Grand document
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E
-Lettre du 16 février 1786 (de Paris): (Wien, KHM, MK Archiv V, n° 40; Missere Fontana 2022, p. 533, note 81) +
-Lettre du 26 juillet 1786 (de Marseille): en français (Wien, KHM, MK Archiv V, n° 53; Missere Fontana 2022, p. 533, note 81) +
-Lettre du 22 mars 1787 (de ?): J’ay continuellement auprès de mon lit vos dissertations sur les med(ai)lles anecdotes que vous aves publié il y a quelques années [i.e. Eckhel 1775], et je ne me couche jamais sans en avoir lu plusieurs pages, je suis plus instruit par ce seul volume que par nombre de grand in fol[i]os qui traitent des med[ai]lles je suis assuré de n’être plus ignorant quand j’aurai lu tous vos ouvrages. (Wien, KHM, MK Archiv V, 42, f. 1r; Williams 2022, p. 265, note 171) +
Lettre du 20 novembre 1787 (de Salonique): (Wien, KHM, MK Archiv V, f° 43; Missere Fontana 2022, p. 535, note 113, 549, note 280) +
-Lettre du 2 janvier 1795: “j’ay été obligé de faire deux voyages a Const(antino)ple ou j’ay acheté il y a deux ans la collection du feu comte Kotzi ‒ connu sous le nom d’Osman Bey”; "“Je dois vous prevenir que dans la collection du feu Osman Bey j’ay trouve toutes ou presque toutes les medailles publiées par l’Abbe Sestini & que la plûpart sont fausses, c’est a dire retouchées au burin, & que je n’ai pu assés m’entonner que M. l’Abbe Sestini ait pu être sa dupe. Je vous donnerai quand vous le voudres la description de ces medailles fausses, & un detail sur les monoyes primitives qui ont servi a cette falsification"; "Je dois vous prevenir aussi que vous avés un Pausanias dans le Cabinet Imperial voyes dans votre catalogue pl. VI no 10. J’en ai trois differents dans ma collection ainsi que 2 Europus" (Wien, KHM, MK Archiv V, 44; Missere Fontana 2022, p. 533, note 81, p. 534, note 102, 549, note 280). +
-Lettre du 2 juin 1795: en français (Wien, KHM, MK Archiv V) +
-Lettre du 2 novembre 1795: “Par tout ce que j’ay l’honneur de vous dire vous pourrés comprendre que ma collection n’est pas souillée par de fausses medailles et que j’ay bien appris a les connoitre. Mais je crains bien qu’il n’en soit pas de meme de la collection de M(onsieur) Ainslie, car outre les trocs que M(onsieur) Sestini peut avoir fait avec le Bey qui residoit a Const(antino)ple il est a craindre que ce dernier par des emissaires grecs ou armeniens n’ait fait acheter à l’ex ambassadeur beaucoup de piéces retouchées proprement, et qui auront paru d’autant moins suspectes qu’elles avoient l’air de venir directement des lieux ou on les trouve”; "Je n’ai pas oublié ce que vous desirés de moy au sujet des medailles publiées par M. l’abbé Sestini ce sera mon premier ouvrage & vous pouvés compter que vous l’aurés bientot. M. Sestini qui se trouve actuellement en Allemagne & dont je n’avois pas de nouvelles depuis longtems, m’a ecrit au sujet de votre ouvrage. Sachant que j’avois acheté la collection de feu Osman Bey, il invoque la verité il me fait son juge entre vous & lui, je lui temoigne par ce courrier le regret que j’ay d’être sollicité à cet egard de deux cotes mais que je dois a cette meme verité un catalogue ou tout ce qu’il a publié de faux sera inseré"; "“Quand M. Sestini a ete induit a erreur, il n’avoit pas sous les yeux les 3 ou 400 medailles refaites au burin que j’ay trouvees dans cette impure collection, elles m’ont servi a me familiariser avec le burin, qui ne cessoit de faire le memes lettres. Je dois dire aussi qu’il y a parmi ces medailles fausses des pieces tres adroitement reparées, & je crois qu’un grand nombre passeroit dans beaucoup de cabinet. M. Sestini auroit mieux fait de ne publier que les medailles du cabinet de M. Ainslie, qui au reste lui a scu mauvais gré de ce