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-Lettre du 5 septembre 1715 (de Oxen) : p. 169 : « Assurez de mes services Mr. Schott. Ce que Landus dit des médailles du roi Antiochus, où se trouve le mot , est à ce que je crois, une grande bévue ; vara Vibium sequitur, et illorum temporum eruditi in eodem cubant valetudinario ; j’ai remarqué fort au long dans mes Eléphants, et je suis bien persuadé que de telles médailles n’ont jamais été frappées, quoi que Pierius et d’autres savants de cette trempe nous disent, qu’ils les ont vues » ; p. 169 : « Pour revenir à Mr. Schott, vous savez sans doute que ses Ducenaires sont contredits par un anonyme dans le IX. Tome de l’Histoire critique ; il ne nous y apprend pas son sentiment, et il juge que la médaille est tout-à-fait énigmatique ; pour moi, il me semble que le plus probable est le sentiment de Mr. Galland, quoique j’y puisse trouver difficilement le Miliarium aureum » ; sur le consul d’Angleterre à Smyrne : p. 171 : « Vous, Monsieur, et Mr. Schott, vous faites bien d’être affligés de la perte du consul d’Angleterre ; car assurément elle est grande ; il commence à se remettre et à rassembler des curiosités. Il m’avait écrit il y a deux ans qu’il attendait un successeur ; j’en ai écrit à quelques amis, et ils m’assurent qu’ily restera, et la Compagnie du Levant ne le révoquera pas, ce qu’il craignait pourtant qui arriverait sous le dernier ministère. Il n’y a point de danger pour lui sous le roi George, et il m’a écrit qu’il y finira ses jours » ; sur l’élection de Cuper à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, p. 173 : « Je vous suis bien obligé de la félicitation, sur ce que le Roi m’a fait membre honoraire de l’Académie des Inscriptions et Médailles. Le premier qui m’en avait averti, c’est le conseiller Moreau de Mautour, le second Mr. l’Abbé Bignon, et le troisième Mr. Foucaut, qui en est président, et qui m’a écrit au nom de toute l’Académie ; je ne sais si l’on m’envoiera dans la suite une patente ou diplôme, mais je suis content de ce que ces trois illustres personnages m’ont fait savoir, à qui j’ai répondu aussi dans les termes, que cet honneur demande » (Cuper 1743 LI, p. 169-173).  
-Lettre de la fin 1715 : sur la grande trouvaille d’or romain faite près d’Arnhem, p. 179 : « Le trésor m’appelle enfin et en voici l’histoire. Un marchand en tabac demeurant proche d’Arnhem, a une mauvaise prairie proche le village, dont le nom est Velp, qui est dans le voisinage. Il y avait quelques collines dans cette prairie. Le propriétaire a fait il y a deux ans abattre ces collines pour l’améliorer. Mais cela ne réussissant pas, il a fait bouleverser la prairie par dix laboureurs, partie paysans, partie soldats et cavaliers. L’un de ces derniers trouvant que la bêche s’arrêtait sur quelque dureté, il croyait que c’était une pierre ou un caillou, mais en l’enfonçant avec plus de force, il trouva une petite médaille d’or attachée à la bêche, et vit après, qu’il y avait une bonne quantité de ce métal. Les autres accoururent, en disant avec Phèdre, Commune quodcumque est lucri ; et ils y trouveront des colliers, et des bracelets en or, mis en rond ; le milieu de ce rond était couvert de médaillons, et sur ces médaillons était mise une grande quantité de petites médailles d’or non en plat, mais sur les marges. J’ai eu entre mes mains trois de ces médaillons, dont l’un était à Mr. le Baron de Spaen, seigneur de Bouillon, lequel château en est tout proche ; l’autre à Mr. le Bourguemaître Menthen ; le troisième et le plus grand à Mr. le Bourguemaître de Groot. Le premier et le dernier m’ont honoré des copies, et Mr. Menthen l’aurait sans doute fait aussi, s’il avait été en ville. Je vous envoie donc une Galla Placidia, qui est à Mr. le baron, et un Honorius, dont le possesseur est Mr. de Groot ; vous verrez, Monsieur, que les ornements qui entourent ces pièces, en font des médaillons, le premier vaut 75, le second 140 florins de Hollande ; et je vous prie de vouloir m’apprendre si dans le trésor royal de Berlin se trouvent de telles raretés, et à quel usage vous croyez qu’elles pourraient avoir servi. J’ai vu une