Grand document
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A
-Lettre du 7 sept. 1708 (de Paris) : « Pour répondre à votre lettre du 24 juillet, et à son post scriptum du 1 août, que j’ai reçue par l’entremise de M. l’Abbé Bignon, j’ai l’honneur de vous marquer que j’étais bien persuadé que le changement de M. Foucault, et sa résolution de se priver de son cabinet de médailles, vous paraîtraient aussi étranges qu’ils vous l’auront paru. En effet, quelque amour qu’il ait montré pour ces antiquités, le dégoût qu’il en a fait voir si publiquement, ne fait connaître que trop que cet amour ne partait pas d’un véritbale goût ni d’une inclination sincère. Je ne lui ai pas communiqué moi-même ce que vous m’avez écrit sur ce que j’avais eu l’honneur de vous mander de sa part. Comme il était à sa maison de campagne, je lui en ai fait un extrait, avec l’article de la lettre de M. Le Clerc, et le lui ai envoyé. La manière dont il en a usé avec moi, le jour que je me suis séparé d’avec lui, sans que je lui en eusse donné le moindre sujet, ne m’a fait connaître que trop que ma vue ne lui était pas agréable, et c’est pour cela que je veux éviter de lui donner le déplaisir de me voir. Il y a néanmoins quelques jours que j’ai su qu’il se plaignait de ce que je n’allais pas le voir. Mais quand il serait possible que j’oubliasse ses traitements injustes, je n’ai pas de temps à perdre à des visites qui n’aboutiraient à rien. Je suis infiniment obligé aux bontés, et à la générosité de M. le Comte de Flodroff ; quoique je ne sois pas du nombre de ces hommes de lettres que rien n’est capable de tirer hors de Paris, j’avoue néanmoins que je suis de leur sentiment. En effet, je ne suis pas demeuré six mois à Paris, après mon arrivée de la province en 1661, que je m’imposai à moi-même la loi d’y demeurer, ou de voyager et d’y revenir. Et depuis ce temps-là, je me suis confirmé de plus en plus dans ce sentiment » [observations sur la médaille d’Antonin Pie portant la légende FELICITAS AVG., publiée par Vignoli dans son ouvrage précédemment cité ; remarques sur le tombeau d’Aurélius Epaphroditus qui donne à Galland la matière de plusieurs lettres à l’Académie des Inscriptions et médailles ; explication de diverses médailles proposées par Cuper ; critiques d’opinions du P. Hardouin au sujet de ces pièces] [remarques sur une médaille de Nerva] [à cette lettre sont rattachés un exemplaire de la Protestation du P. Hardouin et la copie du discours de Galland intitulé : Découverte d’une médaille antique des Mytiléniens, qui représente d’un côté la teste de Theophraste consacré, et de l’autre celle d’une déesse sous le nom d’Ircidamis, inconnue jusqu’à présent, en quatre pages in-4°, « lu dans l’Académie roiale des inscriptions et des médailles, le mardi 22 de may 1708] (Abdel Halim, p. 567-569, n° CCLXIV).
-Lettre du 15 oct. 1708 (de Paris) : "Car, j’ai l’honneur de vous dire, in aurem, qu’il (Foucault) en a usé d’une manière si désobligeante à mon égard au moment de notre séparation, sans que je lui en ai donné sujet, que je suis bien résolu de ne plus le voir. Je sais qu’il se plaint de ce que je ne vais pas chez lui, et qu’il prétend que je dois avoir oublié ce qui s’est passé alors de sa part, de même, dit-il, qu’il l’a effacé de sa mémoire. N’est-ce pas là une belle morale, de faire injure, et de l’oublier, et de vouloir que celui qui l’a reçue l’oublie de son côté, sans aucune réparation ? Voici donc ce qu’il m’écrit : ‘M. de Leibnitz a raison de dire que ce n’est pas faire plaisir aux intendants des princes, de proposer à leurs maîtres d’acheter des cabinets considérables de médailles. Je ne me déferai du mien que lorsque j’en trouverai à peu près ce qu’il m’a coûté, n’étant pas bien pressé de le vendre. Et il faut que le prince qui sera dans le dessein de l’acheter envoie ici un homme intelligent en médailles, pour les examiner toutes. Ce sera pour lors que je lui en dirai le prix, ces sortes de marché se devant faire avec grande connaissance de cause. Ce que vous pouvez mander à M. Cuper’. Voilà, Monsieur, ce que contient le billet de M. Foucault. Il doit vous faire connaître qu’il n’a pas encore bien déterminé s’il doit le vendre, ou ne pas le vendre. Ce qu’on dit dans le monde de son dessein, et ce qu’on en dit encore, lui a fait naître apparemment quelque remords de l’avoir conçu, et de l’avoir publié. J’ai vu plusieurs médailles grecques des villes […] Il me semble que j’ai vu plus d’une médaille d’Antiochus Deus Epiphanus […] » ; Galland a fait « un voyage de quatrorze jours en Picardie, c’est-à-dire à Noyon, à vingt-trois lieues d’ici, où j’ai été élevé dès l’âge de six mois. Il y avait quarante et un an passés, que je n’y étais allé … Avant d’entreprendre ce petit voyage, j’ai fait, et mis au net, un discours pour être lu dans l’Académie royale des inscriptions et des médailles, sous le titre : Discours qui fait connoistre que la colonne représentée sur une médaille de moienne grandeur d’Antonin Pie, du cabinet de M. Foucault, n’est pas la même que celle qu’on voit sur d’autres du même empereur qui ont été frappées après sa mort avec la légende DIVO PIO« [nb : voir séance du 8 février 1709] (Abdel Halim, p. 570-573, n° CCLXVI).
