quantité d’autres paradoxes sur le fait des médailles antiques. Je ne songeais pas aussi à rien écrire contre le Saeculum Constantinianum, non seulement parce que c’eût été une entreprise d’une trop longue haleine, et qui d’ailleurs m’aurait détourné d’autres occupations plus utiles ; mais encore parce que je voyais beaucoup de difficulté à travailler la matière d’une manière dont l’auteur n’eut pas sujet de se plaindre, lorsque le prétendu M. de Ballonfeaux (nb : Galland met en doute l’existence de l’érudit luxembourgeois) fit paraître les Lettres sur les médailles de Tétricus et sur les autres. Cela me détermine à travailler au petit ouvrage que vous avez vu, et de l’adresser à Mr. de Ballonfeaux avec toute l’honnêteté possible envers lui, et envers le P. Hardouin. Ce n’est pas aussi de ce côté-là que l’on se plaint de moi dans la Lettre imprimée à Amsterdam. La vérité que j’ai représentée clairement est odieuse. Il n’en a pas fallu davantage pour me traiter d’une manière si peu digne de celui de la part de qui elle vient. A me considérer moi-même par rapport à celui à qui je me suis attaqué, il y a peut-être de l’inconsidération dans ce que j’ai fait ; mais il ne m’est pas possible d’avoir de la complaisance, lorsqu’il s’agit de détruire la fausseté, et d’empêcher qu’elle n’étouffe la vérité. Ce que je puis assurer, c’est que la présomption, ni le désir d’une vaine gloire n’y a pas eu de part. Je n’ai eu d’autre vue que de désabuser ceux à qui l’autorité d’un nom célèbre aurait pu imposer : j’espère qu’ils m’en sauront bon gré, et quand ils ne voudraient pas se donner la peine d’approfondir la question, que la manière dont on m’a fait réponse ne contribuera pas médiocrement à leur persuader que la cause dont j’ai pris la défense est bonne. Mais je laisse là cette matière pour retourner à votre lettre » [éclaircissement, à l’intention du correspondant, de quelques questions de numismatique suscitées par la controverse avec Hardouin et Ballonfeaux] « M. Foucault reçut hier une relation fort ample de ce qui se passa il y aura demain huit jours à la première séance d’après les vacances, qui est publique, de l’Académie des Inscriptions et des Médailles. M. Vaillant y lut un écrit, par lequel il prétend prouver sur les médailles frappées à Antioche au nom de Varus, à la faveur des dates qui y sont marquées, que Notre Seigneur n’est pas né l’an 754, suivant notre ère commune, mais l’an 749 de la fondation de Rome. M. Vaillant le fils, reçu cette année, à la place de M. Charpentier, y récita un discours sur une médaille d’or du Cabinet du roi, qui est du roi Achaeus, où il renferma ce que les auteurs ont écrit de sa vie »… « Un autre académicien (nb : Philibert-Bernard Moreau de Mautour) récita un discours sur le travail qu’il a entrepris de traiter en français des Amazones par les médailles antiques, avec plus de méthode que n’a fait Petrus Petitus et les autres auteurs qui ont déjà écrit sur cette matière. Enfin, un autre académicien lut quelque chose de la traduction du français en latin de l’Histoire du roi par les médailles publiée cette année, dont il a été chargé par l’Académie » (Abdel Halim, p. 439-440, n° CLXXXVIII).  