trentaine de petites médailles et j’en ai acquis deux à Arnhem ; elles étaient toutes des fils de Constantin le Grand, de Valens, Valentinien, Honorius, Gratien, et d’autres empereurs de ce temps, entre lesquelles il y avait aussi un Johannes ; les miennes sont chacune de 7 francs, et les autres n’étaient pas plus grandes. Ce trésor était dans un lieu, où il y avait eu une colline et de là quelques-uns jugent que c’était un trésor sépulcral ; les autres soutiennent que les Romains y avaient perdu une bataille, et que c’était un reste du trésor impérial. Certainement la façon de ces médaillons semble assurer ce dernier point, et si l’on pouvait trouver la prétendue bataille, je ne ferais pas de difficulté de le croire ; car j’estime que ce sont des dona militaria dont étaient honorés les officiers ou soldats, qui s’acquittaient bien de leurs fonctions. J’ai prié Mrs. Passionei et l’Abbé Bignon de me vouloir informer de ce qu’ils en pensaient, mais je n’ai pas encore reçu de réponse. J’en ai trouvé une semblable de Gordianus Pius, mais non pas si grande ou si bien taillée, dans le livre de Mr. Bianchini de cylco Solari à la 2ème planche ; la boucle, qui y est aussi attachée, prouve assez que cette médaille a été portée au col. Voilà, Monsieur, les particularités de ce trésor ; il me semble qu’on pourrait appeler ce siècle, un Siècle d’Or, à cause qu’on a trouvé à Velp dix ou douze milles livres en or, que Mr. le comte de Flodrof m’a parlé d’un autre trésor, trouvé à Aix-la-Chapelle, et que les gazettes publiées il y a quinze jours nous apprennent qu’en Italie dans le Royaume de Naples on a déterré une excessive somme aussi d’or, et en médailles grecques, toutes de ce charmant métal. J’espère que mes amis m’en informeront » (Cuper 1743 LII, p. 179-80).  
-Lettre du 1 juin 1716 (de Deventer) : « Je suis très content que le trésor trouvé proche d’Arnhem vous ait donné de la joie. Le passage d’Agathias y vient très à propos, et je vous en suis obligé. Il n’y a point de doute que l’on doit ranger ces médailles d’or dans les dona militaria, principalement entre ceux que les empereurs et leurs généraux donnaient aux princes, ducs ou rois des peuples barbares, qui étaient amis des Romains, et défendaient les frontières de l’Empire contre d’autres barbares, qui les attaquaient. Mr. Bianchini, chambellan d’honneur du Pape, dont vous connaissez l’érudition, m’a écrit une très savante et très excellente lettre sur ce sujet, et prouve fort clairement ce dernier fait par des passages d’auteurs contemporains. Il y joint de semblables médailles d’or, mais non pas si grandes, à savoir de Vespasien, de Gordien, de Trajan Dace, et une petite statue de cuivre qui représente un prince barbare vultu et cultu, portant au col une médaille de Constantin. Tout cela mérite d’être imprimé, mais je n’ose prendre cette liberté sans le consentement de cette illustrissime ministre du Pape. Il me semble que je vous ai envoyé une copie du médaillon d’Honorius, dont le revers était fort maltiré ; je vous fait maintenant part d’une autre qui est conforme à l’original. Un de mes amis y a été trompé misérablement, et suivant ce bizarre habillement, il en faisait un arlequin qui avait diverti les noces d’Honorius et de Maris, auquel temps il jugeait que la médaille devait avoir été frappée. Risum teneamus amici. Je suis bien aise que le plan de mes éléphants mérite votre approbation, et j’espère que celui de mes Gordiens qui sera mis dans le tome suivant aura le même bonheur. J’ai reçu depuis peu une liste de médailles romaines, dont les revers sont marqués d’un ou de plusieurs éléphants ; elles sont dans le cabinet du Duc de Saxe-Gotha, et j’ai prié Mr. Cyprianus de me vouloir faire tenir la copie d’une, qui a d’un côté une tête de Bacchus, et de l’autre un éléphant. Il l’attribue à Domitien ; mais feu Mr. le Prince de Ligne m’a envoyé il y a quelques années une empreinte d’une autre, qui a aussi une tête de Bacchus avecla légende CEBACTOC , et de l’autre côté une vigne et . Je parlerai de ces deux monuments dans mes Eléphants, et j’examinerai si on doit les attribuer à Domitien, à Caracalla, qui est dit ou à