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B
Lettre du 3 septembre 1723 (de Paris): The honble Benedict Leonard Calvert, Esq. informs me, in a Letter from Paris dated Sept. 3, 1723, that that Country affords little pleasure in the search of Antiquities; not that there is an entire want of them, but they are so disposed that it requires much time & application to see them. The King’s Library; being under some new regulations & alterations, is intirely shut up. His Closet of Medalls, &c., cannot be seen without an Order from himself. Indeed, at Versailes, in the Gardens, are several antique figures, which Mr. Calvert took some pains to examine. There are 3 senatorial figures, att y e feet of each a sort of Capsa, or Coffer. But yet which seems most valuable, as best executed, is one of Titus, the Roman Emperour, in the Military habit, resting one hand on a shield; on his Brest is represented two Angels, as it were supporting a Candlestick with seven Branches. This Mr. Calvert takes to be his triumph after the taking of Jerusalem. (Oxford, Bodleian Library, MS Rawl. letters 4, f° 379).  +
-Lettre du 9 mai 1790 (de Philadelphie) : « Vous trouverez ci-joint à cette lettre un ouvrage, suivant moi, bien savant, qui traite des anciennes monnaies samaritaines ; il vient de paraître tout récemment en Espagne ; il est d’ailleurs très précieux par la beauté de son impression : acceptez-le, je vous prie, pour la bibliothèque de votre collège » (Correspondance inédite et secrète du Docteur B. Franklin, ministre plénipotentiaire des Etats-Unis d’Amérique près la Cour de France, depuis l’année 1753 jusqu’en 1790, I, Paris, 1817, Lettre CXVI, p. 314).  +
-Lettre du 28 février (année inconnue) (sans lieu): He is glad to have so learned a pen as P’s to curb his impertinence. After a recent talk with Mr. Bell, whom he has not met since they were at college together, on the meaning of the lotus on medals, he thought he would try to solve this mystery and submit for P’s opinion an essay on the lotus. He traces the subject back to Egyptian theology, referring to Iamblichus; and finds agreement between the devices on Roman coins and Egyptian hieroglyphics. He develops a learned argument with quotations from the Greek on the links between devices on Roman coins and Isis worship and the lotus flower on the head as a symbol of hope. (Oxford, Bodleian Library, MS Eng. letters d. 46 fols. 419-422).  +
-Lettre du 15 août 1730 (de Spalding, Lincolnshire) : He begins with a carefully contrived argument, showing that antiquarian knowledge, especially of coins and medals, aids interpretation of literary descriptions in the classics and therefore that classical scholars and antiquarians are allied and the former must necessarily value and respect the latter. He hopes P. will enrol as member of the Society for the improvement of learning; which is amassing a library, and holds meetings and is well supported by local gentry subscribers. He refers to the examples of Plato’s symposia and the modersn, to Locke’s preface to his essays, and to Sir H. Wotton. He himself has contributed observations on some of the oldest Lincolnshire towns and on a few medals. He quotes an epigram by the Bean of Peterborough in which Stukeley’s illuminating antiquarian contributions are extolled. (Oxford, Bodleian Library, MS Eng. letters d. 46, f° 199-201).  +
-Lettre du 28 avril 1756 (sans lieu): An interesting scholarly discourse on the carrying of purses by Roman citizens. His main point is to argue that the purse was too heavy and bulky to be carried in their clothing, none of which was adapted for carrying a purse. It was obviously carried by the appropriate slave, i.e., the home steward in charge of the buying. He lists the categories of household slaves. He instances Judas Iscariot as carrying the purse and that it contained other things besides money. Mercury as negociator Deorum is graven on medals as a beardless youth with wings on his shoulders, a purse in his left hand and a cock on his fist. He considers also Tityrus, etched here as a poor goat herd. He ends with mention of his collapse and remedies applied. (Oxford, Bodleian Library, MS Add. C. 244 pp. 348-349).  +
