Grand document
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C
Lettre de « ce jeudi » : « J’ai l’honneur de vous renvoyer vos médailles, mon Révérendissime : j’en ai trouvé quatre-vingt-sept qui me manquaient, outre l’aureus de Postume, le médaillon de Trajan Dèce, et un autre médaillon qui n’est pas bien conservé. Pour le Gallien, avec la tête de Trajan-Dèce, je l’ai précisément de même, mais d’une fort belle conservation. Je garderai ces médailles, suivant la permission que vous me donnez, et en attendant que je puisse vous en donner d’autres à la place, je vous supplie de recevoir mon Diaduménien, qui me paraît n’être point parmi les vôtres. Je vais dans deux jours à la campagne, où je serai peut-être une douzaine de jours ; à mon retour, j’aurai l’honneur de vous voir et de vous offrir ce qui, parmi mes médailles de bronze, pourrait vous faire plaisir. J’oublie de vous dire qu’outre les médailles que j’ai mises à part, j’en ai encore changé sept ou huit que vous aviez mieux conservées que moi. Si vous n’êtes pas attaché à vos médailles d’argent consulaires et de divinités, je pourrai aussi m’en accommoder de plusieurs, et vous pouvez en revanche, disposer de mon bronze grand et moyen. Je ne vous offre que cela parce qu’il n’est question que de médailles, car il y a déjà longtemps que l’estime et la vénération que je conserve pour vous vous donnent droit, mon Révérendissime, de disposer de moi, qui suis, plus que personne au monde, votre très humble et très obéissant serviteur » (BnF, Fonds français 17712, f° 95r – Broglie 1891, I, p. 120-121). +
Lettre du 16 janvier 1732 (de Paris) : « reçu de 16 000 livres de M. DUVAU pour la vente des « medailles d’or du cabinet de Mr de Maisons dont jay été adjudicataire et que je luy ay cedées » (vendu chez Drouot Digital, 19 novembre 2020, lot 785). +
Lettre du 19 janvier 1732 : Gros de Boze pris comme juge pour l’estimation de la valeur d’une monnaie (Paris, BnF, 2 AMC 22 ; Sarmant 1994, p. 123, note 84, 2003, p. 177, note 4). +
-Lettre du 26 octobre 1732 ( ?) : « On ne peut être plus touché que je le suis, Monsieur, de l’amitié que vous me témoignez par votre lettre d’hier. J’avais oublié l valeur et vous avez bien voulu vous en souvenir pour moi. C’est une obligation dont je ne puis assez vous témoigner ma reconnaissance. En vérité le prix d’un louis d’or que demande actuellement le possesseur de ce médaillon ne me convient pas quoi qu’il fut bien moins déraisonnable que le premier qu’il demandait. J’ai dit en un mot ce que j’en pouvais donner et comme je ne m’( ?) point à faire de bons marchés, mais seulement à ne pas payer les choses beaucoup plus qu’elles ne valent, je n’ai rien à ajouter à ma première offr, sinon que je ne connais personne qui en fasse ici une pareille. Je me suis fait une loi depuis longtemps de n’offrir jamais en dessous de ce que je voulais donner, mais en même temps je ne puis jamais renchéri sur ma première offre à moins qu’on ne me fit voir que je me suis trompé car je ne me crois pas infaillible. Ou en ce cas j’ai enquêté et personne n’a poussé la valeur si haut que moi, c’est pourquoi je ne puis en donner que les .. que j’en ai offert. Mais indépendamment de cela, Monsieur, je sens combien je vous suis redevable de cette attention, je vous en demande la continuation en vous assurant des sentiments pleins d’estime avec lsquels je suis Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur. L’abbé de Rothelin » (Aristophil, Drouot, 20 nov. 2019, lot 761) +
