Grand document
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F
Probably the list referred to by Futter in a letter to John Marsham, [[Henry Futter - John Marsham - 1665-06-19|19 June 1665]]. 'It is entitled ‘Inscriptions upon the Reverses of Medalls’, and looks very much like Futter’s handwriting. Many of the 123 inscriptions, presumably implying 123 coins, look like the sort of inscriptions one would find on the reverses of imperial denarii or, in some cases, late Roman bronzes (''Spes Republicae, Securitas Reipublicae, Beata Tranquillitas'', etc.), while others are inscriptions from Roman provincial coins. Some of them have been underlined and numbered, and both the numbers and the inscriptions correspond to another, shorter, list in Marsham’s handwriting and annotated ‘In Mr Newman’s note, sent by H. Futter’. This list has 31 coins, starting with one of Cos, but the rest are Roman provincial, the majority (27) coming principally from ancient Syria, Mesopotamia or Judaea. The coins are not further described, but are referred to only by their reverse inscriptions, meaning that precise identifications are not now possible. Thirteen of them, however, were marked with a small horizontal line, as if being of greater interest, and the inscriptions of several of the thirteen match some of the coins included in Marsham’s [[Marsham, John - Numismata quaedam ex musaeo I.M. nondum edita|''nondum edita'']].' (Burnett 2020b, p. 559) +
Lettre du 21 août 1730 (de Marseille) : « Je suis ici depuis quelques jours et j’ai reçu le Domus ( ?) que vous avez eu la bonté de m’envoyer, il n’est pas très beau je l’ai pourtant mis dans ma suite, elle-même pas assez brillante pour ne pouvoir comporter pareille défectuosité. Il est pourtant vrai de dire qu’il me paraissait que mon Septimius ( ?) devoir me procurer quelque chose de mieux et j’espère que vous vous souviendrai de cette réflexion au premier marché que nous faisons. Je suis fâché de n’avoir pas su que les Didia vous faisait encore plaisir ; je vous l’avais gardée mais elle n’est plus à ma disposition, je l’ai cédée à un ( ?) qui en est bien content et qui en fait plus de cas que je n’en faisais lorsque je vous la proposais. J’ai trouvé dans un envoi trois médailles communes du bas empire en or que j’ai déjà à quelques petites différences près ; je ne m’en suis pourtant pas accomodé parce qu’elles sont / trop chères. Les voici (description de monnaies d’Anastase, de Justinien : 2 ex.). On veut avoir 20 livres pièce les deux premières et 6 livres de la 3ème, (si vous) en êtes curieux j’en ferai l’emplette pour vous. Voici deux autres médailles commune du bas empire qui m’appartiennent : (Constantin et Honorius). S’il se trouvait dans ces médailles quelques différences vous intéressant, elles sont ( ?) à votre service. Mr Gravier m’a communiqué la lettre que vous lui avez remises ( ?) que vous avez reçu depuis quelques jours sa réponse car il m’a promis qu’il / écrira. Je vous prie de faire mes compliments à Mr Génébrier et de lui dire que lorsque je serai un peu plus en ordre je lui enverrai le dessin de Marsias ( ?). Je vous serai bien obligé si vous voulez me faire par là vos (doutes ?), j’aurai également attention à vous annoncer ce qui me parviendra mais ce pays n’est guère ( ?) des médailles d’or ; il me serait bien doux d’avoir souvent des occasions de vous témoigner combien je suis touché de toutes vos politesses, j’espère que j’aurai quelque jour le moyen de vous en marquer ma reconnaissance et de vous montrer avec quelle considération je suis Monsieur… » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 117r et v et 118r [en ligne sur Gallica]).
