Grand document
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E
Lettre du 10 juil. 1781 (d’Avignon) : « Je ne vous ai pas remercié de votre première lettre, Monsieur et Cher Ami, vous vous doutez surement du motif de ce retardement. Je voulais vous accuser dans la même réponse la réception des deux médailles que vous aviez eu la bonté d’examiner. Elles me sont arrivées hier, je ne diffère plus de vous remercier des soins que ce petit différent vous a occasionnés, je m’en tiens entièrement à votre décision, et j’ai exilé pour toujours ces deux pièces de mon cabinet. Je ne regrette point le Tibère, je l’avais déjà très antique et très beau; à l’égard du Trajan je l’ai toujours soupçonné, il n’était point placé dans mes tablettes, et par conséquent, quoi que je n’ai point le beau revers de l’arc de triomphe, je n’ai fait aucun sacrifice en lui donnant son congé pour toujours. Je m’amuse à toutes les suites, celle d’argent est très avancée, mais je n’ai encore tout juste que cent médailles pour celle d’or. Mon grand bronze se monte à deux mille trois ou quatre cent médailles, toutes belles. Il est singulier qu’avec ce grand nombre il me manque encore le Vitellius, l’Helvius Pertinax et la Julia Paula. Si je pouvais trouver quelqu’une de ces têtes bien conservée et surtout bien authentique je la payerais très honnêtement. Les consulaires, le moyen et petit bronze, et les grecques en tout métal et de toute grandeur sont aussi assez nombreuses dans ma collection. Je viens d’acquérir un beau et bon Didius Julius en moyen bronze » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 140, f° 225-226). +
Lettre du 27 juil. 1781 (d’Avignon) : « J’ai beaucoup envie d’acquérir en grand bronze un Vitellius, un Helvius Pertinax et une Julia Paula, surtout le premier, si vous connaissiez à vendre quelqu’une de ces médailles sincère et conservée, et que vous ne voulussiez pas la prendre, vous me feriez grand plaisir de me l’indiquer » (Nîmes, Bibliothèque muncipale, Ms 140, f° 227-228). +
Lettre du 15 mars 1782 (d’Avignon) : « Si quelque hasard vous faisait tomber entre les mains quelque bloc de médailles de grand ou de moyen bronze que vous ne voulussiez pas pour vous, vous me feriez grand plaisir de me les indiquer. Vous m’obligeriez même de m’apprendre s’il n’y aurait pas à vendre à Nîmes ou ailleurs quelque petit cabinet de ce genre. Je voudrais surtout de la conservation » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 140, f° 229). +
Lettre du 4 avril 1782 (d’Avignon) : « Je vous remercie des notices que vous me donnez sur les médailles qu’on peut acquérir à Nîmes. Je vois à regret que je n’aurai aucune acquisition à faire de côté-là. Le bronze de M. Boudon n’est pas d’un prix admissible et le moderne en or ne me va pas. J’aurai surtout besoin sur toutes choses d’un Vitellius et d’un Partinon (nb: Pertinax) de grand bronze. Il est prodigieux que sur près de trois mille grand bronze que j’ai, il n’y ait pas un Vitellius » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms 140, f° 230; Rambach 2023, p. 28, n° 43). +
-Letter of 2 Apr. 1789 (from Salonique): “Vi fo complimento sopra la medaglia di Mostis. Di qualunque Re sia sempre è unica, e dà motivo a qualche vottre ricerca. A vous la balle” (Florence, Biblioteca degli Uffizi, 64/II.16, f° 421-423; Missere Fontana 2022, p. 569, note 519) +