-Lettre du 19 nov. 1708 (de Paris) : « C’est pour moi un honneur tout singulier, et que je mets au-dessus de tout autre, de trouver à vous entretenir de choses qui méritent l’approbation d’une personne comme vous, dont le discernenemt et le bon goût sont si exquis dans la belle littérature, et de contribuer à vous délasser l’esprit au milieu de tant d’affaires sérieuses qui vous occupent » [sur la difficulté touchant la colonne d’Antonin] « Nous avons ici, et je l’ai en mon particulier, la Response de M. Delorne, libraire d’Amsterdam, à la Protestation du Père Hardouin contre l’édition des ouvrages de ce père qu’il prépare, quil a envoyée à Paris. Ce débat entre l’auteur et le libraire, donne la comédie à tous ceux qui connaissent le Père Hardouin. Si l’on imprime à Amsterdam l’ouvrage du feu cardinal Noris, contre l’Antirrethicus de ce Père, il suppléera au Bebaoticus, que M. Vaillant avait écrit pour sa défense, et qu’il ne publia pas à la considération d’un des principaux Pères de la Compagnie, qui l’avait prié de ne le pas faire […] » [sur la médaille des Mytiléniens représentant Théophraste ; sur les nouvelles médailles décrites dans la lettre de Cuper] (Abdel Halim, p. 576-578, n° CCLXIX). +
-Lettre du 10 déc. 1708 (de Paris) : lettre toute entière consacrée à décrire Don Anselme Banduri, ses sentiments religieux, ses propositions de carrière ; rien de numismatique (Abdel Halim, p. 578-580, n° CCLXX). +
-Lettre du 24 déc. 1708 (de Paris) : « Je n’ai pas communiqué moi-même à M. Foucault ce que vous m’avez fait l’honneur de me mander touchant ce que M. l’évêque de Salisbury vous a écrit au sujet du cabinet de ses médailles ; mais je lui en ai fait un extrait qu’il doit avoir reçu, sur lequel il ne m’a rien fait savoir. Il s’en remet apparemment à la réponse qu’il a déjà faite à M. Leibniz, que j’ai eu l’honneur de vous envoyer. A l’égard du catalogue dont parle M. l’évêque de Salisbury, M. Foucault en a un de ma façon, en six volumes, d’une exactitude qui n’a encore été observée par aucun antiquaire dans la description des médailles. Ce serait un ouvrage d’une très grande utilité s’il était imprimé : mais il n’y a pas de libraires à Paris qui voulut entreprendre de faire les frais de l’impression. Je puis dire en général, que le nombre de médailles approche fort près de dix-sept mille. Il n’y en a qu’environ cent cinquante en or, presque toutes rares. Il y a environ deux cents médaillons. La suite de grand bronze, de même que celle d’argent, impériale, est la plus nombreuse qui ait été vue. Celle de moyen bronze, y compris le petit bronze est de huit à neuf mille. Les médailles des villes grecques, non impériales, sont de treize à quatorze cents. Il y a aussi environ une cinquantaine de médaillons d’argent des empereurs romains, une suite de déités, et celle des médailles consulaires est de cinq à six cents. Il y a aussi neuf médailles samaritaines en bronze. Il me semble que cela peut suffire pour ceux qui peuvent avoir envie d’en faire l’acquisition. Je ne dois pas oublier une suite complète des rois de Syrie, celle des rois de Cappadoce en douze ou treize médailles d’argent, amassée par M. Vaillant, et qui est unique dans ce cabinet. Il faut y compter aussi des rois de Macédoine, d’Egypte, de Bithynie, de Sicile, etc. » [réponse aux difficultés de Cuper concernant les médailles d’Antonin Pie, celles de Commode et de Crispine, les figures représentées sur les médailles des Chalcédoniens, quelques légendes de médailles grecques mal interprétées par Vaillant ; à propos d’une erreur relevée dans les assertions de ce dernier, Galland remarque] « Je médite de faire part de cette observation à notre Académie, dès que j’aurai reçu réponse de M. Oudinet, à qui j’en ai écrit et que j’ai prié d’examiner cette médaille du cabinet du roi, et de vouloir bien me faire part de ce qu’il y aura remarqué touchant ce que je lui ai mandé pour lui servir d’éclaircissement. M. Vaillant, fils du défunt, docteur en médecine de la Faculté de Paris, et de l’Académie des médailles et des inscriptions, est mort depuis environ un mois, dans la fleur de son age. Aussi, voilà la curiosité et l’étude des médailles antiques, éteintes dans cette famille » ; « P.S. : Je vous supplie, Monsieur, quand vous aurez à me faire part de quelque médaille de vouloir bien prendre la peine de m’en marquer la grandeur […] » (Abdel Halim, p. 581-582, n° CCLXXI).