Lettre du 29 sept. 1730 (de Marseille) : « Je vous félicite de bon cœur, Monsieur, des médailles d’or de ( ?) dont vous avez fait l’acquisition et je suis charmé d’avoir été l’occasion de votre marché, sans y avoir contribué, mais où avoir beaucoup fait d’avoir remis l’envie que j’avais d’avoir ces médailles au plaisir de les voir partir chez vous et au souvenir de vos politesses à mon égard. Mr Gravier m’avait fait le plaisir de m’en accommoder, mais comme il vous avait déjà fait réponse lorsque je lui ai parlé, je ne voulais point profiter de mes avantages et j’espère que vous me tiendrai compte du sacrifice que je vous ai fait, ( ?). Je vous envoie ci-inclus deux médailles d’or une de Justinien et l’autre de Constantin. J’ai acheté la 1ère et quoique vous m’ayez marqué de n’en donner que 16 livres, j’en ai payé 18 livres parce que celui qui l’avait n’a jamais voulu la donner à moins, si elle ne vous convient point vous pouvez me la renvoyer et si vous la retenez, ce sera à compte de ce que je vous dois que j’espère vous payer en médailles / d’or suivant les occasions que j’aurai d’en acheter et ( ?) que vous aurez la bonté de marquer au dos de mon billet les ( ?)tions que j’y ferai de temps en temps. Le Constantin en dem( ?) suite ainsi je serai très aise de remplir la lacune que ce départ y laisse, et vous me ferez plaisir de m’envoyer encore quelques-unes des médailles que je vous marquerez après et que je choisis dans vos doubles : Tibère vs un quadrige /Néron vs Vesta Templum/ Domitien vs COS. V. un Sarmate à genoux / Faustine M. voilée vs Aeternitas / Faustine f. vs Concordia. Ces cinq médailles sont les seules de votre note qui me manquent en ne comptant pas celles que je crois moulées comme le ( ?) de M. Gravier, la , la ( ?). Je recevrai pour moi avec la Constance celle de ces 5 que vous voudrez m’envoyer ; si celle que je me destinais vous paraît valoir mieux que ma ( ?) je vous prie de vous souvenir que la Drusus que vous m’avez donné pour mon Artémis ( ?) n’en ( ?) beau et que / je l’estime moins que la médaille qu’il vous a procuré. J’ai dit à mon ami que vous ne voulez donc vos médailles consulaires que pour un prix en or et qu’il tâche bien avoir quelqu’une, ainsi ces médailles sont toujours ( ?) jusqu’à nouvel ordre de sa part ou de la vôtre. J’ai dans mon bas empire en or un Romanus Diogenes, c’est celui qu’en a la planche de la 748e page du P. Bandury (sic !), vol. 2e, N° 2 à quelques différences près. Si cette médaille vous fait plaisir quoique je ne l’ai pas double, je m’en désaisirai volontiers en votre faveur, mais il faudra que vous ayez la bonté de m’accomoder pour cela d’un de vos médaillons d’argent, celui de Trajan avec les 4 enseignes militaires n’a rien d’extraordinaire, si vous vouliez avoir la bonté de me l’envoyer, je vous enverrai en réponse mon Romanus qui est très bien conservé. J’ai l’honneur … » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 114r et v et 115 [en ligne sur Gallica]).