-Lettre du 30 jan. 1703 (de Caen) :« Je vous supplie de ne pas regarder vos réponses aux lettres que j’ai l’honneur de vous écrire comme des dettes qui vous apporteraient l’importunité d’un créancier trop intéressé si elles n’étaient (écrites) régulièrement. Je suis payé suffisamment pour l’agrément avec lequel je suis persuadé que vous les recevez »[Cconsidération sur les médailles de Tétricus, détails sur la dispute avec André Morel au sujet des médailles consulaires, réponses aux difficultés proposées par Cuper au sujet des médailles des Thyriens] (Abdel Halim, p. 447-448, n° CXC).  +
-Lettre du 27 mars 1703 (de Caen) : « Voilà une grande colère que je me suis attiré de la part de M. Morel ! Ce n’a pourtant pas été mon intention » [résumé de la controverse de Galland avec Morel ; retour à la controverse du Père Hardouin et Ballonfeaux, à la suite de la publication par ce dernier d’une Réplique à Galland] [critique d’un article des Mémoires de Trévoux de février 1703 relatif à une médaille de Faustine la mère] (Abdel Halim, p. 451-452, n° CXCII).  +
-Lettre du 29 avril 1703 (de Caen) : « Vous me faîtes connaître par votre dernière lettre, que vous êtes persuadé non seulement qu’il n’y a pas de médailles qui marquent la consécration de Tétricus le Père, après sa mort, mais encore qu’il ne peut y en avoir, à moins que quelqu’un de ses descendants ne lui ait fait cet honneur […] J’ai fait mon occuption de l’étude des langues orientales avant celle des médailles antiques. Je savais de l’hébreu assez passablement à l’âge de treize ou quatorze ans ; et quand je fus venu à Paris vers la fin de 1661, j’en pris des leçons, de même que la langue arabique, achevant mes humanités. En 1670, étant arrivé à Constantinople, je m’appliquais plus sérieusement aux mêmes langues de même qu’à la turque et à la persienne »… [sur la Réplique de Ballonfeaux à Galland ; Galland fait ensuite un long exposé de sa controverse avec P.-D. Huet au sujet des antiquités romaines découvertes à Vieux] (Abdel Halim, p. 455, n° CXCIV).  +
-Lettre du 3 oct. 1704 (de Caen) : [discussion des articles de la lettre de Cuper relatives aux médailles] « Je suis fâché de ne pouvoir vous donner de nouvelles du prince qui honore si fort l’antiquité numismatique. Je ne connais même personne à Paris qui puisse m’en apprendre. Il me semble que les nouvelles publiques auraient parlé de sa mort s’il n’était plus de ce monde. Vous m’obligeriez infiniment de me faire part de ce que vous avez remarqué de curieux dans le cabinet que vous avez vu à Amsterdam, lorsque vous en avez eu le loisir » [remarques sur les médailles de ce cabinet citées par Cuper et dont l’une, se trouvant également au cabinet de Foucault a été expliquée par Galland dans ses Selecta des médailles de l’intendant, observations sur les divers ouvrages de numismatique mentionnés dans la lettre de Cuper] « Je vis M. Vaillant à Paris, où j’étais cette année, un peu après Pâques. Il ne m’a pas dit qu’il eût fait, ou qu’il eut dessein de faire imprimer la dissertation dont vous me parlez sur la véritable époque de la naissance de N. S. » ; « Il y a plus de huit mois que j’ai fait présenter mon Dictionnaire numismatique à notre Académie. Elle en a fait l’examen, et j’y en ai lu moi-même quelques article après Pâques, dans les assemblées où je me suis trouvé pendant deux mois de séjour que j’ai faits à Paris, entre autres celui de Néocores dont elle a paru assez contente » (Abdel Halim, p. 464-467, n° CXCIX).  +