-Lettre du 2 nov. 1795: “Je lui [i.e. à Eckhel] ai envoyé la note dont je joins ici la copie. Vous y trouveres mon opinion sur les med(ai)lles qui me sont tombées entre les mains en achetant le cabinet du feu Bey. Celles que vous avés publiées et qui ne se trouvent pas dans la note me manquent elles sont du nombre de celles qui ont eté volées soit par les assassins du Bey soit par les Turcs” ; “J’ay réellement du regret que vous ayés eté dupe de l’artificieux Bey, qui avoit plus de 2000 med(ai)lles fausses dans tous les genres”; “L’ouvrage de M. l’Abbé Eckhel m’est connu per le nom seulement, mais l’auteur me fait esperer que je
pourrai en avoir un exemplaire en troq de medailles. Je lui en ai fait passer quelques unes d’interesants. Je vous en dirai ma façon de pensee des que je l’aurai. C’est le propre de grandes masses d’avoir quelque cote foible, il ne serait pas surprenant que l’ouvrage de M. l’Abbé Eckhel put donner prise a votre critique. Mais si vous l’entreprenés que ce soit avec des armes sures & victorieuses. Des discussions sur des coniectures menent loin & souvent on n’en est pas plus avancé"; la collection de Ciusinéry monte à “plus de 8000 médailles"; “Je crois que les affaires de l’Europe s’ont engagé à des grands sacrifices & qu’il n’y a pas moyen de songer aux medailles grecques” (Florence, BU, MS 64/II/16, f. 425r-426 ; Williams 2019; Missere Fontana 2022, p. 536, note 122, 537, note 130, 550, notes 282 and 287, 572, note 555). +
-Lettre du 17 novembre 1795 (de Smyrne): remerciements pour l'envoi de la Doctrina; “Je ne puis vous envoyer copie du catalogue que j’ay adressé a l’Abbe Eckhel qui me le demande mais vous aves ci-joint sur 3 colonnes le precis de ce catalogue. Sa 1ere colonne contient les fausses, la 2de les legitimes, la 3me celles qui manquent” Florence, BU, MS 64/II/16, f. 428r: Williams 2019; Missere Fontana 2022, p. 537, note 133). +
-Letter of 2 March 1796 (from Smyrna): (Florence, Biblioteca degli Uffizi, 64/II.16, f° 429; Missere Fontana 2022, p. 550, note 287) +
-Lettre du 1 janvier 1797 : “Il s’est formé depuis quelque tems un nouvel antiquaire a Const(antino)ple qui a beaucoup de medailles, il se nomme Petricioli, il travaille actuellement a son catalogue. Je scaurai vous dire un jour ce qu’il y a de curieux dans sa collection, jusqu’à present je vois qu’il a beaucoup de med(ail)lles de la Moesie et de la Thrace, mais rien de saillant. C’est un medecin acredite au fanal [sic] et qui par le moyen des eveques se pourvoit partout d’une quantite de medailles, je ne sarois pas etonné qu’il parvint a faire une tres belle collection. J’ay lieu de croire qu’il a commencé avec les doubles ou triples d’Ainslie et des debris eparpillés de la collection d’O(sman) B(ey). J’en juge par ses medailles que j’ay vues chez lui du nombre de celles que je cedai a Abbott quand vous etes a Salonique. Quant a celles d’O(sman) B(ey) j’en ai vu une 15e de fausses de la fabrique de ce Bey. Mais tout est mistere chez cet amateur, il est bien difficile de scavoir ce qu’il a et comment il a acquis. C’est un homme lettré mais il arrive tard dans la carriere et je m’appercois que ses idées n’ont pas encore ce degre de justesse que sont le fruit d’une etude longue et suivie. Il doit avoir beaucoup de pieces à dechifrer et d’autres mal lues”. (Florence, BU, MS 64/II/16, f. 431v ; Williams 2019). +
-Letter of 3 January 1797 (from Smyrna): Cousinéry stava a Smirne, costretto a lavorare con i fratelli. Come “scriba commercant” (Florence, Biblioteca degli Uffizi, 64/II.16, f° 430; Missere Fontana 2022, p. 572, note 554) +
-Lettre of 2 March 1797 (from Smyrna): “Je dois vous soutenir pour le Trailum & le Tralles”; : “j’espere que votre ouvrage utile a tous les antiquaires aura du succès” (Florence, Biblioteca degli Uffizi, 64/II.16, f° 429; Missere Fontana 2022, p. 559, note 384, 560, note 404, 569, note 515, 572, note 558) +
