Grand document
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G
-Lettre du 27 juin 1701 (de Hannovre) : « Remarques sur la lettre latine de Mons. Morel. Le titre est : de nummis consularibus epistola. Mais une lettre se doit écrire à quelqu’un, et celle-ci s’écrit au public, ce qui n’est pas l’usage. Ne serait ce pas mieux de l’écrire à M. Perizonius lui-même, comme vous en avez écrit autres fois à M. de Spanhem, et mettre ce titre : Andrea Morellii de Nummis Consularibus Epistola ad V. Cl. Jacobum Perizonium. De cette manière aussi ce que vous dites de sa personne viendra mieux à propos. Quum a primis annis mihi semper in more fuerit positum libros eorum qui diligentiam ac studia sua rei nummariae veterum consecrarunt, vel etiam obiter in hoc genere operae pretium fecerunt, inspicere subinde, et cum cura persolvere ; contigit, ut quas Tu, Vir Clme, omnigenae eruditionis Tuae testes evulgasti Animadversiones Historicas ; jam in Gallia, magna cum animi voluptate perlegerem : ex eo tempore maximo desiderio exarsi, noscendi Te proprius et corum etiam colloquendi, ut ex doctrina Tua uberiorem fructum caperem. Quae felicitas demum mihi contigit ante annos haud paucos negotiorum quorundam causa ad Batavos profecto ubi famam tuam presentia superari deprehendi et humanitatem doctrinae parem esse. Inde jam nata mihi fiducia est has ad te dandi literas, ut Tuam aliorumque egregiorum in his studiis virorum sententiam exquiram de nummis quibusdam consularibus, ubi dubitationes mihi novaeque nonnullae explicationes sunt natae. Cum enim justum de illis opus praelo parem : velim judicia Tua aliorumque prius discere, ut mea vel corrigam ubi opus est, vel confirmem. Ea autem occasione placet rationem consilii reddere moraeque occasionem exponere, ne videar vanis promissis lactare orbem eruditum. Il s’ensuit après cela ce que j’avais déjà vu, et où j’avais pris la liberté de faire des petites remarques dans une précédente. Je voudrais continuer, en adressant le discours à M. Perizonius, disant : In capite primo Tuarum Animadversiones Historicarum etc. et ainsi dans les autres endroits. Après le nombre 9, je dirais à peu près : Hactenus, Vir Eximie, quae ad Te proprius spectant, nunc patere ut alia quoque adjungam, et de iis quoque non tuam tantum, sed et caeterorum virorum in his studiis versatorum sententiam rogem nummos Ursini et Patini cum maxime concernentibus, ubi praecipue errores per supinam etc. Et pagina ultima, au lieu d’Amiciis molestus fiam, je dirais Tibi allisque molestus fiam. Et enfin : Hisce vale, vir celeberrimus, et cum iis omnibus qui mihi atque his studiis favent amoris mei observatiaeque certus, per omnia felix faustusque vive. Dab… » (LBr. 661 Bl. 65-66 1 Bog. 4°. 3 S. ; Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 157, p. 236).