Lettre sans date ( ?) : s’intéresse à l’acquisition du cabinet du président de Pontcarré ; à propos du médaillier de Le Bret après sa mort : « Je serais charmé de pouvoir examiner à loisir la fameuse collection de M. Le Bret. Quelque soit le dessein de celui qui la possède aujourd’hui, je l’approuve d’avance, pourvu qu’il ne soit point à faire passer son trésor en pays étranger. D’ailleurs, j’ai peine à croire qu’il y trouva des marchands, car je n’en connais ni en Angleterre, ni en Hollande et le nombre des curieux est même si diminué en France que je ne sais s’il serait fort aisé d’y vendre un cabinet si considérable, en cas que le roi n’en fit point l’acquisition » (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 32 ; Sarmant 2003, p. 201, note 33 et p. 202, note 38). +
Lettre du « 26 mars » ( ?) : « Apparemment que les jésuites de Tournon voudraient vendre ce cabinet, car sans cela se serait une dépense superflue de faire imprimer un catalogue qui ne contient rien de singulier. Comme je sais la difficulté de rammasser du rare, je suis moins étonné quun autre de n’en point trouver dans une collection que le hasard seul a formée » (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 28 ; Sarmant 2003, p. 201, note 31). +
Lettre du 1 avril 1729 ( ?) : a reçu un exemplaire de l’uvrage du P. Panel sur les cistophores (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 6 ; Sarmant 2003, p. 256, note 91). +
-Lettre du 22 ou 28 juillet 1729 (de Paris) :« Un Italien (Sterbini) vint ici il y a quelques mois bien garni de médailles. Il en vendit beaucoup à Paris et fort cher et passa ensuite en Angleterre. Je ne sais s’il n’a point menti à son retour, mais il prétendait s’être défait à Londres à un prix très considérable de plusieurs pièces fausses que nous avions à peine regardées ici. Je connais les prix de Rome. Ils sont toujours excessifs, mais ce n’est pas le plus grand onconvénient. Le faux s’y débite avec une effronterie sans pareille et, pour peu qu’on forme le moindre doute, questa medaglia, disent-ils, è vera come la religione christiana. Pour peu que la médaille soit belle, elle est d’una stravagante bellezza. Il n’en faut pas davanrage pour tourner la tête à un Français » ; confesse avoir été obigé de se « réduire à l’argent seul », dont il possède plus de 3.500 monnaies en ce métal « depuis Pompée jusqu’à Héraclius » ; possède le deuxième cabinet de France après celui du roi, a profité des arrivages du Levant et des trouvalles de Provence ; sur Cardin Le Bret : « Ce magistrat a sur nous l’avantage d’être dans un pays où la terre lui fournit ce qui ne vient chez nous qu’avec peine. D’ailleurs, le commerce de Marseille avec le Levant lui procure encore plus de singularités » ; à propos du projet d’ouvrage de Panel : « Je crois encore que les catalogues ne suffisent pas pour une besogne de cette espèce. Il faut voir les médailles et c’est ce que le P. Panel ne peut faire, à moins qu’il ne voyage en France et en Italie » (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 22 ; Sarmant 2003, p. 200, note 24 et p. 202, note 35, p. 271, note 17, p. 290, note 91).
-Lettre du 28 juillet 1729 (de Paris): "Je crois encore que les catalogues ne suffisent point pour une besogne de cette espèce; il faut voir les médailles et c'est ce que le Père Panel ne peut faire à moins qu'il ne voyage en France ou en Italie" (Avignon, Bibliothèque municipale, ms. 2374, f° 178r; Guillemain 2022, p. 88, note 65).
