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-Lettre du 24 avril 1676 () : indique la peur qu’il a que ses collections aient été pillées par des soldats allemands lors de leur transfert de Bâle à Padoue (Firenze, Biblioteca Nazionale, Magl. VIII 363, f° 14-20 ; F. Waquet 1989, p. 985 et note 33).  +
-Lettre du 20 août 1676 () : Patin exulte d’avoir retrouvé ses collections qu’il n’échangerait ni contre Hélène, ni contre un chapeau de cardinal (Firenze, Biblioteca Nazionale, Magl. VIII 363, f° 14-20 ; F. Waquet 1989, p. 985 et note 33).  +
-Lettre du 11 avr. 1680 : évocation répétée de son projet de traduire en italien en l’augmentant l’ouvrage du père de Molinet sur les médailles papales (Florence, Bibl. Naz. Magl. VIII 363, I, 30 ; F. Waquet 1989, p. 991, note 62).  +
-Lettre du 6 août 1683 : évocation répétée de son projet de traduire en italien en l’augmentant l’ouvrage du père de Molinet sur les médailles papales (Florence, Bibl. Naz. Magl. VIII 363, I, ?; F. Waquet 1989, p. 991, note 61).  +
-Lettre du 13 décembre 1683 : sur la rédaction du catalogue de la collection Pietro Morosini (Firenze, Biblioteca Nazionale, Magl. VIII 363, f° 60 ; F. Waquet 1989, p. 987, note 41).  +
-Lettre du 1 nov. 1663 () : mention du projet d’ouvrage sur les médailles modernes prolongeant le Luckius dont il avait racheté les cuivres et les exemplaires invendus (Wolffenbüttel, Herzog-August-Bibliothek, cod. Guelf 56, Extrav., f° 217 ; F. Waquet 1989, p. 989, note 46).  +
-Lettre du 20 août 1682 (de Padoue) : « Votre lettre m’apprend que vous êtes à Paris. Hé, Monsieur, que n’y suis-je avec vous ! Quoiqu’en ce pays j’aie des douceurs qui ralentissent les misères de la vie humaine, je dis tous les jours que Paris est toujours Paris, c’est-à-dire la merveille du monde, et j’apprends même que le Paris que j’ai connu et où je suis né, est bien au-dessous de ce Paris d’aujourd’hui, que le Roi a rendu beau, net, sûr, et bien plus de marbre, à proportion, qu’on ne peut dire de Rome à l’égard d’Auguste [allusion au RGDI ou inscription d’Ancyre]. Enfin, Monsieur, quand je pense à Paris, il me semble que je donnerais tous les avantages que j’ai ici pour pouvoir y retourner [note de R. qui remarque que Patin avait reçu des lettres de rémission en 1681 et que donc rien ne l’empêchait, juridiquement de rentrer]. Que de curiosités, que de médailles antiques, que de savants, que d’honnêtes gens, que d’amis !et ce sont là presque autant de choses qui me manquent en ce pays-ci, quoique dans les apparences, on s’y pique de n’y manquer de rien. Au reste, Monsieur, si ceux qui aiment l’histoire de l’Antiquité et les médailles prennent quelque part à mes disgrâces, et me continuent leur affection, en me souhaitant tout à fait établi dans mon pays, j’ose vous assurer qu’ils sont bien correspondus, et que songeant souvent à tant d’honnêtes gens dont j’ai eu l’honneur d’être aimé, je m’efforce de leur témoigner ma reconnaissance en contribuant à leurs plaisirs, autant qu’il m’est possible. J’ai soin que toutes les médailles qu’on apporte d’Orient soient dessinées dans mes manuscrits, et quand j’ai quelque loisir, je m’applique volontiers à leur déchiffrement. J’ai des choses merveilleuses, et je suis persuadé d’avoir de quoi enrichir la curiosité plus que n’ont fait jusqu’ici tous ceux qui en ont écrit. Je songe assez souvent à la mort, mais j’avoue ma faiblesse sur ce chapitre; elle me passe indifféremment dans l’esprit, par quelque stoïcité qui me reste, et je me trouve trop sensible au déplaisir que j’ai de ne pas mettre au jour tant de merveilles que j’ai ramassées; aussi cette pensée redouble ma diligence, et j’espère avancer, même finir cet ouvrage [R., en note, pense au Thesaurus numismatum, publié à Venise en 1684] qui ne saurait être qu’agréable à l’égard d’une si grande quantité de monnaies antiques que je publierai. Pour l’explication que j’y donne, je ne sais qu’en dire, et je laisserai le jugement aux gens curieux et savants comme vous; mais c’est assez parlé de curiosités, obligez-moi de me donner occasion de mériter vos bonnes grâces; je l’embrasserai de tout mon cœur, et vous témoignerai plus volontiers par des effets que par des paroles, le désir que j’ai d’être etc. (Paris, BnF, Mss. Fr. 9362, voir Ravaisson 1874, p. 226-227).  
