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Remarks

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J
Erreur de date chez Sarmant: janvier et non août. (fr)  +
Considérant l'autre lettre de Foy-Vaillant aux frères Hughetan et l'âge de Dubosc en 1689, il est plus probable que cette lettre de 1699 et non pas de 1689. (fr)  +
[26] A la fin de l’article consacré aux Lettres choisies de feu Monsieur Gui Patin, Docteur en Médecine de la Faculté de Paris, et Professeur au College Royal (La Haye, Genève 1683, 12°) ( NRL, avril 1684, art. I), Bayle mentionne la permission qu’a reçue le fils de cet auteur, l’antiquaire et médailliste Charles Patin, de retourner à Paris après sa disgrâce. (fr)  +
Remarques de Guy Meyer : Il faut comparer ce que Du Bos dit du cabinet de Maximilien-Emmanuel de Bavière dans sa lettre du 28 septembre 1699 à Thoynard. Il est possible qu'il existe un autre exemplaire de cette lettre à Utrecht dans les archives Graevius. (fr)  +
Remarques de Guy Meyer : Le calamiteux Histoire des quatre Gordiens prouvée par les médailles de Du Bos, parut en 1695. Il s'attira deux répliques cinglantes, l'une de Galland, Lettre touchant à l'histoire des quatre Gordiens prouvée par les médailles, Paris, 1696 et l'autre de Gisbert Cuper, Historia trium Gordianum, Deventer, 1697. Cette polémique commune fut à l'origine de l'amitié qui liait Galland et Cuper. Il est possible qu'il existe un autre exemplaire de cette lettre à Utrecht dans les archives Graevius. (fr)  +
Remarque (Guy Meyer) : On peut se demander si le Suisse ne serait pas Morell ? [un jeudi entre le 21 juillet 1698 et le 10 février 1700; Denis 1912, la date de mai 1692 [même date chez Lombard 1913], les allusions historiques contenues dans la lettre semblent lui donner raison], s. l. (Paris ?). (fr)  +
Remarques de Guy Meyer: La lettre est certainement expédiée de Paris. L'achevé d'imprimé du livre de Baudelot, Histoire de Ptolémée Aulètes, est du 10 septembre 1698. La lettre est nécessairement postérieure. Galland en reçut à Caen un exemplaire dans la seconde moitié de décembre 1698. On peut supposer que la lettre de Du Bos se situe quelque part entre la fin octobre 1698 (il est encore à Lille autour du 15 octobre) et février 1699. La critique de Du Bos est encore plus dévastatrice pour Baudelot que celle de Galland dans sa lettre à Genébrier du 24 décembre 1698 : il a reconnu non pas Ptolémée Aulète mais Dante Alighieri ! Voir la lettre de Du Bos à Thoynard du 17 septembre 1699. (fr)  +
Remarques de Guy Meyer : Delaulne est à la fois l'éditeur des Quatre Gordiens et du Journal des Savants. Le résumé préparé par Du Bos et révisé par Thoynard paru dans le numéro du 23 janvier 1696 du JS, p. 30-33. Au moment de la lettre Thoynard réside à Paris, rue Mazarine. Henri Basnage de Beauval en publia une critique dans son Histoire des ouvrages des sçavans de juillet 1696, p. 486-489, plutôt favorable. (fr)  +
Remarques de Guy Meyer : Pour le livre de Cellarius contre Hardouin, voir la lettre de Du Bos à Bayle du 10 août 1696. Le livre de Lorenz Berger (1653-1705), premier volume d'une série, s'intitule exactement, Thesaurus Brandenburgicus selectus sive gemmarum et numismatum Græcorum in cimeliarchio Electorali Brandenburgico, Cologne, 1696. Bergier fut le garde du cabinet de Karl-Ludwig von Pfalz, prince Palatin, père de Madame, cf. Van der Cruysse 1986, p. 20. Il passa à Berlin avec la collection numismatique de son ancien maître. Sur le livre de Bergier, voir la lettre de Du Bos à Bayle du 25 juin 1696 et la correspondance avec Thoynard. (fr)  +