Lettre du 5 oct. 1733 (de Marseille) : sur des échanges et des achats : Pertinax, Phocas ; les événements le forcent à renoncer à un voyage en Italie (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 22r et v [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 6 nov. 1730 (de Marseille) : « Je vous ai envoyé, Monsieur, il y a bien des jours les deux médailles d’or que vous m’avez demandé de Justinien et de Constance, cependant vous ne m’avez point marqué les avoir reçues ; je suis un peu en peine et je le serais davantage si je n’avais pris la précaution d’en faire charger le registre du directeur de notre bureau. Je sais qu’au moyen de cette formalité les lettres sont reçues exactement et je ne doute point que la mienne ne vous sois parvenue, quelques affaires ne vous auront pas permis de m’en accuser la réception et vous aurez sans doute des nouvelles incessamment. J’ai acquis depuis peu quelques médailles d’or entre autres : un Maxianus et un Gallienus. J’ai l’honneur d’être … » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 111r [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 23 nov. 1730 (de Marseille) : « J’ai reçu, Monsieur, à la campagne où je suis depuis quelques jours et que je ne quitterai que la semaine prochaine, les deux lettres que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire et le médaillon de Trajan que vous avez eu la bonté de m’envoyer. J’aurai attendu pour vous en accuser la réception d’être en ville et à portée de vous envoyer la Romanus Diognes que je vous ai envoyé, mais je craignais que vous ne ( ?)ez à peine du sort de ce Trajan et de la méd. d’or de Faustine pour laquelle je vous fais mes remerciements. Votre médaillon est en bien mauvais état. Je ne sais si je pourrai en faire l’usage auquel je le destinais. Dès que j’aurai quitté la campagne j’aurai l’honneur de vous écrire plus amplement sur les divers articles de vos deux lettres, cependant je vous prie de faire bien des compliments à Mons. Genebrier et de lui dire que ma seule paresse est cause que je ne lui ai pas encore envoyé le dessin que je lui ai promis, mais je saurai vaincre cette paresse et tenir incessamment ma parole ; Je suis …» (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 121r [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 4 décembre 1730 (de Marseille) : « Un de mes premiers soins, Monsieur, en arrivant de la campagne est de vous envoyer la Romanus que je vous ai annoncé en échange du médaillon de Trajan qui est bien laid. Pour ma médaille d’or, vous en serez sûrement content, elle est fort belle pour ces temps et bien conservée. Je ne puis encore me résoudre à me défaire de mon Gallien, c’est ma nouvelle acquisition dont je suis amoureux, mais peut-être me deviendrait-il moins cher et je n’en ferai le sacrifice à personne qu’à vous, mais je l’estime un peu mieux que l’Alexandre S. que vous m’offrez. Je vous félicite d’avance des médailles que vous attendez d’Hambourg. J’apprendrai avec plaisir qu’elles auront enrichi votre suite ; je vous prie de me faire part des doubles qu’elles vous procureront. Ne vous reste-t-il plus de médaillons d’argent impériaux ? Marquez moi s’il vous plaît ceux qu’ils vous restent. M. Gravier est encore en campagne ; dès qu’il sera de retour, je lui ferai vos compliments et je suis certain qu’il sera très sensible à votre souvenir. Je n’ai pas voulu donner trois ( ?) d’or dont vouyez la description DN HONORIVS PF AVG . imp. Honorius diadematus Sq. VICTORIA AVGGG imp. Captiv (caleans, … glob. Imp. Quo victori – in imo COMOB dans le champ RV ( ?)