melange. Si j’avois suivi le gout de M. Sestini, son ouvrage seroit aussi farsi des medailles de mon cabinet. Ma complaisance a eu des bornes puisque je me suis appercu que non seulement les medailles seroient partiellement publiées mais mes propres observations"; "M. Sestini sera donc bientôt instruit qu’il a tort & que retractation vaut mieux qu’obstination. Je lui temoigne des regrets qui sont bien sinceres, il est instruit il connoit bien les medailles, & pendant les deux sejours qu’il a fait a Salonique il a donne un bon coup de main a mon catalogue mais encore il m’a beaucoup renforcé..." "catalogue des medailles legitimes publiées par M. Sestini”, che “fait le pendant de celuy que vous desirés de ses medailles fausses qui exigent quelque raisonnement. Ces deux catalogues sont prets mais n’ayant pas le tems de les copier je suis force d’en renvoyer l’expedition par le prochain courrier je m’engage a ne pas aller plus loin, & de servir votre empressement”. Sestini si era “laisse aller a son entousiasme” davanti a una parte di monete che Cousinéry – avendo osservato e selezionato 300–400 pezzi – credeva di una sola mano, Bey “lui même faisoit ce travail rééllement penible et de longue halene” (Wien, KHM, MK Archiv V, 46, ff. 2r-2v ; Williams 2019; Missere Fontana 2022, p. 535, note 106, 536, notes 123, 125-126, 537, notes 130-131).
-Lettre du 2 décembre 1795: “celle de Vitellius d’Ilium qui en est le chef d’oeuvre” ; “Le pretendu Vitellius, c’est la seule medaille fausse que j’aye trouvee double, elle vous donnera une idée du genre de falsification qui a mis M(onsieur) Sestini dans les excès de la credulité. Je dirai seulement pour le justifier que la medaille de Vitellius qu’il a vue n’est pas celle que je vous envois, et qu’elle mieux travaillée”; "Comme je ne puis sçavoir le dégré de publicité que vous
pouvés donner au catalogue que vous avés souhaité d’avoir de ma part, je suis bien aise de le faire suivre de ma justification, pour ce qui regarde personnellement M. Sestini qui trop credule n’a pas laisse que de bien meriter des lettres en publiant des découvertes interessantes pour la numismatique. Je desire qu’il sache les raisons que j’ay eues de dénoncer les erreurs dans les quelles il est tombé, & de plus qu’il connoisse les titres que j’ay pour le prouver jusqu’a entiere conviction. M. Sestini a été plusieurs fois mon hote & je lui dois beaucoup pour les lumieres qu’il a rependues sur mes études, & pour les soins
qu’il m’a accordés à la rédaction de mon premier catalogue" (Wien, KHM, MK Archiv V, 47b, f. 1v ; Williams 2019, p. 375-376, note 71; Missere Fontana 2022, p. 535, note 109 and 115, 537, note 137). +
-Lettre du 17 décembre 1795 (de Smyrne): “seul mon cabinet me les fournit quant au nom du pretendu preteur Evarestus vous verrés dans mon catalogue qu’il est comme les autres magistrats de Tralles c’est-a-dire scriba” (Wien, KHM, MK Archiv V, f° 48; Missere Fontana 2022, p. 538, note 143, 560, note 404) +
-Lettre du 15 janvier 1796: l’entusiasmo ritardò altre note sui falsi “J’ay la meme que celle publiée par Pellerin, elle a ete trouvé prez de Smyrne, & M. Rostan
en a une autre qu’il a achetée à Scio dernierement lorsque nous nous y trouvions ensemble […]. Il me semble que la medaille de Pellerin & les deux que je cite representent un sujet relatif au culte que les Erythréens d’Ionie rendoient a Hercule […]. Quoiqu’il en soit de ma façon de considerer le sujet de cette medaille, je ne dois pas moins vous observer que celle de M. Rostan & la mienne ont ete trouvees aux environs d’Erythree d’Ionie” (Wien, KHM, MK Archiv V, f° 49; Missere Fontana 2022, p. 537, note 134, 561, note 415, 565, note 456) +