-Lettre du 11 févr. 1709 (de Paris) : [extraordinaire passage sur l’hiver excessivement froid de cette année-là] [sur la colonne d’Antonin Pie représentée sur les médailles] « Je suis ravi de l’honneur que M. l’Abbé Passionei vous a fait de vous aller voir. Votre grand mérite l’a attiré jusqu’à vous, et je suis bien persuadé que vous avez été très contents l’un de l’autre » [sur les figures représentées sur les médailles des Chalcédoniens] « A propos de la Protestation du P. Hardouin, et de la Réponse de M. de Lorme, les supérieurs des maisons de Jésuites de cette ville ont publié à la fin du mois de décembre, une Déclaration par laquelle ils protestent de n’avoir, ni eux, ni leur Compagnie, aucune part aux rêveries, et aux propositions erronées, et très dangereuses de ce Père : vous verrez ce que c’est dans l’imprimé que j’ai l’honneur de vous envoyer. Vers le même temps, on a signifé aux libraires de cette ville, par un billet, aussi imprimé, une défense, sous peine de punition corporelle, de vendre et débiter les œuvres de ce Père imprimées à Amsterdam. Je sais que M. l’Abbé de Longuerue est fort appliqué aux difficultés sur la chronologie, qui se rencontrent dans les anciens auteurs. Je sais aussi que, de temps en temps, il compose quelque dissertation, qu’il ne fait pas imprimer, par une défiance de ses forces, et qu’il communique seulement à ses amis les plus particuliers. Mais je n’avais pas entendu dire qu’il en eût fait sur les Epoques des Syro-Macédoniens, contre le cardinal Noris. J’ai vu de lui une explication, écrite à la main, d’une inscription antique, qui est en Basse-Normandie, qui m’a fait connaître qu’il n’est pas irrépréhensible. Il ne va voir personne, mais il souffre qu’on aille le voir. Je l’ai vu autrefois, mais rarement ; et je ne cultive pas son amitié parce que je n’en ai pas le loisir. M. Vaillant était fort assidu à le consulter, et j’ai su par lui que cet abbé est fort entier dans ses sentiments, et qu’il n’en revient pas, quelque raison, et quelque autorité qu’on puisse lui apporter. Quelque habile que l’on soit cependant, on peut être redressé par de moins habiles » [observations sur la médaille représentant Théophraste, et celle frappée en l’honneur d’Homère] « M. Reland m’a fait part de ses mêmes occupations dont il vous a entretenu. Je lui ai envoyé de beaux dessins de médailles samaritaines du Cabinet du roi et d’autres » ; « Il est vrai, Monsieur, que ma patience à faire le Catalogue des suites de médailles du cabinet de M. Foucault, a été grande. Mais comme le travail était à mon goût, je puis vous assurer qu’au lieu de m’être à charge, il ne m’a pas moins diverti qu’instruit. Un autre, sans doute, y eut mis plus de temps ; mais mon assiduité a abrégé celui que j’y ai mis. Je puis dire que les descriptions de médailles sont plus exactes qu’aucunes qui aient été faites […] ; « M. de Valois fait graver la médaille grecque de Gordien Pie […] » ; « Le huitième de ce mois, j’eus occasion de faire lecture enfin du discours sur la médaille du cabinet de M. Foucault, qui représente la colonne cochlis d’Antonin Pie. L’Académie me fit la faveur de lui donner son approbation, et elle était d’autant plus nombreuse, que ce jour-là, elle procéda à remplir la place d’académicien honoraire, vacante par la mort du P. de la Chaize. Elle donna tous ses suffrages à M. Bignon, conseiller d’Etat, prévôt des marchands depuis quelques mois, auparavant intendant de la Picardie, frère ainé de M. l’Abbé Bignon. Le P. de la Chaize, Jésuite, après avoir été confesseur du roi, l’espace de 34 années, mourut le 20 de janvier. Notre Académie y perd un grand ornement. On ne peut pas aimer les médailles antiques plus qu’il les aimait, ni avoir une plus grande connaissance de tous les avantages qu’on en pouvait tirer pour la belle littérature. C’est par cet endroit qu’il y eut une amitié étroite entre lui et Jacop Spon, longtemps avant qu’il fut confesseur du roi » [sur les démélés entre le Père Passionei et Dom Anselme Banduri] [à cette lettre est rattaché un feuillet portant la mention manuscrite : « Déclaration du Père provincial des Jésuites et des supérieurs de leur Maison de Paris, qui devait probablement servir de couvert à l’exemplaire de cette Déclaration envoyée à Cuper par son correspondant] (Abdel Halim, p. 586-590, n° CCLXXIII).