-Lettre du 11 juillet 1701 (de Hannovre) : « Je suis fâché de voir par ce que vous écrivez à M. de Spanheim la perte que vous avez faite. Notre Société des sciences sera peut-être un jour en état de secourir les bons desseins. Mais je voudrais qu’elle le fut déjà. S’il y avait quelque chose d’avantageux à proposer que le roi pût accorder sans que ses intérêts en souffrissent, je me ferais fort de l’obtenir. Car ceux qui peuvent beaucoup, m’ont témoigné que je n’avais qu’à proposer de telles choses, et qu’on les accorderait en faveur de la société des sciences. C’est pourquoi, je vous avais insinué autrefois, lorsque vous me parliez de quelque chose de cette nature. Mais vous n’aviez point cru, que cela serait de notre ressort, parce que vous n’étiez pas informé » (LBr. 661 Bl. 67 4°. 1/2 S. auf Bl. 67 v° ; Babin – Van den Heuvel – Widmaier 2006, lettre 168, p. 256). +
-Lettre du 26 juillet 1701 (d’Hannovre) : « Extrait de ma réponse à M. Morel. Je vous remercie très humblement des dessins des médailles de Gratianus qui sont dans le cabinet de Mgr le Comte de Schwarzbourg. Il y a encore une médaille de la même façon, mais un peu plus grande chez M. l’Abbé de Loccum, et on en voit encore d’autres chez Occon ou Mezzabarba, chez Oiselius, et chez M. Beger. Comme on fait ici un journal des savants en Allemand qui se donne tous les mois, celui qui le fait est chez moi, et j’y contribue quelques fois en lui fournissant de la matière, et même quand je suis ici, je revois le tout, et ajoute quelques fois certaines choses, je le fais destiner un mois à ne faire que la recension de plusieurs pièces en vers et en prose faites sur la nouvelle Royauté, et comme quelques uns ont touché ce mot : Gloria novi seculi, j’en ferai ajouter les dessins de médailles. Mais je voudrais savoir d’où viennent ces différences CON, ACON, TCON et la lettre N qui se trouve avec ACON et OF.III ou bien (dans Oiselius ce me semble) OF. II avec CON. Ce sont des notices de pratique en matière de médailles qui me manquent entièrement et que j’attends de votre bonté comme aussi les auteurs qui ont expliqué cette médaille. Quant à AVGG. AVG qui est le point d’importance, on pourrait effectivement penser, qu’AVGG signifie Valens et Gratian, et AVG le jeune Valentinien frère de Gratian et neveu de Valens. Ainsi il faudrait que la médaille eût été battue entre le novembre 375 et l’août 378, quoiqu’il n’y ait guère de quoi dire seculi felicitas. J’ai pensé qu’on pourrait peut-être encore les rapporter à Gratian (chef alors des Augustes), Valentinian le jeune, et Théodose créé Auguste par Gratian. Ainsi AVGG seraient Gratian et Valentinian frères, et AVG serait Théodose, qui sans être de la famille venait d’être associé à l’Empire après la mort de Valens au commencement de l’année suivante le 19 janvier 379, et était ainsi distingué par le simple AVG. De la famille des Augustes qui lui faisaient l’honneur de l’élever si haut, et les victoires que Gratian remporta cette année contre les Gots, Alains et Hunnes, paraissent avoir donné occasion à ces mots : Gloria novi Seculi, comme qui voudrait dire : Seculi felicitas, ou bien reparatio temporum. Car on ne trouve là aucun commencement de siècle. Il se peut cependant que Gratian qui était seul maître alors en effet, puisque Valentinian n’était que 13 ans, en s’associant Théodose, ait pris plaisir d’indiquer encore qu’il était Augustorum Augustus, ou primus Augustorum, comme autrefois Diocletian, et que ce double sens lui ait plu d’autant plus qu’il y a tant de médailles où cette inscription se trouve. Après avoir écrit ceci, j’ai trouvé des explications toutes nouvelles de ces médailles dans le nouveau journal de Dombes. Il semble que le P. Hardouin doit être