Remarques de Guy Meyer : Cette lettre est difficile à suivre car elle est toute en allusion et sous-entendu. Elle est expédiée de Beauvais, car à la fin Du Bos explique que son beau-frère Lucien Danse, mari d'Élisabeth Du Bos (sur cette famille voir la monographie de P. Goubert, Familles marchandes sous l'Ancien Régime : les Danse et les Motte de Beauvais, Paris, 1959 ; la fille de ce couple, et donc nièce de Du Bos, épousa un Le Caron de Troussures ce qui explique, en partie, la richesse de la collection du château de Toussures, mais les Le Caron sont apparentés à toute l'aristocratie « bourgeoise » de Beauvais, elle même caractérisée par une forte endogamie ; la collection de Troussures, en ce qui concerne les lettres et les manuscrits des XVIIe-XVIIIe siècles, a été dispersée, à la suite de diverses épisodes, entre l'Institut de France et la collection d'autographes des Rothschild, aujourd'hui à la BnF) qui peut se charger d'une commission pour Thoynard. Le premier paragraphe renvoie à l'édition annotée par l'auteur de Bergier, Histoire des grands chemins..., voir la lettre de Du Bos à Bayle, du 25 juin 1696. La suite est beaucoup plus compliquée. Du Bos poursuit ici sa remise en cause de l'histoire romaine sur des intuitions mal fondées : il semble postuler un voyage de Trajan en Orient dès 106. Il s'oppose sur ce point à plusieurs érudits. Le premier, désigné comme une « éminence antiquaire » doit être le cardinal Henrico Noris. Le titre abrégé, et sans doute mal transcrit, doit renvoyer, à l'Epistola consularis de Noris, publiée à Bologne en 1678. L'évêque de Saint-Asaph n'est autre que William Lloyd (1627-1617, évêque de Saint-Asaph, au Pays de Galles, de 1680 à 1699, puis évêque de Worcester), plus connu pour son protestantisme intransigeant et militant que pour se travaux d'érudition. C'était pourtant l'ami d'Henry Dodwell (1641-1711) polémiste anglican et non moins savant. Lloyd avait collaboré aux Dissertationes in Irenæum (Oxford, 1689) de Dodwell. Dodwell et Lloyd avait entretenu une correspondance avec le père Pagi et le cardinal Noris au sujet de questions de chronologie, sujet qui était au centre des recherches de Thoynard qui échangeait lui-même avec ces deux religieux catholiques, sur Lloyd et Dodwell et leurs relations épistolaires avec Noris et Pagi voir Jean-Louis Quantin, « Anglican scholarship gone mad ? Henry Dodwell (1641-1711) and Christian Antiquity », in Chr. Ligota et J.-L. Quantin edd., History of scholarship : a selection of papers from the Seminar on the history of scholarship held annually at the Warburg Institute, Oxford, 2006, pp. 313, 316, 318, 326-328. Lloyd publia les résultats de ses recherches chronologiques dans les Series chronologica, Oxford, 1700. Les recherches et les lettres de Lloyd sont explicitement mentionnées par le Père Antoine Pagi, dans ses critiques contre Baronius, Critica historico-chronologica in Annales ecclesiasticos, Paris 16891, première partie, pp. 72-73, 81, 84, 86, 89, 94; seconde partie, pp. 4, 8, 9, 12, 19, 22. J'avoue ignorer absolument ce qu'est la médaille de « Rabathamna » [c'est bien l'orthographe du manuscrit]. La suite est encore plus obscure. Le « El Bizarro », selon Dom Paul Denis serait, avec un « ? » toutefois, l'historien Pierre Bizzarri (1530-158?), mais, dans son Specimen, p. 57, Morell renvoie à « Vaillant, p. 124, Tom. II », ce qui correspond exactement à la référence donnée par Du Bos. Pourquoi donc Du Bos désigne-t-il son cousin Vaillant sous cette appellation cryptée ? La monnaie décrite par Du Bos, figure à la planche V du Specimen, avec une fleur de lys qui indique le cabinet du roi (selon un système mis au point par Vaillant et qu'il avait présenté devant le cercle du duc d'Aumont ou celui du président Bignon qui en avait pris la suite : Thoynard, Du Bos, et Morell avaient tous fréquentés les réunions numismatiques du président Bignon, tout comme Galland et Foy-Vaillant). Si l'on se fie à la planche de Morell, la légende du droit est mal retranscrite autant par Morell que par Du Bos : IMP. TRAIANVS AVG. GER. DAC. P.M. TR.P. COS VI P.P. [de plus, Du Bos a omis le titre de Père