-Lettre du 20 mai 1709 (de Paris) : [observations sur les statues que les anciens Grecs et Romains posaient sur un piédestal ou une colonne, à l’occasion de la colonne représentée sur les médailles d’Antonin Pie ; remarques à propos « d’une figure d’homme assis dans un char, au revers d’une médaille de Gordien Pie, publiée et gravée dans le voyage de M. Wheeler » ; sur les médailles samaritaines et l’origine des caractères qui y sont gravés ; réponse aux difficultés proposées sur la médaille portant N. d’un côté et V. de l’autre et sur celle de Tranquiline étudiée par Speringius] « Si lon en veut croire bien des gens, le P. Hardouin, sans avoir égard à sa soumission, et à sa signature à la Déclaration de ses supérieurs sur ses ouvrages imprimés à Amsterdam, est toujours dans les mêmes sentiments qu’auparavant. Je n’ai pas de peine à en faire le même jugement : il est bien rare qu’un visionnaire revienne de ses visions » [sur la médaille de Smyrne frappée en l’honneur d’Homère ; défense des théories de Reland concernant les médailles samaritaines] « Dom Montfaucon, Monsieur, a appris avec beaucoup de joie, l’estime que vous avez fait de sa Paleographie grecque, dès sa première inspection. Il en est d’autant plus satisfait, qu’il n’y a que des personnes d’une grande capacité, et d’une profonde érudition, comme vous, qui sachent mettre le prix aux bonnes choses. Il vous fait bien son compliment » ; « Depuis trois ou quatre mois, le cabinet du roi a été enrichi de trente à quarante médaillons grecs, dont la plupart sont de la ville de Tarse, parmi lesquels il y en a deux de Balbin, et d’un nombre très considérable d’autres médailles grecques de toutes les grandeurs. On est redevable de si belles acquisitions à M. Paul Lucas, qui avait été en Levant exprès » ; « J’ai fait l’acquisition d’une médaille de grand bronze qui n’a pas encore été vue. Il y a d’un côté pour légende : CAESAR. IMP. AGRIPPA., avec les deux têtes d’Auguste et d’Agrippa […] »[évocation de sa possible nomination comme professeur royal en langue arabe] (Abdel Halim, p. 594-598, n° CCLXXVII).
-Lettre du 12 juil. 1709 (de Paris) : [sur les instruments de musique représentés sur les médailles romaines ; sur la correction des découvertes numismatiques d’un passage de Pline concernant la ville de Nicée ; sur les médailles samaritaines et les caractères qui y sont représentés] « On n’entend plus parler du P. Hardouin, qui vous est si bien connu qu’on ne peut pas le représenter plus ressemblant, et avec des couleurs plus vives, que dans le portrait que vous en faites. Je ne sache pas qu’on ait encore vu ici le Paranesis du cardinal Noris contre lui. M. Henrion a communiqué à notre Académie ce que vous lui avez mandé touchant les matrices des médailles antiques que vous avez vues à Amsterdam, et l’Académie en a témoigné une grande satisfaction. En mon particulier, elles m’ont fait un plaisir singulier, en me faisant connaître une manière de moules différente de ceux qu’on a trouvé à Lyon, et à Bourges, qui sont de terre cuite » [Galland envoie des nouvelles de Montfaucon et de Banduri] « vous serez bien aise d’apprendre qu’après quatre mois d’attente, le roi m’a enfin nommé Professeur royal en langue arabe, sur le rapport du ministre et secrétaire d’Etat, qui a ce qui regarde les lettres dans son département, et qui est M. le comte de Pontchartrain, parent de M. l’Abbé Bignon. Après M. le comte de Pontchartrain, j’ai toute l’obligation de cette nomination aux soins de cet illustre abbé, qui a assaisonné ses bontés d’autres bienfaits, dont il serait ennuyeux de vous entretenir » (Abdel Halim, p. 601-603, n° CCLXXXI). +
-Lettre du 26 juil. 1709 (de Paris) : « Deux jours avant celui de ma harangue, je reçus par la voie de M. l’Abbé Bignon, une lettre latine de 19 pages, de M. Vignoli, datée du 16 des calendes du mois de février dernier, par laquelle, en me faisant réponse à mon remerciement du 28 octobre de l’année dernière au sujet de son présent de la dissertation sur la colonne d’Antonin Pie, il s’inscrit en faux sur la médaille du même empereur, du cabinet de M. Foucault, sur la plainte que je lui avais faite, avec toute l’honnêteté possible, d’avoir corrompu le dessin que je lui en avais envoyé par M. Fontanini, et d’avoir prétendu qu’elle représentait, peut-être, a-t-il dit, la colonne qui faisait le sujet de sa dissertation. Je ne comprends pas comment il peut la condamner sans l’avoir vue. Le fondement de son jugement sur la fausseté, est la légende FELICITAS. AVG. qui demande pour type la figure de la Félicité, et non pas une colonne. Il est facile de détruire ce fondement. Ce qu’il y a, c’est qu’il a déjà fait imprimer, comme il y a plus de deux mois que M. de La Chausse l’a mandé à M. l’Abbé Bignon » [suit la copie mentionnée de la harangue, en seize pages in-8° d’une écriture extrêmement fine, sous le titre : ANTONII GALLANDI, Academiarum regiarum, Literarum humaniorum Cadomaene, et Inscriptionum ac numismatum socii, regis munificentia lectoris et professoris regii. ORATIO INAVGVRALIS. De linguae arabicae dignitate et utilitate] (Abdel Halim, p. 604-605, n° CCLXXXIV). +