…. Déjà le même à peu près. Si vous êtes curieux je la ( ?) pour vous. Il est bien conservé » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 108r et v [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 6 décembre 1730 (de Marseille) : « Je reçois, Monsieur, dans le moment la lettre par laquelle vous m’annoncez la médaille de Trajan aussi que de Nerva et de Trajan père ; je suis très sensible à votre souvenir ; cette pièce est bien payée à 70tt cependant je la prendrai à ce prix si elle est conservée, surtout mieux que la vôtre qui autant qu’il m’en souvient a été battue et n’est guère en bon état. Si celle qu’on a vendu est plus belle ainsi que vous me l’annoncez, vous me ferez plaisir de la prendre pour mon compte ; si vous pouvez faire rabattre quelque chose des 70tt il n’en sera que mieux. Vous devez à présent avoir reçu le Romanus diogenes. Le fourrier va partir et j’ai seulement le temps de vous remercier de votre attention et de vous assurer .. » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 105r [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 1 janvier 1731 (de Marseille) : « Le cérémonial de la nouvelle année, que je vous souhiate, Monsieur, parfaitement heureuse et abondante en médailles, joint à quelques occupations, ne me permet pas de vous écrire plus amplement. Ces lignes pour seulement accuser réception duTrajan que j’ai trouvé assez beau et dont jesuis content. J’aurai l’honneur dans peu de vous donner de mes nouvelles. Je suis… » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 101r [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 5 janvier 1731 (de Marseille) : « Je vous ai écrit, Monsieur, il y a deux courriers un peu à la hâte ; je suis à présent plus de loisir et je vous remercie de tous mon cœur des petits soins que vous vous êtes donné pour former le marché du Trajan que vous avez eu la bonté de m’envoyer ; il est un peu cher à 70tt mais les médaillistes ardents sont accoutumés à surpasser et vous ce que je sais en douter) de mon mieux le prix que les médailles me coûtent lorsque les marchés me paraissent désavantageux. Quoiqu’il en soit, Monsieur, je vous dois au moyen de cette acquisition 202tt vous avez raison de dire que peut-être n’aurais-je pas sitôt occasion de vous faire tenir cette somme en médailles d’or ; les découvertes ne sont pas bien fréquentes ; ils ne s’en présentent pas quand on les cherche et viennent au moment qu’on y pense le moins. Vous êtes donc le maître de disposer de cette somme. Si vous voulez que je vous la fasse tenir à Paris, j’en chercherai le moyen. J’ai vu l’autre jour une méd. d’or d’Héraclius et son fils sur la dernière planche qui est au 2e vol. du P. Bandury, pag. 681 à quelques lettres près du Rv. J’ai déjà la même et je n’en suis pas curieux ; si elle vous manque, marquez moi ce que vous souhaitez que j’en donne et je vous l’enverrai ; je n’ai pas demandé ce qu’on veux / la vendre. Un curieux de ma connaissance me propose un Priscus Attalus d’or pour un Vitellius de même métal ; je vis dans une suite qu’une de ces dernières médailles et (…) Priscus Attalus (…) bonne médaille ; je ne saurais en faire l’acquisition puisque le possesseur ne veut s’en défaire qu’à ce prix. Si vous aviez quelque Vitellius double, je pourrais faire ce marché pour vous, mais il ne faut pas parler de votre Vitellius (qui ?) est très douteux. Vous avez encore 4 médaillons d’argent, je ne veux vous faire aucune proposition sur ceux que vous avez en (…) il n’est pas juste que vous les donniez pour moins que ce qu’ils vous ont coûté et je ne les estime guère ce que (…) les a vendu ; mais si celui que vous avez eu du P. Cyrille (à qui je vous prie de faire mes compliments) V. une Julie Tite en argent, ne vous tient pas fort à cœur, je m’en accomoderai volontiers ; je puis vous offrir une médaille d’or que vous n’avez pas, c’est un quinaire de Théophile bien conservé et beau pour le temps, c’est le premier dans la description de Bandury / tome 2, pag. 718. Si cet échange est de votre goût je vous enverrai une médaille dès que j’aurai reçu votre réponse. J’ai l’honneur… » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 99r et v et 100r [en ligne sur Gallica]).