-Lettre du 28 janvier 1760 (de Cubbit): He how sets out to explain the meaning of the bough before the feet of Isis and the sense of the mystic coin. He leads up finally to the aim of stripping this medal of all its pagan trumpery and applying it to true history. (Oxford, Bodleian Library, MS Eng. letters d. 46 f° 431-434).  +
-Lettre du 6 octobre 1685 (de Dijon) : « Je voudrais pouvoir vous être de quelque secours dans l’étude que vous faites des médailles, j’y intéresserai Mrs Lantin et Nicaise, et si je ne puis vous rendre de tels services, je vous donnerai du moins des preuves du zèle avec lequel je suis… » (Du Boys 1889, p. 16).  +
-Lettre du 14 juin 1723 (de Paris) : « Pour ce qui est des autres livres qui vous sont nécessaires, vous deviez, s’il vous plaît, Monseigneur, me marquer en peu de mots ceux que vous aviez, afin que je puisse dire plus facilement ceux qui vous manquent. Vous savez mieux que moi que pour les inscriptions il faut avoir le Trésor de Gruter, Reinès, Fabretti, Spon, et surtout les Marmora Oxoniensia de Prideaux. Pour les médailles, le Mezzabarba et tous les ouvrages de M. Vaillant : ceux-là pourraient vous suffire ; il y en a un très grand nombre qui regardent la Métallique, mais il est assez difficile de les recueillir tous, et c’est toujours a beaucoup de frais » (Brescia, Biblioteca Quiriniana– Valéry 1846 vol. 3, lettre CCCCIV, p. 214-215).  +
-Lettre d’avril 1703 (de Paris) :» On a trouvé en Flandre une médaille d’or, ayant d’un côté Néron et de l’autre la femme Poppée avec une inscription latine. On n’a jamais vu de Poppée dont l’inscription soit en latin ; toutes celles qu’on trouve sont grecques, et partant cette médaille est fort rare. On me la doit apporter dans peu. Je ne sais si elle sera vraie ou supposée » (Florence, Bibliotheca Magliabechiana = Valéry 1846 vol. 3, lettre CCCLXXIV, p. 148).  +
-Lettre du 28 mai 1696 (de Paris) : » Je vous suis très obligé de la bonne volonté que vous aviez de me faire un présent de médailles antiques. Il y a plus d’un mois qu’elles sont arrivées mais Mr. de Rheims les retient et je n’espère plus de les avoir. Le père Mabillon m’a dit qu’il retient tout ce qu’on lui envoie pour lui quand ce sont de choses qui l’accommodent. Ainsi mon R. P. quand vous aurez quelque chose à nous envoyer, nous aimons beaucoup mieux en payer le port que de nous exposer à un péril presqu’assuré de les perdre en les mettant dans les ballots de M. de Rheims. Vous ne sauriez savoir combien cela me coûte. S’il avait au moins convenu de garder ce qu’il y avait de plus à son goût. Et d’envoyer le reste. Mais de retenir pour un homme qui a vendu son médaillier, c’est ce que je ne puis digérer. Tout ce que V. R. mettra dans ses ballots, il faut le regarder comme un présent fait à M. de Rheims. Je crois qu’après avoir beaucoup attendu, vous recevrez enfin le paquet des livres. Je voudrais être à même condition pour les médailles, fallut-il encore attendre quatre mois.» (BnF, Fonds français, inv. 17701, f° 20r).  +
-Lettre du 6 août 1696 (de Paris) : « Il est revenu de Syrie un P. jésuite qui est au Collège, lequel a pris beaucoup de médailles belles et curieuses de ces pays là. On propose de faire imprimer toutes les médailles grecques des empereurs, des villes, etc. dont M. Vaillant a fait un recueil tant d’Occo que des nouvelles découvertes qu’il a pu faire dans les cabinets des curieux et même de ce qu’il a… plusieurs personnes doivent s’associer pour contribuer aux frais de l’impression, qui iront à la somme de 1400 livres. Cela devait se conclure jeudi passé dans l’assemblée de M. Bignon 1er président « (BnF, Fonds français, inv. 17701,f° 24v).  +