-Lettre du 29 août 1709 (de Paris) : « Je m’étais attendu à l’honnêteté et au compliment que vous me faîtes, sur la charge de professeur royal, dont le roi m’a honoré, par la bonté, l’amitié et la bienveillance, dont vous me donnez des témoignages depuis si longtemps. Je ressens très vivement l’honneur de me voir membre d’un corps si célèbre de professeurs, et c’est du cœur que j’ai parlé, quand je m’en suis expliqué dans mon remerciement au roi. C’est à moi de marcher sur leurs pas et de faire tous les efforts, pour atteindre à quelque partie de la gloire qu’ils se sont acquise » ; « M. Simn, dont le mérite et la capacité ne doit pas vous être inconnu, vient de publier une Bibliothèque critique, en 2 vol. in-12°, dans laquelle, entre autre choses, il traite aussi des caractères samaritains, et hébreux. Mais, quelque habile qu’il soit en cette matière, il fait voir qu’il n’a ni manié, ni examiné, aucune des médailles que nous avons avec des caractères samaritains. Il ne fait que suivre ce qu’il en a lu dans plusieurs auteurs » ; « Ne craignez pas que la langue arabe, ni tout ce qui vient à sa suite, soit capable de me faire négliger les médailles. Je puis dire qu’il y a bientôt cinquante ans que je me suis partagé entre l’une et l’autre étude, et même des autres langues orientales, et que je continuerai le reste de mes jours à leur conserver la même égalité » (Abdel Halim, p. 609-611, n° CCLXXXVIII). +
-Lettre du 7 oct. 1709 (de Paris) : « Comme il eut arriver qu’on vous envoie de Rome la lettre imprimée de M. Vignoli, De nummo Antonini Pii, etc., qu’il m’a adressée, et que la réponse que j’y ai faite, sur la même lettre, écrite de sa main, ne le sera pas, au moins de mon consentement, comme je lui ai mandé, je vous en envoie une copie ci-jointe, que je vous prie d’agréer telle qu’elle est. Elle est un peu gâtée, à force de l’avoir portée sur moi. Vous aurez la bonté d’avoir plutôt égard à ce qu’elle contient, qu’à sa malpropreté. J’espère que vous aurez pour agréable que je me sois épargné le temps de vous en faire une plus nette. Je ne puis rien vous dire touchant la médaille de Nerva, dont parle M. Masson dans la Vie qu’il a publiée de Pline le Jeune, que je n’ai pas vue, et qui peut-être n’a pas encore été apportée à Paris » [médailles d’Othon en bronze mal interprétées par Vaillant ; médailles de Hadrien marquant sa puissance tribunitienne ; autres médailles du même empereur portant les letres M.P.T. NOB. ; évocation de Bernard de Montfaucon ; anciennes monnaies des peuples de la Judée ; Galland a écrit une dissertation sur une médaille portant la légende HELENA N. F. : une copie est promise à son correspondant ; sur les médailles des villes grecques libres] « Les médaillons du cabinet de M. de Camps, Abbé de Signy, publiés en 1694 avec les explications de Vaillant, font sans doute partie de vos livres numismatiques. Il y a environ deux mois que je donne à cet Abbé deux matinées par semaine. Je lui ai fait le catalogue d’une suite de médailles impériales qui n’est que d’environ quatre cents médailles, dont le prix cependant ne laisse pas de monter à plus de deux mille livres, par la suite assez complète des têtes des empereurs et des impératrices et des médailles plus rares en ce métal. J’ai remis en ordre sa suite de grand bronze,très riche par les bonnes médailles dont elle est composée ; et j’ai ajouté au catalogue, que feu M. Morel en fit autrefois, celles qui n’étaient pas comprises. J’ai fait la même chose de la suite de ses médaillons ; et comme il a dessein de donner au public ceux qu’il a acquis depuis 1694, avec des explications auxquelles il m’a prié de travailler, pour faire une addition à celles de M. Vaillant, je revois celles de M. Vaillant qui me donnent beaucoup d’occupation, tant pour les corrections des fautes d’imprimerie et des incongruités du style, dont il ne me sera pas possible de les purger entièrement, à moins de les reprendre, ce que je n’entreprendrai pas. Je ne parle pas des fausses explications des légendes qu’il a mal lues ; ce sont des endroits que je pourrai redresser par des notes […] J’achève par la description d’un médaillon grec de Commode, qui entre dans l’addition de M. l’Abbé de Signy […] Nous fûmes ici dans l’inquiétude au commencement du mois de septembre, pour la santé de M. l’Abbé Bignon. Mais sa maladie ne fut ni dangereuse, ni d’une longue durée » ; « Dans cette intervalle, j’ai consulté le comte Mezzabarba chez M. l’Abbé de Signy, car ce livre est si rare, et si cher, que je suis contraint d’avoir recours à mes amis quand j’en ai besoin. J’ai donc consulté le comte Mezzabarba touchant la médaille d’Hadrien […]» (Abdel Halim, p. 612-615, n° CCXC).