-Letter of 17 July 1797 (from Smyrna): (Florence, Biblioteca degli Uffizi, 64.II/16, f° 435-436; Missere Fontana 2022, p. 572, note 560) +
-Letter of 1 Nov. 1798 (from Smyrna): (Florence, Biblioteca degli Uffizi, 64/II.16, f° 437-439; Missere Fontana 2022, p. 573, note 568) +
-Lettre du 2 janvier 1787 (de Marseille) : « Monsieur, J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire. Je suis on ne peut plus sensible à toutes les nouvelles marques que vous me donnez de votre amitié. Je sais combien votre temps est précieux et bien employé et combien peu de moments vous avez a donner même à ceux qui vous sont les plus affectionnés. Je serai très content quand je saurai que vous jouissez d’une bonne santé, et que je pourrai me flatter de vivre dans votre souvenir. Je n’oublierai jamais vos politesses et l’intérêt que vous avez pris a mon avancement, le compliment flatteur que vous me faites à ce sujet en est la suite. Ce sont de nouveaux motifs qui me feront sans cesse renouveler mes voeux pour votre conservation; agréez ceux que je fais au renouvellement de celle armée, ils sont vifs et sincères. Je vous prie de remettre la lettre ci-incluse à M. Barbier, c’est ma réponse à son agréable épitre. Je suis très charmé d’avoir un motif de correspondance avec un de ses élèves et qui annonce de vrais talents. Je désire que mon séjour a Salonique me mette à portée d’exécuter mon projet de voyage. Je commencerai par un essai que je communiquerai à M. Barbier ; ces observations me mettront dans la bonne route dans le cas que je m’en écarte ; ainsi moyennant ses avis et mon zèle nous pourrons avoir les matériaux d’une carte de la Macédoine et peut-être une relation. Soyez persuadé, Monsieur, que je n’aurais jamais demandé le prix en argent ou en échange des médailles que j’ai déposées au Cabinet du Roi si j’avais apporté du Levant ces médailles sans choix et mêlées avec du fretin, mais comme la plupart formait la partie la plus curieuse de ma collection, et que je m’en suis dépouillé uniquement à cause du souhait que vous avez fait de les acquérir, j’ai jugé que vous n’auriez jamais consenti à m’appauvrir dans le genre que j’aime le plus sans enrichir ma collection latine. Je prendrai la liberté de vous faire quelques observations sur la note de médailles d’or que vous avez eu la bonté de m’envoyer, sur leur appréciation et sur l’appréciation des miennes. Je vous avoue sincèrement que je n’ai pas été peu surpris en lisant dans la lettre que vous me faites l’honneur de m’écrire qu’il a fallu le souvenir du Pausanias pour vous déterminer à me céder un Drusus, une Antonia, un Othon et un Vitellius. Je croyais que des Rois de Thrace, de Paeonie, de Syrie et de Macédoine, et d’autres très anciennes et inconnues qui trouvaient place distinguée dans le Cabinet du Roi étaient assez intéressantes pour balancer le sacrifice des médailles qui se trouvent doubles et triples dans la pluspart des grands Cabinets. Mr d’Ennery en avait fourni de ma connaissance de semblables a plusieurs collections ; quant au Philippe comme il ne peut occuper qu’une place de médaille incertaine dans le Cabinet du Roi et que j’en fais le plus grand cas à cause des têtes d’Antigone et de Démétrius que j’ai avec le même revers, si j’osais le faire je vous prierais de me la renvoyer; vous savez mieux que moi, Monsieur, que les médailles frappées peu après la mort d’Alexandre ne ressemblent guère à