Héliogabale, et je me persuade qu’ils seront d’un singulier ornement à ma seconde dissertation. J’ai parlé dans ma première, comme vous avez vu parle plan, des médailles qu’on dit avoir été marquées d’un éléphant, et du mot UGEIA avecle pentagone. J’apprends par les Nouvelles littéraires de La Haye du 1§ de mai de cette année qu’un Mr. Lovher de Nuremberg a fait une dissertation De Pentagone Hygeia. Je la désire passionnément, comme aussi les autres, dont l’on y fait mention. Mais puisqu’elles ne sont pas encore imprimées, je vous prie de me vouloir informer de ce qu’on doit juger de ce savant, et si les médailles, qu’on dit être venues de Paris et d’Italie, ont été publiées » ; p. 184 : « P.S. J’ai mal compris les médailles, dont parle Mr. Locher. En relisant ce passage je trouve qu’elles ont été frappées en l’honneur de ces médecins nouveaux qui y sont nommés, et que Mr. Locher mettra dans la dissertation, dont il y parle » (Cuper 1743 LIII, p. 183-4).  
-Lettre du 13 août 1716 (de Deventer) : à propos d’une monnaie conservée à Strasbourg et dont Cuper parle dans ses Eléphants, p. 185 : « J’ai lu avec beaucoup d’attention ce qu’il vous a écrit touchant la médaille, qui est gardée à Strasbourg ; mais, Monsieur, permettez-moi de vous avertir que j’ai eu il y a longtemps deux copies de la même médaille, si je ne me trompe entièrement. J’en ai parlé alors dans mes éléphants, et j’ai augmenté mes considérations après la réception de la lettre de notre ami. Tout est inséré dans mon dit livre, et je vous en envoie non seulement copie, mais je vous prie aussi tout de même que Mr. Schott, de l’examiner, et d’en dire librement et sans déguisement vos sentiments, qui seront comme un guide pour aller le droit chemin dans ces remarques obscures et épineuses » ; absence de grands médaillons romains en or dans le médaillier du roi de France confirmée par l’Abbé Bignon ; p. 186-7 : « Mr. l’Abbé Bignon m’a mandé qu’on ne trouve pas de tels médaillons en France, et que peut-être les cercles et les embellissements y sont ajoutés depuis, ce qui est contredit par de semblables médailles d’or de divers empereurs antérieurs, dont je parlerai à cet illustre conseiller du roi » : « Je n’ai jamais eu dessein de publier nos lettres, et je ne le ferai pas, à moins que j’aie le consentement de ceux qui sont en vie ; et vous dites très bien que ces lettres sont comme une espèce de conversation, où l’on parle franchement et familièrement. Vous le voyez par la manière ouverte, dont mes lettres sont écrites, literasque magis essundo, quam scribo, et c’est pour cela que je vous demande excuse de mes bévues, et du peu d’attention, que vous remarquerez facilement, que j’y apporte » (Cuper 1743 LIV, p. 185-7).  +
-Lettre du 11 jan. 1699 (de Deventer) : « Monsieur, J’ai eu l’honneur de vous écrire une lettre de 26 juillet de l’année 1695, et elle était accompagnée de deux exemplaire (sic) du Chronicon de Joh. Malela (2), dont l’évêque de St Asaf (3), maintenant de Coventry et de Lichfelt (4), faisait présent au père Pagi (5) et a vous. Je ne crois pas qu’elle vous a été rendue, parce que je n’ai point reçu réponse, et que le père Pagi n’a pas encore vu l’exemplaire, qui lui était destiné. Je ne sais assurément, d’où vient, que mes lettres soient interceptées (sic); comme il est encore arrivé à deux autres, que j’avais écrites au mois d’août, de l’année 99 <, au père Pagi et à Mr. l’Abbé Nicaise> et qui étaient remplies de littérature. Car je traitais fort au long dans l’une de la famille de Valérien et de Gallien, et dans l’autre de l’explication, que le Père Daniel donne dans ses savantes dissertations à ces mots, CONOB. AVGGI. AUGGGAet de THEODEBERVS. C. (6) C’est quelque mal honnête savant sans doute, qui les a retenues, et qui peut-être a dessein d’en faire son profit, et publier ce que j’ai avancé avec assez de fondement, pour des remarques de son invention. J’ai reçu les Numismata de Mr. Vaillant (7), et Mr Grevius me mande, que vous m’en faites présent; et puisq(ue) je crois, que Mr. Vaillant a trouvé bon desia (8), vous ne serez pas faché, que je l’en remercie par une lettre, et que je viens aussi