-Lettre du 2 juin 1796 (de Smyrne): « [f. 1r] Monsieur, Lorsque vous m’avés temoigné le désir d’avoir mon opinion sur les médailles de la collection d’O(sman) B(ey) que j’ai achetées il y a environ trois années et que M(onsieur) L’Abbé Sestini avoit publiées parmi les medailles rares de la collection de M(onsieur) Ainslie, vous avés invoqué la verité pour réunir plus de moyens de purger l’étude de la numismatique de tout ce qui la rendoit obscure & pénible, ainsi que vous le faites avec tant de succès. Nulle considération ne pouvoit m’empêcher de me rendre à vos instances; mais en vous dénonçant un nouveau Golzius, je dois à M(onsieur) L’Abbé Sestini la justice d’avouer que j’ai eu plus d’avantages que lui dans l’inspection des médailles du cabinet dont il s’agit: Je pourrois même vanter les connoissances de cet auteur, si son ouvrage que vous cités souvent avec éloge n’en étoit une preuve. Ce n’est en effet que par dégres que je suis parvenu à connoitre la maniere du faussaire: diverses médailles latines d’argent de sa collection très maladroitement refaites au burin et que je conserve, ont déterminé mes soupçons. De là mes doutes sur l’intégrité de nombre de piéces en bronze, soit grecques, soit latines. J’ai réuni toutes les suspectes, & c’est à force de comparaisons et de soins que j’ai pu épurer ma propre collection du facheux supplément qui s’y étoit introduit. Le nombre de ces médailles toutes refaites, s’est monté à près de deux-cents cinquante; c’est le fruit d’un travail presque inconcevable. Les lettres y ont toujours la même forme, souvent inégales, tantôt trop lâches, tantôt trop serrées, rarement [f. 1v] conservées sur la ligne horisontale, enfin c’est toujours l’effet du burin & non du coin. Mes observations ont aussi porte sur le vernis qui a été employé partout où le burin a travaillé, soit sur le profil des têtes, soit sur les légendes. Ce vernis est d’un verd pâle & aisé à enlever. Je me suis aussi apperçu que sur certaines piéces l’eau forte a eté employée, et qu’elle a laissé un grain qui démasque la main du faussaire; je suis enfin parvenu à distinguer ses progrès dans l’art de métamorphoser les médailles communes en médailles rares, jusqu’à celle de Vitellius d’Ilium qui en est le chef d’oeuvre. Il est donc aisé de justifier M(onsieu)r L’Abbé Sestini, par la lenteur que j’ay mise à mes découvertes en ce genre, et par la multiplicité de mes moyens de comparaison. Vous scavés, Monsieur, que nombre de sçavants ont eté jettés souvent dans l’erreur par d’habiles faussaires. M(onsieu)r Sestini a pu d’autant moins éviter le piége qui étoit tendu à sa curiosité, qu’il étoit plus éloigné des lieux où l’on fait métier de falsifier le travail des anciens, et qu’il imaginoit qu’Osman Bey, résidant parfois dans l’Asie, y avoit fait emplette de toutes les médailles qu’il lui montroit bien rangées dans des tablettes. Il est à ma connoissance qu’O(sman) B(ey) s’est joué de la crédulité de diverses personnes, et j’ay lieu de croire que pendant le séjour qu’il faisoit de tems en tems à Constant(ino)ple il a vendu indirectement des piéces fausses, qui peuvent s’être glissées dans la collection de M(onsieu)r Ainslie. J’ay examine derniérement dans cette capitale une collection entreprise depuis peu de tems, et j’y ai trouvé des médailles [f. 2r] qui sont décidément de la même main. »; “Je ne connois pas le 5me volume des ouvrages de M. Sestini” e avvertiva: “A propos de l’abbe Sestini je ne sçais si vous etes instruit de la prochaine apparition d’un nouvel ouvrage de sa part voici comment il s’exprime avec une personne qui m’a communiqué sa lettre. ‘Travaglio a un sistema numismatico appogiato da molte medaglie da me ritrovate. Nella prefazione facio molti eloggi dovuti meritamente p[er] quel mercante inglese che ha nome Ainslie e che disse una volta che era delitto de lesa maesta di ragionare sopra le medaglie della collezione Ainsliana". Voilà donc des petits projets de vangeance car il faut que vous sachies qu’après 12 années de fatigues & de soins M. Sestini est sorti de chez M. Ainslie aussi pauvre qu’il y etoit entré & accusé sans preuves d’être un fripon. Quant a moy je dois lui rendre justice, il m’a toujours paru fort honnete [...]