celles frappées du temps de Démétrius et de Philippe son fils, du moins qu’elles diffèrent à plusieurs égards; qu’en conséquence on ne saurait attribuer notre Philippe au fils d’Alexandre, qui d’ailleurs eut un règne si court et si mal assuré. La médaille publiée par M. Pellerin de Philippe père de Persée diffère aussi par la tête et par la forme à celle dont il s’agit ; il y en a une semblable ici que je tache de me procurer et dont on veut me faire payer fort cher. La raison la plus victorieuse pour me faire attribuer la nôtre à Philippe fils de Démétrius est la ressemblance exacte des trois revers de Minerve prête à lancer le dard. Je puis encore vous observer au sujet du prix auquel vous avez porté les médailles d’or que vous voulez bien me céder, que Mr Pellerin ayant jugé que M. Beauvais avait trop évalué certaines pièces dont la rareté diminuait chaque jour, en conséquence il les avait réduites à leur juste valeur. Sur l’exemplaire du Beauvais qu’il avait, j’ai ajouté à l’exemplaire que j’ai ces réductions en même temps que j’ai copié les notes de sa main sur ses propres ouvrages. Voici une note de cette estime, le résultat laisserait un vide à mon désavantage même en n’estimant mes médailles qu’au prix de 30 Louis auquel vous l’avez déjà porté. Je n’ai hasardé ces observations que parce que vous me l’avez permis et que je pense que vous pouvez avoir fait erreur. Je m’en rapporte au reste, Monsieur, à votre équité, vous êtes diateur en Ire le Cabinet et moi, j’ai fait des découvertes utiles, un sacrifice important, et je puis être encore dans le cas de servir la collection du Roi, mes recherches sont dispendieuses, vous le savez par votre propre expérience. elles ont besoin d’être encouragées. Je n’ajouterai plus rien au sujet de notre échange, vous pouvez me faire parvenir par la poste s’il est possible entre deux cartons, les médailles que vous me destinez. Il vous sera aise de me les envoyer sous contre seing. comme je compte de m’embarquer à la fin du mois, je voudrais emporter avec moi toute ma collection et ne rien laisser en arrière. Je vous prie d’agréer mes remerciements sur les notions que vous voulez bien me donner au sujet des livres dont j’ai besoin; j’ai acquis de bens ouvrages, mais je serai bien éloigné des ressources dont j’aurais besoin pour perfectionner ma relation. Je désire de pouvoir un jour vous en faire hommage, et que vous la trouviez digne de voir le jour. Agréez, Monsieur, les nouvelles assurances du respectueux attachement avec lequel j’ai l’honneur d’être, Monsieur, votre tres humble et très obéissant serviteur. Cousinery » ; « Note de Barthélemy : Les médailles offertes en échange ont été expédiées par M. de La Reynies, par la poste, à M. Cousinery à Marseille le Mercredi 17 janvier 1767. Ecrit pour ces Médailles à MM. Eustache et Cousinéry le 13 fév. 1787 » (liste de monnaies romaines avec leurs prix) (Paris, BnF, Méd., Ms. 68bis ; voir RN 1933, p. 223-226 : « Une lettre de Cousinéry à l’abbé Barthélemy » et Sarmant 2003, p. 281, note 63).
-Lettre du 22 juin 1783: en français (Wien, KHM, MK Archiv V) +
-Lettre du 15 mai 1784: en français (Wien, KHM, MK Archiv V, f° 35; Missere Fontana 2022, p. 568, note 501) +
-Lettre du 7 octobre 1784 (de Salonique) : en français (Wien, KHM, MK Archiv V, f° 36) +
-Lettre du 6 février 1785: en français (Wien, KHM, MK Archiv V) +
-Lettre du 3 mai 1785: en français (Wien, KHM, MK Archiv V) +
-Letter of 10 Sept. 1794 (from Symrna): gift of a book of Pausanias to the King of France (Missere Fontana 2022, p. 533, note 81) +