l’auteur de cet article là. Il y lit ainsi : AVG G. AVG. Et l’explique Augusti Gener Augustus. Cependant il dit lui-même que cela ne saurait convenir au Gratianus tel qu’il nous est connu par les historiens, car quoique selon ce père Ammien Marcellin semble insinuer qu’il avait épousé la fille de Constance environ 15 ans après la mort de ce prince (ce qui serait 376), il ne lui paraît point probable qu’il ait préféré la qualité de gendre d’un prince à celle de fils du prince. Ainsi il va s’imaginer que c’est la médaille d’un Gratian, qui aurait été général, et après avoir rendu grand service à l’Empereur et remporté quelque victoire signalée, eût été fait son gendre. Cela marque que le bon père a encore en tête son étrange opinion de la supposition des anciens historiens, comme aussi l’opinion qu’il marque d’avoir que cette médaille devait avoir été frappée dans quelque année séculaire, qui ne se trouvant point dans le règne de Gratian, il semble insinuer que les historiens sont fautifs. S’il est vrai que Gratian a épousé la fille de Consance, et si on pouvait excuser le manquement de la distinction et la rejetter sur les monétaires, je serais tenté d’approuve l’Augustus gener Augusti. Il lit TCON dans une de ces médailles et CONT dans l’autre et l’explique Tributum Civitatum omnium Narbonensium. Mais il me semble qu’il y a CON et ACON aussi. Je vous supplie donc Monsieur de me dire votre sentiment sur tout cela, et s’il ne se trouve pas encore quelque passage de médailles, qui justifie que seculum ne signifie autre chose que le temps ; et qu’il n’est pas nécessaire de chercher une année séculaire. Item qu’il y a omission du point distinctif. Puisque vous avez la bonté, Monsieur, de m’offrir de graver ces médailles de Gratian, où il y a Gloria novi seculi, je vous supplie de le faire au plus tôt, tant celles que vous avez dans le Cabinet de Monsgr le Comte, que celles que vous trouvez ailleurs, c’est-à-dire toutes celles où il y a quelque différence, qui fait connaître que c’est un autre coin, et faire en tirer des copies pour les envoyer à Bronsvic, par le messager de Nurenberg, avec cette inscription : A Monsieur Forster marchand libaire à Hanover et Braunsveig recommendirt, an H. Kesslern Buchdrucker daselbst auff dem Eyermarckte. Je vous marquerai par la prochaine combien il en faudra d’exemplaire. J’aurai soin que le libraire Förster qui est le verleger du Journal, fasse payer le travail » (LBr. 661 Bl. 67 4°. 1/2 S. auf Bl. 72-73 1 Bog. 4°. 2 ½ S. ; Babin – Van den Heuvel – Widmaier 2006, lettre 197, p. 304).
-Lettre du 12 Nov. 1701 (de Berlin): « Je ne doute point que Mons. Morel à Arnstat et M. Imhof à Nurenberg ne m’ayent aussi bien de l’obligation. On est heureux quand on a à produire une personne comme vous êtes ; la Reine me tient encore compte de ce que je vous ai introduit, quoique vous le fussiez plus que suffisamment par la lettre de Mad. l’Electrice, et Mlle de Pelniz aussi bien que les autres dames me demandent souvent de vos nouvelles. Sans parler de l’esprit, (vôtre) bonne mine ou plutôt votre beauté leur demeure gravée dans l’imagination, et fait autant de bruit à la cour, que votre érudition en fait parmi nos savants » (Kemble 1857, p. 253, nr. 107 and Babin 2012, nr. 331, p. 590 ; Callataÿ 2015, p. 311, n° II.1; Burnett 2020b, p. 1591). +
-Lettre du 27 décembre 1701 (d’Hannovre) : « 1. Vous trouverés des curieux à Venise. Mons. le doctor Bonn, s’il s’y trouve encor, vous pourra estre utile. J’ay eu quelque connoissance avec luy autres fois. Il y a quelques Nobles venitiens qui ont des cabinets. … 2. M. Imhof de Nurenberg m’a écrit, et me parle de vous, Monsieur, comme tous ceux qui ont l’honneur de vous connoistre. M. Morel en fait autant. La Reine et nos dames et gentilshommes parlent souvent avantageusement de vous. Et nos savans icy se flattent que vous nous ferés part quelques fois de vos belles observations.” (Leibniz, Sämtliche Schriften Reihe I, Band 20, p. 684–5, Letter 395; Burnett 2020b, p. 1592). +