-Lettre du 31 janvier 1731 (de Marseille) : « Je croirais, Monsieur, que vous ne trouveriez pas le troc que je vous proposais d’un quinaire de Théophile pour votre médaillon de Trajan, si disproportionné. Les médaillons de cet empereur ne sont point rares et celui que vous avez en dupl(licata) Cyrille n’est pas des mieux conservés. Vous en avez donc une Julia Tite en argent, je crois bien que cette médaille vous ait coûté 39tt mais il s’en faut bien qu’elle vaille ce prix. Quoi qu’il en soit, j’ai deux Théophiles, un est quinaire et l’autre presque de la grandeur ordinaire ; je voulais garder ce dernier pour ma suite mais je me contenterai du premier que je vous avais offert et je vous enverrai l’autre pour votre médaillon de Trajan. Ce parti me paraît raisonnable et j’attendrai votre réponse pour vous envoyer ma médaille d’or. Pour n’en pas faire à deux fois, je vous enverrai en même temps un Mauricius que je tire de ma suite quoique je n’en ai pas d’autres et un de la grandeur ordinaire, mais il est fort mince, je serai bien aise qu’il vous convienne et c’est dans cette vue que je m’en prive. Vous l’estimerez ce que vous jugerez à propos et nous déduirons le prix de la somme que je vous dois. Il m’est venu un autre Honorius pareil à celui que je vous dis être à vendre chez un orfèvre, que j’ai acheté à cause que les lettres du champ / (f° 96r) sont différentes ; on y voit S.M. comme je ne m’attache pas beaucoup à ces différences, je vous l’enverrai si vous le souhaitez. Comme je demande des médailles d’or partout, on m’en fait attendre de bien des endroits et je vous ferez part avec plaisir de ce qui me viendra. Je ne vous envoie pas pour le présent une lettre de change de ce que je vous dois, tant parce que je compte de vous rembourser la somme en médailles, que parce que je ne suis pas fou en argent à l’heure qu’il est, car je viens d’acquérir les médailles d’argent de M. Gravier et une autre partie de pièces de bronze d’un autre en quoi j’ai employé environ 1700tt. Quand il me viendra des médailles qui puissent vous accomoder, je serai toujours à temps pour faire venir cette petite somme et je compte que le délai ne vous procure de peine. Je vous remercie du Claude aux rev. d’Agrippine et du don que vous m’offrez, j’ai déjà l’une et l’autre. Vour me marquez que le Priscus Attalus ne vaux que 30tt, je vous avoue que je croirais qu’il valait mieux ; si vous l’eussiez estimé ( ?) le prix d’un Vitellius, j’aurai pu vous le procurer ; j’aurais cédé ( ?) un Vitellius que j’ai dans ma suite qui n’est pas bien conservé et nous nous serions après accomodés ensemble ; il n’y a pas moyen de le faire, puisque vous ne donnerez jamais / (f° 97r) Priscus 100tt qui est le prix que j’ai acheté mon Vitellius, ainsi il n’en faut plus parler. Celui qui a ce Priscus a quelques autres médailles, mais il n’y a pas moyen de faire marché avec lui ; il est entièrement prévenu ; il me marque qu’on lui a estimé son Attalus 30 écus romains et croit me faire grace en me le donnant pour Vitellius. Je n’ai point de médaille d’or de Sévère ou de Julia Domna sa femme. Il me semble que vous avez deux de chacun. Si vous aimiez mieux mon Gallien qu’une de ces pièces, nous ferions ce troc. Mon Gallien est parfaitement conservé ; il n’est pourtant pas de la grandeur ordinaire, mais il est plus que quinaire ; en voici la description : Gallienus p.f. aug. Cap. Gallinei laureatum, Rev. Victoria aug. Victoria alata in bigis. Je vous prie de faire bien des complimetns à M. Génébrier. Je vous envoie enfin le dessin du Marsyas que je lui ai promis depuis si longtemps. Il reconnaîtra aisément que je suis très mauvais dessinateur ; j’ai reproduit une copie de la médaille le plus exactement que je l’ai pu, elle n’est pas parfaitement conservée, ainsi on ne distingue pas bien sur quoi est assis Apollon, ni ce que fait la figure qui est à genoux mais d’ailleurs le dessin est assez exact, je prends pour des flutes ce qui est derrière les pieds de Marsyas. Je me suis dispensé de dessiner la tête d’Antonin qui est a l’ordinaire ; on y suppléera aisément. J’ai l’honneur… Cary le fils » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 96r et v et 97r [en ligne sur Gallica]).