-Lettre du 6 déc. 1709 (de Paris) : « J’en choisis un seul article, qui est celui de la médaille arabe, dont M. de La Crosse vous a envoyé l’empreinte de Berlin pour lui en procurer l’explication, afin que vous ayez lieu de lui marquer votre diligence à lui faire ce plaisir » [explication du dessin représenté sur la médaille et de la légende arabe qu’elle porte, marquant qu’elle a été frappée sous « Al Malik al Alem, al Adil, Houssamoudin al Gazi ben Artak »] « Je joins à cette lettre la copie que je vous avais promise de mes observations sur la médaille HELENA N. F., avec deux dessins de la même médaille. M. Gros de Boze veut faire (graver) la médaille arabe, pour l’insérer dans les Registres de l’Académie avec mon explication »[suit seulement la copie des légendes de la médaille citée avec leur traduction en latin. La copie de la dissertation sur la médaille portant HELENA N. F., ne figure pas à la suite de cette lettre, mais est rattachée à celle du 30 nov. 1709] (Abdel Halim, p. 616-617, n° CCXCII). +
-Lettre du 30 déc. 1709 (de Paris) : [critique de la dissertation de Vignoli ; médailles de bronze d’Othon frappées à Antioche et à Rome ; médailles d’Hadrien ; explication des lettres M.P.T. NOB sur les médailles de cet empereur ; lettres marquant les lieux où étaient frappées les médailles, à l’exergue de celles du Bas-Empire ; … ; médailles samaritaines ; médailles diverses de la collection de l’Abbé de Camps de Signy ; retards apportés à la publication projetée des pièces de cette collection, par suite des difficultés de gravures de médailles ; … autres considérations sur la dissertation de Vignoli concernant la médaille d’Antonin Pie ; observations sur quelques médailles orientales] « Permettez-moi de vous demander si vous avez quelque nouvelle de M. de Spanheim, et ce que vous pouvez savoir de l’impression du second tome de ses Dissertations numismatiques » [suit la copie de la dissertation de Galland intitulée Observations sur la médaille à une tête de femme avec la légende HELENA N.F., en quatre pages in-8°] (Abdel Halim, p. 617-619, n° CCXCIII). +
-Lettre du 12 juillet 1710 (de Paris) : [sur la dissertation relative à la médaille d’Hélène et la lettre à Vignoli sur la médaille d’Antonin Pie ; les empreintes des médailles arabes semblent avoir été perdues avec l’original de la lettre ; mais Gros de Boze fait présent à Galland d’une monnaie frappée sous un souverain arsacide ; sur les différentes significations du mot nobilitas chez les Romains ; nouvelles considérations sur les caratcères samaritains] « Depuis que j’ai eu l’honneur de vous écrire, M. l’Abbé de Camps, à qui j’ai fait part de votre civilité, a fait acquisition des médaillons de M. Foucault, au nombre de deux cents quatre, qui font un grand accroissement à sa suite qui est présentement de près de cinq cents. M. L’Abbé de Camps est comme résolu d’en faire imprimer simplement le catalogue au premier jour, sans donner les gravures, pour inviter les curieux qui n’auront pas en vue de faire une suite de médaillons, et qui en auront qu’il n’aura pas, à s’en accommoder avec lui à un prix raisonnable (nb : ce catalogue ne fut pas publié) » [compte-rendu de diverses petites lectures acdémiques de Galland… sur un médaillon d’Antonin Pie, … sur un médaillon de Pompée] (Abdel Halim, p. 621-622, n° CCXCV). +
-Lettre du 31 oct. 1710 (de Paris) : [sur les médailles sur lesquelles sont représentés des chiens ; sur diverses médailles représentant des divinités antiques ; Galland songe à entreprendre un ouvrage où seraient reproduites toutes les divinités des Anciens, dans les différents habits et poses que leurs prêtent les médailles ; médailles sur lesquelles se lit le mot GERMANVS ; médailles de villes grecques ; médailles sur lesquelles sont représentées des diadèmes ; observations sur l’usage du diadème chez les anciens] (Abdel Halim, p. 625-628, n° CCXCIX). +