-Lettre du 14 mars 1704 (de Berlin) : « J’ai envoyé votre échantillon de médailles anglaises à Monsieur le Comte de Schwarzbourg et j’ai demandé des Ectypes de celles qu’il a. Monsieur Brenner qui a publié les médailles de Suède dit qu’on a trouvé beaucoup d’anciennes dans un endroit de la Suède, où il y avait aussi des anglaises. Il serait bon de lui en demander des nouvelles ». (Kemble 1857, p. 336, nr. 147 and Babin 2012, nr. 127, p. 181-2 ; Callataÿ 2015, p. 315 II.20; Burnett 2020b, p. 1606). +
-Lettre du 4 juillet 1704 (de Berlin) : « Je vous ai fait tenir un petit imprimé d’un antiquaire de Suède, où il croit que la monnaie que le publicateur de la dernière Edition de Camdenus a fait marquer le Dieu Thor honoré par les vieux peuples teutoniques comme le maître du tonnerre, ne doit être entendu que de la figure de notre seigneur, comme la Croix le fait connaître entre autres raisons. Et je suis fort de son sentiment, comme je trouve aussi que la plupart des monuments runiques de la Scandie font voir des figures de la Croix et par conséquent des marques du christianisme, et ne sont nullement d’une antiquité païenne reculée comme plusieurs antiquaires du Septentrion le prétendent » (Babin 2012, nr. 357, p. 503-4 ; Callataÿ 2015, p. 315, II.21). +
-Lettre du 1 juillet 1703 (d’Hannovre) : sur la mort d’Andreas Morell "La mort de M. Morell [...] a allarmé toute la Republique des lettres » (Gädeke et al. 2011, p. LXXXVI, lettre 274, p. 466-468). +
-Lettre du 19 jan. 1693 (de Hannovre) : "Mons. de Spanheim a reçu votre lettre il y a longtemps, comme il m’a marqué dans sa réponse. Je lui avais offert de vous envoyer celle qu’il m’adresserait pour vous ; mais il vous aura peut-être écrit par une autre voie. Il juge aussi que le R. P. Hardouin s’est fort mépris dans son explication de la médaille de Césarée. Cependant, il y a une chose à l’égard de laquelle il n’est pas d’accord avec Mons. Vaillant, c’est touchant l’explication d’M, que M. Vaillant explique He/ti*, et M. Spanheim aimerait mieux d’expliquer par Μητροπολις croit qu’effectivement cette Césarée a été la métropole de la Palestine payenne sous Néron et auparavant, quoique cela ne se trouve marqué premièrement que dans des médailles greques sous Elagable. Car souvent cette qualité inconnue d’ailleurs se trouve par les médailles. Il croit que μεγαλη n’est pas un épithète convenable n’y d’usage qu’à l’égard des villes qui l’avaient comme en nom propre ; que la qualité de Colonia prima n’est pas contraire à celle de Métropole comme M. Vaillant le paraît croire, puisque Nicomédie et autres villes prenaient en même temps la qualité de métropole et de πρωτη » (voir Leibniz 1847, lettre II, p. 93-94; Caillemer 1885, lettre 4, p. 27-28). +
-Lettre du 25 mai 1693 (de Hannovre) : « Voici, Monsieur, une lettre de Mons. de Spanheim que j’ai attendue depuis plus d’un mois, suivant la promesse qu’il m’en avait faite, mais dont l’exécution avait été différée par ses distractions. Il témoigne d’être étrangement surpris de la hardiesse avec laquelle le R. P. Hardouin semble révoquer en doute les ouvrages de Josephe. Quand il était ici, il me marquait bien des choses qu’il trouvait encore à dire à la dernière lettre de ce Père, quoique il ne soit pas pour cela d’accord en tout point avec M. Vaillant. Mais je ne doute point qu’il ne vous en dise quelque chose lui-même » ; « Il sera bon de conforter le R. P. Noris à ne point abandonner Rome ; car, dans le poste où il est, il peut obliger les savants et rendre service au public, tant par les ouvrages qu’il pourra faire, encore plus enrichis qu’auparavant de ce qu’il pourra tirer des trésors du Vatican ; que par les communications dont il peut favoriser les autres. Il serait bon d’avoir, par son moyen, le catalogue des Ms. de la Reine Christine, qui ont été mis dans le Vatican » (voir Caillemer 1885, lettre 5, p. 30 et 33). +