-Lettre du 20 août 1696 (de Paris) : « Je vous suis bien obligé M. R. P. du soin que vous voulez bien prendre de mon médaillier et de réparer la perte des médailles que nous avons fait depuis peu » (BnF, Fonds français, inv. 17701, f° 26r).  +
-Lettre du 6 nov. 1696 (de Paris) : « L’ouvrage de M. Vaillant sur les médailles grecques commence à s’imprimer. Comme je crois vous avoir déjà marqué, il a cotisé tous ses amis antiquaires à un louis d’or chacun pour les frais de l’impression. Il ne mettra que la simple légende des médailles en grec et puis l’expliquera en latin. L’ouvrage sera in quarto. Il prétend enfermer dans ce volume tout ce qu’il y a de médailles grecques dans tous les cabinets de l’Europe. Mais bien des gens disent que pour rendre l’ouvrage accompli, il faudrait en donner aussi les estampes. M. Morel Suisse qui a été longtemps à Versailles au cabinet du Roi, et qui est à présent dans le pays de l’Électeur de Brandebourg, a entrepris un plus grand dessein que celui de M. Vaillant. Il avait voulu d’abord le faire imprimer en France. Mais quelques affaires qui lui sont survenues en France l’ayant empêché d’exécuter son dessein, il l’imprime en Allemagne. C’est un recueil de toutes les médailles grecques, latines et autres qui se trouvent dans les cabinets de l’Europe en cinq volumes in folio. Cet ouvrage suffira seul pour se rendre habile dans la métallique. Il y en a déjà un volume imprimé. M. Morel grave lui-même toutes les médailles et leurs revers, on assure qu’il n’y a point d’ouvrier plus habile que lui « (BnF, Fonds français, inv. 17701, f° 33r).  +
-Lettre du 14 mars 1697 (de Paris) : « J’ai vu il y a deux ou trois jours l’antiquaire qui a voulu rétablir le quatrième Gordien. Il prétend toujours que c’est une chose incontestable, qu’il y a un Gordien autre que les trois empereurs du même nom : qu’il est fils du second Gordien d’Afrique, qu’il n’a été que César, et que sa mort avancée a fait qu’il n’est point parvenu à l’empire. Il conjecture que ce prince périt avec les autres biens et richesses que Gordien second faisait passer d’Afrique à Rome, ce qui parvient qu’on voit plusieurs médailles d’argent et de bronze dont le buste et le visage sont différents de Gordien III et que ces médailles ne portent jamais que le nom de Cèsar, au lieu que celles de Gordien le Jeune ou ordinairement celui d’Auguste, et si quelquefois il y a le nom de César, c’est toujours avec un visage différent de l’autre, et qu’on reconnaît même à la forme de la médaille qu’elle est d’un autre prince, celles de Gordien César étant beaucoup plus nettes que celles que celles du Gordien romain. Il dit qu’il n’est pas le premier qui a parlé de ce Gordien et qu’on l’a déjà proposé autrefois, mais que les médailles en étant assez rares, il est enfin tombé dans l’oubli. La différence qu’il remarque entre les deux est que le Gordien César a un nez fort bien fait un peu aquilin et est très différent dans les traits du visage de l’autre Gordien qui est camus et a les narines ouvertes et le nez un peu relevé. Cet antiquaire en a d’autres de son parti, dont l’un avait fait une dissertation qui ne sera pas imprimée à mon avis. Tous les plus grands antiquaires de Paris M. Vaillant, l’abbé Dron et d’autres sont opposés à ce César. L’abbé Dron qui est de mes amis dit que s’il fallait établir de nouveaux Césars sur la base de quelque différence des visages, on pourrait prouver cinq ou six Gordiens, y en ayant plusieurs qu’il m’a montré qui ne ressemblent ni aux médailles ordinaires de Gordien 3, ni à celles du prétendu nouveau César. Il y a un grand ouvrage sur les médailles dont je vous ai peut-être déjà parlé, qui est tout prêt à imprimer, mais que la guerre empêche de publier. L’auteur en est Mr Bougier. On prétend que jamais personne n’a mieux connu les familles romaines et tous les types des médailles que lui et que son travail est un chef-d’œuvre « (BnF, Fonds français, inv. 17701, f° 54r et v).  