m’acquitter de ce devoir envers vous. Je vous en suis donc fort obligé, Mr., et je m’en souviendrai tousjours; ce livre me plaît <beaucoup» assurément, et je l’ai commencé a lire avec une ardeur incroyable; oui, il me semble que les affaires publiques, mes amis, le dîner, le souper, et le sommeil même ne m’en devrait pas empêcher. Vous pouvez être assuré par là, que j’aie beaucoup d’obligation à vous et à Mr. Vaillant, et que j’en témoignerai quand l’occasion s’en présentera. Si vous le trouvez bon, nous nous pourrions entretenir quelquefois, sur des nouvelles de la Republ(ique) des Lettres, ou sur quelques points, qui touchent l’Antiquité, ou sur les passages des auteurs anciens; car vous vousy entendez merveilleusement, témoin les notes sur Lactance (9), et je m’en estimerai toujours heureux de pouvoir profiter de vos lumières. Mes notes sur ce père, sont fort augmentées, et je m’y mettrais de bonne fois, si l’on en voulais faire une nouvelle édition (10). J’ai taché d’expliquer beaucoup de passages des auteurs de ce temps, ou d’autres qui parlent de la persécution de Dioclétien; et l’évêque de Coventry m’a envoyé une savante dissertation (11), où il soutient, que la persécution n’a pas duré que huit ans, ou decem annos interasos, mais je ne suis pas de son sentiment, et je lui ai montré, qu’il ne s’était pas bien pris à l’explication d’un ou deux passages d’Eusèbe (12). Ie n’en dirai pas d’avantage pour cette fois, mais je vous parlerai de deux médailles qui sont, à ce que j’en pu juger, fort rares. Sur l’une Tibère est appellé IMP. VNICus, et sur l’autre il se lit MAKEDONWN DEUTERAS. Mes amis d’Italie ne peuvent pas croire, que la dernière médaille soit dans le cabinets (sic), et je n’ai pas vu aucun auteur qui fasse mention ni de l’une ni de l’autre, et pour dire le vrai je suis persuadé que la première est uniq(ue). Parlez-en je vous prie a Mr. Vaillant, et à d’autres antiquaires, et vous me ferez un très singulier plaisir, si vous me voudriez communiquer ce qu’il vous en disent, ou que vous en jugez vous méme. Il y a encore une chose, dont je ne sais, si je vous ose charger; j’aime fort comme vous le savez, les belles lettres, et j’y emploie le peu de temps, qui me reste; et comme c’est un grand article de connaître les savants et (13) leurs ouvrages, je vous aurais une éternelle obligation, si vous me voudrez apprendre leurs noms, et les livres, ou dissertations qu’ils publient de temps en temps, principalement sur les médailles ou d’autres antiquites, pour le pouvoir faire venir de Paris. Car cette ville en abonde, et il s’y publient (sic) des feuilles, pour parler ainsi, volantes, qu’on ne peut pas trouver, si l’on ne les attrappe au commencement. En écrivant cette lettre, Mr Tullievre (14) me vient voir enpassant, il s’en allait à Liège, pour y être professeur en droit, comme vous le savez sans doute; , que je n’aie pas profité d’avantage de sa conversation; j’avais avec moi quelques Messieurs de la ville pour des affaires publiques, et je ne m’en pouvais pas défaire; il m’a dit que vous lui avez mis entre les mainsle livre de Mr. Vaillant, que j’avais reçu quelques jours auparavant; je parlais de votre Harmonie Evangelique (15) a lui, et il m’assurait, qu’elle n’était pas encore publiée. En vérité, Mr., vous vous réglez trop selon le précepte d’Horace, nonum prematur in anan (16) imitez plutôt le tolle moras de Virgile (17), et faites que nous ayons bientôt un livre, qui ne peut être que rempli des découvertes curieuses. Faites mes baise-mains [ai] <a> ces maîtres antiquaires, le père Hardouin (18), Mr. Vaillant, Mr. l’Abbé Renaudot (19), Mr. l’Abbé de Bos (20), et d’autres, quoiq(ue) je n’aie pas l’honneur de les connaître, que par leurs écrits, et je désire de savoir, si le Père Hardouin a renoncé à l’étude des médailles, entièrement; ce serait sans doute un grand dommage, car ce savant jésuite s’y entend fort bien; je demeure, Monsieur, Votre très humble serv(iteur), A Deven(ter) le 11 de Ian(vier) st. Iul. 1699 (Uppsala, Bibliothèque de l’Université, sur Europeana. Réf. Waller Ms benl-00212, sans numéro de folio ; transcription et notes de Guy Meyer).  