-Lettre du 24 oct. 1692 ( ?) : description d’une statuette égyptienne lui appartenant, manque de bons graveurs à Padoue ; « Quand je me suis établi ici, je me flattais d’approcher des oracles, dont au moins en médecine j’eusse pu tirer de grandes lumières ; mais, hélas, je n’y trouve que du faste et de l’extérieur pour ne pas dire pis. À l’égard des belles-lettres, c’est encore pis ; hors celui qui les professe, dont vous n’avez peut-être jamais ouï le nom, je ne connais personne avec qui en conférer. On néglige le grec, autant que l’hébreu, mais on court avec soin à la fortune, la théologie positive est presque toute négligée. On s’attache plus à la scolastique et à la canonique dont on prétend faire quelque fois fortune à la cour de Rome » ; demande à Nicaise de lui envoyer le plus grand nombre de dessins d’antiquité « afin que si la mort prévient mes explications, elles puissent être faites par d’autres » (Paris, BnF, Mss. Fr. 9362, f° 96-97 ; F. Waquet 1989, p. 984, note 28, 989, note 49, 998-9, note 86).  +
-Lettre du 1 jan. 1662 (de Paris) : Demande à être autorisé à s'associer avec G. ; explique pourquoi il ose s'approcher de lui. Mention du projet d’ouvrage sur les médailles modernes prolongeant le Luckius dont il avait racheté les cuivres et les exemplaires invendus (Bâle, Universitätsbibliothek, G12, 23°, f° 4v ; F. Waquet 1989, p. 989, note 46 en latin).  +
-Lettre du 18 janvier 1663 (de Paris) : Remercie pour l'honneur de la réponse ; à propos de la pièce de Faustine. Supplément à la brochure "Famil. Romanae" ; son portrait. (Bâle, Universitätsbibliothek, G12, 23°, f° 53 – en français)  +
-Lettre du 10 décembre 1664 (de Paris) : Remercie G. d’avoir envoyer son livre à trois hautes personnalités ; également pour le cadeau que Spanheim a envoyé (Bâle, Universitätsbibliothek, G12, 23°, f° 59 – en latin).  +
Lettre du 1 janvier 1679 (de Padoue) : « Erubescerem profecto si elegantissimis tuis litteris italice respondere tentarem» (Surely I would blush if I tried to respond to your elegant letters in Italian); «If you are eager to buy coins, I can be helpful to you. First, send me a catalogue of the coins you own: I will easily see what you do not have, what I can get you, at what price and always with honest conditions»; « Nummos colligis, bene et optime facis; plus enim voluptatis ex illis accepturus est quam quibuslibet monetis recentioribus, dublons vocant”; he was preparing a new book for which he was studying more than 6,000 coins and cutting their pictures. The work was in progress and he thought he would finish it in a few months of hard work: then he decided to add more information about each coin because in the past some scholars had voiced doubts about the authenticity of what he described in his books (Padova, Museo Bottacin, MB 855, c. [1] ; voir Calegari 2020).  +
Lettre du 25 janvier 1679 (de Padoue) : So Patin suggested buying only from well-known people with the help of «vir[i] bon[i] & harumce rerum gnar[i] » «If you buy coin from me and you are not satisfied, you can return it within two months without paying anything»; Patin considered less rare a (probably) sestertius of Philippus the Arab with the inscription LAET FVNDATA (fig. 2), already described by Occo, but Averoldi’s coin had a peculiarity: the reverse had been struck twice, so «duplex conspiciatur typus» (Padova, Museo Bottacin, MB 855, c. [3-4] ; voir Callegari 2020).  +
Lettre du 21 avril 1679 (de Padoue) : Patin wrote that an Averoldi coin of Macrinus was «rare and in such a good condition that it could adorn the collection of any Prince», recommending that he collect only similar coins of all the other emperors. Then he congratulated him on the coins of the triumvirs: he wrote that he also had an antoninianus with the inscription VIRTVS PROBI AVGVSTI, and that the price of these coins was low, though they would have deserved more attention from scholars; In the letters the reader can also find information about the sellers of ancient coins. First of all the caemetarii, the masons who dug the ground for building houses and «cum illis caute atque callide agendum est» (Padova, Museo Bottacin, MB 855, c. [7] ; voir Callegari 2020).  +
Lettre du 18 juillet 1680 (de Padoue) : it is now possible to understand the reason for the presence of a number of copies of Patin’s book Familiae Romanae in antiquis numismatibus with only the engravings of the coins without the text. Patin in fact sent Averoldi a copy of the libellus of Familiae Romanae, explaining that it was not the book published in Paris in 1662, but a different edition. In fact, Patin decided to print some copies with only the plates of the book, because many scholars and collectors had only asked for such as a repertory of coin images (Padova, Museo Bottacin, MB 855, c. [22] ; voir Callegari 2020).  +
Lettre du 20 septembre 1681 (de Padoue) : Patin warned his friend that Brambilla often sold counterfeit coins instead of authentic ones, «and many people complain of this fact». He prayed Averoldi that the merchant did not know what he had written, because he was in contact with him too (Padova, Museo Bottacin, MB 855, c. [24] ; voir Callegari 2020).  +
Lettre du 25 décembre 1681 (de Padoue) : (Padova, Museo Bottacin, MB 855, c. [26] ; voir Callegari 2020).  +
Lettre du 1 juillet 1682 (de Padoue) : he described denarii of Diadumenianus, the son of Macrinus, with the inscription PRINC IVVENTVTIS (fig. 3) and SPES PVBLICA (fig. 4), which Patin had bought for two or three ducats in the past. He also informed him that the Diadumenianus’ bronze coins were very expensive, because they were rarer. (Padova, Museo Bottacin, MB 855, c. [31] ; voir Callegari 2020).  +
Lettre du 2 septembre 1682 (de Padoue) : And not only his works about numismatics and antiquities: for example, he sent the Basilea 1676 edition of Erasmus from Rotterdam’s Encomium Moriae (The prise of Folly) of which Patin was the editor, and he called it "liber elegantissimus", which was condemned only by impudent monks, while the learned men used it with great pleasure (Padova, Museo Bottacin, MB 855, c. [36] ; voir Callegari 2020).  +
Lettre du 9 septembre 1682 (de Padoue) : Averoldi sent him a coin of Diadumenianus: Patin considered it «maximum horum nummorum», «indubitatae antiquitatis» and there was no suspicion of forgery, so «tales sunt acquirendi nummi quibus nec taedium nec fastidium paritur» (Padova, Museo Bottacin, MB 855, c. [37] ; voir Callegari 2020).  +