-Lettre du 29 sept. 1693 (de Hannovre) : p. 37 : « Mons. de Spanhem désirerait toutes les pièces du procès entre les Pères Noris, Hardouin, Messieurs Toinard et Vaillant, aussi bien que les dernières pièces du P. Hardouin. Il n’a pas même l’appendix De Epochis Siromacedonum, qui a donné occasion à la contestation de la médaille de Césarée. J’ai écrit à Paris pour cela, mais on doute qu’il soit aisé de réussir » ; p. 39 : « Vous savez sans doute, Monsieur, que M. Cuperus a reçu de l’Asie des belles inscriptions greques » (voir Caillemer 1885, lettre 6, p. 37 et 39). +
-Lettre du 1 oct. 1694 (de Hannovre) : « Je n’ai point manqué, Monsieur, d’envoyer votre lettre à Mons. de Spanhem. Si je reçois quelque chose de lui pour vous, je ne manquerai pas de le vous envoyer. Si vous parlez un jour au P. Noris du calendrier grégorien et de ceux qui ont cru qu’il y fallait retoucher, non pas pour le réformer, mais pour l’expliquer, n’allez point lui dire que je prétends de donner quelque chose là-dessus, comme il semble que vous l’avez pris » ; p. 43-44 : « Puisque vous demandez à Mons. Spanheim des nouvelles de Mons. Morel, je vous en donnerai par avance. Mons. Le comte de Schwarzbourg (vous savez que ces comtes vont presque du pair avec les princes de l’Empire), qui est un des plus curieux seigneurs de l’Allemagne et qui a amassé un cabinet très considérable, l’a attiré à lui, pour avoir le soin de ce cabinet. Il m’a écrit lui-même d’Arnstat, qui est le lieu de la résidence de ce seigneur, de sorte que si vous demandez quelque chose de lui, ou voulez lui mander quelque chose, vous n’avez qu’à me l’adresser. Il pense plus que jamais à son grand dessein de donner une collection des médailles antiques et il a plus de 25,000 ectypes. On m’a dit qu’il fera imprimer en Allemagne une traduction de la science des médailles du P. Joubert avec des remarques qui serviront à l’éclaircir » (voir Caillemer 1885, lettre 7, p. 41, 43-44). +
-Lettre du 15/25 juillet 1695 (de Hannovre) : « Voici ce que j'ay reçu de M. de Spanheim. Ses cinq lettres jointes a l'édition nouvelle des essais de M. Morel viennent de paroistre. On y voit régner cette merveilleuse érudition qui lui donne depuis longtemps le rang éclatant qu'il tient dans la république des lettres. Il touche quelques erreurs du P. Hardouin, mais d'une manière fort obligeante. Mons. Morel lui-même se plaint dans cette édition de son Spécimen du peu de sincérité de ce père qui ayant reçu de luy de grands secours pour ses ouvrages, a manqué aux devoirs de la reconnoissance. J'ay vu dernièrement le dessein d'une médaille qui est dans le cabinet de M. Wilde à Amsterdam, et qui paroît fort extraordinaire : elle est de Bonosus, empereur prétendu, et au revers il y a une femme tenant dans sa main un sertum au-dessus d'un globe, qui est dans l'air, avec ces mots : Germania perpetua. Je ne sçay si cette médaille est bien authentique; il me semble que Bonosus avoit épousé une dame du sang royal des Gots. Si la médaille est bonne, ou pourroit croire que Bonosus voulut honorer la patrie de sa femme »; « Je n'attends que l'occasion pour envoyer a Paris un exemplaire du Specimen de Mons. Morel, avec les lettres de Mons. de Spanheim que celuy-cy vous destine. Le Thesaurus Brandeburgicus de Mons. Begerus garde des médailles de S. A. R. de Brandebourg, avance fort » (Leibniz 1847, lettre 7, p. 124 et 126). +