Lettre du 21 février 1731 (de Marseille) : (Paris, BnF, Manuscrits Français 15186, f° 93r et v et 94r [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 20 avril 1731 (de Marseille) : « Comme je ne voudrais jamais me présenter à vous les mains vides, j’ai été jusqu’à présent à vous donner de mes nouvelles ; les médailles deviennent toujours plus rares dans nos quartiers et si cela continue, sur ce quid, je crains fort de m’impatienter. J’ai toujours votre médaillon de Trajan qui n’entrera dans ma suite que lorsque j’aurai quelque pièce à vous donner en échange. On me propose la médaille suivante de Trajan en or imp. Trajano aug. Ger. Dac. p.m.v.p. Cap. Traj. Laur. Rev. Cos.v. p.p .s.p.q.r. optimo principe Imp. In quadrigis. Elle est conservée, mais pour le poids elle n’est pas si forte que les médailles ordinaires. On demande pour cette pièce un Galba en or conservé et bien antique comme vous avez deux Galba doubles, j’ai cru que cette proposition vous conviendrait ; j’attendrai là-dessus votre réponse ; si vous l’acceptez, vous pourrez m’envoyer le Galba, mais il faut s’il vous plaît faire attention qu’il soit tel qu’on le demande pour éviter toute tracasserie. J’ai l’honneur… » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 90r [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 15 juin 1731 (de Marseille) : (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 84r et v [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 6 juillet 1731 (de Marseille) : (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 80r et v et 81r [en ligne sur Gallica]). +
-Lettre du 7 juillet 1731 (de Marseille) : « (f° 55r) Monsieur, Vous m’avez fait d’autant plus de plaisir de me donner de vos nouvelles que j’étais dans une peine extrême de n’en point recevoir et j’avais même prié Mr l’abbé de Rothelin, en lui écrivant il y a peu de jours de me marquer par quel accident nous étions privé de vos lettres ; vous m’épargnez l’inquiétude où j’aurais été en attendant sa réponse, et me voilà à présent rassuré. Vous trouverez dans cette lettre votre médaillon de Trajan, vous le verrez plus net que vous ne me l’aviez envoyé, en croyant de le garder je le débarbouillai et vous n’en serez pas fâché. Je vous prie de m’envoyer en place une médaille d’or du bas empire commune, c’est-à-dire un Ph. Valentinien et Victoria Augg. Juno stans a fronte et que je choisis dans votre catalogue. Je vous envoie encore mon Trajan au revers du quadrige ; je crois qu’il vous conviendra par la singularité du volume ; s’il n’est pas propre à votre suite, vous aurez la bonté de me le renvoyer et s’il y entre, vous choisirez de m’envoyer ou votre Trajan d’or double avec le même quadrige ou deux autres médailles d’or du haut empire du plus bas prix, car je / (f° 55v) pense que mon quadrige vaut bien à peu près le vôtre que vous mettez à 60 (livres). Ma pièce de Clovis est aussi dans cette lettre ; si elle vous convient, nous nous en accommoderons facilement. Je vous suis bien obligé de la communication que vous me faites de vos doubles ; je suis très sensible à cette politesse ; puisque vous voulez bien me céder les plus communes pour de l’argent comptant, envoyez deux douzaines que j’ai ici quoique je trouve quelques articles un peu forts, mais j’espère que sur le tout vous me ferez quelque grâce. J’y ai mis le médaillon de Lysimachus parce que proportion gardée ils ( ?) d’aussi bas prix qu’une pièce ordinaire de 24 (livres) ; il n’est ( ?) ce que vous voudrez bien. Si vous voulez bien m’envoyer ces pièces, je vous prie d’en faire charger la ( ?) et moi le port. Au reste, ce sera s’il vous plaît sous condition que s’il y avait quelqu’une qui me paraît douteuse ou qui ne me con( ?) pas d’ailleurs, vous voudrez bien me permettre de la renvoyer. J’attendrai incesamment les médailles, ou votre réponse pour vous préparer la somme dont je vous serez débiteur, mais/(f° 59r) je crois qu’il serait mieux si vous le trouvez bon de m’envoyer tout d’un coup les médailles, je me déterminerez d’abord et nous éviterons les longueurs. J’ai eu l’honneur de vous le marquer, je vous accommoderai volontiers de mon médaillon de Ptolémée mais c’est un morceau rare et beau et qui doit me procurer du bon, autrement je ne m’en déferez jamais. Je crois que cette pièce vaut deux têtes rares, si vous êtes de mon sentiment, nous pourrons faire un troc, et je vous avoue que malgré l’envie que j’ai de vous obliger, je m’en déferez avec quelque répugnance. Quoi qu’il en soit, je n’ai vu dans votre catalogue que deux têtes rares : le Caligula et le Vitellius ; j’ai déjà la première ; je m’accomoderai du Vitellius et d’une autre tête de cette rareté, si ma proposition vous convient, cela supposé vous aurez la bonté de ma marquer la tête que vous pourriez m’offrir. Je connais les médailles d’or de l’abbé Boule de cette ville ; il les a eues de M. de Fontenu qui ne les connaissait pas. Les principales sont un Vetranio, un Volusien et un Julien l’apostat, les autres au nombre de trois ou quatre n’ont rien d’extraordinaire ; mais cet abbé est impraticable et il n’y a pas moyen de rien faire avec lui. / (f° 59r) Je travaillerai à une copie de ma dissertation sur ma médaille d’or, pour vous l’envoyer, celle que j’ai envoyé à M. de Rothelin est partie pour le (Levant) d’où on me l’a demandée et d’où elle ne reviendra pas de si tôt. Je vous le répète, je vous prie de ne pas me faire attendre votre réponse ou les médailles que je vous demande, afin que je me détermine et que je prennes mes mesures. Je suis parfaitement… » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 57r-v et 59r-v ; Sarmant 2015, p. 409 [en ligne sur Gallica]).