-Lettre du 10 avril 1699 (de Deventer) : (f°1 de la lettre, recto) « Monsieur Grevius m’a fait tenir la lettre, que vous m’avez écritele 9 Fevrier; et j’en ai appris avec beaucoup de satisfaction, que [vous]je [pu] <pourray> prendre franchement la liberté, de m’entretenir quelque fois avec vous, dont je vous suis fort obligé. I’estime beaucoup le livre de Mr. Vaillant, parce qu’il y a une si grande quantité des médailles grecques, qu’on ne trouve pas dans les livres des autres Antiquaires (1): il y a des bévues assurément, et j’en pourrais donner des échantillons; mais je laisse tout cela à Mr. Galland, qui y a remarqué, comme vous me mandez, trois cent fautes. Faites [mo] <moy> le plaisir, je vous en prie, de [me fo] m’informer, si Mr. Galland ait publié ou expliqué quelques autres médailles, que ces quatre, dont il est fait mention dans le journal des Sçavans de l’an 1697 (2); il s’y connaît parfaitement, et il m’obligerait beaucoup, s’il me voulait apprendre, si la legende d’une médaille d’Auguste est telle, comme Mr. Vaillant nous la représente a la page 15 . Cæsarea ab Augustis magna, anno quarto; ou quartodecimo (3);car pros Sebastwn me fait de la difficulté, et les Grecs ne parlent pas ainsi; et si on lit sur la médaille de Caracalla a la page 133. , sub postatem Consulare-strabente Aurelio Antonio Eutyche (4). Illiud enim upatwr mihi nunquam (f° 1, verso). Lectum est, et upatos est consul, upatikos, Consularis. Je m’en suis entre-tenu par des lettres avec notre commun amy, le savant Mr. Grevius et il croit, que l’Emp. Caracalla méme est qualifie excellent Consul, en lisant epi execontos upatou, sub excellente Consule Aurelio Antonino Felice. Mais que faire d’or si le mot s’y trouve marqué ? je m’imagine, mais dubitabundus, que l’Emp. Caracalla est qualifié ici Consul ordinarius.Vous sçavez que les Grecs se soient servy de ce terme, et Mr. Du Cange nous en donne des preuves; et si rem acu tango, [l’on doit prendre I] l’on pourrait conclure, que les Grecs aient desja parlé ainsi du temps de Caracalla, ce qui seroit assez remarquable. J’ai gardé les copies des lettres, que j’ai escrites a Mr. l’Abbe Nicaise (5) et au P. Pagi (6),et je les leur envoiay, aussitost que j’auray le temps. L’on doit etre fait comme le pere Hardouin, pour soustenir, que les insciptions de Palmyre soient supposées (7); personne ne l’en croira sans doute; et comment est <ce> qu’on pourrait imaginer que des sçavans traverseroient les deserts de la Syrie pour y contrefaire des inscriptions anciennes. Le peintre qui a été dans la compagnie des Anglois (8), les a copiées, et il a depeint les restes de cette superbe ville; il a donnéc le tableau a Mr. Calkerner (9), Consul pour Mss. Les Etats Generaux a Aleppo, et celui ci m’en a fait present. Cet homme n’aurait pas fait mystere de dire de quelle façon les Anglois en avaientf° 2, recto.usé, s’il y avait eu quelqu’apparences de fraude, mais ce savant Iesuite donne dans le sublime, et aime trop les paradoxes, comme tout le monde en convient, et ce qu’il avance dans sa dissertation, de Nummus Herodiadum (10), en sont des preuves convainquantes. Ptolemæus Auletes et le poëte Dantes sont trop eloignez l’un de l’autre, et trop distinguez pour etre confondus; et si c’est une faute de Mr. Baudelot (11), a ne ipsoquidem oceano purgari potest... I’ay lu depuis peu en chemin faisant son livre De l’Utilité des voyages (12), il y a des remarques fort curieuses mais aussi des bevuesdont il devrait certainement retracter; car elles donnent