. Il y a apparence que ce nouveau sisteme attaquera le votre, je ne concois pas comment il pourra s’en tirer. Je lui connois de la facilité à dechifrer mais il cede souvent a son entousiasme & ses dissertations sont peu profondes comme vous l’avés deja sans doute bien remarque, nous lui devons quelques bonnes restitutions"; “nous lui devons quelques bonnes restitutions, & je vous avoue que j’ay vu avec peine que vous lui contesties celle des medailles de Sicione” ; “Dans la premiere qui est celle d’Erythree M. Sestini avoit cru lire ΦΕΡ, mais comme l’iota manque, il avoit pris le Θ pour un Φ & je n’ai ete detrompe qu’après avoir vu celle de M. Rostan qui est bien conservée” (Wien, KHM, MK Archiv V, f° 50-51 ; Williams 2019; Missere Fontana 2022, p. 532, note 77 and 79, p. 533, note 86, 535, note 105, 536, note 117, 537, note 138, 538, note 139, 141-142, 549, note 271, 561, note 412-413)
-Lettre du 17 juin 1796: en français (Wien, KHM, MK Archiv V) +
-Lettre du 2 novembre 1796: “Quand M(onsieur) Sestini a ete induit a erreur, il n’avoit pas sous les yeux les 3 ou 400 medailles refaites au burin que j’ay trouvees dans cette impure collection” (Vienna, KHM, MK Archiv V, 46, f. 1v; Williams 2019). +
-Lettre du 15 novembre 1796 (de Smyrne): il 15 novembre 1796 Cousinéry chiedeva notizie, ma Eckhel non scriveva. Cousinéry "voir les ruines de Sicyone, ou j’ay fait une asses bonne recolte de medailles d’argent & de cuivre de cette ville, le site m’a peut être indique le motif du tipe du pigeon (Wien, KHM, MK Archiv V, n° 53; Missere Fontana 2022, p. 533, notes 81 and 83, 559, note 365) +
-Lettre du 30 décembre 1796 (de Smyrne): Il 30 dicembre Cousinéry inviava monete e riflessioni formulate “sur les lieux” "Quel qu’en soit le motif il paroit que toutes ces medailles sur les quelles il y a diversité d’opinion sont justement revendiquées par la celebre ville de Sicyone" (Wien, KHM, MK Archiv V, n° 54; Missere Fontana 2022, p. 533, note 84, note 386). +
-Lettre du 2 avril 1797 (de Smyrne): Cousinéry insisteva a credere autentica la moneta (Wien, KHM, MK Archiv V, f° 55; Missere Fontana 2022, p. 536, note 117) +
-Lettre du 11 jan. 1794 (de Smyrne) : sur le premier monnayage d’Athènes : «Ne ralentissez pas vos soins pour perfectionner notre collection athénienne. La mienne vous appartient. Nous en donnerons le dessin. Mais il serait bien essentiel de mettre en tête les premières médailles d’argent, celles avec le masque scénique et l’aire en creux au revers, celles représentant des animaux, des roues, etc. J’ai eu toutes ces médailles, je n’en connaissais pas le mérite et M. l’Abbé Barthélemy en a dépouillé ma collection. La perte n’est peut-être pas sans ressource. J’ai encore deux masques scéniques et les deux roues que vous m’avez envoyées. Si vous tenez les orfèvres en haleine et que vous les ayez pour vous, vous verrez peu à peu sortir de la terre ces premières médailles d’Athènes que je regarde comme très intéressantes » (Paris, Bibliothèque nationale de France, Ms. Français 22783, fol. 211 ; Nicolet-Pierre 19897, p. 211). +