-Lettre du 5 déc. 1704 (de Caen) : «Je suis encore à recevoir, et à voir la Response de M. de Ballonfeaux. Un nouvel ouvrage du P. Hardouin, que le P. Hardouin a envoyé lui-même à M. Foucault sous ce titre : R. P. Joannis Harduini Dissertatio epistolica, latine et gallice, super numis antiquis duobus, Tetricorum, et Diocletiani, Augustorum, Luxembourg, où il demeure toujours ferme, dans les mêmes principes que j’ai combattus, m’ôte entièrement l’envie de voir cette Réponse. Je l’en tiens quite, et il interprétera mon silence comme bon lui semblera » [sur le titre d’Auguste au revers des médailles des Césars ; sur une médaille de Carausius portant la légende PAX. AVGG. ; sur diverses médailles faussement attribuées aux Tétricus père et fils ; sur une médaille de Postume expliquée par Baudelot de Dairval] « J’ai avancé mes observations latines sur les médailles choisies du cabinet de M. Foucault, jusqu’à celles de Néron ; et j’en ai bien 340 pages in-4°, d’une écriture plus serrée que celle-ci. Mais j’ai été obligé de les discontinuer pour m’occuper au Dictionnaire numismatique. Ce Dictionnaire achevé, je me suis trouvé engagé à la traduction des contes arabes … » [explication d’inscriptions et de médailles mentionnées par Cuper] « L’échantillon que vous m’avez envoyé du cabinet des médailles espagnoles de M. Bary, d’Amsterdam, me fait connaître aisément qu’il faut qu’il soit aussi singulier, et aussi curieux que vous me le marquez. Il fallait qu’un homme aussi curieux et aussi entendu que lui, demeurât longtemps en Espagne et s’appliquât à y amasser des médailles avec tant de soin pour empêcher qu’une partie au moins de ces monuments si précieux, qui périssent tous les jours, par le défaut des curieux, comme on n’en doit pas douter, ne fut entièrement ensevelie dans l’oubli. J’espère que vous communiquerez au public ces lettres amples que vous décrivez, afin que les antiquaires profitent de vos découvertes, et de vos remarques savantes » [discusion des médailles de ce cabinet citées par Cuper]« Je ne savais pas qu’on eût fait en Allemagne une nouvelle édition des Médaillons du roi. Ces médaillons furent frappés du temps de M. Colbert, et que M. Carcavi était garde du cabint du roi. Mais celui qui s’est donné le soin de cette nouvelle édition, n’a pas su que la première a été supprimée à cause qu’il y a un grand nombre de fautes […] J’ai oublié de vous marquer par ma dernière que M. Génebrier, docteur en médecine, de mes amis, a publié cette année une Dissertation sur Magnia Urbica, qu’il a dédiée à M. Foucault […] Le même auteur vient de nous donner une autre Dissertation sur Nigrinianus, qu’il a adressée à M. Baudelot » ; « Pour embellir cet ouvrage (du Père de Viri sur la colonne d’Antonin le Pieux), j’ai envoyé le dessin d’une médaille singulière d’Antonin Pie, qui est au cabinet de M. Foucault […] Si M. Bari avait des médailles espagnoles doubles, et que parmi ces doubles, il y en eût que M. Foucault ne possède pas, et qu’il voulut les vendre, M. Foucault se ferait un grand plaisir de les acheter pour en enrichir son cabinet, où il y en a de ce pays-là, peut-être plus que dans aucun autre cabinet » ; « M. Le Baron de Spanheim m’a fait l’honneur de m’écrire de Londres. Il me demande quelques dessins de médailles rares du cabinet de M. Foucault pour augmenter la nouvelle édition de son ouvrage De usu et praestantia numismatum, que l’on rimprime en Angleterre in-folio, avec plusieurs dissertations nouvelles. Mais je trouve peu de chose à lui envoyer qui puisse y convenir » (Abdel Halim, p. 470-477, n° CCI).  