dans la vuë, et si j’yvoulois joindre les mimatulas cerutas, que j’y ai faites sur les voyages de Mr. Spon, Mr. Wheler (13), et Mr. Du Mont (14), j’en pourrais faire un juste volumen. La crainte de votre amy n’est pas sans fondement; les Huguetans rimpriment incontinent ce que se publie a Paris (15); Mss. les Etats Generaux ne le peuvent pas empecher; et c’est une affaire, qui touche Mess. les Etats d’Hollande enparticulier.Si votre amy connoissoit quelqu’un de la suite de Mr. l’Ambassad. De France, qui est a La Haye, il se devrait adresser a lui, et voir si son Excellence vou[loit] <droit> permettre, qu’on en parloit en son nom a Mr. le Pensionaire Heinsius, ou au Mess. les Bourgemaitres d’Amsterdam; [ou quelqu’autre] mais je crois, que l’affaire sera difficile. F°2, verso. Le pere Bonjour (16) me mande aussi que Mr. Rostgard (17) travaille aux epitres de Libanius, et je crois, que feu Mr. Hostenius s’est servi du méme ms. Et qu’il en a tiré quelques unes, qui ont eté publiées par Lambecius au Tom. V. de la Bibliotheque de l’Empereur (18).Si vous avez la bonté de me repondre, et de me mander de vos nouvelles,[ayez la bonté d’] adressez (19) les lettres a Mr Gruterus Advocat de la courd’Hollande, demeurant dans le Nieuive Molfraat a La Haye, il me les fera tenir incontinent, et il y fait mes affaires. Faites mes baisemains a Mr. l’Abbé du Bos (20); Mr. Nicaise me mande, qu’il fait imprimer les Vindiciae de ses quatre Gordiens; je desire de les lire; et s’il me donne des raisons valables, je me deferai incontinent de mon sentiment, et Fasces ipse submittam lubens libens. Je suis Monsieur Votre tresh. et tresob. Serv. Cuper (Université d’Uppsala, Waller Ms benl-00213, sur Europeana, en cherchant «Creator», Galland, page 10 des résultats. Ni le destinataire ni les folios ne sont précisés ; transcription et notes de Guy Meyer).  
-Lettre du 10 avr. 1702 (de Deventer) : [lettre toute de compliments sur ses collections de médailles] (Abdel Halim, p. 426, n° CLXXXbis).  +
-Lettre du 15 nov. 1706 (de La Haye) : « Les raretés qui m’étaient envoyées de Smyrne se sont perdues avec le bâtiment qu’on peut dire avec raison in ipso porta naufragium fecisse, ou au moins, igne in eo periisse. J’en suis presqu’inconsolable, et certainement Mr. Heyman, ministre à Smyrne, et moi, y perdons une fort belle collection, et des antiquités dont on n’a pas encore vu d’exemples, comme certainement est le sceau d’un corps d’athlètes établis du temps de l’empereur Gordien troisième, j’en ai pourtant le dessin, et je le publierai dans quelques temps avec une dissertation sur les Sceaux des anciens rois, et des empereurs romains, où il entre, sans me flatter, des observations assez curieuses « (Cuper 1743, IV, p. 471).  +
'Je renvoye a Vostre Excellence les medailles que j’ay prises sur May, il y a deux jours; et je n’aurois pas manqué de les rapporter moyméme si je n’avois pas esté empeché. Dans celle de Iulia Augusta, ou ΙΟΥΛΙΑ ΣΕΒΑΣΤΗ, il ne se lit pas ΡЄΚΤΟΝΩΝ comme Mr. Bon a conjecturé; mais ΓΕΡΜΗΝΩΝ et ЄΠΙ ΚΑΠΙΤΩΝΟC: c’est le nom du magistrat, et ce medaille n’est pas encore publiée, au moins je ne la trouve point dans les livres que j’ay feuillettes.<br> Vostre Exc-<sup>ne</sup> ne trouvera pas mauvais, que je l’incommode un peu avec mes observations, qui concernent le nom de cette ville; et j’espere qu’Elle y vudra employer un quart d’heure, pur voir si je m’y suis bien pris.