-Lettre du 10 avril 1711 (de Paris) : « Extrait d’une lettre écrite à Mr. Cuper par Mr. Galland, le 10 d’avril 1711. J’en suis à l’article des empreintes des médailles arabes, qui vous ont été envoyées de Berlin. Je vais les examiner dans l’ordre, que vous me les avez marquées. A. Cette empreinte est le revers d’une autre que j’ai déjà reçue, laquelle représentait la tête d’un ancien roi de Syrie, ou d’Egypte. Mais je m’étais trompé dans la lecture, et dans l’explication de la légende de ce revers. En voici une nouvelle lecture, et une nouvelle explication. Almalikoul – Alamiloul - Adilou Hougamind – dini Tamar – tasch, ou plutôt Timoutasch bin Ilgazi Artak ;c’est-à-dire : le roi du monde, le juste Hofanoud-din Timoutasch, fils d’Ilgazi, fils d’Artak. Au lieu de Timourtasch bin, j’avais lu, nafrum-nah-lillani, c’est-à-dire, la victoire des hommes est à Dieu. Mr. Reland m’a averti qu’il lisait Tamartasch, et il avait raison. Comme les lettres arabes n’ont pas leurs points diacritiques sur les médailles, il ne doit point paraître surprenant qu’on s’y trompe quelquefois. B. L’une des deux empreintes marquée par cette lettre, représente une têtede front sans barbe, mais avec des cheveux accompagnés d’ornements, que je n’ai pu bien distinguer, et les caractères arabes, si confus, et si peu apparents, que je n’ai pu les lire. Ils sont apparemment plus nets sur la médaille. … C. Je n’ai trouvé dans votre paquet que l’empreinte de cette médaille qui représente deux bulles de front, l’un plus grand que l’autre. Il y a trois mots non lisibles, mais les noms decesprinces doivent être au revers. D. L’empreinte qui représente le prince de front, et en buste, a une légende de quatre ou cinq mots, dont je ne dis rien pour la même raison, que ci-dessus… L’empreinte que vous comptez pour la cinquième, est ce me semble celle, qui représente trois têtes, deux l’une sur l’autre, d’un roi et d’une reine, et la troisième, une plus petite vis-à-vis. Ce qui me fait douter que cette médaille soit persienne, outre les têtes, qui ont un autre air, que les rois de Perse, ce sont les caractères qui ne sont point persiens. S’ils étaient persiens ils seraient semblables à ceux qui sont autour de la tête qui a été tirée del’agate gravée. Car il n’y a pas à douter que les caractères qui y sont gravés ne soient persiens, et que la tête ne soit d’un roi de Perse, de ceux qui ont régné entre Jésus-Christ et la naissance de Mahomet. Vous savez que dans l’Utilité desvoyages de Mr. Baudelot, il y a une gravure qui représente la tête d’un roi, à peu près semblable, non pas de front mais de côté, avec les caractères qui ne sont pas différents. J’ai aussi une agate trois fois plus grande que celle de votre empreinte, qui est toute pareille, à la réserve que la tête est aussi de côté et non pas de front ; c’est un présent qu’on m’a fait. J’oubliais de parler du revers de cette médaille à trois têtes, avec une espèce d’autre entre deux figures. Le revers est très curieux ; mais il n’y a pas lieu d’espérer qu’on déchiffre jamais les légendes qui sont de l’un et de l’autre côté. Je ne lis qu’une date sur l’empreinte, qui représente un prince assis à la manière du Levant avec le croissant, et cette date est l’an de l’Hégire 685, si je ne me trompe, qui est de J. Christ 1285 ; le nom de ce prince doit être dans l’empreinte du revers. » ; « Je vous envoie la gravure d’une médaille très rare du cabinet de M. Foucault » (Cuper 1743, XXIX, p. 98-100 ; Abdel Halim, p. 631-632, n° CCCIV).