-Lettre du 27 janv. 1705 (de Caen) :« Je suis bien fâché de n’avoir de loisir que pour vous écrire à cette occasion. Je vous dirai néanmoins, que dans les Mémoires de Trévoux du mois de décembre dernier, il y a une petite dissertation contre les six Constantins du P. Hardouin. Elle est du Père de Grainville, Jésuite de Rouen, qui a supprimé son nom. Il me l’avait envoyée manuscrite longtemps auparavant, et il y parle de moi avec honneur. Il travaille sur les médailles de la famille de Cosntantin, et je lui ai déjà donné de bons avis sur cette matière » (Abdel Halim, p. 479-481, n° CCIII).  +
-Lettre du 9 févr. 1705 (de Caen) : [sur une médaille de Maximien Herculius ; sur les autels dressés pour Auguste à Rome ; sur un passage de l’historien Zozime relatif à Domitius Domitianus et les médailles de ce dernier, publiées par Mezzabarba ou encore inédites, dont Foucault possède un grand nombre]« M. Foucault a rapporté de son voyage à Paris, deux petits ouvrages nouvellement imprimés, qui ont rapport aux médailles antiques. L’un : Dissertation sur le culte que les Anciens ont rendu à la déesse de la santé. Et l’autre, qui est dédié : Dissertation sur le Janus des Anciens, et sur quelques médailles qui y ont rapport. Elles sont toutes deux de M. Gros de Boze, jeune antiquaire. Ce sont les premières de ses études numismatiques, qu’il pourra faire suivre avec le temps d’autres ouvrages plus solides. Comme il n’y a rien de nouveau, ils ne méritent pas que vous vous mettiez en peine de les avoir. J’écris à M. Génebrier, et le prie de vous envoyer de Paris, en deux différentes fois, ses deux dissertations sur Magnia Urbica, et Nigrianinus. Je ne doute pas qu’il le fasse avec bien du plaisir. On m’a écrit de Paris que M. Leibniz y a mandé que vote Eléphant paraîtrait bientôt. Je crois que vous m’en auriez parlé s’il en était quelque chose. Je ne sais s’il est vrai comme on m’en écrit aussi de Paris que M. Bayle soit mort ; ce serait une perte pour la République des lettres » (Abdel Halim, p. 481-483, n° CCIV).  +
-Lettre du 15 févr. 1705 (de Caen) : [réflexions sur les inscriptions de la colonne d’Antonin Pie et sur les médailles qui la représentent ; sur l’explication par de Bary de quelques abbréviations employées sur les médailles ; sur une médaille de Dioclétien frappée en Egypte du cabinet de Foucault ; Galland envoie à Cuper la copie de ses discours académiques fait à l’occasion de leurs discussions au sujet des médailles de Domitus Domitianus] « On a reçu depuis peu dans notre Académie trois élèves, pour remplir les places vacantes. Le premier est M. Gros de Boze, auteur des deux dissertations sur la déesse Salus, et sur Janus, dont je vous ai déjà entretenu. Le second, M. Charles de Valois, fils du célèbre Henri de Valois ; et le troisième M. Massieu, que je ne connais pas » [suit la copie du disocurs en dix pages in-8°, intitulé : Discours sur les médailles de Cl. Domitius Domitianus, où l’on fait voir le rang qu’il doit tenir dans la suite des empereurs romains] (Abdel Halim, p. 486-487, n° CCVI).  +
-Lettre du 6 mars 1705 (de Caen) : « Je n’aurai pas de peine à convenir avec M. de Bary de toutes les remarques qu’il peut avoir faites, sur les caractères des Tyriens, des Carthaginois, et de leurs colonies en Espagne » [remarques sur une série de médailles du cabinet de ce personnage décrite par Cuper ; Galland envoie à son correspondant une liste de seize médailles choisies parmi les doubles dont de Bary désire se défaire] « Il aura donc la bonté de mander par votre entremise, ce qu’il estime, en gros, ou chacune en particulier, par rapport à notre monnaie de France. Quand M. Foucault sera convenu du prix, M. de Bary pourra donner avis du moyen de lui faire le paiement. Pour ce qui est de l’envoi des médailles, je crois qu’il le pourra faire par la poste, dans un ou deux paquets consécutifs, à l’adresse de M. Foucault, où les médaillons seront enveloppés dans du papier, entre deux cartons. J’envoyais de cette manière à M. de Louvois celles que je trouvais au Levant, lorsque j’y étais employé par son ordre pour le cabinet du roi » [sur les médailles de l’empereur Léon ; sur les médailles d’Antonin Pie ; sur les fouilles exécutées par Foucault à Vieux et la controverse entre Galland et Huet au sujet des ruines de ce village ; Galland envoie à son correspondant le résumé de quelques corrections faites au discours précédemment envoyé sur les médailles de Domitius Domitianus] (Abdel Halim, p. 487-489, n° CCVII).  +