<br> [Long discussion on the place names, often confused, beginning Germ.... Cuper cites many ancient sources and modern authorities: Patin, Hardouin, Noris, Ortelius, Vaillant, Beveregius, Huet]<br> La medaille de V. Exc. appartient a la ville Germe, que a esté dans l’Hellespont [Discusses Germe and ‘Germia’ in Galatia, citing Tristan.] L’autre medaille et fort gatée; il semble que le visage ressemble a Marc Aurele jeune; ou le fils d’Antoninus pius, qui se voit dans une Médaille de Faustine, chez Patin, p. 233; ou L. Veru, le Collegue de Marc Aurele dans l’Empire. C’est tout ce, que j’en puis dire, et je demeure avec toutes sortes de passion, et en priant Vost. Ex. de me vouloir honorer tousjours de son souvenir, et en la souhaitant un heureux voyage.' (London, British Library, Add MS 72530, ff.26-9; Burnett 2020b, p. 603)  +
'Monsieur<br> Je vous renvoie les papiers, que vous m’avez confiz en partant d’icy: j’en ay pris une copie, et je suis fort aise d’avoir ces informations de Mr. le Docteur Bon, pour m’en pouvoir servir, quand j’auray le bonheur de rencontrer quelque part des medailles anciennes. Mr. le Consul Calkberner me mande d’Aleppo, que quelques gentilhommes Anglois ont eu la curiosité de voir les ruines de l’ancienne ville Palmyra. [Discussion of Palmyra’s names]<br> Elle a esté une colonie Romaine, et l’on trouve sur une medaille de Caracalla, COL PALMYRA; et je crois que l’Empereur Adrien pourroit bien estre cause de cette prerogative.... [discussion of cities named after Hadrian, citing coins from Tristan and Hardouin. Goes on to discuss the visit of the Englishmen, and how they had found many tombs and inscriptions; and how they were accompanied by a painter who had drawn everything. Further discussion of the ruins of Palmyra. Hopes to have further news of these Englishmen.]' (London, British Library, Add MS 72530, ff.40-3; Burnett 2020b, p. 603)  +
-Lettre du 16 mai 1707 (de Deventer) : [sur les articles discutés du Dictionnaire historique et numismatique ; explication de médailles du cabinet de Foucault] « La mort de M. Vaillant est une grande perte pour la République des lettres, et principalement de son département des médailles ; et vous me ferez plaisir de témoigner à Mr son fils que je prends part à son malheur, et que j’espère qu’il donnera, à l’exemple de son père, au public ses remarques sur les diverses médailles que les Journaux des Savants nous font espérer » ; « Je félicite M. Gros de Boze de la charge de secrétaire de l’Académie royale des médailles, et je suis tout-à-fait persuadé qu’il s’en acquittera dignement. Je n’ai pas encore des nouvelles de Rotterdam, que deux volumes des dissertations du Père Hardouin sur les médailles se réimpriment. Mais l’on m’a mandé qu’on va publier à Amsterdam tout ce que ce savant jésuite a publié, et qu’il y aura des additions et corrections […] » ; « J’apprends avec un plaisir extrême que vous avez eu les suffrages de la Compagnie pour être associé, et que le roi a approuvé ce choix, dont je vous félicite de tout cœur. Les titres de vos discours me charment […] » ; « Mr. Vignoli m’a fait présent de son livre De Columna Antonini Pii, car c’est lui qui en est l’auteur, et non pas Mr. Fontanini […]. Mais, puisque vous êtes, Mr., de l’Académie des inscriptions et des médailles, permettez-moi que je vous entretienne sur quelques pièces de cette nature […] » ; « P.S. : Je vois que Mr. Bourdelot, dans ses Notes sur Pétrone, fait mention d’une médaille de Néron, dont sur le revers se lit le nom de Trimalcia […] » (Abdel Halim, p. 540-542, n° CCXLVIII).  +