-Lettre du 29 juin 1711 (de Paris) : [Galland explique les médailles arabes dont les empreintes lui ont été envoyées ; Galland a fait un discours sur la médaille mentionnée d’Antoine et d’Octavie, il en donne un résumé à Cuper ; cosnidérations sur diverses médailles citées par Cuper] « Après la fin du mois prochain, je tâcherai de profiter du loisir que me donneront les vacances du Collège royal, pour vous faire une copie de l’explication de la médaille de Marc Antoine et d’Octavie. Vous y trouverez quelques observations numismatiques qui ne vous déplairont pas, comme je l’espère. D. Anselme Banduri vous fait bien ses compliments » (Abdel Halim, p. 633-635, n° CCCVI). +
-Lettre du 14 août 1711 (de Paris) : « Je m’acquitte de la promesse que je vous fis par ma dernière lettre du 29 de juin, et je vous envoie une copie de mon explication de la médaille de Marc Antoine et d’Octavie que vous m’avez demandée » [suit la dissertation intitulée : Explication d’une médaille grecque de Marc Antoine et d’Octavie, la seconde sœur d’Auguste, qui se trouve au cabinet de M. Foucault, en seize pages in-8° d’une écriture serrée, lue à l’Académie le 20 mars 1711] (Abdel Halim, p. 635, n° CCCVII). +
-Lettre du 8 sept. 1712 (de Paris) : « Je veux croire que mon explication de la médaille de Marc Antoine et d’Octavie n’est pas méprisable, puisque vous l’avez trouvée digne de votre approbation » [médailles de Corfou ; solution des diverses difficultés sur les médailles proposées par Cuper] « M. Oudinet, garde du Cabinet des médailles du roi, mourut dans le mois de janvier, et il appartenait à M. l’Abbé de Louvois, comme bibliothécaire, de proposer au roi un sujet pour remplir la place vacante. Je ne savais rien de cette mort, quand cet illustre Abbé me fit l’honneur de me faire appeler. Il me demanda qui je croyais dans l’Académie capable de succéder à M. Oudinet. Comme il est un des académiciens honoraires, je m’excusai de m’expliquer, en lui représentant qu’il était de l’Académie, et qu’il pouvait en juger mieux que moi. Comme il me pressa, je ne laissai pas de lui en nommer quelques-uns. Comme je me fus aperçu qu’il avait quelques vues sur moi, je lui marquai que j’avais rendu quelques services au cabinet du roi, dans le Levant, sous les ordres de feu M. de Louvois, son père, et que j’étais prêt à en rendre d’autres ; mais en second, et non pas en chef ; et je lui dis plusieurs raisons qu’il ne désapprouva pas ; entre autres, que je n’avais pas les forces nécessaires pour me charger d’un fardeau si pesant ; et d’ailleurs que j’étais peu propre pour me présenter chaque jour devant sa Majesté, à son lever, dans la foule de ses courtisans, outre que je regardais l’obligation de demeurer à Versailles comme une espèce d’esclavage. Je fus un de ceux que M. de Louvois proposa au roi, et ayant représenté à sa Majesté les raisons que j’avais apportées pour ne pas m’engager à me charger d’un si grand soin, Sa Majesté eut la bonté de dire obligeamment, que tout le monde ne pensait pas comme moi, et de m’accorder une pension de six cents livres, tant pour mes services passés que pour ceux que je pourrai rendre dans la suite. La personne que S. M. a agréée pour garde de son cabinet de médailles antiques et modernes, est M. Simon, de l’Académie des Inscriptions et des médailles, et M. Simon est un sujet très digne de ce poste » ; « Je ne perds pas de vue le Dictionnaire historique de numismatique. De temps en temps, j’y fais des additions. Puisque vous m’en parlez, il faut que M. Schott, antiquaire et bibliothécaire du roi de Prusse, ne vous ait pas envoyé une lettre adressée à M. de Leibniz, qu’il publia l’année passée, en 44 pages d’impression, in-4°, sous ce titre : Explication d’une médaille énigmatique d’Auguste, sur laquelle d’habiles antiquaires ont diversement prononcé. Cette médaille énigmatique d’Auguste est celle qui au revers une petite colonne sur une base, et cette légende sur la colonne : C. C. AVGVSTI, et à l’entour : L. CANINIVS GALLVS III VIR. Je suis l’un des antiquaires qui ont prononcé sur l’explication […] La lettre de M. Schott m’a obligé de défendre mon explication par une réponse, dont je fis une lecture académique. Dans la séance du 8 juillet, je fis une autre lecture à l’Académie sous ce titre : «Explication d’une médaille grecque de Néron, du Cabinet de M. Foucault, frappée à Nicée dans la Bithynie. Vous devez avoir appris qu’enfin l’ouvrage de Dom Anselme Banduri paraît en deux volumes in-folio depuis deux ou trois mois sous le titre d’Imperium Romanum. Par rapport à cet ouvrage, ce Père qui est infatigable, travaille présentement à un recueil de toutes les médailles impériales, grecques, latines ou romaines, colonies […] » ; « Une colique néphrytique très douloureuse, qui m’a mené presque jusqu’au tombeau, m’a obligé de garder le lit et la chambre depuis la fin du mois de mars, jusque bien avant dans le mois de juin » (Abdel Halim, p. 638-641, n° CCCX).
-Lettre du 27 jan. 1713 (de Paris) : [médailles citées par Cuper dans sa lettre du 1er janvier ; médailles des colonies, publiées dans le Journal des Savants ; médailles en bronze d’Agrippine ; médailles des impératrices, frappées par décret du sénat] (Abdel Halim, p. 642-643, n° CCCXII). +