Lettre du 13 juillet 1731 (de Marseille) : « Monsieur, J’ai eu l’honneur de vous écrire ces jours passés, depuis un de mes amis m’a prié de lui procurer cete médaille d’or de la famille Julia, C. CRION( ?) dr cap. Velatum sq. Histius. C’est une pièce assez commune. Je ne sais si vous en auriez de double mais supposé que vous ne l’ayez pas, j’en ai vue une à Sterbini, il doit être aujourd’hui à Paris et comme vous ferez sans doute des affaires ensemble, je vous prie de vous accommoder pour mon compte de cette médaille ; je crois qu’elle ne doit guère valoir qu’une trentaine de livres, même n’étant pas bien conservée ; je vous prie de ménager mes intérêts, un petit peu de plus ou de moins ne serait pas une affaire, mais je ne voudrais pas aller au-delà. On ne voit plus rien en ce pays, toutes les médailles qui viennent du Levant sont destinées pour la cour, il en passe beaucoup et je ne connais pas ce qu’elles peuvent devenir, j’apprends tous les jours / que tels ou tels ont reçu les groupes de médailles adressées à Mr le comte de Maurepas ou à M. le garde des sceaux ; tout çà me passe devant le nez et je suis à cet égard un second Tantale, sans avoir même la permission de les voir, c’est quelque chose de bien dégoûtant, je vous l’avoue, il faut tout faire à la pointe de l’épée ; si je n’étais engagé dans la médaillerie, je me garderais bien de m’y mettre ; mais que faire ? Il semble que tous les hommes sont destinés à quelque sorte d’ambition. Il faut remplir notre destinée. Je suis de tout mon cœur… » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 79r et v ; Sarmant 2003, p. 165, note 52 et 2015, p. 409 [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 13 août 1731 (de Marseille) : « Monsieur, Je vous remercie pour la médaille de Histius que vous avez eu la bonté d’arracher de Sterbini ; on ne l’a pas trouvée chère et véritablement celle que j’ai dans ma suite et que j’achetai du même Sterbini lors de son premier voyage, me coûta au-delà de deux Louis ; il est vrai qu’elle est beaucoup mieux conservée. Quoi qu’il en soit je vous ai prié de me me procurer celle que vous m’avez envoyée pour faire plaisir à un de mes amis. (Somme en ?) argent déboursé de votre part et que cet ami me l’a coûté je vous l’enverrai dans cette lettre ou à Louis Danny. Si vous m’aviez chargé de cette petite somme, je vous / prie de me créditer et de noter que je vous envoie 3 (livres) de plus car je saurais pas vous envoyer les (livres) justes sans grossir considérablement le poids de cette lettre. Vous trouverez encore ci-joint une petite médaille d’or de Gratien qui m’est venue depuis peu. Si vous ne l’avez pas et qu’elle vous fasse plaisir ( ?) du médaillon d’argent de Trajan que j’ai (avoir) depuis longtemps et que j’avais oublié dans un coin de mon cabinet d’où votre lettre l’a fait sortir, vous serez le maître de la garder, ou de me la renvoyer si cet échange n’est pas de votre goût. Les médaillons de Trajan ne sont pas rares du tout et j’ai déjà le vôtre au ( ?) près. J’ai eu l’honneur de vous marquer que les Balbins et les Pupiens étaient très rares ici ; je n’ai qu’un de chacun et je voudrais en trouver à ( ?) / Je vous félicite des belles acquisitions que vous avez faites