-Lettre non datée (1696 ?) : « Mons. de Spanheim et monsieur Morel ne sont pas des plus pressés à répondre. Et on doit excuser monsieur de Spanheim, qui est accablé par des soins publics et littéraires, et mons. Morel postpose tout a l'empressement de pousser son grand ouvrage. Cependant j'ay eu une lettre de mons. Spanheim , il n'y a pas longtemps, avec un exemplaire du premier volume de son Julien. La plus grande partie de ses notes sera dans le second tome, qui est sur le point de paroistre. Cependant ces remarques bien amples et riches en belles choses sur la première harangue de cet empereur, qu'il fit estant encore César, à l'honneur de Constance Auguste, mises dans le premier tome, font déjà connoistre par avance qu'il y aura un merveilleux trésor d'érudition. La chronologie, la géographie, les médailles, l'antiquité ecclésiastique et profane, la théologie mystique des anciens platoniciens se trouvent déjà bien éclaircies à l'occasion de quelques passages de Julien; mais je me promets surtout des choses bien importantes sur ce que ce prince a écrit contre les chrétiens, et que Saint Cyrille y a répondu. On a publié aussi à Berlin l'ouvrage de mons. Beger, où il y a des médailles choisies du trésor de l'électeur son maistre ; et j'en attends un exemplaire (Leibniz 1847, lettre VIII, p. 129-130). +
-Lettre du 7 septembre 1696 (de Hannovre) : « Mons. Begerus qui garde le cabinet des médailles et antiques de l'électeur de Brandebourg, a publié son Thesaurus Brandeburgicus. Comme quelques-unes des plus belles gemmes antiques gravées sont passées dans le cabinet de l'électeur de celuy de M. Rabener, son conseiller en Pomeranie, mons. Beger, je ne sçay par quelle jalousie, a dit dans sa préface qu'il en faisoit mention à la prière de M. Rabener, comme si cela ne lui estoit dû ; ce qui estant désobligeant, j'ay eu soin de faire rendre justice au mérite de mons. Rabener dans les Actes des Sçavants de Leipsig. Mons. Rabener a eu les gemmes par leg du duc de Croy ou Arschot qui estoit gouverneur de Pomeranie. Je ne comprends pas pourquoi les sçavants sont si portés à se faire de ces petites malices; ils ne devroient avoir que des pensées grandes et généreuses et dignes de l'honneur des lettres ». (Leibniz 1847, lettre 9, p. 132-133). +
-Lettre du 14 sept. 1696 (de Hannovre) : "je n’ai pas manqué, Monsieur, d’envoyer à Mons. Morel ce que vous lui avez destiné. Il m’a parlé à son retour de Hollande, il y a longtemps"; p. 50-51 : "Je n’ai pas encore vu le pourtrait de feu M. de Court. M. Morel m’a dit des merveilles de cet excellent homme, et me l’a fait regretter extrêmement" (voir Caillemer 1885, lettre 8, p. 46 et 50-51). +
-Lettre du 24 juin 1698 (de Hannovre) : « Notre savant ami, Monsieur Morel, a fait une chute en revenant de la foire de Leipzig, qui l’empêche de se servir de sa main pour écrire. On espère pourtant, à ce qu’il m’a fait écrire, que ce sera sans suite » (voir Caillemer 1885, lettre 12, p. 69). +
-Lettre du 23 déc. 1698 (de Hannovre) : « Mons. de Spanheim vient aussi de m’envoyer une lettre pour Monsieur Morel, que j’ai soin de lui faire tenir aussi » (voir Caillemer 1885, lettre 13, p. 73). +
-Lettre du 16 juin 1699 (de Hannovre) : « Mons. Morel a été aux eaux chaudes de Toepliz. Je ne sais s’il en est de retour, il en espérait de l’amendement pour être entièrement remis de son accident paralytique ; je le souhaite de tout mon cœur » (voir Caillemer 1885, lettre 14, p. 76). +
-Lettre du 6 août 1699 (de Hannovre) : « Je n’ai point eu des nouvelles de M. Morel depuis son usage des bains, mais j’en demanderai et pour vous et pour moi » (voir Caillemer 1885, lettre 15, p. 80). +