-Lettre du 23 août 1707 (de Deventer) : « Vous me permettrez néanmoins que je vous entretienne un peu sur les découvertes que vous avez faites, non pas pour m’y opposer, mais pour vous donner occasion à les approfondir davantage » [observations sur l’explication par Galland de la médaille de Cléopâtre, femme de Titus ; autres observations sur la médaille d’Antonin Pie portant l’inscription FELICITAS AVGVSTI ; sur l’ouvrage de Galland concernant les rois de Cappadoce et l’explication par Vaillant des lettres CONOB, ainsi que sur les lettres S.. et EX. S.C.] « J’ai été au mois de juin à Amsterdam, où j’ai vu les œuvres du Père Hardouin qui s’y doivent imprimer, et qu’on imprime peut-être maintenant […] » (Abdel Halim, p. 545, n° CCL).  +
Lettre du 26 février 1696 (de Brescia) : il est en contact avec Mezzabarba (Muratori, Carteggi, v. 2 (1995), p. 352 et la lettre 1, p. 359-360 ; voir F. Missere Fontana 2000, p. 191, note 120).  +
Lettre du 28 avril 1697 (de Brescia) : après la mort de Mezzabarba, il se lamente sur le fait que le grand travail sur les grecques impériales demeurera inédit, « quando il figliuolo di grande spirito non se rissolva l’impresa » (Muratori, Carteggi, v. 2 (1995), p. 352 et la lettre 1, p. 359-360 ; voir F. Missere Fontana 2000, p. 191, note 120, p. 197, note 143).  +
Lettre du 8 février 1699 (de Brescia) : Francesco Maria Mezzabarba veut vendre les monnaies de son père (son frère est devenu antiquaire de la comtesse de Verrua ; « il conte secolare non vorrà presso il fratello religioso apparire non veneratore del genio del padre » (Muratori, Carteggi, v. 2 (1995), p. 394-395, lettre 36, p. 359-360 ; voir F. Missere Fontana 2000, p. 198, note 149).  +
Lettre du 1 mars 1699 (de Brescia) : à propos d’Antonio Cappello (1652-1729), collectionneur vénitien toujours intéressé à acquérir des médailles (Muratori, Carteggi, v. 2 (1995), p. 395-396, lettre 37, p. 359-360 ; voir F. Missere Fontana 2000, p. 199, note 150-151).  +
-Lettre du 7 décembre 1607 (de Padoue à Rome) : « Il Sig. Cav. Bembo rende a V. S. M. III. il saluto, e la ringrazia molto della memoria che tiene di lui. Non ha alienato alcuna cosa di quelle che aveva quando V.S. M. Ill. le vide, così di marmi come di medaglie greche e latine, pitture e libri, e subito che il Sig. Pignoria se n’andrà a Venezia vedrà il Bruto, benché il Sig. Cavaliere non vi fosse, la quale testa da Monsign. Bembo, e da tutti gli antiquarii del suo tempo che l’ hanno veduta, é stata tenuta tale; e mi ricordo essere stata paragonata con la medaglia di bronzo, la quale aveva per riverso alcuni pugnali; e pare al Sig. Cavaliere di averla ancora, ma nol sa certo » (Caldogno 1835, p. 35-36).  +
-Lettre du 30 mai 1663 (de Turin) : Admiration pour les familiae Romanae de Patin Présenté au Duc, seule la lettre de dédicace a été retirée. Le duc est ravi. Le père de Patin est aussi très en honneur avec le Duc (Basel, UB, Handschriften G2 I 23a:8 – en latin).  +
-Lettre du 17 Novembre 1664 (de Turin) : Merci pour les exemplaires du 2e ouvrage. Ils ont été présentés au Duc : il est ravi (Basel, UB, Handschriften G2 I 23a:8 – en latin).  +
Lettre du 3 décembre 1727 (de Milano): He has only Just torn himself away from resort in the country at the invitation of Countess Clelia Borrama «the glory of our epoch and devotee of the study of science («scientia») and literature». He hopes to hear about O’s. tour of Sicily and the stores of coins, inscriptions and codices he has brought back. (Oxford, Bodleian Library, MS D’Orville 486 fols. 71-72).  +