-Lettre du 28 mars 1695 (de Paris) : Montfaucon remplace Porcheron comme garde du médaillier de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés ; il cherche à compléter la suite des empereurs romains : « Io lo pregod’informarsi dal R. P. Noris, il quale saluto e riversico humilmente, s’egli havesse trovato qualche Claudio primo Imperatore con il nome di Consolo, non havendone sinhora trovata veruno. Dopo la morte di Dom Placido Porcheron, io ho preso l’incombenza del gabinetto delle medaglie della nostra abbadia di San Germano. Se V. E. ci potesse rincontrare alcune medaglie m’obbligarebbe molto di mandarmele ; quelle che ci mancano sono le teste di Tiberio in bronzo grande, Ottone, Vitellio, Agrippina madre di Nerone « (Archives du Mont-Cassin, Valéry 1846 vol. 2, lettre CCXC, p. 383)  +
-Lettre du 6 déc. 1698 (du Mont-Cassin) : sur la collection Cupper à Amsterdam « D. Cuper, senator Amstelodamus, cimeliarchium veterum numismatum emit, in quibus extant complura nova, et inobservata” (Archives du Mont-Cassin, Valéry 1846 vol. 3, lettre CCCXXIII, p. 47-48).  +
2 June 1717 (from Paris): “La rareté de l’argent a fait que nous avons tous les bons graveurs de Paris et à bon marché. Nous faisons faire pour dix écus, ce que nous n’aurions pas fait pour quarante, il y a quatre ans. Ainsi c’est ce qui fait qu’on aura le livre à beaucoup meilleur marché. Les libraires disent qu’il y a quatre ans, ils n’auraient pas pu mettre les souscriptions à moins de quatre ou cinq cent livres” (Capitaine 1855, no. 11).  +
25 Nov. 1721 (from Paris): “L’empreinte que vous m’avez envoyée est rare et singulière et fera honneur à mon livre. Vous avez bien fait de ne point hasarder de la tirer en cire d’Espagne. J’ai vu d’excellentes pierres cassées par la chaleur du feu. Mais comme la carte n’explique qu’imparfaitement un si beau monument, j’accepte l’offre obligeante que vous me faites de me l’envoyer en plâtre ou en cire ordinaire. On les tire à Rome avec du souffre teint en rouge ; mais tout le monde n’a pas ce secret” (Capitaine 1855, no. 19).  +
11 Jan. 1722 (from Paris): “J’ai distribué vos catalogues à plusieurs de nos messieurs qui avaient des cabinets, et surtout à M. le maréchal d’Estrées. Si vous voulez me faire la grâce de m’en envoyer encore, bien des gens m’en demandent. Ceux qui l’ont lu sont fort contents et avouent que non seulement, c’est un fort beau cabinet, mais aussi que le catalogue est fait de main de maître” (Capitaine 1855, no. 23).  +
28 Febr. 1722 (from Paris): “Je remarque que le plâtre se brise facilement, la cire d’Espagne se conserve mieux. Je compte que la prochaine fois que vous me ferez l’honneur de m’écrire, vous me ferez la grâce d’en mettre deux ou trois exemplaires en cire d’Espagne” et “Quelques mois avant que le Supplément paroisse, je ferai imprimer un avis principalement pour les pays voisins qu’il importe d’avoir cinq ou six planches avec les couleurs, et que ceux qui voudront les avoir pourront s’adresser à un tel enlumineur qui le fera à peu de frais” (Capitaine 1855, no. 25).  +