Lettre du 30 novembre 1731 (?) : « La mort de M. le marquis de Maisons, que je ne puis assez regretter, fait déjà grand tort à Paris pour la recherche des antiquités » (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 27 ; Sarmant 2003, p. 160-161, note 36). +
Lettre du 11 février 1732 ( ?) : « J’ai si bien fait, Monsieur, que le trésor de M. de Maisons n’est point sorti de Paris ; je lai acquis en entier, quoique je n’ai jamais eu le dessein d’en garder que la plus médiocre partie ; tout est dispersé parmi les curieux de notre ville et j’ai cru faire un acte de bon citoyen d’empêcher que ces richesses ne passassent en pays étranger » (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 2-3 ; Sarmant 2003, p. 158, note 21). +
Lettre du 25 février 1732 ( ?) : « Il n’y a plus de curieux dans les pays étrangers et l’Angleterre même n’en fournit plus. Je le sais positivement par les recherches inutiles que j’ai faites moi-même pour un de mes amis. Nous verrons s’il n’en naîtra pas quelque nouveau » (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 4 ; Sarmant 2003, p. 294, note 114). +
Lettre du 18 avril 1732 (?) : « Le marquis Maffei est sur son départ, mais je n’ai point ouï dire que ce fut pour l’Angleterre. Il me semble que ce long séjour qu’il a fait ici ne lui a pas donné meilleur idée de nous qu’il ne l’avait en arrivant, mais lui a ôté l’envie de nous donner les ouvrages qu’il préparait. Je vous prie que cela soit entre nous » (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 7 ; Sarmant 2003, p. 291, note 98). +
Lettre du 27 avril 1732 ( ?) : » J’ai vu ici Monsieur le marquis Maffei ; j’ai causé avec lui et il m’a paru plein de feu, d’esprit et de savoir. Il y a tant de choses à voir à Paris qu’un étranger court du matin au soir et qu’on ne le possède guère « (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 11 ; Sarmant 2003, p. 291, note 99). +
Lettre du 7 mai 1732 ( ?) : sur Labat marchand lyonnais de soie qui fait le rabatteur pour les collectionneurs de monnaies : « M. Labat travaille autant pour les médailles que pour son commerce ; je crois bien qu’en cas de concurrence, il préférerait ce dernier objet, mais il vaque aux deux en même temps et à encore du temps de reste » (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 14 ; Sarmant 2003, p. 204, note 74). +
Lettre du 10 avril 1733 ( ?) : « L’entreprise de Gessner est bien considérable, surtout si cet homme n’est jamais sorti de son pays. Je ne suis point étonné que ce recueil contienne cinq volumes in-folio, mais j’ai peine à croire que les cabinets de Paris, sans compter les autres, ne soient pas en état de lui fournir un volume de plus. Mon cabinet seul, en cas qu’il ne connaisse les médailles que par les livres, lui en fournirait plus de trois mille. Les autres inconvénients que vous remarquez sont sans nombre, cependant il faut attendre et, si tout n’est pas bon dans cet ouvrage, il y aura toujours du nouveau et du singulier » (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 9 ; Sarmant 2003, p. 253, note 44). +
Lettre du 23 octobre 1734 (de ?) : « Tous les amateurs de l’antiquité gémissent de la mort de Mr Le Bret. Je ne sais ce que son immense collection pourra deveni, car on dit que ses enfants ne sont nullement dans ce goût » (Paris, BnF, Mss. N. acq. Fra. 4384, f° 42 ; Sarmant 2003, p. 202, note 40). +
Lettre du 2 janvier 1735 (de ?): « Je désire infiniment que les enfants de M. Le Bret gardent son médaillier » (Paris, BnF, Mss. N. acq. Fra. 4384, f° 44 ; Sarmant 2003, p. 202, note 40). +
Lettre du 25 février 1735 ( ?) : sur le cabinet Le Bret : « Je savais déjà l’arrivée de ce trésor à Paris, mais j’ai peine à croire que les héritiers trouvent à s’en défaire à moins que le roi n’en fasse l’emplette » (Paris, BnF, Mss. N. acq. Fra. 4384, f° 4 ; Sarmant 2003, p. 202, note 38). +
Lettre du 1 mars 1735 (de Paris) : il discute la lecture d’une légende d’une médaille du Cabinet du roi, mal lue selon lui par Vaillant (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 35 ; Sarmant 2003, p. 127, note 80, p. 201, note 28). +
Lettre du 14 octobre 1735 ( ?) : « Le cabinet de M. Le Bret, auquel, dit-on, on va travailler pour le mettre en état d’être vendu, nous forunira des choses plus singulières, mais trouvera-t-on des acquéreurs, c’est ce que j’ai peine à imaginer » ; sur le père Panel « Il a de l’érudition, sans doute, mais j’ai peur qu’il n’aime trop à la montrer, et c’est cette raison peut-être qui lui fait embrasser des systèmes singuliers qui, malgré le grand savoir de leur premier père (nb : Hardouin), sont restés après lui sans partisans. Tant il est vrai que l’homme est né pour abuser des meilleures choses : le désir de se faire un nom, quand il reste dans ses justes bornes, devient un encouragement pour l’étude ; quand il passe les bornes présentes, il mène aux choses singulières et bizarres, d’où jusqu’à l’extravagance, il n’y a qu’un pas « (Paris, BnF, Mss. N. ac. Fran. 4384, f° 46 ; Sarmant 2003, p. 139, note 161 et p. 202, note 38). +