de la Patrie à la fin de la légende]. La même monnaie, sans la légende du droit, dans Vaillant, Numismata præstantiora, II, p. 124 (édition de 1694). On retrouve une mention « del Bizarro » dans une lettre de Du Bos à Thoynard, datée d'Amsterdam, le 4 septembre 1698 [Denis 1912, p. 70, Lettre 64 ; Lombard 1913, p. 33, Lettre 61, incipit seulement] : On veut réimprimer ici l'œuvre del Bizarro. Les Numismata praestantiora avaient déjà été réimprimé chez Gallet, à Amsterdam, en 1696 (2 vol.). Sur « El Bizarro », voir aussi la lettre de Du Bos à Thoynard datée de Bruxelles, le 25 septembre 1698 qui confirme, s'il en était besoin, l'identification de Foy-Vaillant derrière ce sobriquet, péjoratif semble-t-il, ou à tout le moins, ironique. Ce ridicule surnom apparaît quatre fois sous la plume de Du Bos, toujours dans des lettres adressées à Thoynard, outre la lettre ci-dessus du 19 octobre 1696 et celle qu'on vient de citer du 25 septembre 1698, dans celles du 4 septembre 1698 et du 4 octobre 1699. (fr)  
Remarques de Guy Meyer : Sur les projets des Huguétan concernant les livres de Vaillant, voir ci-dessous la lettre du 4 septembre 1698 et les remarques ci-dessus à la lettre du 19 octobre 1696. Plus précisément, sur les Numismata... græcè loquentibus..., réimprimés augmentés par les Huguétan voir les lettres de Foy-Vaillant aux Huguétant du 10 septembre 1698 et du 2 octobre 1699, cf. Chr. E. Dekesel, « Jean Foy-Vaillant (1632-1706) : the Antiquary of the King », Wolfenbütteler Forschungen, bd. 64, Numismatische Literatur 1500-1864, Wolfenbüttel, 1995, pp. 50-53, qu'il faut compléter des lettres de Du Bos sur ce point. Sur la toute première édition de ce livre par souscription, voir la lettre de Du Bos à Foy, abbé de Saint-Hilaire, du 18 aôut 1696. (fr)  +
Remarque : Cette lettre confirme, s'il en était besoin l'identification d'El Bizarro avec Vaillant. (fr)  +
Remarques de Guy Meyer: Sur cette affaire au long court voir les lettres à Bayle, du 25 juin 1696 et à Thoynard du 19 octobre 1696. Pour le passage de Du Bos à Utrecht, en août 1698, voir la lettre à Thoynard du 21 août 1698. (fr)  +
Remarques de Guy Meyer : L'abbé de Louvois supervisait alors, en tant que Bibliothécaire du roi, le Cabinet des médailles. L'original de la lettre a été vendu [fichier Charavay]. (fr)  +
Remarque de Guy Meyer : Par « ligure » Du Bos entend-il un navire ? Sur cette médaille voir la lettre suivante. (fr)  +
Remarque : Le dessin est perdu. (fr)  +
Remarques de Guy Meyer : Baudelot avait publié à Paris en 1698, Histoire de Ptolémée Aulètes. Dissertation sur une pierre gravée antique du cabinet de Madame. Dans la préface, il évoque déjà des différents avec Galland quant à l'identification du sujet qui reposait selon Baudelot sur la parfaite identité du profile du personnage gravé sur l'améthyste, et non pas une agate, de la duchesse d'Orléans avec celui de Ptolémée Aulète sur certaines monnaies. Galland en reçut rapidement un exemplaire par l'intermédiaire de Genébrier, ami commun de l'un et de l'autre. Il répondit à Genébrier par une lettre critiquant sévèrement Baudelot, datée de Caen, le 24 décembre 1698. Galland révèle dans sa correspondance qu'il adressa des copies de cette critique à plusieurs amis parisiens et à l'abbé Nicaise, à Dijon. Ces copies circulèrent et on en fit d'autres. Il y en a un exemplaire dans le manuscrit de la Bibliothèque de l'Arsenal MS 5447, Barthaud tome XX, ff° 254-258, qui n'est pas autographe. Dans un premier temps, Denis 1912, pp. 77-81, Lettre 68, publia la copie manuscrite de l'Arsenal, attribuant cette lettre à Du Bos. Lombard, dès l'année suivante, pp. 34-35, après sa Lettre 67, démontra l'inanité de cette attribution. M. Abdel-Halim retrouva une minute autographe dans BnF, MS FR 6137, pp. 107-123 et en rendit la paternité à Galland, voir Correspondance, pp. 242-243, Lettre