de Sterbini. C’est un antiquaire des plus fins et des plus chers que j’ai vu à m( ?). J’ai acheté de lui un Pertinax d’or au prix excessif ; je vous avoue que cette cherté horrible est capable de dégoûter un particulier comme moi, mais tant que je serai garçon, je serai pourtant médailliste. J’ai vu tout à mon aise les médaillons de cet Italien, c’est la plus belle suite du monde. (Ne craignez pas ?), Monsieur, il ne m’arrachera pas ma singulière médaille d’or, si je me déterminerais jamais à m’en défaire, je ne voudrais pas qu’elle passa ailleurs que dans les mains de mes amis. J’ai l’honneur… » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f° 75r et v et 76r [en ligne sur Gallica]).
Lettre du 21 sept. 1731 (de Marseille) : « J’ai cru en vous envoyant mon petit Gratien qu’il pouvait être mis à côté de votre médaillon de Trajan ; les médaillons d’argent de cet empereursont très communs ; j’ai déjà le même en cos. Prés. et j’en ai vu en outre une infinité de semblables. Mais il ne s’agit pas de ces raiosnnements et lorsque vous ne croyez pas l’échange égal il n’en faut plus parler. Mais comme je n’ai pour le Gratien double, je ne saurais me résoudre à vous le céder sans y mettre un prix, et mon intention a été de vous l’envoyer ( ?) de vous faire plaisir, étant aussi joli qu’il l’est, et ( ?) qu’il me procurerait en même temps quelque pièce que je n’aurais pas ; ainsi Monsieur si vous ne voulez pas vous résoudre à me laisser le médaillon de Trajan, je m’accomoderai avec plaisir de quelque médaille d’or commune. /Je ne puis vous rien annoncer de nouveau, depuis longtempds il ne m’est rien venu et si cela continue sur ce pied, je ne sais où j’en serai, vous êtes heureux d’être dans vos pays où les occasions d’acquérir sont plus fréquentes, et d’avoir outre cela des ressources que je n’ai point. J’ai l’honneur … » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f°72r et v [en ligne sur Gallica]). +
Lettre du 30 déc. 1731 (de Marseille) :« Monsieur, On m’a présenté il y a deux jours le billet que vous avez de moi, je l’ai acquité et je vous fais bien des excuses d’avoir été si longremps à le faire, mais les jeunes gens sous la tutelle paternelle ne sont pas ordinairement les personnes du monde le mieux en règle et vous-même avez témoigné l’amitié pour que me flatte que vous voudrez bien me pardonner ce défaut d’exactitude. Je souhaite de tout mon cœur que le dessein que vous avez d’acquérir les médailles de M. de Maison ait son effet, c’est une magnifique emplette à faire et votre cabinet deviendrait sans contredit un des plus beaux de l’Europe par cette augmentation. Je vous prie de me faire part de cette acquisition si elle a lieu, et cela supposé, je ferai des efforts pour participer à vos doubles. J’ai toujours votre médaillon de Trajan qui deviendra tout ce qu’il vous plaira et mon Théophile d’or sera remplacé par ( ?) espère que vous voudrez bien m’envoyer. / Je vous souhaite la nouvelle année des plus heureuses et abondante en médailles ; elle le sera sans doute si vous êtes assez heureux pour faire passer chez vous le cabinet que vous couchez en joue. J’ai l’honneur d’être… » (Paris, BnF, Manuscrits Français 15185, f°69r et v [en ligne sur Gallica]). +