-Lettre du 27 jan.1794 (de Smyrne) : sur les premier monnayage d’Athènes : « Il faut que vous sachiez aussi que l’on trouve à Athènes les premières médailles d’argent sans lettres frappées par les Athéniens dans le temps où l’art de frapper les monnaies était encore dans l’enfance. Ces médailles représentent une roue, un masque scénique, la partie antérieure d’un loup, d’un cheval etc. Ces médailles sont intéressantes … » (Paris, Bibliothèque nationale de France, Ms. Français 22783, fol. 253 ; Nicolet-Pierre 19897, p. 211). +
-Lettre du 30 juin 1794 (de Smyrne) : « Je ne vous envoie encore aucune médaille, j’attends que vous répondiez à la proposition que je vais vous faire, vous savez que je suis à la veille de tirer parti de ma collection et que je fais des efforts pour la pousser aussi loin que je pourrai d’ici au mois de septembre, époque à laquelle il faut que mon catalogue soit fini »… «J’ai besoin de vos médailles, voici l’offre que je puis vous faire à présent. Je vous donnerai 1 P(iastre) à chaque pièce en bronze que je choisirai pour ma grande collection et 20 paras de toutes les pièces doubles que je réserverai pour ma seconde collection c’est-à-dire l’augmentation de mes doubles. J’ai besoin de votre petite collection pour faire nombre, dans un autre temps je ne pourrais pas vous en offrir ce prix ni personne peut-être, vous sentez qu’une collection partielle de tel ou tel pays n’a pas une valeur bien certaine ni bien haute. Quant aux médailles d’argent et d’or, nous serons bientôt d’accord, reposez-vous en sur ma bonne foi et ma délicatesse ; les petites, les plus ordinaires vaudront toujours 60 paras, et les médaillons depuis 4 P. jusqu’à 6, ainsi je crois que vous ne pourriez dans aucun cas les placer mieux que dans ce moment où j’en ai besoin. Faites tous vos efforts pour augmenter le nombre de toutes vos médailles et envoyez-moi le tout bien compté ; vous sentez que je ne prendrai pas tout puisque les Mégare et les Athènes sont communes même dans mes deux collections, comme vous en avez un grand nombre de pièces que je n’ai pas, ce que je prendrai formera une somme que je vous ferai payer tout de suite par le bazeian Bachi du Pacha de Tripolitsa, qui est tout à moi…» (Paris, Bibliothèque nationale de France, Ms. Français 22783, fol. 220 ; Nicolet-Pierre 19897, p. 213). +
-Lettre du 12 oct. 1794 : « Vous m’avez enfin envoyé des médailles d’Athènes qui ne sont pas encore publiées ; que je sache vous en trouverez d’autres. Soyez attantif aux médailles qui ont la roue et les têtes d’animaux et d’autres types sur des carrés. J’en avais de très belles qu’un orfèvre d’Athènes m’avait vendues. L’abbé Barthélemy a eu le secret de me les enlever en me contrariant sur l’explication de ces médailles, il a profité de l’avis dans son Anacharsis et comme bien pensez il ne m’a pas fait l’honneur de me nommer. Il fait entendre que ces médailles sont du temps de Périclès. On peut en trouver puisque vous en avez déjà eu deux. Vous en trouverez de plus intéressantes. Les Athéniens avant de se fixer à ce genre de monnaie varièrent beaucoup le type de médailles d’argent, ils commencèrent par les animaux qui donnaient lieu à des chasses ou des héros se distinguaient par leur adresse. Leurs monnaies d’argent prirent enfin un mode qui ne varia plus de sorte qu’après Périclès ce ne fut que sur les médailles de bronze qu’on représenta les événements, les héros et les dieux »… « Caressez, je vous prie, les orfèvres d’Athènes. Il faut que nous découvrions d’autres monnaies à la roue et surtout des médaillons, il y en a avec la partie antérieure d’un chien ou d’un loup de face, il y en a qui représentent la partie antérieure d’un cheval vu de côté, il y en a d’autres qui représentent le masque scénique dont on se servait du temps de Périclès, etc. Vous sentez que de si loin on ne trouve pas souvent des témoins de ce qui se faisait » (Paris, Bibliothèque nationale de France, Ms. Français 22783, fol. 222-227 ; Nicolet-Pierre 1987, p. 211-212). +