XCIII, incipit seulement, et Antoine Galland, pp. 378-380. Il put aussi nommé le destinataire original de la lettre, le médecin numismate Claude Genébrier. Le secret fut relativement bien gardé, mais pas suffisamment pour que Baudelot ne finisse pas par lire cette critique et en savoir l'auteur. Il y fit une réponse manuscrite, Arsenal MS 5447, ff° 263-286, et se brouilla avec Galland. Non seulement Galland n'était pas convaincu par l'identification, mais surtout il reprochait à Baudelot de corriger abusivement des extraits de Pline l'Ancien et de Cicéron, mais encore de ne pas maîtriser le grec en commettant des erreurs dans ses citations et des confusions dans ses traductions. L'expression « les néocores d'Utrecht » doit être prise au pied de la lettre, il s'agit des « gardiens du temple du savoir » regroupés autour de Graevius, mais c'est aussi un jeu de mot sur le nom de l'un des auteurs de la recension Ludolphus Neocorus (Ludolph Küster, 1670-1716) associé à Henricus Sikius (Heinrich Sike, mort en 1712). Ils avaient publié une critique tout aussi sévères que celle de Galland dans la Bibliotheca librorum novorum, IV, 1699, pp. 367-379, périodique publié à Utrecht. La fin de l'article, p. 379 (il manque la dernière phrase dans la lettre de Du Bos) est encore plus destructrice que les critiques de Galland, puisqu'ils reconnaissent à coup sur le profil de Dante sur l'Améthyste. Or, ils semblent bien devoir cette identification à Du Bos qui l'adressait à son cousin Léonore Foy, abbé de Saint-Hillaire dès l'automne 1698 ou l'hiver 1699. L'anonyme qui a communiqué cette critique dévastatrice ne peut-être que Du Bos, à moins, mais c'est peu probable, que les censeurs d'Utrecht l'aient trouvé d'eux-mêmes. Du Bos, en revanche, ne leur a pas fourni les critiques anonymes de Galland dans sa lettre à Genébrier. Le compte-rendu des deux professeurs d'Utrecht était totalement indépendant de la lettre de Galland et, à une exception près (pp. 374-376, à propos de Potheinos changé par Baudelot en Photinguios ; les remarques sur les couronnes est trop générale pour constituer autre chose qu'un passage obligé d'autant plus que Galland et les recenseurs de la Bibliotheca invoquent des arguments et des auteurs distincts), porte sur des points différents. Il n'y a donc aucun rapport entre ces deux critiques. Sur la lettre de Galland, voir la lettre de Du Bos à Bayle du 26 févier 1699. Claude Deshayes-Gendron (c. 1663-1750) était l'un des médecins attaché à la maison d'Orléans, ami de Thoynard et de Du Bos. Sur les travaux de Du Bos dans le cabinet de médailles de Bruxelles (classement des séries et catalogue), appartenant à Maximilien-Emmanuel de Bavière, voir les lettres suivantes datées de Bruxelles et celle de Du Bos à Graevius du 20 décembre 1699. (fr)  
Remarques de Guy Meyer : Je rappelle qu'El Bizzaro est Jean Foy-Vaillant. Apparemment, Vaillant nourrissait une sorte de jalousie vis-à-vis de Thoynard quant à l'affection de Du Bos à l'égard de ce dernier. Dans la lettre à Graevius, datée du 20 décembre 1699, il évalue la collection à environ deux mille trois cents monnaies. (fr)  +
Remarque de Guy Meyer : Jeanne-Baptiste d'Albert de Luynes, comtesse de Verrue (1670-1736), maîtresse du duc Victor-Amédée II de Savoie s'était enfuie, en octobre 1700, en emportant une importante collection numismatique offerte par son amant dont les monnaies d'or, ou partie d'entre elles, fut achetée par Madame princesse douairière d'Orléans. J'ignore qui est le père Périer, je ne l'ai pas retrouvé parmi les numismates Lyonnais de cette époque. La réponse de Thoynard, datée du 10 août 1701, est publiée dans Denis 1912, p. 178, Lettre 156, avec ce résumé cryptique : « Il [Thoynard] s'engage à examiner une médaille de Titus dans la collection du P. Perier, minime ». (fr)  +

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